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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:58

 

http://jeunesse.lille3.free.fr/IMG/deux-mamans.jpg

 

Un article ahurissant tiré du Point, à lire in extenso :

 

Les portes des banques de sperme leur sont fermées (d'emblée, l'article dénonce de façon implicite l'impossibilité pour les lesbiennes d'avoir recours à la procréation médicalement assistée, en créant artificiellement une discrimination), alors elles ont choisi la nébuleuse du Net. Là, sur des sites qui ont pignon sur rue, des hommes proposent leur "semence" à des femmes qui, parce qu'elles sont célibataires ou lesbiennes, sont exclues (rebelote) du schéma "classique" de la procréation médicalement assistée (PMA) en France. Combien sont-elles, ces femmes capables de braver l'éthique telle que la loi la définit ? Impossible à chiffrer, mais le phénomène serait en hausse, notamment dans la communauté lesbienne.

Manon et Julie, respectivement 30 et 28 ans, sont de celles-là. Leur petit Léo*, 21 mois, elles l'ont conçu par "insémination artisanale". Une annonce postée sur un site dédié à l'homoparentalité, des échanges de mails avec un donneur, puis l'insémination réalisée par elles-mêmes dans une chambre d'hôtel. Leur démarche est extrême : du donneur, elles ne connaissent qu'un pseudo, une adresse mail et la ville où il dit vivre. Un anonymat qui n'est pas sans écueils. On pense bien évidemment aux questions que posera l'enfant, mais aussi, de manière plus immédiate, aux risques sanitaires. Car, hors des sentiers médicalisés, quel crédit accorder aux antécédents médicaux et aux analyses sanguines qu'elles ont exigées de l'homme ? "Bien sûr qu'au moment de l'insémination j'ai eu peur, confie Manon. Je me suis dit que nous étions peut-être en train d'inséminer le HIV à Julie... (Mais bon, en même temps, on fabrique un enfant qu'on privera de père, alors on n'est plus à une aberration près) Mais quand on décide de se lancer dans ce genre de chose, il n'y a pas d'autre choix que de faire confiance."

Le fantasme du patriarche

Le mot reviendra à plusieurs reprises, tout comme celui de "craintes", évidemment. Mais quel parent n'en éprouve pas ? (Ben j'en sais rien... Peut-être celui qui conçoit un enfant avec sa femme, dont il ne connaît pas seulement "un pseudo et l'adresse mail") La confiance, c'est aussi celle dont elles créditent le donneur lorsqu'il leur assure que "jamais il ne viendra réclamer une reconnaissance de paternité". "A contrario, lui aussi doit nous faire confiance sur le sujet." Et les jeunes femmes de s'accrocher à des raisonnements plus ou moins fondés : "Il a déjà des enfants, c'était d'ailleurs pour nous une condition sine qua non, quel intérêt aurait-il à partager leur héritage ? Et puis s'il vient réclamer quoi que ce soit, nous pourrions très bien avancer que le rapport était forcé", veut croire Julie. (Voilà, si jamais le gars a des remords de conscience, on le fera passer pour un salopard de violeur, gnarf gnarf gnarf... Mais nous sommes des "parent 1" et "parent 2" tout ce qu'il y a de plus recommandable...)

Reste qu'aucun garde-fou juridique ne protège les deux parties. Or, les risques de retournement existent. "Pour la plupart, ces hommes ont dans la tête un vague fantasme de paternité et ils finiront par se manifester. C'est ce que j'appelle le fantasme du patriarche, des hommes qui sèment à tout vent", explique Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste et membre associée de plusieurs centres de bioéthique dans le monde, auteur du rapport de Terra Nova sur l'accès à la parenté (2011). À ce titre, le projet de loi sur le mariage homosexuel est une bonne chose, car en permettant l'adoption par la compagne il viendra sécuriser l'enfant, lui assurer une filiation stable."

