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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 18:11

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Source: la liste de diffusion Bocage.

 

FRANÇOIS BRIGNEAU, UN HOMME LIBRE


Né le 30 avril 1919 à Concarneau, le Breton Emmanuel Allot, alias Julien
Guernec et surtout François Brigneau, s'est éteint le 9 avril près de Paris.
Grand admirateur de Robert Brasillach bien qu'issu d¹une famille de gauche,
il le côtoya fin 1944 à la prison de Fresnes (où lui-même était incarcéré
depuis la Libération pour "faits de collaboration") jusqu¹à l'exécution du
jeune écrivain le 6 février 1945. Journaliste talentueux, polémiste
redoutable, féru d'histoire, François Brigneau fut d'abord grand reporter
dans la grande presse parisienne puis fit une très grande carrière dans la
presse anticonformiste ("Rivarol", "Minute", "Présent"...), d'où de nombreux
procès en vertu des lois Pleven et Gayssot, notamment pour avoir traité Anne
Sinclair, actuelle épouse de Dominique Strauss-Kahn, de "pulpeuse
charcutière casher". Cet homme libre et de grand courage était aussi
l¹auteur de nombreux livres et pamphlets (dont "Terreur, mode d'emploi",
contre la Révolution française). Dans le domaine qui nous occupe, on lui
doit un chaleureux portrait-enquête de Robert Faurisson paru en 1992 dans
"Les Derniers Cahiers" sous le titre "Mais qui est donc le professeur
Faurisson?" 
L¹inhumation aura lieu le vendredi 13 avril à 14h 15 au cimetière de
Saint-Cloud. L'équipe de Bocage partage la peine de sa famille et de ses
amis.

Note. Un mot de lui nous est resté à jamais: Alors que le regretté Serge de
Beketch lui annonçait qu'il venait de découvrir, à la lecture du "Mémoire en
défense" du Pr Faurisson, que ce dernier avait raison, François Brigneau lui
avait répondu: "Bienvenue en enfer!" 

 

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Lu sur La Flamme


 

Emmanuel Allot [...] prend le pseudonyme de François Brigneau pour entamer une carrière dans la presse à grand tirage.

   En 1954, il obtient le Grand prix de littérature policière pour son polar La Beauté qui meurt.

   Il a écrit pour Paroles françaises, journal du Parti républicain de la liberté détenu parAndré MutterLa Dernière lanterneIndépendance françaiseFrance dimancheLe Rouge et le noirConstellationLa FrondeRivarolCiné mondeL’Auto-Journal. Il a été ensuite rédacteur en chef à Spectacle du Monde, éditorialiste à Télé Magazine, grand reporter àParis PresseL’Intransigeant et à L’Aurore et enfin collaborateur à Minute. Ses éditoriaux vengeurs, souvent dirigés contre le président Charles de Gaulle, contribuèrent à faire la réputation du journal. Il est un temps rédacteur en chef de Minute et en demeure l’éditorialiste vedette jusqu’au milieu des années 1980.

  Participant au comité de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, lors de l’élection présidentielle française de 1965, il est ensuite membre du mouvement Ordre nouveau, puis cofondateur du Front national, dont il est de 1972 à 1973 le vice-président. Il s’éloigne ensuite du Front national lors de la scission qui voit une partie de ses membres fonder le Parti des forces nouvelles (PFN). Il se rapproche plus tard à nouveau du FN, sans pour autant faire partie de l’appareil du parti. Il a collaboré en tant qu’éditorialiste, dans lesannées 1980 et 1990, à l’hebdomadaire National-Hebdo, dont la rédaction est domiciliée dans les locaux du Front national. Il fut également le responsable de la rubrique télévision de National-Hebdo, signant ses articles du pseudonyme féminin de Mathilde Cruz.

  François Brigneau a également compté parmi les fondateurs du quotidien Présent, mais il s’en est éloigné en 1985 à la suite d’un désaccord avec le directeur de la rédaction Jean Madiran.

  François Brigneau s’emploie régulièrement dans ses éditoriaux à dénoncer l’influence exercée par la communauté israélite. Il fut plusieurs fois condamné pour écrits antisémitespar la 17e chambre correctionnelle de Paris.

   En 1992, lors de l’acquittement de Paul Touvier (condamné par la suite à la réclusion criminelle à perpétuité), François Brigneau écrit :   « En 1945, les crimes commis par les Français qui s’étaient rebellés contre le gouvernement légitime et légal de leur pays furent absous, quelle que fût leur horreur […] et celle-ci ne manqua pas. En revanche, les crimes commis par les Français obéissant aux ordres du gouvernement légitime et légal de leur pays continuèrent d’être poursuivis et condamnés, longtemps après la Libération. […] La vraie revanche de l’humanité sur le crime, c’est la chambre d’accusation qui vient de la prendre. Elle a blanchi et libéré Touvier. […] Quant à moi, après ma mort, conclut M. Brigneau, je voudrais qu’une plaque fût apposée sur ma maison. On lirait ces mots : “Ici, pendant la chasse à l’homme, Paul Touvier et les siens furent reçus chaque fois qu’ils le désirèrent”. »

  Lorsqu’éclata, fin 1998-début 1999, la crise entre partisans de Jean-Marie Le Pen et ceux de Bruno Mégret, entre lesquels il ne voulait choisir, François Brigneau se résolut à quitter National-Hebdo et se brouilla avec Jean-Marie Le Pen, dont il était pourtant l’un des meilleurs amis. Après cette semi-retraite involontaire, il a toutefois continué d’assurer une chronique régulière dans Le Libre Journal de la France Courtoise, publication « décadaire » animée par Serge de Beketch.

 


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Published by Rivarol blog - dans Actualités
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