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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 14:25

 

http://img195.imageshack.us/img195/4642/intransigeants2.jpg

 

Retour du site catholique d'information Les Intransigeants, après un an et demi d'absence.

 

Lu sur Metapedia:

 

Les Intransigeants est un blog, devenu ensuite un site d'information catholique, créé en janvier 2008 et tenu par des étudiants catholiques traditionalistes jusqu'en mars 2011.

Leur combat est principalement tourné vers la défense du catholicisme, de la Tradition et contre le modernisme et le sionisme. Il prend notamment la défense de Monseigneur Williamson et du révisionniste Vincent Reynouard.

Après avoir été fermé lorsqu'il était hébergé sur la plate-forme américaine Wordpress, puis réouvert et hébergé une courte période en Iran, le blog des Intransigeants s'est transformé en véritable site internet, avant de fermer en mars 2011, suite à de nouveaux problèmes d'hébergement.

Forts d'un lectorat de près de 190 000 lecteurs par mois en octobre 2010, les rédacteurs du webjournal "Les Intransigeants" affirment que de nombreuses plaintes ont déjà été déposées contre eux par des associations ou des particuliers pour des faits d' "antisémitisme", de "révisionnisme" ou encore d' "homophobie" ... 

Le retour du blog des intransigeants est annoncé pour le 11 septembre 2012.

  

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 13:35

 

http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/actualite/s-informer/france/christiane-taubira-le-mariage-pour-tous-repond-a-une-exigence-d-egalite-_ng_-2012-09-10-851585/27375767-10-fre-FR/Christiane-Taubira-Le-mariage-pour-tous-repond-a-une-exigence-d-egalite_article_main.jpg

 

 

Chiffres du chômage en hausse, perte de popularité du président, baisse du prix du carburant annoncée en fanfare mais qui n'aura pas duré, annonce d'une hausse d'impôts de plusieurs milliards, conflits d'intérêts (couple Pulvar-Montebourg), refus de certains élus de se plier à la règle du non cumul des mandats... la gauche fait montre depuis les élections de son incompétence. La présidence "normale" est effectivement d'une banalité affligeante : du bling-bling de Sarkozy, nous sommes passés aux querelles de bonnes femmes; aux affaires ou scandales à l'UMP succèdent d'autres trafics  d'influence.

 

C'est sans doute pour faire oublier qu'il ne peut rien pour le redressement économique de la France, que le gouvernement se lance dans une réforme sociétale, à savoir le mariage gay (ouvrant des droits à l'adoption), annoncé aujourd'hui alors que le projet ne devait être présenté qu'en 2013. C'est Taubira qui, tout sourire, se fait l'ambassadrice du projet dans le journal La Croix.

 

La Croix.  Ouvrir le mariage aux personnes de même sexe change profondément le sens d’une institution qui a traversé les siècles. Pourquoi n’avoir pas plutôt choisi d’étendre les droits des personnes pacsées ?

Christiane Taubira  : Le mariage est en effet une institution ancienne qui occupe une place très particulière dans le code civil. C’est un acte juridique solennel, inventé pour structurer la société, qui codifie plus strictement que d’autres formes d’union (le pacs et le concubinage) les conditions de la vie commune. Réformer le mariage en l’ouvrant aux couples de même sexe fait, il est vrai, débat. Mais, vous savez, les réformes touchant au mariage se sont toujours faites dans un climat passionnel.

En 1884, lorsque le divorce a été introduit, il a provoqué des débats extrêmement violents et intenses : il y avait là déjà une confrontation philosophique et anthropologique évidente entre ceux qui avaient une perception plus religieuse du mariage et ceux qui, sous l’influence de Lumières, en avaient une perception plus laïque. Nous sommes donc bien conscients de toutes les dimensions philosophiques et anthropologiques entourant le mariage. Mais nous estimons qu’elles ne peuvent venir percuter l’exigence d’égalité. C’est à cela, à cette exigence d’égalité, que nous satisfaisons avec ce projet de loi.

Autoriserez-vous les maires qui le souhaiteront à ne pas célébrer de mariages entre homosexuels ?

C. T.  : Non. Les maires sont des officiers publics qui représentent l’État lorsqu’ils célèbrent un mariage, c’est une mission dont ils sont très fiers. Nous sommes dans un état de droit, le code civil va être modifié, il s’impose à tous, y compris aux maires. Il ne sera pas inscrit dans la loi qu’ils puissent se soustraire au code civil.

En même temps, je travaille actuellement avec ces élus, notamment l’Association des maires de France. Nous allons systématiser ces contacts, afin que les maires soient étroitement associés au travail de réflexion et d’élaboration du projet de loi. D’une façon générale, nous allons consulter – nous avons d’ailleurs déjà commencé – de nombreux acteurs de la société : des personnalités, des associations favorables et d’autres hostiles au mariage pour tous, des institutions, des représentants des cultes, etc. Je peux vous dire que ces auditions sont conduites dans un esprit de grande franchise et de grande écoute.

Qu’envisagez-vous en matière de parentalité et de reconnaissance de filiation ?

