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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 10:05

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Hollande a-t-il un boulevard devant lui ?

 

 

François Hollande sera-t-il élu dès dimanche soir représentant des socialistes à la présidentielle du printemps prochain? Ce serait une surprise, au moins relative, dans la mesure où six candidats se partagent les suffrages des sympathisants de gauche qui vont participer, moyennant un euro, aux primaires le 9 et éventuellement le 16 octobre. Cela dit, en novembre 2006, dans des primaires qui à l’époque étaient certes réservées aux adhérents à jour de cotisation du Parti socialiste, Ségolène Royal l’avait emporté dès le premier tour du scrutin avec plus de 60% des suffrages exprimés, malgré la concurrence de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius qui tenaient pourtant un discours plus construit, plus élaboré et pour le dernier plus à gauche (donc plus à même a priori de séduire la base) que celui de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. Mais Royal était il y a cinq ans la madone des sondages et les militants du parti à la rose avaient suivi massivement et docilement les résultats des enquêtes d’opinion, sans se soucier de programme, de doctrine ou de cohérence.


En ira-t-il de même cette fois-ci? Il est permis de le penser bien que le président du conseil général de Corrèze soit l’un des plus ternes des six candidats socialistes et qu’il ait fait plutôt pâle figure dans des débats télévisés, certes soporifiques, où Arnaud Montebourg et Manuel Valls, parce qu’ils avaient quelque chose à dire, ont plutôt mieux tiré leur épingle du jeu. L’ex-premier secrétaire du PS bénéficiera-t-il également de l’effet “victimisation” après que L’Express eut révélé que sa nouvelle concubine, Valérie Trierweiler, avait été l’objet d’une enquête conduite par des policiers de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris? En tout cas, ces révélations, vraies ou fantaisistes, n’ont pas été du goût du ministre de l’Intérieur Claude Guéant qui a aussitôt annoncé son intention de porter plainte contre l’hebdomadaire pour diffamation. Il y a quelques années, Ségolène Royal avait, elle aussi, tenté d’apitoyer sur son sort le grand public après que son appartement fut à plusieurs reprises mystérieusement visité par des cambrioleurs qui ne dérobèrent quasiment rien.

 

Quoi qu’il en soit, la gauche est idéalement placée pour l’emporter cette fois-ci. La perte du Sénat et l’élection le 1er octobre, dès le premier tour du scrutin, à la majorité absolue, à la présidence du Palais du Luxembourg du socialiste Jean-Pierre Bel qui, comme beaucoup d’éléphants a un solide passé trotskiste, sont deux signes forts qui prouvent qu’une réélection de Nicolas Sarkozy, sauf changement soudain de la donne politique, est aujourd’hui un scénario hautement improbable. C’est si vrai que des dirigeants et cadres de l’UMP font officiellement appel au revenant Alain Juppé pour qu’il mène la bataille. Le renoncement soudain du centriste Jean-Louis Borloo à briguer la magistrature suprême, alors qu’il laissait clairement entendre jusqu’à ces dernières semaines qu’il irait jusqu’au bout de sa démarche d’autonomie à l’égard du président de la République montre également la panique qui s’est emparée de l’Elysée et des dirigeants de la majorité parlementaire.

 

Nicolas Sarkozy n’a pas suffisamment mesuré l’impopularité de la réforme territoriale qu’il a imposée et ne s’est pas souvenu que De Gaulle a perdu le référendum d’avril 1969, précisément en voulant révolutionner l’organisation territoriale de la France et en se mettant ainsi à dos des élus de son camp. Croit-on que les conseillers régionaux élus en 2010 pour un mandat de quatre ans au lieu de six auparavant aient été contents de ce brusque raccourcissement qui les pénalise financièrement? Idem pour les conseillers généraux élus en 2011, pour trois ans au lieu de six? Il était évident que cette réforme allait susciter une grande vague de mécontentement dont la gauche a largement profité. Si l’on ajoute à cela les chiffres du chômage qui repartent à la hausse, la mauvaise santé d’une économie grevée par le poids exorbitant des déficits et de la dette, l’augmentation des prélèvements obligatoires radicalement contraire à la promesse du candidat Sarkozy qui, en 2007, s’était engagé à réduire fortement les impôts et les taxes et également à diminuer la violence et à contenir l’immigration, il ne faut pas s’étonner de la situation actuelle.

 

Mais, comme nous l’avons déjà écrit, que la gauche l’emporte l’année prochaine n’arrangera en rien la situation politique, économique, démographique et morale de la France, bien au contraire. De toute façon, depuis longtemps déjà, le pouvoir ne se partage pas entre partis politiques ayant une doctrine, des principes, des objectifs et un programme fondamentalement différents. Nous sommes gouvernés par des bandes, des clans, des mafias (l’affaire Karachi en est une preuve parmi tant d’autres) qui n’ont d’autre souci que la sauvegarde de leurs intérêts matériels et qui, pour ce faire, conduisent la politique définie par les cénacles mondialistes. L’élection du président de la République au suffrage universel, le financement public des partis et la pipolisation des politiciens ont accéléré cette transformation de la politique française en un phénomène de bandes prêtes à tout pour conserver le contrôle du magot et se moquant éperdument du bien commun du pays.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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Published by Rivarol blog - dans Articles de J. B.
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Céline Drumont 08/10/2011 11:50



La religion de la Shoah :


http://www.youtube.com/watch?v=ASadHGqSH-A