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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:13

 

Billet hebdomadaire : un article de René Blanc.

 

http://www.sudouest.fr/images/2011/12/14/omar-sy-est-donc-intouchables-pour-l-elysee-et-le_596944_460x306.jpg


 

Césars, Sy, Noah, Mélenchon :

 

en finir avec la suprématie blanche et chrétienne


 

Dès le début janvier nous avions quelques doutes sur la légitimité de l’Opération Omar Sy, tendant à faire de cet acteur africain de série Z le troisième Français «préféré des Français». Nous nous étonnions que l’on débarque sans ménagement de ce classement bidon Mimi Mathis qui n’avait rien fait à personne et occupait cette place, au titre «de femme et de handicapée», derrière les inamovibles Noah et Zidane. Et certes nous avions souligné l’imposture représentée par ce classement conçu par le Journal du Dimanche pour faire parler de lui. Dénonçant le racisme de pratiques qui en quelques années nous ont fait passer de la dénonciation de «minorités invisibles» à l’occultation d’une majorité «de moins en moins visible». Au point qu’à Radio France, à France-Info en particulier, c’est depuis quelques mois un déferlement de jeunes “journalistes” maghrébins(es) embauché(e)s évidemment au détriment des jeunes «mâles blancs» dont le recrutement semble avoir été interrompu. Un processus qui doit obligatoirement conduire dans une quinzaine d’années à la quasi-disparition de ces derniers du PAF. A l’image de ce qui se passe aux Etats-Unis où les lois raciales devraient autoriser la présence de 70% de Blancs dans les media quand un œil exercé percevra que les WASPs— White Anglo Saxons Protestants— ne sont même plus 30%.


C’est donc Omar Sy qui pour son rôle de brancardier dans Les Intouchables aura obtenu le César du Meilleur Comédien. Et cela suscite bien des questions. 


Interrogé par France Info sur ce que lui inspirait le fait d’être le premier Noir à recevoir cette récompense, Omar Sy ne s’embarrassa pas de pensée unique: «J’ai envie de dire Vive la France, voilà. Vive la France parce que ce qu’il y a dans le film c’est la France que j’aime, moi, c’est celle que je vis et c’est celle que je vais inculquer à mes enfants (marié avec une Blanche, il est le père de quatre métis). Vive cette France-là, de Tahar Rahim, de Omar Sy, de tout le monde. De cette France de toutes les couleurs». On ne peut pas douter de son enthousiasme à participer à la diffusion en France du métissage. La France de toutes les couleurs ou bien cela veut dire très exactement cela ou bien les mots n’ont plus de sens.


Et il n’est pas indifférent, qu’à la suggestion de la journaliste qui l’interroge, Florence Leroy, toute émoustillée, il cite Tahar Rahim. Rappelons pour ceux qui l’ont oublié, qu’il y a deux ans, le César du Meilleur Acteur était allé pour la première fois à un Maghrébin, Rahim, pour sa performance dans Un Prophète. Film qui sous couvert de dénoncer l’islamisme intégriste n’est qu’un prétexte de plus à la banalisation de l’islam en France. Sans doute n’y a-t-il plus de grands acteurs français ni européen dans notre pays. Il faut savoir en effet que la filmographie de Rahim, jusqu’à Un Prophète et aux neuf Césars que ce film aura décrochés, était encore plus squelettique que celle de Sy. Et pourtant, pour ce seul film, il aura reçu le Prix du meilleur comédien européen 2009, le Prix Lumière du meilleur acteur 2010, et aux Césars 2010 il obtint— récompense extraordinaire—, outre celui du Meilleur acteur, celui du Meilleur Espoir Masculin. Il n’est probablement pas anecdotique d’ailleurs qu’il ait enchaîné ensuite dans une super-production du metteur en scène, écossais— mais petit-fils du cinéaste judéo-britannico-hongrois Emeric Pressburger— Kevin Mac Donald, L’Aigle de la 9e Légion. L’action se passe 150ans avant Jésus-Christ dans l’Ecosse des Pictes, et notre Oranais y joue le rôle du prince des Phoques, une peuplade celte dont tous les autres figurants étaient des Ecossais! Puis il tourne l’Or Noir, un film de Jean-Jacques Annaud dans lequel il est un cheik, dans le Moyen-Orient, des années 1930. Producteurs : Tarek Ben Ammar, un Franco-Tunisien, neveu de Bourguiba, qui détient un pouvoir considérable dans le cinéma français, et Naoufel Ben Youssef. La plupart des acteurs étant Maghrébins. 