C. T.  : Le projet de loi va étendre aux personnes de même sexe les dispositions actuelles du mariage, de la filiation et de la parenté. Nous ouvrirons donc l’adoption aux couples homosexuels et ce, dans un cadre identique à celui actuellement en vigueur. Ils pourront, comme les autres, adopter de façon individuelle ou conjointe (de façon simple ou plénière).

Ainsi, les personnes homosexuelles désireuses de devenir « parent » de l’enfant biologique de leur conjoint pourront accéder à la procédure d’adoption dans les mêmes conditions que les hétérosexuels. Le projet de loi ne prévoit pas d’équivalent à la « présomption de paternité », qui existe aujourd’hui au sein des couples mariés. Voilà ce que prévoit notre texte, ce qui ne préjuge pas de ce que les parlementaires décideront.

Une telle réforme ne fera-t-elle pas primer le « droit à l’enfant » sur le « droit de l’enfant » ?

C. T.  : Le droit à l’enfant n’existe pas dans sa conception absolue, c’est une fiction ! À l’heure actuelle, la procédure d’adoption est sérieuse, elle sera appliquée de la même façon pour les couples de même sexe. Je rappelle que pour adopter un enfant, les conditions sont strictes, justement pour protéger ses droits : il faut tout d’abord obtenir un agrément, délivré par le conseil général qui mène une enquête. Une fois que cet agrément est accordé, le juge intervient pour autoriser ou pas l’adoption.

Mais jusqu’ici, deux mères ou deux pères ne pouvaient pas adopter ensemble… Donne-t-on les mêmes chances à l’enfant dans ce cadre qu’au sein d’un couple formé par un père et une mère ?

C. T.  : C’est bien sûr un sujet sérieux et le gouvernement ne sous-estime pas ce qui est en jeu. Il assume la position qu’il prend. Les choses ne sont pas binaires. Qui peut dire qu’un couple hétérosexuel élèvera mieux un enfant qu’un couple homosexuel, qu’il garantira mieux les conditions de son épanouissement ? Ce qui est certain, c’est que l’intérêt de l’enfant est une préoccupation majeure du gouvernement.

Envisagez-vous d’ouvrir l’aide médicale à la procréation (AMP) aux couples de femmes dans ce cadre de ce texte ? Si oui, ne craignez-vous pas que des couples d’hommes réclament, de leur côté, la légalisation des mères porteuses ?

C. T.  : Notre projet de loi ne prévoit pas d’élargir l’accès à la procréation médicalement assistée. Je vois bien, dans le cadre des consultations que nous menons avec l’ensemble de la société civile, que cette question revient souvent. Certains y sont hostiles et d’autres favorables, mais notre projet de loi est très clair : l’accès à la PMA ne rentre pas dans son périmètre. Quant à la gestation pour autrui, elle ne sera pas légalisée. Le président de la République a toujours été très clair sur ce sujet lors de la campagne.

 

RECUEILLI PAR MARIE BOËTON et MARINE LAMOUREUX
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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:23

 

Dans une tribune parue dans le Nouvel Observateur du jeudi 6 septembre, Le Clézio, prix Nobel de littérature, dénonce le pamphlet de Richard Millet, intitulé Eloge littéraire d'Anders Breivik. Sans citer une seule ligne de cette éloge provocateur, sans commenter le contenu d'une oeuvre qu'il n'a sans doute pas lue, Le Clézio se contente de la qualifier de "lugubre élucubration" tout en soulignant que le péché originel de Millet est de rejeter le "multiculturalisme", qu'il ne voit pas, lui, comme la disparition d'une culture au profit d'autres plus exotiques. Son autorité de prix Nobel ne lui suffit pas, Le Clézio s'érige en autorité morale, apôtre du vivre ensemble («nous vivons dans un monde de rencontres, de mélanges et de remises en causes»). Mais l'indignation de Le Clézio n'est peut-être que l'expression d'un orgueuil blessé : l'auteur porté aux nues n'est pas du goût du Millet, qui le fait savoir (son style est aussi bête, selon lui, que sa représentation du monde est naïve).

 

Millet avait déjà fait scandale en osant dire sur un plateau de télévision (dans l'émission Ce soir ou jamais) qu'il se sentait étranger dans son propre pays lorsqu'il prenait le RER à Châtelet-Les Halles à six heures du soir (voir ci-dessous).

 



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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:22


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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:19

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:47

http://a1.s6img.com/cdn/box_005/post_15/610952_11639547_b.jpg

 

 

Par Hannibal.

 

 

Le premier, et le seul, argument produit par François Hollande afin de convaincre les Français de voter pour lui (mis à part des promesses farfelues, que l’on viole toujours), fut que sa présidence serait normale. Au bout de quatre mois nous pouvons donc dire maintenant ce qu’est un président normal. C’est un sujet si vaste qu’il me faudra deux chroniques pour l’exposer. Il y a en effet d’une part le personnage lui-même, et la façon dont il se sert des institutions pour mener sa barque, qui fera l’objet de la prochaine, et puis son idéologie, que nous allons examiner tout de suite.

