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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 18:52

 

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PRESIDENCE DE L'UMP:

SARKOZY LE GRAND GAGNANT

 

 

Les élections rendent fou. Le spectacle lamentable offert par l’UMP ces derniers jours le montre de manière presque caricaturale. Accusations réciproques de triches, de fraudes, de magouilles, de bourrages d’urnes, de passages en force, mise en cause de procurations en blanc, d’électeurs fantômes, tout y passe. Ce scénario catastrophe n’est pas l’apanage de la droite parlementaire. Il y a quatre ans quasiment jour pour jour nous avions vécu un psychodrame semblable au Parti socialiste, alors dans l’opposition, lors du congrès de Reims entre les deux finalistes, Martine Aubry, qui l’emporta d’un cheveu et Ségolène Royal. Les deux camps s’accusèrent mutuellement de triches, les uns dans les Bouches-du-Rhône acquises à l’ex-concubine de François Hollande, les autres dans le Nord, fief de la fille Delors. Trop d’élections tuent l’élection. Quasiment chaque fois désormais que se tient un scrutin quelque part dans le monde, le perdant en conteste les résultats. On se souvient encore de la longue et dispendieuse bataille juridique entre le camp Bush fils et le camp Al Gore en novembre et décembre 2000 tant les résultats étaient serrés entre les deux prétendants à la succession de Bill Clinton. Au moment même où nous commémorons le soixantième anniversaire de la disparition de Charles Maurras, le 16novembre 1952, auquel Michel Fromentoux a rendu un hommage appuyé dans notre dernier numéro, rappelons-nous sans cesse les propos catégoriques du maître de Martigues : « la démocratie, c’est le mal, la démocratie, c’est la mort ». Rien de bon ne peut en effet en sortir. Elle corrompt les meilleurs comme on l’a vu même au Front national où l’électoralisme a fait renoncer à des éléments doctrinaux et programmatiques essentiels et où la bataille de succession offrit un spectacle bien peu édifiant. 

 

L’UMP est très temporairement affaiblie par cette élection étriquée du secrétaire général sortant Jean-François Copé mais l’on aurait grand tort de l’enterrer. Pas plus qu’il n’est mort du crime du sang contaminé ni de tous les scandales nauséabonds de l’ère Mitterrand, le Parti socialiste n’a pâti durablement de l’image désastreuse du congrès de Reims en novembre 2008. C’est si vrai qu’il gagna haut la main les élections intermédiaires (régionales et cantonales) de 2010, le Sénat à l’automne 2011 et la présidentielle et les législatives au printemps 2012. A son tour, l’UMP semble a priori disposer de fortes chances de regagner les leviers de pouvoirs, locaux en 2014 et 2015 et nationaux en 2017 en fonction du système de balancier entre la droite et la gauche du système. La force d’inertie des partis est extrêmement puissante. Il y a trop d’intérêts électoraux et financiers en jeu pour que l’on s’aventure dans des scissions. Les rares qui s’y sont essayé ont quasiment toujours échoué. Il est donc peu probable que les fillonnistes quittent l’UMP. 

 

La victoire, fût-elle de 98 voix, de Jean-François Copé (50, 03 %) est intéressante à plus d’un titre. Elle prouve d’abord que celui qui tient l’appareil dispose d’un avantage très important. On l’avait vu au FN avec Marine Le Pen contre Gollnisch. Mais au-delà de ce constat force est de remarquer que la stratégie droitière de Copé, bien conseillé par Patrick Buisson, a séduit un grand nombre de militants de l’UMP. Ses propos sur le racisme anti-Blancs et sur le pain au chocolat subtilisé par un mahométan pendant le Ramadan ont manifestement fait mouche. Copé a fait du Sarkozy tandis que Fillon faisait du Chirac. Il n’est donc pas étonnant que le premier l’ait finalement emporté. Ce n’est pas un hasard si l’ancien maire de Paris n’a jamais dépassé 20% au premier tour de la présidentielle ; tant par tempérament que par conviction radical-socialiste, il n’a jamais été à l’aise sur une ligne populiste et droitière. A la différence de Copé et de Sarkozy qui sont de purs démagogues et qui n’hésitent pas à dire ce que leurs militants et électeurs veulent entendre. En ce sens, la victoire de Copé est plutôt une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen car le héraut d’une « droite décomplexée » est mieux à même que le centriste Fillon d’empêcher les électeurs de voter pour la présidente du Front national. D’autant que dans le débat sur le «mariage homosexuel» il a été plus en pointe que la direction du FN qui croit à tort qu’il ne faut surtout pas s’engager sur les questions dites sociétales de crainte de perdre des appuis et de paraître pour réactionnaires et rétrogrades. […]

 

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

  

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Published by Rivarol blog - dans Articles de J. B.
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commentaires

darsanval 22/11/2012 19:36


Le Vendredi 23 novembre 2012 à 19H30

A l’appel du Cercle franco-hispanique une messe du souvenir en l’honneur de José Antonio Primo de Rivera sera célébrée_en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet Paris 5e métro Maubert Mutualité

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