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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 20:59

http://turningpoints09.wikispaces.com/file/view/pnl10-1.jpg/74040353/pnl10-1.jpg 

 

Racisme, c'est en tout cas ce que dit Rue 89 devant la constatation de conflits entre les Noirs et les Blancs du lycée. Mais à lire l'article, on se rend compte que la situation n'est pas si simple:

 

Les filles noires ? Une bande de copines, en bac pro service en milieu rural (SMR), venant de la ville. C'est elles qui sont visées.

Au lycée, ces filles noires, urbaines, des quartiers, cohabitent avec des jeunes Blancs issus d'un milieu modeste (mère cantinière, père à la SNCF, par exemple), rural, ou les deux. Claire trouve que les remarques racistes sont « infondées », bien sûr, mais elle ne les condamne pas fermement. Elles n'aime pas ces filles pleines d'exubérance. Claire semble répéter un discours cent fois entendu quand elle dit :

« Ce n'est pas parce qu'elles sont noires, mais elles ont toutes un grain. Provocatrices, en talons aiguilles. Elles sont toujours ensemble et cherchent à avoir mauvaise réputation. Elles profitent du racisme envers elles pour retourner le racisme. »

 

Plusieurs heures plus tard, Lucie dit à peu près la même chose. Elle semble ne pas se rendre compte de la violence de ses mots :

« Elles sont spéciales, ce sont des pouf'. Elles s'isolent, et elles critiquent les paysans. Elles parlent super fort aussi, on entend qu'elles, c'est pour ça qu'on s'assoit loin à la cantine. »

 

Côté noir, cette séparation due à la différence de milieu, d'attitude, et à un certain communautarisme (de la part des Noirs) est analysée de la même façon :

 

C'est vrai qu'on a un esprit africain, on aime rigoler et être ensemble, mais on a aussi des camarades blanches et on ne rejette personne. »

Elles les appellent quand même les « petits campagnards », ce qui est à la fois méprisant et affectueux.

Une ségrégation qui est du fait aussi bien des Blancs que des Noirs, donc, et qui est compréhensible étant donné l'aspiration de ces jeunes à retourner au pays :

Amina aimerait être considérée comme une Française. « On me demande toujours de quel pays d'Afrique je viens. »

Et en même temps, elle sait déjà que la France ne va pas la rendre heureuse. Ses parents, qui s'occupent d'une famille nombreuse, ne travaillent pas. Son futur métier ne lui plaît pas, d'avance.

Amina n'a jamais été en Guinée, mais c'est dans ce pays qu'elle se voit souffler, et tourner son visage vers le soleil.

« Y a pas moyen. Je finirai mes jours là-bas. »

 

A noter également dans l'article, l'habituelle caricature. Rue 89 a rencontré des Noires qui n'étaient pas des poufs, et des Blancs intellos, de gauche bien évidemment, poussant l'ouverture jusqu'à avoir des velleités de lecture du journal d'Anne Franck. En face, des culs terreux issus de bouseux (les racistes) qui ne sont jamais sortis de chez eux et ne rêvent que de la vague bleu marine. A quand un prix de désinformation pour Rue 89 ?

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Published by Rivarol blog - dans Actualités
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