 

François Hollande est le produit, sinon le prototype, d’un nouvel âge politique. Il est l’incarnation de la nouvelle morale mondialiste. Cela se voit à ses ennemis, si l’on croit avec Carl Schmitt qu’un politique se caractérise par les ennemis qu’il se choisit. Ses ennemis ne sont pas, à la mode ancienne, un peuple, une armée, ni même à proprement parler une classe. Ses ennemis sont tout simplement le mal, les tenants du mal. Ce sont les racistes, les fascistes, les machistes, etc., tous ceux qui nient l’idéologie post-moderne du bien et en transgressent les arrêts.

 

Les Grecs du cinquième siècle, ceux du miracle grec, nommaient barbares les peuples qui ne parlaient pas grec, mais, si chacun croyait à la supériorité de sa cité, nul n’attachait au mot barbare un mépris uniforme. Hérodote consacra ses histoires aux Perses et Egyptiens, Thémistocle, vainqueur d’Artaxerxés premier à Salamine, se réfugia chez lui après qu’Athènes l’eut banni et accepta de gouverner pour lui les villes grecques d’Asie mineure. Six siècles plus tard, les Grecs intégrés à Rome et adonnés au néo pythagorisme commun aux débuts du principat avaient fini par considérer les Barbares comme des inférieurs, des êtres tarés moralement, face auxquels l’empire figurait le bien. On le voit dans la vie d’Artaxerxés II (le petit-fils de l’autre) qu’a rédigée Plutarque : il y peint des intrigues, des supplices, des mensonges, un monde cruel, mené par ses passions, arbitraire et fourbe, justifiant ainsi, à son époque, les entreprises menées par le vertueux Trajan contre les Parthes descendant des Perses. La liberté, la vérité, le droit combattent le désordre et le mal.

 

Nous n’avons pas beaucoup changé. François Hollande a été décrété « leader of the free monde » par le Wall Street Journal depuis qu’il a promis de reconnaître un futur gouvernement rebelle syrien, se plaçant ainsi au premier rang des bellicistes de l’axe du Bien. Bernard Kouchner avait lancé le droit d’ingérence, Georges W. Bush inventé les États voyous, Barack Obama et ses supplétifs appliquent la politique, ou plutôt la morale juridique internationale, ainsi définie. Nous l’avons vu en Tunisie, surtout en Libye, nous sommes en train de le voir en Syrie. Tout avait commencé en Irak. La guerre du Golfe fut justifiée sinon causée par le devoir de châtier un monstre qui piétinait des couveuses ici et utilisait là des armes chimiques. Puis la chute de Saddam fut décidée, Tony Blair dixit, après que se fut évanouie la fable des armes de destruction massive, pour introduire la démocratie en Irak. Je vous envahis pour vous libérer. On connaît l’antienne yankee : la dictature, c’est les autres. La démocratie est une formidable machine à conquérir le monde. Elle envoie partout où elle le peut Libérator, son Golem aux mains de fer dans leurs gants de guimauve. 

 

Pourquoi pas, au fond ? C’est une ruse comme une autre et les empires n’en sont pas avares. Mais ma crainte est double. D’abord, que ce golem ne devienne fou, et que la démesure qui caractérise le désir de puissance des Etats-Unis ne les perde, et nous perde avec eux, dans une catastrophe générale. Ensuite, même si cette sombre hypothèse ne se vérifie pas, que cela ne nous rende idiots. Que l’incessant massage des media et des partis ne finisse par ramollir les cerveaux et les cœurs. Telle est la normalité idéologique moderne. Ce qu’il y a de pire dans BHL, c’est qu’il semble sincère. Ce qui effraye chez François Hollande, c’est qu’il croit ce qu’il dit. Ce qui me navre, chez cet effroyable ignare sectaire de Peillon, c’est qu’il va vraiment nous mettre des cours de morale laïque, franc-maçonne et néo-pythagoricienne à l’école. Le bien dont ils se tartinent pour aller pilonner ceux qui ne leur plaisent pas, ils y croient vraiment, ils croient vraiment l’incarner et le défendre. Ce n’est pas seulement un instrument de propagande de guerre, c’est une certitude superstitieuse, une auto-intoxication totalitaire.

 

Regardez notre François, ses billes de loto sous ses lunettes qui lancent l’éclair : c’est ce bien commun qui lui permet d’aller boire une mousse la conscience tranquille avec Merkel et Rajoy après un sommet où ils ont pourtant étalé un libéralisme blessant. Les valeurs, voilà qui rassemble tout ce beau monde dans un même cocon de normalitude malgré les divergences dont ils construisent leurs carrières respectives. Les valeurs, voilà ce qui tétanise le public européen, plus ou moins longtemps et plus ou moins profondément, selon qu’il est plus ou moins gogo, bobo ou populo. Les valeurs, avec leur système pavlovien qu’on oriente tantôt contre l’islam, tantôt contre Le Pen, tantôt contre Poutine. […]

 

 

 

Pour lire la suite, ABONNEZ-VOUS ou téléchargez le numéro depuis le site boutique de RIVAROL.

