Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:13

http://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2009-03/2009-03-31/article_photo_1238494056976-1-0.jpg

 

Lu dans Le Figaro :


Ils auraient froidement exécuté de deux balles dans la nuque un jeune de 17 ans comme des malfaiteurs chevronnés. Puis ils ont reconnu le meurtre sans aucune résistance comme le feraient aussi des gamins pris en faute par leurs parents. Pierre, Louis, Antoine et Jonathan * - chaque fois deux frères de 15 et 17 ans issus de deux fratries distinctes - ont été mis en examen pour assassinat et écroués.

Connus jusqu'alors pour des bagarres et des joints fumés dans les rues de leur village de l'Eure et de Seine-Maritime, ces quatre copains ont basculé dans l'horreur pour un mobile, semble-t-il, dérisoire. Après avoir commis un cambriolage en début du mois où ils ont dérobé une console de jeu, des bouteilles d'alcool mais aussi une arme, ils auraient eu peur d'être dénoncés. Celui qui aurait pu livrer leurs noms est d'ailleurs un de leurs copains, Alexandre, un jeune de 17 ans scolarisé dans un lycée agricole, et domicilié dans un village voisin. «Ils se connaissent tous car ils ont tous fréquenté ou fréquentent encore le même collège, celui de la Hêtraie à La Feuillie», raconte Pascal Legay, maire de cette commune de Seine-Maritime de 1 300 habitants d'où sont originaires deux des quatre frères.

«Comme l'auraient fait des malfaiteurs chevronnés»

Pour s'assurer du silence d'Alexandre, les quatre complices auraient alors préparé son assassinat commis dans la nuit de lundi à mardi. Selon leurs premières déclarations lors de leur garde à vue, ils s'étaient répartis les rôles. L'un deux était chargé d'amener la victime dans la forêt de Beauvoir-en-Lyons près de Dieppe. Puis deux autres, en se passant tour à tour un calibre 22 long rifle, auraient tiré chacun une balle dans la nuque d'Alexandre, assis sur un rondin de bois. «Un seul tir a été mortel», a précisé Valérie Cadignan, procureur de Dieppe. Enfin, le quatrième a incendié le corps après l'avoir aspergé d'essence. «Les auteurs présumés ont commis ce meurtre comme l'auraient fait des malfaiteurs chevronnés et comme s'ils s'étaient inspirés de scènes vues», raconte le colonel Jacques Plays, du groupement de gendarmerie de Seine-Maritime qui a épaulé la section de recherches de Rouen, en charge des investigations.

Les enquêteurs n'ont guère eu de mal à identifier la victime retrouvée la nuit même du meurtre par un agent de l'Office national des forêts. Dans la précipitation sans doute et en oubliant, cette fois, les feuilletons policiers, les quatre jeunes avaient abandonné des indices de taille sur place. À côté du corps qu'ils avaient brûlé pour qu'il ne soit pas reconnaissable, ils avaient laissé le téléphone portable d'Alexandre mais aussi sa carte bancaire à moitié calcinée.

Aucun n'a de casier judiciaire

«En nous concentrant sur l'entourage de la victime, on est vite remonté jusqu'à ce groupe», poursuit le colonel Plays, confirmant le profil des meurtriers présumés. «Aucun d'eux n'a de casier judiciaire», dit-il. Issus de milieu plutôt modeste, les deux suspects de 15 ans étaient scolarisés, tandis que les deux autres de 17 ans étaient sans activité. «Ce sont des jeunes un peu désocialisés. Ils se connaissent tous et forment une bande protéiforme qui évolue en fonction des relations des uns et des autres», résume le procureur du Rouen, Michel Senthille.

D'ailleurs l'an passé, l'un des mineurs mis en cause en était venu aux mains avec Alexandre. Des coups avaient été échangés, une plainte avait été déposée et «l'affaire avait donné lieu à un rappel à la loi en juin 2011», comme l'a indiqué le procureur de Dieppe. «Il y a eu des bagarres entre ces jeunes pour des histoires diverses et de filles, notamment, mais ils se fréquentaient», ajoute le responsable du groupement de gendarmerie. Accablée, la mère de la victime a accusé, jeudi, les parents des tueurs présumés «de démission totale». «Mon fils été tué comme un chien», a-t-elle lancé sur BFMTV.

L'enquête qui se poursuit est désormais entre les mains d'un juge d'instruction de Rouen. Les prochaines investigations permettront notamment de vérifier la teneur de ces tout premiers aveux. Quant à l'arme du crime, elle a déjà été retrouvée sur les indications d'un des jeunes: repêchée au fond d'une mare près de chez lui. Elle avait été volée lors du cambriolage avec la console de jeu.

 

* Les prénoms ont été changés

 

 

On comprend cette nécessité de changer les prénoms, mais pourquoi choisir quatre prénoms franchouillards, et non des prénoms plus en vogue comme Mohammed ou Boubakar? Les journalistes ne risquent-ils pas, par ce parti pris, d'inciter à la haine raciale? Mais que fait donc le MRAP? 

Partager cet article

Repost 0
Published by Rivarol blog
commenter cet article

commentaires

gargamel 30/03/2012 20:01


Pas d'amalgame , pas d'amalgame.Mais la très grande majorité de  journaleux et politicards n'hésitent pas à faire l'amalgame entre les délinquants allogènes et les jeunes gaulois sages
et sans histoires , en utilisant tout simplement le terme générique de "jeunes", comme ce fut le cas durant les émeutes de 2005.Et cela continue encore aujourd'hui.une insulte supplémentaire à la
jeunesse gauloise.Un insulte à notre jeunesse pour masquer la réalité . A part cela nous savons qui incite à la haine

pat1950.over-blog.com 30/03/2012 16:42