 

LE MYSTERE FRANÇOIS CLUZET

 

On ne peut sous-estimer le tonnerre d’applaudissements et de hurlements qui aura salué l’annonce de la désignation de Sy pour le César du meilleur acteur 2012. Alors qu’à l’évidence il s’agit de discrimination positive, Jean Dujardin dont la prestation dans The Artist est époustouflante, méritant sans conteste cette récompense qu’il a heureusement obtenue deux jours plus tard lors des Oscars 2012. Certains iront jusqu’à dire que leur déception de ne pas voir celui-ci couronné aux Césars fut largement compensée par le fait que Omar Sy le soit. Or on récompense rarement aux Césars un film ayant eu un très gros succès commercial et moins souvent encore une comédie. Il doit donc bien y avoir une raison peu avouable dans ce choix. Les producteurs sépharades du film, Nakache et Toledano, ont justifié le succès de leur œuvre par sa vigoureuse défense de la diversité. Jean-Marie Le Pen est allé un peu plus loin en soulignant la métaphore scandaleuse du représentant invalide de la race blanche que vient sauver le vigoureux migrant arrivé des Tropiques. Nous avions bien compris tout cela mais nous nous étions posé il y a plusieurs mois une autre question.

 

Des deux personnages du film, incontestablement Omar Sy joue le second rôle. Le premier est interprété par l’un des meilleurs acteurs français, avec Depardieu, Auteuil et Dujardin, François Cluzet. Nous nous étions alors étonnés que Sy soit bombardé à la troisième place des «Français les plus aimés des Français», exclusivement du fait de sa prestation dans le film Les Intouchables, alors que Cluzet, remarquable dans ce film, n’apparaissait en fait qu’à la 45e place du même classement. Serait-ce que les Français ne l’aiment pas vraiment parce qu’il est Blanc. Qui peut croire ça dans une République comme la nôtre? Et pourtant si Cluzet avait été dans la salle lors de la remise du César à Omar Sy comment éviter de lui décerner au moins un prix ex-aequo? Ce qui sans doute eût fait de l’ombre au triomphe du jeune Mauritano-Sénégalais. En d’autres termes, pour que Sy fût couronné, il fallait que Cluzet ne fût pas là. Voilà bien où nous conduit la diversité: Cluzet n’était pas là… «pour des raisons personnelles». Lesquelles? Dans ce milieu ordinairement fouineur jusqu’au voyeurisme, nul ne s’y intéressa. Pourtant ce film était nominé neuf fois. Etrange que le principal acteur, cependant annoncé et nominé lui-même, ait brusquement fait faux bond. Alors que, de surcroît, s’il fut par le passé à 8 reprises nominé, il n’a obtenu qu’un seul César en 2007 pour Ne le dis à personne. Le contentieux est donc lourd.

 

OU L’ON RETROUVE LE PARTI COMMUNISTE

 

Il n’y a pas de hasard dans la résonance existant entre la «discrimination positive» en plein essor qui se répand dans le spectacle comme dans le sport (lire ci-dessous) et les professions de foi métisses et multiraciales hurlées dans ses meetings par Jean- Luc Melenchon. Elles relèvent les unes et les autres de la même volonté d’en finir, ainsi que le clamait l’activiste maghrébine Houria Bouteldja, avec «la suprématie blanche et chrétienne» qui n’a pas été totalement éradiquée de ce pays. 


En 1912, il y a exactement un siècle, paraissait aux Etats-Unis Un programme racial pour le 20esiècle(1), ouvrage écrit par Israël Cohen (1879-1961), auteur communiste et sioniste prolifique qui fut secrétaire général de l’Organisation Sioniste créée en 1897 par Théodore Herzl, devenue en 1960 l’Organisation Sioniste Mondiale: «Nous devons comprendre, peut-on lire, que l’arme la plus puissante que possède notre parti est la tension raciale. En imprimant dans la conscience des races de couleur que pendant des siècles elles ont été opprimées par les Blancs, nous pouvons les insérer dans le programme du Parti Communiste. En Amérique nous recherchons une victoire subtile. Tandis que nous soulèverons la minorité noire contre les Blancs, nous instillerons dans ces derniers un complexe de culpabilité dû à leur exploitation des Nègres. Nous aiderons ceux-ci à s’élever dans tous les domaines de la vie, dans les métiers et dans le monde du sport et du spectacle. Y acquérant du prestige, le Noir pourra se marier avec des Blanches, mettant en mouvement un processus qui nous livrera l’Amérique».


Tout cela, n’est-ce pas, relève de la théorie du complot et, de ce fait, doit être rejeté. Il n’empêche, nous continuons à ne pas comprendre selon quel racisme acceptable Noah, Zidane et Sy seraient «les Français préférés des Français». Comme nous ne comprenons pas pourquoi brusquement tous nos grands acteurs cesseraient d’être Européens et les musiques traditionnelles très riches de nos régions en ayant été expulsées, seules les mousek du monde auraient droit d’expression sur Radio-France

 

René BLANC.

_____

 

Parce que les contrôleurs sionistes prétendent que ce texte est un faux, aucun Parti Communiste n’ayant existé avant 1919, on dira ici simplement que c’est jouer sur les mots. Depuis 40ans d’innombrables précurseurs du Parti Communiste existaient déjà en Occident comme le Sozialdemokratische Arbeiterpartei (SDAP) allemand, fondé en 1869 à Eisenach par les communistes August Bebel et Wilhelm Liebknecht.


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