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:42

 

 

RIVAROL a fait sa rentrée! Le premier numéro de septembre, en kiosque vendredi, peut être téléchargé sur le site du journal, et les extraits habituels sont d'ores et déjà disponibles. Ci-dessous l'édito:

      

 

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/3059.jpg

 

La France qui tombe

 

 

La rentrée s’accompagne toujours de son lot de mauvaises nouvelles. Cette année ne fait pas exception puisque tous les chiffres montrent que notre pays va de plus en plus mal. De l’aveu du ministre du Travail lui-même, le cap des trois millions de chômeurs officiels a été franchi au mois d’août. Et encore ce chiffre, déjà très inquiétant, est très loin de rendre compte de la réalité économique et sociale de la France. En effet Michel Sapin fait référence au nombre de demandeurs d’emplois inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans activité. Or cet indicateur ne tient pas compte des habitants des départements d’outre mer : en les comptabilisant, on arrivait en effet fin juillet à 3,232 millions. Le seuil de trois millions a donc déjà été dépassé depuis longtemps. Par ailleurs, si l’on ajoute les demandeurs d’emplois ayant une activité réduite (catégories B et C), le total atteignait, fin juillet, 4,733 millions. 

 

Ce seuil symbolique des trois millions est aussi significatif que l’avait été le passage du cap du million en 1977 et des deux millions en 1982. La première fois que la barre symbolique des 3 millions de chômeurs a été franchie en France, c’était il y a 20ans, au cours du premier trimestre 1993. La gauche était déjà au pouvoir. François Mitterrand était président de la République, Pierre Bérégovoy Premier ministre et Martine Aubry au ministère du Travail. Ces mauvais résultats ont d’ailleurs nui aux socialistes, balayés par la droite parlementaire aux élections législatives de mars. Cette fois encore la cote de popularité du chef de l’Etat s’en ressent avec une forte augmentation des mécontents bien qu’il ait été élu il y a seulement quatre mois. Il faut dire aussi que les bisbilles au sein de la majorité, du Parti socialiste et du gouvernement sont du plus mauvais effet. 

  

Face à l’urgence actuelle, François Hollande a consacré le premier conseil des ministres de la rentrée, le 29août, à « la bataille pour l’emploi », considérée comme « l’enjeu numéro un du quinquennat », des expressions ronflantes que l’on entend depuis de nombreuses années et qui n’ont jamais rien changé. Le ministre du Travail a présenté sa première mesure phare, les «emplois d’avenir» pour les jeunes non qualifiés, visant 150000 contrats en 2014, dont 100000 dès 2013. Après ce projet suivront en 2013 les «contrats de génération», qui, nous promet-on, vont « permettre à des jeunes de rentrer dans l’emploi en CDI et permettre à des plus âgés de rester dans l’entreprise ». Or il s’agit là de fausses bonnes idées car ces emplois payés par l’argent du contribuable et réservés en priorité aux jeunes des banlieues allogènes au nom de la sacro-sainte discrimination positive vont obligatoirement alourdir les impôts et donc à terme accroître encore le chômage dans une spirale infernale. D’ailleurs, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) prévoit d’ores et déjà 200000 chômeurs de plus l’an prochain. Car l’activité n’est pas suffisante pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail — 800.000 jeunes par an — et redonner un emploi aux chômeurs : d’après les experts, pour que le chômage baisse, il faudrait une croissance annuelle de 1,5 % du PIB. Or le gouvernement prévoit une croissance de 0,3 % en 2012 et s’apprête à abaisser celle de 2013, à moins de 1 %. Sur le front de l’emploi, le pire reste encore à venir… 

 

Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, la France recule fortement en terme de compétitivité. Elle ne fait plus partie de la liste des vingt pays les plus compétitifs établie chaque année par le World Economic Forum (WEF). Elle est tombée à la 21e place cette année, alors que notre pays était encore en 18e position l’année dernière et en 15e place en 2010. Thierry Geiger, économiste au WEF, a indiqué à l’AFP que cette tendance était inquiétante, car elle reflétait une baisse de l’efficacité des gouvernements français ces dernières années, ainsi qu’une détérioration de l’environnement économique et notamment du marché du travail. C’est la Suisse qui remporte pour la quatrième année d’affilée le titre de pays le plus compétitif au monde. Or la Confédération helvétique ne fait partie ni de la zone euro, ni de l’Union européenne. Preuve que, contrairement à ce que les européo-mondialistes nous serinent, l’Union européenne et l’euro (dont la crise ne s’est nullement calmée, bien au contraire) ne sont pas une chance pour nos nations d’Europe mais une véritable catastrophe. Il faut s’en souvenir en ce vingtième anniversaire du funeste traité de Maastricht que le peuple français vota à une très faible majorité, apitoyé par la médiatisation du cancer de la prostate du président Mitterrand dont on apprit plus tard qu’il en souffrait en réalité depuis 1981 !

