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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:04

Vincent-Reynouard

 

 

Chères amies, Chers amis,

  

Le 23 novembre 2011, une ordonnance de non-lieu a été rendue en ma faveur par le Vice-Président chargé de l'instruction dans l'affaire où j'étais poursuivi pour "escroquerie", "usage de documents de nature à provoquer une méprise dans l'esprit du public" et "complicité d'escroquerie par fourniture de moyens" (usurpation de fonctions). Je risquais jusqu'à trois ans de prison.

   

A l'origine de cette affaire, des CD-ROM révisionnistes envoyés en septembre 2009 à 120 établissements scolaires français. Les CD-ROM étaient accompagnés d'un courrier à l'entête du Conseil de l'Europe, de la Commission européenne de la Santé et de l'Education nationale. Ce courrier prétendait fournir des informations concernant une maladie plus grave que la grippe H1N1 : la maladie de "Fauridel-Zunsson" qui attaquait la mémoire des victimes du virus. Il soulignait que le CD-ROM donnait les renseignements utiles pour se protéger de la maladie, donc qu'il fallait le mettre dans les bibliothèques ou centres de documentation. Le CD-ROM était en réalité le catalogue diffusé par Vincent Reynouard et son équipe. On y trouvait des textes intégraux de brochures ainsi que des exemplaires de la revue Sans Concession et une liste d'ouvrages à commander.

   

L'affaire avait été jugée tellement sérieuse que le Ministère de la Justice lui-même désigna le Parquet d'Amiens pour engager des poursuites. Le 19 novembre 2009, celui-ci saisit le Bureau de la Lutte Antiterroriste de la Gendarmerie nationale ainsi que la Section de Recherche d'Amiens afin d'identifier le ou les individus à l'origine de ces envois. Alors que j'étais incarcéré à la maison d'arrêt de Valenciennes après avoir été condamné pour une autre affaire (l'envoi de la fameuse brochure de seize pages), je fus une première fois interrogé par deux inspecteurs. A l'époque, l'envoi des CD-ROM n'était pas qualifié d'escroquerie, mais de violation de la loi Gayssot. Mais il se révéla rapidement que des poursuites pour ce chef d'inculpation étaient impossibles (délai de prescription dépassé). Voilà pourquoi, quelques semaines plus tard, ces deux inspecteurs revinrent m'interroger dans le cadre de la même affaire, mais cette fois, pour "escroquerie", "usage de documents de nature à provoquer une méprise dans l'esprit du public" et "complicité d'escroquerie par fourniture de moyens" (usurpation de fonctions). Les interrogatoires se déroulèrent sur deux jours et furent très serrés. Peu auparavant, mon ordinateur, que j'avais confié à mon fils aîné, avait été saisi dans l'école où il se trouvait. Sept policiers et inspecteurs avaient investi l'école pour se faire remettre l'objet. Ayant expliqué mon innocence dans cette affaire (le coup avait été fait par un activiste révisionniste), quelques jours avant ma sortie de prison, je fus présenté à un Juge d'instruction qui me placa sous contrôle judiciaire. C'était le 30 mars 2011. L'enquête continuait donc. Contraint de ne pas quitter le territoire national, de pointer à la gendarmerie chaque semaine et de ne pas donner de cours particuliers à des enfants mineurs, j'élisais domicile chez ma mère. Je ne fus plus jamais convoqué dans le cadre de cette affaire. En octobre 2011, un courrier du Juge d'instruction m'informa que l'enquête était close. En l'absence d'autres nouvelles, je continuais à pointer chaque semaine à la gendarmerie. Il fallut attendre septembre 2012 pour être informé que le Procureur d'Amiens réclamait un non-lieu en ma faveur. Le 23 novembre 2012, le Juge d'instruction suivit le Procureur et rendit une ordonnance de non-lieu. Motif invoqué : "Il ne résulte pas de l'information [enquête] charges suffisantes contre Reynouard Vincent."

   

Cette ordonnance me fit découvrir que je n'étais plus sous contrôle judicaire depuis le 28 juillet 2011, soit trois mois et demi après ma sortie de prison. Mais personne n'en avait été informé, ni l'intéressé, ni les gendarmes qui me voyaient toutes les semaines. J'ai donc pointé pendant plus de 60 semaines sans sortir du territoire et sans donner de cours particuliers, ce qui m'a beaucoup handicapé, alors que j'aurais dû être "libre". Un vrai gâchis !

