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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 15:08

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Déconfiture de l’Europole? Vive la faillite!

 

Par Léon Camus.

 

 

 

Tout cela va s’achever en eau de boudin! La Grèce est déjà en faillite. Car qui va lui prêter les 8milliards d’€ dont elle a un pressant besoin? Quant à l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, le Portugal, ils sont eux aussi au bord d’un gouffre dont la France elle-même s’approche à grands pas. D’ailleurs, en ce qui concerne le collapsus grec, on en est maintenant à débattre du pourcentage des pertes que subiront ses créanciers. Ceux-ci trop sûrs qu’ils étaient de se goinfrer à bon compte, se retrouvent à présent gros Jean comme devant et pleurent misère… Cela pour avoir largement encouragé la Grèce à persévérer dans la démagogie de l’argent facile, corollaire de la démocratie clientéliste. Celle qui achète les suffrages à coup de niches sociales, d’avantages acquis et d’encouragement au droit à la paresse(1)… faillite des États dont la devise est «aujourd’hui l’on rase gratis»!

 

L’EURO, IDOLE ET COLONNE DU TEMPLE EUROPÉISTE

 

En débat donc la possibilité d’un défaut de paiement partiel de la Grèce, au mieux de 30%. Ce qui serait un moindre mal compte tenu de l’obstination forcenée des eurolâtres à maintenir la Grèce dans l’euro, obstination qui creuse chaque jour davantage l’abîme de la dette hellénique. Pourtant si Athènes quittait le triste Eden de l’Euroland et revenait à la Drachme, les Grecs détiendraient alors cet outil inestimable de réajustement qu’est la capacité de dévaluer. Mais ce serait trop simple. Non, il faut coûte que coûte maintenir l’intégrité de la zone euro et refuser d’en exclure la Grèce… parce que— selon la vulgate des eurocrates têtus et obtus peuplant les cabinets gouvernementaux— c’est sur l’euro que repose la fiction de l’Europe bruxelloise.

 

Les idéologies ont la vie dure, périssent les peuples pour qu’elles perdurent! Reste que seulement seize pays sur vingt-sept sont membres de l’Euroland. Il ne viendrait par conséquent à l’idée de personne de dire que l’Europe, avec ou sans l’euro, n’existe pas. Alors pourquoi une telle persévérance dans l’aberration? Eh bien parce que l’euro avons-nous déjà dit à de multiples reprises, est beaucoup plus qu’une monnaie, elle est aussi et d’abord un outil politique utile à enchaîner les nations les unes aux autres, à les fondre dans le creuset fédéraliste et à réaliser l’utopie meurtrière— car toutes les utopies sont meurtrières!— d’une Union européenne, vaste société anonyme à irresponsabilité illimitée, ventre mou d’un monde occidental en pleine déliquescence… Exception faite peut-être d’une Allemagne travailleuse mais vieillissante, qui pour l’heure tire assez bien son épingle du jeu! Un Occident en déliquescence rapide eu égard à sa désindustrialisation catastrophique (l’industrie financière ne pouvant se substituer à l’industrie tout court car ce que l’on ne produit pas chez soi, on l’achète au dehors et là, les déficits se creusent vertigineusement(2). Des déséquilibres croissant exponentiellement que ne viendront certainement pas sauver, effacer ou compenser des expéditions néocoloniales à terme généralement assez peu probantes!

 

La suite ici.

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