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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 10:56

 

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Par André Gandillon, président de l'Association des Amis de Rivarol.


Les présidents passent, la France régresse et les problèmes demeurent. En 2008, comme en 2012, les difficultés de la sidérurgie, vendue à l’étranger, sont une « épine dans le pied » de Sarkozy comme de Hollande. Souvenez-vous : Nicolas Sarkozy l’avait promis en 2008 aux centaines d’ouvriers du site, inquiets du « projet de réorganisation » voulu par son propriétaire Lakshmi Mittal, dont les salariés savaient bien que cette expression policée masquait sa fermeture programmée.

    

« Je ne vous laisserai pas tomber », avait dit Sarkozy en 2008, deux mois avant que ne ferme définitivement le haut-fourneau, le président n’ayant, de son propre aveu, « pas réussi à faire changer d’avis M. Mittal » sur Gandrange.

   

A Florange, nous nous retrouvons dans une situation identique, avec le même Lakshmi Mittal. La mise à l’arrêt du haut fourneau ne devait être que temporaire. Le haut-fourneau fermé en septembre 2011 devait « redémarrer lorsque [auraient été] reçus les signaux adéquats du marché », qui avait accusé un ralentissement en cet été 2011. Alors en campagne pour la primaire de son parti, M. Hollande déplorait « la faillite de la politique industrielle du président de la République et la nécessité de la réorienter vers une intervention plus efficace de l’Etat ». 

    

Aujourd’hui, François Hollande ne fait pas mieux que son prédécesseur. Il se trouve confronté à la volonté de Lakshmi Mittal voulant fermer une usine du site dont il n’a plus besoin, gardant les autres pour servir son Meccano industriel. Aussitôt, le don Quichotte de l’industrie, Arnaud Montebourg, est monté au créneau comme il le fait depuis six mois. Cette affaire est des plus sérieuses et éclaire à la fois l’incurie de leur République, cinquième du nom, et la réalité du mondialisme.

   

UNE FRANCE DEPOSSEDEE DE SA SOUVERAINETE

    

Idéologie libérale et mondialisme obligent, les pseudos élites françaises au service du Nouvel Ordre Mondial ne cessent depuis des années de laisser les mains libres aux sociétés transnationales, avec les conséquences les plus désastreuses qui soient pour l’intérêt national.

   

Entendre les (ir)responsables gouvernementaux dire que Mittal ne respecte pas la parole donnée à leurs prédécesseurs en fermant Florange après avoir fermé le site de Gandrange relève, ou bien de la crétinerie, ou bien d’une médiocrité foncière, à moins que ce ne soit les deux : car il est évident que les intérêts et, par suite, la stratégie économique d’un groupe transnational comme Mittal ne concordent pas nécessairement avec ceux d’un groupe français ou européen, dans la mesure où Arcelor était né de la fusion du Luxembourgeois Arbed, du Français Usinor — héritier de la sidérurgie française — et de l’Espagnol Aceralia. […]

   

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