 

Quand tout va mal et qu’il n’y a pas d’espoir de redressement les politiques ne voient généralement d’issue que dans une guerre. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui n’a jamais été gêné par les bombes au phosphore qu’Israël déversait sur les Palestiniens a ainsi menacé ces derniers jours la Syrie des pires représailles si ce pays ne se plie pas au remodelage politique de la région décidé par les Etats-Unis. Une bonne guerre, comme celle du Golfe pour Mitterrand en 1991, voilà de quoi faire remonter, au moins temporairement, la popularité de l’exécutif ! Sauf que l’on ne sait jamais à quelles extrémités un conflit armé peut conduire et jusqu’où il peut s’étendre.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 00:58

 

http://www.dailydesktop.eu/data/media/49/Village%20of%20Les%20Baux,%20France.jpg

 

Chers amis rivaroliens,

 

Le blog, qui fonctionnait déjà au ralenti en juillet, s'accorde comme le journal une pause estivale pour le mois d'août. Nous ne publierons pas d'articles mais vous pourrez continuer de poster des commentaires.

 

Bonnes vacances à tous !

  

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 00:55


Riv20p2012.jpg

 

Ne manquez pas ce numéro spécial, le dernier avant la coupure estivale.

Prochain numéro le vendredi 7 septembre.

 

Dans ce 20 pages,

vous pouvez d'ores et déjà découvrir

- l'édito;

- le billet hebdomadaire;

- et le courrier des lecteurs.

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 00:47

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/81/Le_Bébête_show_0000.jpg/800px-Le_Bébête_show_0000.jpg

Le Bébête show

 

 

Le crépuscule des démocraties

 

« Commence le monde que nous avons nommé, que nous ne cesserons pas de nommer le monde moderne. Le monde de ceux qui ne croient à rien, pas même à l’athéisme, qui ne se dévouent, qui ne se sacrifient à rien. Le monde de ceux qui n’ont pas de mystique. » Charles Péguy (1873-1914), Notre jeunesse (1910).

 

« Otez le surnaturel ; il ne reste plus que ce qui n’est pas naturel. »

Gilbert Keith Chesterton (1874-1936), L’Homme éternel (1925).

 

Jamais la démocratie libérale n’a été en apparence si triomphante. Tous les pays, tous les continents ont adopté peu ou prou, avec plus ou moins d’enthousiasme, le modèle occidental reposant sur le pluralisme des partis politiques, le suffrage universel et des élections à intervalles réguliers. Partout un centre droit s’oppose à un centre gauche et l’alternance se fait plus ou moins facilement entre ces deux grands blocs. Les derniers pays qui résistaient encore à ce système ont dû s’aligner de gré ou de force ; ainsi en est-il des pays communistes (à l’exception de Cuba, de la Corée du nord et de la Chine) mais aussi des dernières “dictatures” de droite, le Chili du général Pinochet et l’Argentine du général Videla. Quant à l’Afrique du sud, elle a dû mettre fin à son système d’apartheid si décrié en étendant le droit de vote aux populations noires. La mondialisation des économies, l’uniformisation des modes vestimentaires (le blue jean et les baskets), alimentaires (la restauration rapide type McDonald’s), 1’universalisation des nouvelles technologies (Internet, télévisions par satellites) transforment le monde en un village planétaire et induisent à l’évidence une généralisation du système démocratique. De ce point de vue, que le régime soit une monarchie comme c’est encore le cas dans la moitié des pays d’Europe occidentale ou une république, que la religion dominante soit le christianisme, l’islam ou une autre confession, tout repose désormais, au moins théoriquement, sur le suffrage, sur la compétition électorale entre différentes factions et sur un unique credo : la religion des droits de l’homme, même s’il existe encore des nuances importantes entre l’Orient et l’Occident, le Nord et le Sud. Cette situation de monopole des démocraties est sans précédent dans l’histoire de l’humanité où ont toujours coexisté des régimes aux orientations idéologiques et aux configurations fort dissemblables. Elle constitue incontestablement un appauvrissement considérable.

 

L’ERE DU DESENCHANTEMENT

 

Alors qu’à en croire ses sectateurs, l’avènement de la démocratie universelle devait assurer le bonheur de l’humanité enfin parvenue à un âge adulte, on observe au contraire un peu partout à la surface du globe un certain désenchantement, une indifférence sans cesse grandissante des citoyens, quand il ne s’agit pas d’un dégoût caractérisé, à l’égard des rites de ce système désormais mondial. Ce désintérêt, voire ce désaveu des peuples se manifeste par différents signes concordants. Le niveau de participation électorale ne cesse de baisser dans la plupart des pays occidentaux. Les élections législatives de juin 2012 ont ainsi atteint un nouveau record d’abstention, tant au premier qu’au second tour du scrutin pour une consultation de ce type. Mais c’est le référendum sur la réduction du mandat présidentiel à cinq ans qui a vu en septembre 2000 le plus grand pourcentage d’abstentionnistes (70 %), un record toutes élections confondues depuis l’instauration du suffrage universel en France. Depuis le début de la Ve République, la participation aux différents scrutins a décru de façon constante, même pour l’élection reine du système, la Présidentielle (évolution des chiffres du second tour : 87,33 % en 1974, 85,85 % en 1981, 84,06 % en 1988 et seulement 79,60 % en 1995, 28,40 % en 2002), à l’exception de 2007 où les électeurs, traumatisés par le 21 avril 2002 et la présence de Jean-Marie Le Pen en finale, sont allés massivement dans l’isoloir avant de s’abstenir à nouveau fortement, dès les législatives de juin 2007 !. Ce phénomène n’est pas seulement français. Les pays anglo-saxons, avec leur système de bipartisme, connaissent depuis longtemps une forte abstention, d’environ 50 % pour les scrutins présidentiels. Bill Clinton fut ainsi le président le plus mal élu de toute l’histoire des Etats-Unis ne réunissant sur son nom en1992 que 42 % des suffrages exprimés mais à peine 20 % des inscrits. D’aucuns pensent que l’extension du champ du référendum et la création du référendum d’initiative populaire permettraient aux citoyens de voter à nouveau massivement. Or, l’exemple suisse tend à infirmer cette vision des choses. Les votations populaires qui se pratiquent dans la Confédération helvétique sur les sujets les plus divers et parfois les plus insolites se caractérisent précisément par une très modeste participation du corps électoral, comme si, en définitive, trop de votes tuait le vote.

