Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 16:51

Qui arrive sur le site un jour plus tôt en raison du 11 novembre:

 

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/3021.jpg

 

Le plan de rigueur n'évitera pas la faillite!

 

 

Qu’il est loin le temps des Trente Glorieuses! Depuis le premier choc pétrolier de 1973 il n’est question que de rigueur et d’austérité. Et chacun pressent que le pire est à venir. Jamais sans doute depuis la fin du règne de Louis XVI la France n’a connu une situation financière aussi catastrophique. Et ce n’est pas seulement notre pays qui est touché, ce sont toutes les nations de la zone euro et même plus largement, bien qu’à des degrés divers, tous les pays riches. Le 7 novembre, François Fillon a présenté un nouveau plan de rigueur, le second en trois mois à cause d’une croissance revue nettement à la baisse (1% au lieu de 1,75%). L’objectif est de garder le triple A dont la France est créditée par les agences de notation. A cette fin, le gouvernement dit vouloir ramener le déficit public à zéro en 2016, ce qui semble tout à fait irréaliste, surtout dans le cadre de la politique actuelle. L’Exécutif dit qu’il «faudra économiser plus de 100 milliards d’euros» dont 7 milliards en 2012 et 11,6 en 2013. Fillon a égrainé des mesures d’austérité pudiquement dénommées «plan d’équilibre des finances publiques» comme si les gouvernements qui se sont succédé depuis trente ans étaient capables de résorber des déficits et une dette qu’ils n’ont eu de cesse de creuser. Au reste, le Premier ministre qui avait déjà déclaré récemment que «la France était au bord de la faillite» a répété lundi que «le mot de faillite n’est plus un mot abstrait». Mais si nous sommes en faillite, à qui la faute sinon à toutes les équipes gouvernementales, à tous les partis et à tous les politiciens qui ont alterné aux responsabilités et qui, toute honte bue, malgré leur gestion désastreuse des finances publiques, osent encore donner des leçons à la terre entière et se présenter aux suffrages d’électeurs… qui, et c’est le plus stupéfiant, les réélisent à chaque fois!

 

Le plan du gouvernement qui devra, nous dit-on, être effectif dans les trois mois à venir et représenter 7 milliards d’euros d’économies dès 2012 et 17,4 milliards sur la période 2012-2016 (mais encore faut-il pour qu’il soit appliqué jusque-là que Sarkozy soit réélu dans six mois, ce qui n’est pas évident) repose essentiellement sur l’augmentation des prélèvements obligatoires. C’est en effet la seule chose que savent faire les politiciens, de droite comme de gauche. Alors qu’il faudrait réduire drastiquement le train de vie de l’Etat, supprimer les subventions à toute une foultitude d’associations au mieux inutiles, au pire nocives, les pouvoirs publics ne trouvent rien de mieux à faire que d’augmenter la TVA qui passera de 5,5% à 7% sur tous les produits, sauf ceux dits de première nécessité. Dès janvier 2012, le prix des livres, des restaurants, des titres de transports et des travaux dans les logements augmentera. Par ailleurs, l’impôt sur le revenu et l’ISF, contrairement aux promesses de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle en 2007, vont encore croître. Le locataire de Matignon a en effet indiqué que le gouvernement allait «geler pour les deux prochaines années le barème de l’impôt sur le revenu, de l’ISF et des donations et successions par rapport à l’année dernière». Ces barèmes n’étant plus indexés sur l’inflation, les personnes dont le salaire a augmenté, même modestement, en 2011, risquent de changer de tranche et donc de payer davantage. De la même manière, l’impôt sur les sociétés sera augmenté de 5% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 250 millions d’euros par an. Quant aux niches fiscales, notamment le prêt à taux zéro pour le logement, elles sont encore rognées.

 

C’est une grave erreur d’augmenter les impôts pour réduire les déficits car l’accroissement des prélèvements réduit le pouvoir d’achat et donc la consommation et cela freine la croissance. C’est une spirale infernale dont il faudrait sortir en faisant des coupes sombres dans la politique d’immigration, en supprimant immédiatement l’Aide médicale d’Etat (c’est-à-dire la scandaleuse gratuité des soins pour les immigrés clandestins!), en réservant les prestations sociales et les allocations familiales aux Français, en supprimant les aides aux associations, en réduisant dans les secteurs où cela est possible le nombre de fonctionnaires et surtout en s’attachant à recouvrer notre indépendance économique et monétaire, ce qui nous donnerait davantage de marges de manœuvre. Il faudrait aussi que les élus montrent l’exemple et se serrent la ceinture en réduisant fortement leur salaire et les frais de fonctionnement des différentes collectivités, tant au niveau local que national (frais de bouche, cocktails, voyages, personnel pléthorique…). Vu l’utilité de nos politiciens, le nombre des élus devrait également être fortement diminué, ce qui ferait autant d’économies. A cet égard l’annonce par Fillon du gel du salaire des ministres (11000 euros) et du président de la République (19 500 euros) est une aimable plaisanterie. Si le gouvernement avait diminué par deux ces traitements exorbitants, on aurait peut-être pu commencer à le prendre (un peu) au sérieux. On en est loin. La rigueur et l’austérité, c’est bon pour les autres!

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans Articles de J. B.
commenter cet article

commentaires

Sylvie 08/11/2011 18:50



Il faudrait revenir à la validation des commentaires... Manquerait plus qu'on soit infesté par les militants du PS.


Anonymous, nul besoin de créer une usine à gaz coûteuse pour assurer des urgences.


550 millions d'euros par an, on ne me fera pas croire que c'est le prix pour faire accoucher 10 bonnes femmes et pour soigner 3 tuberculeux...


L'AME permet non seulement des abus et des fraudes gigantesques mais se révèle être totalement incompatible avec une politique de retour au pays. Pourquoi les clandestins soignés gratuitement en
France (quand les contribuables payent leurs cotisations et leurs soins) retourneraient dans leur pays ?


Cette politique immigrationniste a permis d'institutionnaliser la clandestinité. C'est devenu un statut considéré comme étant légal avec des droits sociaux et tout le bazar.


 



Anonymous 08/11/2011 18:09


L'AME permet aux immigrés de pas crever comme des chiens d'une tuberculose ou autre quand des traitements existent, accoucher à l'hôpital, c'est inhumain de laisser les gens sans soins, clandestins
ou non...