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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 19:32


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Lors de son intervention télévisée le dimanche 29janvier, Nicolas Sarkozy qui tente de remonter dans les sondages et de regagner la confiance des Français en jouant au président courage a annoncé parmi diverses mesurettes censées relancer la croissance et favoriser l’emploi deux nouvelles hausses d’impôts: la TVA sera augmentée dès le 1eroctobre de 1,6point, de sorte qu’elle passera de 19,6% à 21,2%, ce qui n’est pas une mince différence, et la CSG sera également accrue de deux points sur tous les placements financiers. Autant de décisions qui s’en prennent directement au pouvoir d’achat et à l’épargne et qui sont donc particulièrement inopportunes, surtout dans un contexte de crise économique et de récession. Pourtant, lors de la campagne présidentielle, en 2007, l’ex-maire de Neuilly avait fortement insisté sur la nécessité de réduire fortement la pression fiscale afin de libérer les énergies, de favoriser la croissance, de créer de l’emploi, d’éviter l’évasion fiscale, d’encourager les entrepreneurs et d’inciter les investisseurs à venir en France. Or, pendant son quinquennat, il a fait tout le contraire. Et l’accroissement des impôts nationaux s’est accompagné de l’explosion des impôts locaux (taxe foncière et taxe d’habitation). La fiscalité n’est certes pas le seul domaine où le candidat Sarkozy n’a pas tenu ses engagements. Entre les deux tours de la présidentielle de 2007, sur France 2, il avait promis, une fois élu, de retirer nos troupes d’Afghanistan car, disait-il, la présence de la France n’y est plus nécessaire. Or non seulement l’armée française est toujours à Kaboul mais le contingent tricolore qui était de 3000 hommes il y a cinq ans est aujourd’hui de 6000. Bref, loin de retirer nos soldats, il a doublé les effectifs, multipliant le nombre de morts (82 en tout aujourd’hui) et de blessés. Mais comme le répétait Charles Pasqua, grand ami de Nicolas Sarkozy qui lui a succédé un temps à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine «les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites».

 

Il est coutume de dire que lorsqu’elle est aux responsabilités la droite diminue les prélèvements à la différence de la gauche qui, elle, les augmente. Or si l’on regarde attentivement les quarante dernières années on s’aperçoit qu’il n’en est rien. Au final, pour aussi étonnant que cela puisse paraître, la droite du Système se montre même plus fiscaliste que les socialo-communistes. Certes, lors des campagnes électorales, Chirac et Balladur hier, Sarkozy aujourd’hui, se veulent les champions de la baisse des prélèvements obligatoires et n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer le fiscalisme de la gauche dont en effet la philosophie repose sur la rédemption par l’impôt: prendre aux riches, ou prétendus tels, pour donner aux pauvres, ou supposés tels. A l’arrivée l’expérience prouve que ce sont toujours les classes moyennes et moyennes supérieures qui sont le plus imposées, les personnes les plus riches et les plus influentes usant de montages juridiques et financiers ingénieux et de diverses astuces (comme les paradis fiscaux et les sociétés civiles immobilières) pour échapper au matraquage.

 

Reste que, dès qu’ils sont au pouvoir, le RPRet l’UDFhier, l’UMP aujourd’hui, augmentent systématiquement les impôts et les cotisations. Giscard disait lui-même que le seuil où l’on passe d’une économie de liberté à une économie socialiste, c’est le taux de 40% de prélèvements obligatoires. Or c’est sous son septennat que cette barrière a été allègrement franchie et ses successeurs ont aggravé la situation. Les impôts ont également plus augmenté sous Chirac que sous Mitterrand et davantage dans les périodes de cohabitation où le RPR (Chirac puis Balladur) dirigeait le gouvernement.   […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

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Published by Rivarol blog - dans Articles de J. B.
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