  

Autre signe tangible de désaffection, l’effondrement des effectifs des partis politiques mais aussi des centrales syndicales qui sont pourtant les deux piliers du système démocratique. Même s’il est impossible de connaître le nombre exact des membres de chaque formation politique, le mensonge sur les chiffres étant général et la pratique des fausses cartes très répandue (les Verts languedociens, le RPR parisien, le PS marseillais et nordiste ont été ainsi mis en cause pour avoir organisé de tels trafics), il est aujourd’hui évident qu’aucun parti français n’est capable d’attirer à lui, ne serait-ce que quelques centaines de milliers d’adhérents. La démobilisation des masses se manifeste également dans la raréfaction des défilés, des manifestations de rues, des cortèges, des réunions publiques qui ne comptent au maximum que quelques milliers de participants. Où est le temps des immenses rassemblements du RPF ou du PCF ?

   

En fait, l’évolution de la société rend beaucoup plus difficile le militantisme politique et même le débat d’idées. Les Français qui disposent presque tous de la télévision la regardent en moyenne trois heures par jour, temps qui est irrémédiablement perdu pour la lecture, la réflexion, la vie intérieure ou l’engagement politique. Par ailleurs, l’extension vertigineuse de la publicité commerciale, la prise en otage de la presse par de grands groupes bancaires ou industriels ont considérablement raréfié le nombre des journaux d’opinion. Avant-guerre, et même jusqu’à la fin des années soixante, il existait un nombre de périodiques balayant tout le spectre politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite. De surcroît les lignes éditoriales étaient fort dissemblables. Or, aujourd’hui, quelles sont les différences réelles entre Le Monde, Libération et L’Humanité ? Peut-on encore parler d’une droite et d’une gauche lorsqu’un Franz-Olivier Giesbert peut passer sans aucune difficulté de la direction de la rédaction du Nouvel Observateur à celle du Figaro, comme ce fut le cas en 1988 ? Par ailleurs, l’affichage politique est soumis à des règles tellement draconiennes qu’il est en voie de disparition au profit des publicités commerciales et notamment des annonces et photographies à caractère pornographique.

 

L’ESTOMPEMENT DES CLIVAGES IDEOLOGIQUES

 

Mais là n’est pas l’essentiel. La dépolitisation des masses s’explique surtout par l’estompement, voire la disparition, des divergences philosophiques, politiques et programmatiques entre la gauche et la droite. Quelle différence y a-t-il en effet entre Hollande et Juppé, entre Fabius et Copé ? La gauche s’étant ralliée dans presque toutes ses composantes à l’économie de marché et au capitalisme mondialisé, la droite s’étant soumise aux oukases moraux et intellectuels de la gauche, la classe politique apparaît de plus en plus comme un tout indifférencié. Il n’est plus de débat d’idées, d’affrontements idéologiques. Rien ne le manifeste davantage que l’évolution de la droite parlementaire ces dernières décennies. En 1986, la plate-forme RPR-UDF de gouvernement comprenait un certain nombre de mesures de bon sens dont le seul énoncé paraîtrait aujourd’hui inimaginable telle la réforme du code de la nationalité selon le droit du sang. De même, avant leur retour aux affaires en 1993, ces deux partis avaient organisé des colloques, des états généraux de l’opposition destinés à se doter d’un programme politique, certes déjà passablement recentré par rapport à celui de 1986. Or, à l’heure actuelle, et malgré une éphèmère droitisation purement verbale de Nicolas Sarkozy cornaqué par l’ancien rédacteur en chef de Minute Patrick Buisson, la droite a été incapable d’énoncer la moindre proposition, de formuler une quelconque ébauche de programme, d’organiser ne serait-ce qu’un colloque ou une convention. Pis, l’on peut être sûr que lorsque la gauche soumettra aux votes des parlementaires l’octroi du droit de vote aux étrangers extra-européens aux élections locales, il se trouvera des députés et des sénateurs de l’opposition pour mêler leurs voix à celle de la majorité. Même chose pour le mariage homosexuel et l’euthanasie. Ce n’est pas nouveau : lorsque l’Assemblée nationale avait autorisé en 2000 à la quasi-unanimité la distribution gratuite de la pilule du lendemain à l’école les sénateurs de droite s’étaient surpassés en veillant à ce que le Norlévo puisse également être à la disposition des adolescentes pendant les vacances scolaires !

