Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 22:03

http://media.news.aufeminin.com/article-6299-ajust_609/richard-descoings-et-sa-femme-nadia-marik.jpg

 

Au moment de sa mort mystérieuse, dont les journalistes n'ont toujours pas donné l'explication (il avait été retrouvé nu dans une chambre en désordre, son ordinateur et son téléphone avaient été jetés par la fenêtre, les journaux avaient rapporté qu'il avait reçu deux hommes dans la nuit), tout le gotha avait rendu hommage à l'homme qui avait ouvert Sciences-Po aux banlieusards, réformé l'institution, à ce "visionnaire infatiguable"... (cliquez ici pour un rappel du concert de louanges)

 

Aujourd'hui, la Cour des Comptes rend un rapport bien peu édifiant sur la gestion de Descoings qui semblait faire le bonheur de tous, étudiants comme enseignants. Jérôme Bourbon, rappelons-le, appelait à la méfiance dans son édito du 13 avril dernier


« Plus l’on tresse les lauriers d’un individu, d’un parti, d’un groupe, plus il faut se montrer méfiant. C’est le cas de Richard Descoings, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris. [...] Loin d’être un homme recommandable et estimable, Descoings était un triste sire, l’exemple de ces puissants sans principe, sans morale, sans dignité, sans honneur, sans colonne vertébrale et tout acquis au Politiquement Correct c’est-à-dire à la destruction du beau, du vrai, du bien, de toutes les valeurs et institutions traditionnelles. [...] Interrogé il y a quelques mois par Libération sur le caractère exorbitant de ses émoluments (25000euros net par mois, plus des primes et des avantages divers), le directeur de Sciences Po avait répondu avec morgue et condescendance: «Quel exemple je ne montre pas? Le fait que je sois payé comme je le suis est-il une atteinte aux valeurs? Si je ne faisais rien, si je me battais pour rien, si je n’avais aucun résultat, on pourrait dire que ce n’est pas moral. Comme mes amis conseillers d’Etat, j’aurais pu partir dans un cabinet comme partenaire, et on ne serait pas en train de discuter 25000euros. J’ai choisi de rester, sachant que je serai beaucoup moins payé.»

 

Beaucoup moins payé? En réalité, il semblerait que les revenus mensuels de Descoings avoisinaient les 50 000 euros. Largement de quoi se payer la luxueuse chambre d'hôtel new-yorkaise dans laquelle il a fini ses jours en charmante compagnie... Et lorsque l'on est si grassement récompensé, comment ne pas en faire bénéficier ses amis? On comprend que ceux-ci aient versé des larmes à la disparition d'un dirigeant si peu scrupuleux: la cour des comptes parle de "gabegie d'argent public" dont bénéficiaient les enseignants et les dirigeants de Sciences-Po. Avec la bénédiction de la classe politique, socialiste comme UMPiste. Aubry n'avait-elle pas vanté le "grand serviteur de l'Etat"?

 

Au moment où l'on demande au contribuable de faire des efforts supplémentaires pour payer une dette qu'il n'a pas contractée, ce rapport montre une fois encore, s'il en était besoin, la pourriture de fausses élites qui se croient tout permis, et qui tout en professant un humanisme de bas étage, vivent en parasites.

      

Partager cet article

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans Actualités
commenter cet article

commentaires

chevreau 10/10/2012 23:22


Je ne l'ai jamais considé comme un héros mais un mégalo.

Le "héros " est mort, il ne restera  plus qu'un homme manquant d'intégrité qui pieuchait dans les caissses de sciences-po, c'est à dire les caisses de l'Etat.

Pas bien, pour un directeur qui forme les élites de demain !