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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 11:01

 

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Le Point:

 

La rencontre a tourné au film d'horreur. Un jeune Russe âgé de 21 ans fait la connaissance de sa victime, 32 ans, via un site électronique de rencontre pour homosexuels. Le 19 août, il l'invite chez lui, le poignarde et le découpe en morceaux afin de le manger. Durant une semaine, il cuisine ses restes, en faisant des steaks, des croquettes et du saucisson. L'homme a été arrêté par la police de Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie.

 

"Le seul mobile du meurtre était son désir de goûter de la viande humaine", a déclaré lundi Fiodor Blioudionov, chef du comité d'enquête régional, cité par l'agence Ria Novosti. Le cannibale a cherché sa victime au sein du milieu homosexuel car ce sont des gens "réservés, qui préfèrent ne pas afficher leurs contacts", a expliqué Fiodor Blioudionov. Le cannibale aurait ainsi pu "attirer chez lui encore une dizaine de personnes", a-t-il conclu.

 

Le cas français

 

En France, la dernière affaire retentissante de cannibalisme remonte à juin 2010. Un prisonnier a été condamné à trente ans de réclusion criminelle, assortie d'une peine de sûreté de 20 ans, pour avoir tué un codétenu en janvier 2007 et avoir mangé un morceau d'un de ses poumons. Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2007, Nicolas Cocaign, cheveux ras et visage marqué par des tatouages, qui partageait une cellule de la prison Bonne-Nouvelle de Rouen avec deux codétenus, avait frappé l'un d'entre eux, Thierry Baudry, pour une querelle d'hygiène dans la cellule avant de l'achever en l'étranglant. Il avait ensuite ouvert le thorax de sa victime avec une lame de rasoir et prélevé un organe qu'il croyait être le coeur. Il s'agissait en fait d'un morceau de poumon. Il en avait mangé une partie crue avant de faire cuire le reste. "Ce que j'ai fait, j'ai aimé le faire", avait déclaré Nicolas Cocaign à des experts. Il était accusé de "torture ou acte de barbarie et meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'un autre crime".

 

Les jurés de la cour d'assises de Seine-Maritime avaient alors suivi le réquisitoire de l'avocate générale Élisabeth Pelsez. Cette dernière avait estimé que le jugement de l'accusé était "certes altéré mais pas aboli" au moment des faits et que sa responsabilité pénale était donc engagée. "Sa place est en prison", avait-elle déclaré lors de son réquisitoire, soulignant la nécessité de "protéger la société" et de "prévenir les risques de renouvellement". "L'altération du discernement doit être reconnue" et l'enfermement de Nicolas Cocaign doit "s'accompagner de soins", avait-elle toutefois ajouté.

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Published by Rivarol blog - dans Actualités
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