Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:21

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/3063.jpg

 

Europe : le désastre vingt ans après Maastricht

 

 

Il y a vingt ans, pendant la campagne sur Maastricht, les sectateurs de ce traité dit de l’Union européenne, à commencer par Jacques Delors, alors président de la Commission de Bruxelles, nous affirmaient, la main sur le cœur, que si les Français votaient oui lors du référendum du 20septembre 1992, l’Europe leur assurerait le plein emploi, la croissance et la prospérité. Le père de Martine Aubry, dans sa rage de voir adopté ce traité, inquiet devant la progression du nombre des eurosceptiques dans les enquêtes d’opinion, était allé jusqu’à dire, lors d’un meeting, que les partisans du non n’étaient pas dignes de faire de la politique. On connaît la suite : le non qui était donné gagnant trois semaines avant le scrutin a finalement perdu. Pourquoi ce basculement ? D’abord, lors d’un débat télévisé à la Sorbonne animé par Guillaume Durand, Philippe Séguin, autoproclamé champion du non, avait été (volontairement ?) lamentable devant François Mitterrand. Ensuite et surtout, la mise en scène médiatique du cancer de la prostate de l’Elyséen, quelques jours avant le scrutin, avait ému les imbéciles, conduisant un nombre non négligeable de nos compatriotes à changer leur vote au tout dernier moment. Même si l’on apprit plus tard que Mitterrand souffrait de cette maladie depuis 1981, le mal était fait : le pays avait abdiqué sa souveraineté et abandonné sa monnaie, le franc, notre compagnon de route depuis Jean II le Bon. 

 

Une fois Maastricht avalisé, toute une série de traités vinrent achever de liquider les derniers vestiges de notre indépendance nationale : Amsterdam, Nice, Lisbonne, ce dernier imposé par voie parlementaire malgré le non très net des peuples français et néerlandais en 2005. Et aujourd’hui la représentation nationale est sur le point de donner son assentiment à un nouveau texte, le traité budgétaire européen, concocté par Merkel et Sarkozy et que Hollande n’a nullement corrigé contrairement à ses promesses de campagne. L’issue du scrutin ne fait aucun doute puisque les socialistes pourront bénéficier du soutien quasi unanime des élus de l’opposition parlementaire (UMP, Nouveau Centre, Divers droite), la majorité des Verts et le Front de gauche ayant fait connaître leur intention de voter contre ce traité. Cette opposition de la gauche de la gauche ne doit cependant pas nous leurrer : si les communistes et les écolo-gauchistes étaient vraiment contre la politique menée par le gouvernement Ayrault, ils le censureraient ce qu’ils se garderont toujours de faire. 

 

Lorsque le Premier ministre ose clamer à l’Assemblée nationale que la ratification du traité n’entame pas la souveraineté de la France, il ment effrontément. Quelle souveraineté budgétaire restera-t-il au Parlement dès lors que le traité grave dans le marbre la fameuse «règle d’or» imposant aux 25 États signataires de ne pas dépasser un déficit “structurel” égal à 0,5% du PIB ? Avec l’adoption de ce nouveau traité scélérat, il faut s’attendre à une nouvelle cure d’austérité dont témoignent déjà les hausses massives de prélèvement, le tour de vis fiscal décidés par le gouvernement. Depuis plusieurs décennies, l’Europe est le moyen pour la finance internationale, et donc pour les gouvernements nationaux qui n’en sont que les zélés serviteurs, de supprimer les souverainetés des nations du Vieux Continent, les frontières, les monnaies, les équilibres ethniques mais aussi d’appauvrir le peuple, de réduire graduellement son pouvoir d’achat. 

 

[...]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

Pour lire la suite, achetez RIVAROL en kiosque dès vendredi, ou téléchargez le pdf dès aujourd'hui, ou mieux encore ABONNEZ-VOUS (plusieurs formules possibles).

Partager cet article

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans Articles de J. B.
commenter cet article

commentaires