   

Au fond, ce qui compte désormais, c’est de se montrer dans des émissions de divertissement à la télévision, de paraître le plus sympathique, le plus drôle, de jouer les modestes, de pratiquer tour à tour l’autodérision et la repentance. Aux Etats-Unis c’est Bill Clinton qui hier se ridiculisait dans un sketch télévisé d’une dizaine de minutes ; en France c’est à celui qui sera invité le premier à une émission de variétés. Ainsi l’on a vu tour à tour Giscard jouer de l’accordéon, Jospin interpréter « Les feuilles mortes», Laguiller chanter Pierre Perret. C’est la guignolisation de la vie politique. Les hommes publiques sont devenus des saltimbanques, des intermittents du spectacle. Puisqu’ils n’ont plus rien à dire ni à proposer, puisque le vrai pouvoir est ailleurs qu’en leurs mains, puisqu’ils sortent des mêmes écoles, ont les mêmes idées ou plutôt la même absence d’idées, puisqu’ils sont soumis aux mêmes forces occultes, aux mêmes lobbies financiers, qu’ils sont les zélés serviteurs de l’Union européenne, de l’Otan, de l’ONU et du mondialisme américano-sioniste, il ne leur reste plus qu’à se grimer, à faire le clown et à chercher à nous amuser, à nous attendrir ou à nous apitoyer.

 

LE TRIOMPHE DU CYNISME

 

Jamais sans doute le cynisme n’a atteint un tel degré. On ne compte plus les promesses non tenues, les revirements incessants (Jacques Chirac fut en la matière un champion toutes catégories, ses retournements de veste étant légion, de l’Europe au quinquennat, de la parité à la réforme de la justice, ce qui ne l’a pas empêché de réussir une magnifique carrière politique et de continuer à caracoler dans les sondages malgré ses casseroles tintinnabulantes). Quant à la corruption sous toutes ses formes, elle est générale. Trafics d’influence, abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, recels, emplois fictifs, blanchiments d’argent, la liste est longue des crimes et des délits commis sans vergogne par nos responsables politiques. Comment les électeurs n’auraient-ils pas un sentiment de nausée devant une telle putréfaction ? D’autant que ce phénomène dépasse de loin les frontières hexagonales. L’Italie avec l’opération Mani Pulite, l’Allemagne avec le financement illégal de la CDU d’Angela Merkel, le Royaume-Uni avec les affaires touchant les travaillistes, les Etats-Unis avec tous les scandales financiers entourant les dernières présidences, ne sont pas non plus épargnés par ces dérives qui affectent l’ensemble du monde politique occidental (mais pas seulement lui : l’Afrique et les pays de l’Est sont mis en coupe réglée par des mafias ne reculant devant rien). Ces agissements témoignent d’une perte du sens de l’honneur, du devoir et en disent long sur l’état de délabrement moral et spirituel de nos « élites » et de nos sociétés. Oh ! certes l’homme étant l’homme, la corruption a existé dans tous les régimes, à toutes les époques, sous toutes les latitudes. Mais jamais sans doute nous n’avons connu à l’échelle de la planète un tel triomphe du cynisme, de l’irresponsabilité, du mensonge et de la malhonnêteté.

   

En tout état de cause, on ne saurait nier que les démocraties connaissent une crise structurelle, comme si elles étaient parvenues au terme de leur cycle historique. Elles ne voient en l’homme qu’un agent économique, un consommateur, un jouisseur. L’Europe anonyme et vassalisée qu’on nous propose avec son marché unique, sa monnaie unique, demain son gouvernement unique, n’a pas de quoi déclencher l’enthousiasme populaire. De surcroît, nos démocraties, prétendument désireuses d’apporter la liberté, s’assimilent de plus en plus à des régimes totalitaires : par l’oppression fiscale qui dépossède les gens du fruit de leur travail, par une Police de la pensée sans cesse plus sourcilleuse qui empêche de s’exprimer librement sur des sujets toujours plus nombreux : la politique d’immigration, l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, la doctrine catholique concernant le nouvel Israël, la question juive, les races, l’homosexualité, etc.

 

L’ABSENCE D’ALTERNATIVE CREDIBLE

 