Le coût de la PMA 

En attendant, donneurs comme "receveuses" s'exposent à de futures actions en recherche de paternité. Évidemment, les femmes se défendent de vouloir se retourner contre les pères. Mais... "On ne sait pas ce que la vie nous réserve...", avoue, sibylline, Aline, maman d'une petite Léa, 2 ans, conçue avec un donneur rencontré sur le Net et dont elle connaît l'identité. Aujourd'hui séparée de sa compagne, elle vit seule, gagne tout juste de quoi bien vivre et reconnaît qu'il n'est pas évident d'élever un enfant dans ces conditions. (Alors il y a toujours la possibilité de faire un procès pour obtenir une pension alimentaire. Il n'a qu'à raquer, le donneur! Les lesbiennes font des enfants sans père, jusqu'à ce que maman 2 se tire, en gros. Ah elle est belle la morale homo, les grands discours sur les différentes sortes de famille et tout le tralala! A la première difficulté les lesbiennes ont tôt fait de se rappeler certaines nécessités biologiques, si elles promettent des compensations financières. C'est comme le mariage homo. Une histoire d'amour? Absolument pas! N'oublions pas que les homos revendiquent le "droit au mariage" pour des histoires d'héritage et de pension de reversion.) "Ma grande hantise est qu'il m'arrive quelque chose de grave ; alors, qui prendra soin de Léa ?" Léa, qui, si sa mère ne tente rien, disposera à sa majorité de dix ans pour intenter elle-même une action contre son géniteur. (Eh oui n'oublions pas que les enfants, ça grandit, et qu'ils finissent par avoir voix au chapitre : dans leur folie, "donneurs" et "receveuses" l'avaient peut-être oublié. Mais les donneurs prennent un risque certain. Pensez-y, messieurs!)

Pour se préserver de cette épée de Damoclès, pourquoi ces femmes ne sont-elles pas allées à l'étranger, en Belgique notamment, où la PMA leur est autorisée ? Toutes avancent les mêmes arguments, d'abord financiers. (Les homos et le fric, toujours) "Évidemment, c'est la première solution à laquelle on a pensé quand on a décidé d'avoir un enfant. Mais c'est un sacré coût, confie Manon. Entre les trajets, les stimulations, l'insémination en elle-même.... On ne pouvait pas assumer. Et puis il se passe parfois plus d'un an entre le dépôt du dossier et le début du traitement !" 

Nier la capacité à être mère 

L'aspect médical les rebute aussi, comme s'il niait leur capacité à être naturellement mère, elles à qui la loi nie déjà les droits. (ON CROIT REVER! Ce sont les lesbiennes elles-mêmes qui se mettent dans l'incapacité d'être naturellement mères! Et la loi ne NIE AUCUN DROIT, elle n'a simplement pas prévu une situation qui est contre nature et ne devrait pas exister, à savoir, un enfant fabriqué par deux hommes ou deux femmes!) "Le côté très médicalisé nous posait problème, les examens, les stimulations... On trouvait que cela enlevait immédiatement le côté magique. On a trouvé le terme insémination artisanale très joli", (Ah c'est sûr, déposer du sperme d'un inconnu dans son vagin sous le regard ému de sa partenaire, ça c'est magique!) explique ainsi Anna, 32 ans. À trois ans d'intervalle, elle et sa compagne ont chacune accouché d'un enfant issu du même donneur, trouvé via Internet et dont elles connaissent l'identité. "Nous l'avons rencontré à plusieurs reprises, lui et sa compagne. Il fallait que cette dernière soit au courant, c'était important pour nous, tout comme le fait qu'il s'engage pour un second don afin que nos enfants soient liés par le sang. Quant à lui, il avait des critères d'exigence vis-à-vis de nous - que l'on soit en couple et acceptées par nos familles -, ça nous a semblé rassurant."