   

Mon avocat m'a montré le dossier que j'ai soigneusement examiné : ce dernier mesure près d'un mètre de haut. Les enquêteurs avaient même créé un dossier afin de suivre "l'évolution du phénomène" au fur et à mesure qu'ils apprenaient que des lycées de telle ou telle région avaient reçu l'envoi délictueux. On y voyait des cartes avec des régions grisées (les régions touchées par ce phénomène) : on aurait dit qu'une grave épidémie menaçait la France ! Mais il est vrai que pour les menteurs, le révisionnisme est une épidémie terrifiante...

   

Malgré ce non-lieu, je ne suis pas pour autant sorti des griffes de la Justice. Deux procès m'attendent encore : celui que m'intente le Ministère public pour un article dans Rivarol["contestation de crime contre l'humanité" (loi Gayssot)], et celui que m'intente Charlie-Hebdo etLaurent Sourisseau pour "recel de droits d'auteur" (loi Gayssot cachée). Dans chaque affaire, je risque un an de prison.

   

Vincent Reynouard 

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Published by Rivarol blog - dans Actualités
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commentaires

gargamel 14/12/2012 09:18


Moralité nous connaissons désormais les préférences de la "magistrature" :  Il est préférable d'assassiner à de multiples reprises , de violer , de voler avec arme en bande organisée ,
trafic de stup et blanchiment d'argent avec des petits comptes en Suisse etc etc....les auteurs risquent moins et dans le pire des cas 24 h de GAV rien de plus.Par contre si vous êtes mal pensant
là....les démocrasseux maçonniques au service du"lobby" ne maitrisent pas la greffe de neuronnes heureusement nous pouvons continuer à penser en secret et entre nous.

Aryana 13/12/2012 17:58


Quelqu'un a donc sciemment fait tout un montage spécifique pour importuner Reynouard ,quitte à l'envoyer en prison ;l'empecher d'agir librement , le restreindre dans ces droits en sachant que
l'Ajustice s'empresserai de harceller Reynouard un max de temps .


 


Il devrait porter plainte contre X qui a organisé cette vaste duperie dans l'intention de nuire ,et contre l'Ajustice qui a fait semblant d'oublier que Reynouard n'avait pas à pointer durant 60
semaines après la fin des poursuites .


Il y a complicité entre les agissements des uns et des autres contre Reynouard dans cette histoire ,et on sait pertinemment quel lobby tient tant à interdire les libertés de paroles en France et
donc qui sait aussi orchestré toute la masquerade pour précisemment tromper les gens et tromper la bienveillante et accommodante ajustice envers le-dit lobby .


 


N'y a-il do,nc aucun moyen pour les citoyens de savoir eux-memes quand une affaire judiciaire est close et donc savoir qu'il n'y a aucune raison légitime de pointer indument chez les flics chaque
semaine sans raison ?


 


Curieux mais il probable que ce genre d'"oubli" est du racisme anti-blancs , car il est improbable que des muzzs et juifs soient eux "oubliés "quand il s'agit de les laisser en paix !

Theofrede 13/12/2012 14:23


je n'ai rien compris au début de cette histoire

Rivarol blog 13/12/2012 19:57



Un plaisantin a envoyé ce qui ressemblait à une circulaire officielle accompagnée de CD à divers lycées de France. Cette circulaire exigeait que le CD soit mis à disposition des élèves afin de
les mettre en garde contre la maladie "Fauridel Zunsson" (de Faurisson et Zundel) qui attaquerait la mémoire. En fait le CD contenait le catalogue des publications de Vincent Reynouard.


Reynouard, auteur présumé de ce canular, était poursuivi pour faux et usage de faux, puisque le rédacteur de la circulaire avait utilisé le logo de l'Education nationale et s'était probablement
iventé des fonctions officielles pour duper les chefs d'établissement.


Mais bien évidemment c'est en vertu des lois mémorielles que Reynouard était poursuivi.


 


Il faut vraiment être crétin pour avoir cru à un canular pareil; cela ne nous rassure pas quant au niveau intellectuel des proviseurs. Car Reynouard nous a dit que le canular avait fonctionné
dans certains établissements...