Pour autant, s’il y a bien une crise profonde et durable des démocraties, il serait hasardeux de parier sur leur prochain effondrement. On ne saurait en effet mésestimer la force colossale du système actuel qui détient tous les pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) mais aussi tous les contre-pouvoirs (syndical et associatif, économique et scientifique, éducatif et médiatique, spirituel et culturel) et qui tire sa force de l’alliance des politiques et des puissances d’argent. D’autre part, si les gens adhèrent de moins en moins activement aux rites de la religion démocratique, il est illusoire de croire qu’ils sont hostiles dans leur grande majorité à son principe. Nous vivons en effet à une époque où le fait d’être républicain et démocrate apparaît comme une évidence tranquille. Et si par miracle des individus échappaient au formidable pouvoir de sidération du mirage démocratique, ils resteraient néanmoins prisonniers du système. Parce qu’il faut bien gagner sa vie et donc faire des concessions, montrer patte blanche. Parce que les gens sont souvent très endettés, parce qu’ils vivent grâce à des aides et des allocations diverses que le régime leur verse comme une pitance. Parce que surtout le matérialisme ambiant annihile toute forme de révolte radicale. Pour aller défier un pouvoir, il faut n’avoir plus rien à perdre. Or, qui peut dire dans la société actuelle qu’il n’a rien à perdre ? Au reste, pourquoi les gens se plaindraient-ils ? On les distrait avec les jeux télévisés qui ne cessent de croître en nombre et en imbécillité ; on leur permet de gagner des sommes astronomiques sans aucun mérite ni effort de leur part. Et puisqu’il faut évacuer l’agressivité inhérente à la nature humaine, par la technique de la diabolisation, on leur jette en pâture à chaque équinoxe un grand méchant loup contre lequel tout est permis, tour à tour Saddam Hussein, Slobodan Milosevic, Jean-Marie Le Pen, Jörg Haider, Kadhafi voire aujourd’hui Vladimir Poutine et surtout les chefs d’Etat syrien et iranien. Ainsi le citoyen se satisfait de son sort, se félicitant de ne pas devoir subir le joug de tels monstres.

    

Si les démocraties ne sont sans doute pas près de s’éteindre, c’est qu’au fond elles ont terrassé ou mis hors d’état de nuire tous leurs adversaires potentiels de sorte qu’il n’y a pas aujourd’hui d’alternative crédible à leur opposer. Le retour à la royauté ne résout rien, dès lors que les princes sont eux-mêmes d’ardents propagandistes des idées libérales et démocratiques. Le coup de force est illusoire, non seulement parce que sous nos climats l’armée a une solide tradition légaliste mais surtout parce que l’institution militaire est en voie d’extinction et que ses reliquats sont métissés, colorisés à l’image de la société plurielle, gangrenés par la franc-maçonnerie ou paralysés par le carriérisme. Quant à l’Eglise catholique, qui lutta longtemps contre le libéralisme philosophique et politique, elle est depuis la mort de Pie XII occupée, occultée et éclipsée par des modernistes et des apostats qui se font les  sectateurs les plus zélés du démocratisme, du droit-de-l’hommisme et de l’antiracisme empêchant ainsi tout ressourcement spirituel, du moins dans ses structures “officielles”. De surcroît il est raisonnablement impossible d’envisager une arrivée au pouvoir par les urnes d’une droite de conviction ; d’ailleurs aucun bouleversement historique majeur n’a jamais eu lieu par les élections d’autant qu’actuellement le pouvoir échappe pour l’essentiel aux responsables politiques, aux gouvernements nationaux. Au reste, même si la droite nationale gagnait les élections, que se passerait-il ? Croit-on qu’on lui laisserait le champ libre ? C’est peu probable.  Qu’on se souvienne de ce qui s’est passé en 1991 lorsque le FIS en Algérie avait largement gagné des élections législatives presque aussitôt annulées et en France de la quinzaine de la haine en 2002 entre les deux tours de la présidentielle. Ou alors il faudrait que l’on soit sûr que son arrivée au pouvoir ne représente une menace pour personne. Et en effet vu l’évolution de la plupart des droites nationales en Europe elles ne constituent plus un danger réel pour le Système (à supposer qu’elles en aient jamais constitué un). 

   

Les révolutionnaires influencés par les conceptions mécanistes héritées de la philosophie cartésienne ont longtemps pensé que, par le recours au suffrage universel, on pouvait asservir le peuple sans que ce dernier s’en aperçût, les structures mentales de l’homme leur apparaissant comme une pellicule, un disque dur qu’il suffirait d’effacer et de remplacer par un autre. Puis ils se sont rendu compte que les gens pouvaient ne pas être aussi malléables qu’ils l’avaient imaginé, qu’ils pouvaient ne pas toujours voter comme il le fallait. C’est pourquoi historiquement sont apparus des mécanismes juridiques ou administratifs de contrôle de la légitimité et de la constitutionnalité des lois selon des critères parfaitement arbitraires afin que le peuple ne mît pas en péril les desseins des forces occultes. Si par impossible les citoyens décidaient aujourd’hui par référendum d’instituer des mesures de préférence nationale, le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel censureraient ce vote populaire. De plus, les instances européennes fulmineraient aussitôt des sanctions.

 

LE REGNE DU NEANT

 

C’est dire qu’il est bien difficile d’envisager à vue humaine un redressement de notre pays, de notre civilisation. D’autant que deux siècles de démocratie ont engendré une crise du sens, une perte des repères sans précédent. De plus, toutes les autorités ont été déligitimées au nom de la démocratisation et de l’égalitarisme qui lui est consubstantiel. Or, à force de briser les institutions, de fouler au pied toutes les valeurs et tous les principes, on finit par aboutir au règne du néant et de l’absurde, à une société atomisée, dépourvue de sens. Celle dans laquelle nous devons survivre.

 

Jérôme BOURBON

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Published by Rivarol blog - dans Articles de J. B.
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