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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:23

 

Dans une tribune parue dans le Nouvel Observateur du jeudi 6 septembre, Le Clézio, prix Nobel de littérature, dénonce le pamphlet de Richard Millet, intitulé Eloge littéraire d'Anders Breivik. Sans citer une seule ligne de cette éloge provocateur, sans commenter le contenu d'une oeuvre qu'il n'a sans doute pas lue, Le Clézio se contente de la qualifier de "lugubre élucubration" tout en soulignant que le péché originel de Millet est de rejeter le "multiculturalisme", qu'il ne voit pas, lui, comme la disparition d'une culture au profit d'autres plus exotiques. Son autorité de prix Nobel ne lui suffit pas, Le Clézio s'érige en autorité morale, apôtre du vivre ensemble («nous vivons dans un monde de rencontres, de mélanges et de remises en causes»). Mais l'indignation de Le Clézio n'est peut-être que l'expression d'un orgueuil blessé : l'auteur porté aux nues n'est pas du goût du Millet, qui le fait savoir (son style est aussi bête, selon lui, que sa représentation du monde est naïve).

 

Millet avait déjà fait scandale en osant dire sur un plateau de télévision (dans l'émission Ce soir ou jamais) qu'il se sentait étranger dans son propre pays lorsqu'il prenait le RER à Châtelet-Les Halles à six heures du soir (voir ci-dessous).

 



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Published by Rivarol blog - dans Actualités
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Alexandre de Boleyn 15/09/2012 14:41


Merci pour le texte que tu m'as envoyé de J.M.G. Le Clézio, qui fait à la perfection dans la caricature.


 


Premièrement je tiens à préciser ce point : je considère M. Anders Breivik comme un cas pathologique à part entière. Je ne l'excuse pas, c'est un criminel. Peut-être que s'il avait agit à
l'intérieur d'une mosquée ou contre les frères musulmans (qui font la même chose envers les occidentaux et chrétiens à travers le monde), serait-il à l'heure actuelle un héros.


 


Mais après, que dire de plus ? Et que dit M. Le Clézio ? Précisément : Rien...


 


Je ne dis pas pour autant que Richard Millet dit quelque chose de pertinent mais je trouve qu'il est d'une consternante facilité et démagogie que de dire haut et fort : « tuer c'est mal... ».
Pourquoi ne pas aussi écrire des livres contre le sida ?...


M. Le Clézio et tous les intellos qui applaudissent manquent-ils à ce point d'inspiration ? Sont-ils aussi pauvres d'esprits et d'actes que de s'écrier en vierges effarouchées : « tuer ça n'est
pas beau, ça n'est pas bien, ça n'est pas juste » ?


 


Notre cher M. Le Clézio va-il aussi faire le procès de Sade ou de Machiavel ?...Bon courage !


 


Le Clézio ne se prive pas non plus de récupérer l'acte de Breivik afin d'instaurer sa propagande mensongère. Ne sait-il pas que la gauche, l'extrême gauche et
les partis ouvriers de la SFIO ont fait le lit au nazisme aussi bien bordé que l'extrême droite, et que les plus grands collabos de l'époque (entre autre Doriot et Laval) sont des
socialistes et des communistes, et non pas des membres de l'action française ? N'a t-il pas lu la seule et unique étude sérieuse sur le sujet - faite par Simon Epstein (« un paradoxe français »
Ed. Albin Michel, 2008), juif israélien docteur en Science Po, spécialisé sur le racisme ? Apparemment non, puisqu'il utilise les mêmes slogans que les autres...


 


Autre erreur fondamentale lorsqu'il dit : « le visage de l’antisémitisme est aujourd'hui celui de l'islamophobie ».


Le judaïsme de l'époque ne tuait pas des chrétiens de partout dans le monde. Il n'était pas en train de décimer la plus ancienne communauté spirituelle de la chrétienté, à savoir les coptes.


Je judaïsme de l'époque n'avait pas déclaré la guerre à l'occident et ne faisait pas d'attentat. Le judaïsme de l'époque n'emmerdait pas la société en ne s'intégrant pas et en voulant imposer sa
loi religieuse au pays dans lequel il était accueilli. C'est à dire que le judaïsme de l'époque n'était pas totalitaire comme l'est précisément l'islam.


 


Notre prix Nobel de littérature, M. Le Clézio, siégerait très bien aux côtés de notre ministre actuelle de la culture (pour ne pas dire de l'inculture...).


 


Je n'applaudit pas Richard Millet pour son livre, mais sûrement encore moins Le Clézio pour sa réaction aussi facile et prévisible que toute la logorrhée politiquement correct actuelle.


 


En tout cas, la police de la pensée moderne mérite bien son petit coup de pied au fesses, et ça n'est pas encore M. Millet qui lui a donné, mais ça viendra...