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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 07:33

Article de Têtu :

 

Si les maisons d’édition affirment ne plus avoir de tabous, l’homosexualité reste encore un thème marginal dans la littérature jeunesse. Une autocensure entretenue par plusieurs facteurs.

 

Le sujet est trop marginal, nous dit-on, dans la littérature enfantine. Peut-être parce que la pratique elle-même est marginale et que les parents terriblement rétrogrades qui n'ont pas eu besoin de FIV ou de mère porteuse pour avoir leurs marmots n'ont pas envie de les embrigader. Ce n'est pas parce qu'une minorité de la population a des pratiques sexuelles différentes que la terre entière doit se mobiliser pour les justifier.

 

L'article poursuit :


 

 

Dans les faits, on observe encore des résistances: rien ou presque chez Hachette, Pocket, ou Flammarion. «L'occasion ne s'est pas présentée», répondent-ils de façon unanime. Frilosité ou manque de nez de la part des éditeurs, certains auteurs -dont les livres ont cartonné- se tournent vers les maisons clairement estampillées «homo» ou l'autoédition. C'est le cas du Paradis de Paco ou de Dis MamanS aux Editions gaies et lesbiennes.

 

«Si un frétillement est perceptible depuis une quinzaine d'années, la production reste marginale par rapport à l'ensemble de la littérature jeunesse. Pour les questions de transidentité, c'est carrément le désert...», nuance Catherine Florian. La réelle avancée se situe plutôt dans la manière dont on parle d'homosexualité: en la banalisant, sans forcément en faire un thème.

 

Les personnages homos ne sont plus forcément les héros, ils se fondent dans l'histoire et vivent leur amour sans que ce soit vécu comme un drame. «On trouve désormais l'idée selon laquelle on peut être homo et heureux», observe Lionel Labosse. Dans l'ouvrage collectif La première fois (Gallimard, 2011), l'une des huit nouvelles parle d'homosexualité. Preuve pour Lionel Labosse qu'elle fait désormais partie de LA sexualité en générale. Avec son lot d'amalgame: dans L'encyclopédie de la vie sexuelle (Hachette), les pages consacrées à l'homosexualité sont immédiatement suivies d'un chapitre sur la pédophilie...

 

 

Mince, si un "amalgame" est fait rien que par la succession d'articles, où va-t-on ? Mais sur quoi enchaîner après l'homosexualité ? Si l'encyclopédie avait décrit le SM, ils auraient poussé des cris d'orfraie également. Eh oui, ces gens-là ne sont pas des dévergondés ou forcément des jouisseurs, c'est de l'amour pur, blablabla. Si l'on avait fait suivre l'épineux sujet par celui du sida, ils auraient hurlé à la stigmatisation. Si on avait enchaîné sur la zoophilie, ça aurait carrément fini au tribunal. Non, il n'y a rien à faire, il faut commencer par les homos dans l'encyclopédie : voilà ce qui serait juste et normal.

 

Lire l'intégralité de l'article de Têtu ici. L'article a été signalé par veille-education.org.

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Published by Rivarol blog - dans Actualités
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