Si les motivations de ces femmes sont évidentes, celles des hommes interpellent. Il y a, évidemment, les inévitables annonces scabreuses. Une fois celles-ci évacuées, deux types de profil apparaissent. Pour la plupart, il s'agit d'hommes qui ont déjà donné - ou qui désiraient donner - au Cecos (Centre d'étude et de conservation des oeufs et du sperme), mais qui disent trouver injuste que l'établissement soit inaccessible aux lesbiennes. C'est le cas des donneurs des femmes interviewées : "On sentait qu'il avait l'habitude, il anticipait toutes les questions qu'on voulait lui poser, explique Manon. Il était auparavant donneur pour le Cecos et il avait fait sept dons via Internet." 

Cinq ans d'emprisonnement

Et puis, plus douteux, il y a ceux qui réclament un dédommagement. (Honteux! Un homme qui demande un dédommagement, quelle horreur! La journaliste oublie juste qu'elle vient d'évoquer la possibilité que les lesbiennes et leur progéniture se retournent contre le donneur)Pas certains qu'ils obtiennent beaucoup de réponses positives. Si la loi n'est pas explicite concernant "l'insémination artisanale", elle punit le commerce des produits du corps humain de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende auxquels s'exposent aussi les sites sur lesquels sont postées les annonces. L'un de ceux-là prévient d'ailleurs : "En France, il est strictement interdit de manipuler le sperme. [...] Bien que basé en France, il arrive que des personnes offrent leurs services. Il n'y a pas de policier derrière chaque clavier. [...] Les réponses à ce sujet [offre ou demande de don de sperme, NDLR] devraient se faire par mail ou message privé, et pas sur le forum." Sauf que les annonces, elles, demeurent parfaitement visibles sur le forum.

Aucune des femmes rencontrées n'a "monnayé" sa grossesse et elles sont unanimes dans la condamnation d'une telle pratique. Aucune ne se sent hors la loi, (vraiment? parce que la loi c'est une question de ressenti? je peux aller cambrioler mon voisin, alors, personne n'y trouvera à redire si je ne me sens pas hors la loi?) même si le don de sperme est strictement encadré par les textes de bioéthique. Et toutes disent que ce don n'est pas présent dans leur quotidien. À voir, par exemple, le petit Léo crapahuter joyeusement, on les croit volontiers et on sent tout l'amour qu'elles portent à leurs enfants. (Ca sent surtout la manipulation journalistique à plein nez!)  "Bien sûr qu'il nous a fallu quelques mois de réflexion pour nous décider, mais nos inquiétudes portaient davantage sur la légitimité que nous avions à être une famille plutôt que sur la manière de procréer", confie Anna. À sa première question, la loi sur le mariage homosexuel pourrait répondre. Mais la seconde reste posée, tant le législateur lui-même semble pris de vertige. (Et pourquoi faudrait-il légiférer? Ces bonnes femmes se mettent dans des situations inextricables, et elles viennent pleurnicher et crier à l'injustice. Mais connaissant la loi française, elles devaient s'y plier. Ce n'est pas à la loi de s'adapter à des cas marginaux, mais à ces marginaux de s'adapter à la loi).

* Tous les prénoms ont été modifiés.

   

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Published by Rivarol blog - dans Actualités
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commentaires

Rivarol blog 15/11/2012 09:11


Commentaire de Gargamel modéré:


que les lesbiennes veuillent se faire ensemencer ou inséminer comme les vaches à l'étable , c'est leur problème.Mais par
contre qu'elle aient au moins le courage de soutenir leurs convictions juqu'au bout.Ces (modéré) ont en effet la haine des mecs ce qui désormais doit être réciproque envers
elles,refusent de présenter l'enfant au père  lorsque la situation leur permet de vivre dans l'opulence , mais lorsque tout va mal , là soudain veiux réflexe au secours elles se
souviennent brusquement que les mecs pourraient participer à l'entretien de l'enfant et pourquoi pas à engraisser la copine (modéré).Non mesdames la haine est un produit qui doit se
partager .Et vous les mecs désormais refusez de donner votre semence au Cercos et autres banque.Sachez qu'une telle intiniative est désormais suicidaire pour vous les mecs et que si vous n'y
prenez garde vous allez vous faire bouffer.