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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 10:49

 

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Lu dans France Soir:

 

 

Un mois et demi après l’interdiction des prières dans les rues de Barbès à Paris par le ministre de l’Intérieur, la cohabitation est difficile entre responsables musulmans originaires du Maghreb et ceux de l’Afrique subsaharienne, qui se disputent le contrôle du nouveau lieu de culte. 

Environ 4.000 fidèles

Depuis une quinzaine d’années, faute de place dans les mosquées ou de bâtiments suffisamment grands, des prières massives avaient lieu chaque vendredi dans les rues Myrha et Polonceau, devant deux mosquées, dans le quartier de la Goutte-d’Or, dans le nord-est de la capitale. Mi-septembre, le ministre de l’Intérieur et des Cultes, Claude Guéant, avait décidé de régler ce problème, en interdisant ces prières de rues et en ordonnant l’aménagement d’une ancienne caserne, située non loin, boulevard Ney (XVIIIe arrondissement). Le bâtiment abrite deux grandes salles de 750 et 600 m2. Depuis le 16 septembre, environ 4.000 fidèles s’y retrouvent chaque semaine à l’occasion de la grande prière du vendredi. Pour éviter toute dissension, les responsables religieux ont décidé que les imams de l’une et l’autre mosquées devaient conduire alternativement la prière et prononcer le prêche, une initiative bien accueillie à l’origine.

Campagne présidentielle

Mais, depuis, les relations entre les fidèles des deux mosquées se sont détériorées. « Je ne veux pas de ce bébé, je ne peux pas le gérer avec les Africains », tranche sans détour cheikh Salah Hamza, imam d’origine algérienne de la mosquée de la rue Myrha. « Il veut nous asservir », répond Assani Fassassi, secrétaire général d’origine béninoise de la Fédération française des associations islamiques, des Comores et des Antilles, et fidèle de la mosquée de la rue Polonceau. Résultat : la Préfecture de Police attend toujours les statuts de l’association devant gérer ce nouveau lieu de culte, qui accueille les fidèles des deux mosquées, et les fonds issus des donations et des subventions. Une succession d’organigrammes n’a pas recueilli l’accord des parties. Contacté par l’AFP, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité faire de commentaires. Pour la Préfecture de Police, qui tient à rester « neutre » et prévoit prochainement une réunion, « les petites tensions sont à relativiser, car c’est normal dans une phase de négociation ».

Les responsables politiques voudraient surtout trouver une solution avant le début de la campagne présidentielle, pour éviter un retour des fidèles dans la rue et ôter à Marine Le Pen un de ses arguments. La présidente du Front national avait allumé une polémique en faisant un parallèle entre les prières de rue à Barbès et l’occupation allemande.

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Published by Rivarol blog - dans Actualités
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