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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 15:36

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Le ramadan en plein Jeux Olympiques... Ayons une pensée émue pour nos "frères musulmans" qui font face à un terrible dilemne : jeûner ou concourir, il faut choisir!

 

Lu dans Le Figaro:

 

 

Saisir pleinement la chance de sa vie ou rester fidèle à ses convictions religieuses. Les 3000 athlètes musulmans prenant part aux Jeux olympiques de Londres font tous face à ce dilemme. Pour la première fois depuis 32 ans et les JO de Moscou, les Jeux tombent en plein ramadan. Le judoka français Sofiane Milous a, comme une majorité d'athlètes, choisi de reporter le jeûne. «C'est un choix personnel, chacun pratique sa religion comme il le veut. Je ne jugerai les choix de personne, comme personne ne doit juger les miens», confie le sportif au Figaro. Il rattrapera donc chaque jour non jeûné après les Jeux olympiques. «On a un an pour le faire», précise Sofiane Milous.

 

Le rameur britannique Moe Sbihi a lui aussi annoncé qu'il ne jeûnera pas pendant les JO, mais offrira en échange 1800 repas aux personnes défavorisées, rapporte The Daily Mail . D'autres ont décidé de privilégier la religion et de ne pas participer du tout aux compétitions. Les deux footballeurs américains les frères Abdullah ont par exemple annulé leur participation aux Jeux et se rendent à la place en pèlerinage à La Mecque.

 

«C'est un péché, l'athlète doit l'assumer»

 

Pour permettre aux athlètes de participer aux Jeux olympiques en pleine possession de leurs capacités physiques, le Maroc ou Dubaï ont notamment demandé aux responsables musulmans d'émettre des fatwas (des avis juridiques) exemptant de jeûne les athlètes olympiques. «Mais c'est impossible», explique Fateh Kimouche,fondateur du site al-kanz.org. «Si l'on s'en tient à l'interprétation des textes, tout le monde doit jeûner pendant le ramadan sauf les personnes malades, les voyageurs et les femmes enceintes, sous certaines conditions. Le sport n'est pas une excuse valable, personne n'est obligé de faire du sport.»

 

Aucun sportif ne peut donc prétendre que l'islam cautionnerait son report du jeûne, poursuit le spécialiste. «Un homme qui décide de reporter le jeûne peut le faire, c'est un choix personnel. Mais il ne peut pas prétendre que la religion l'y autorise. Il doit assumer son péché. Il y a des musulmans qui boivent de l'alcool par exemple, ils savent que ce n'est pas bien. C'est pareil.» Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, refuse également de statuer sur cette question: «C'est un choix personnel, il n'y a rien à dire de plus», répète-t-il, avant de couper court.

 

Les croyants qui suivront le jeûne devront se lever vers 4 heures du matin pour manger et boire. Une privation d'autant plus difficile que les journées d'été à Londres peuvent durer plus de 16 heures. Le CIO s'est engagé à laisser les restaurants olympiques ouverts toute la nuit pour permettre aux croyants de se restaurer. Car pour certains athlètes, le jeûne du ramadan, en faisant travailler leur force mentale, les rend plus performants. Suleiman Nyambui, secrétaire générale de l'association tanzanienne d'athlétisme et ancien coureur, encourage les athlètes à jeûner. «Le plus dur, c'est l'entraînement, pas la compétition en elle-même», explique-t-il. Pour preuve, en 1980, il avait lui-même décroché en plein ramadan une médaille d'argent sur le 5000 mètres.

  

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 15:03

 

 

 

 

Suite à la polémique provoquée par l'interview de Fleur Pellerin (écouter ci-dessus), il serait bon de rappeler ses propres déclarations après sa nomination.

 

Lu sur 24hactu:

 

Faut-il être une femme, jeune et issue de la diversité pour se faire une place dans le monde idéal de la gauche… et accessoirement dans le gouvernement socialiste de François Hollande ? Peut-être pas, mais cela aide certainement. C’est en tout cas ce que pense Fleur Pellerin, qui semble revendiquer son statut de potiche de la diversité.

     

« Si j’avais été un homme blanc de 60 ans, à compétences égales j’aurais eu moins de chances d’être nommée », a reconnu la jeune femme, d’origine coréenne. Un aveu remarquable de lucidité mais qui pose tout de même un certain nombre de questions sur le modèle de société que souhaite bâtir François Hollande.

Car le gouvernement socialiste, moins de quinze jours après sa nomination, multiplie les appels du pied communautaristes et les symboles de discrimination à l’égard de la majorité silencieuse. Comment interpréter les propos scandaleux de Yamina Benguigui (ministre des Français de l’étranger) assurant qu’il fallait favoriser les « beurs » à compétences égales ? Que penser de la première sortie publique de Christiane Taubira à un match de basket entre détenus au mépris des victimes ? Que dire surtout de la marée de drapeaux étrangers place de la Bastille pour saluer la victoire de François Hollande ?

    

Faut-il rappeler à François Hollande et aux éléphants socialistes qu’en France, la discrimination (fut-elle positive) n’a pas sa place et que la République n’a pas à se positionner par rapport aux origines des citoyens français ?

 

Fleur Pellerin victime de misogynie?

 

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Malgré ce que la "Française d'origine coréenne" a reconnu, le journaliste d'Europe 1 passe aujourd'hui pour un provocateur. Qu'on lui coupe la tête!  a aussitôt aboyé une chienne de garde, sénateur de son état, à l'adresse de Daniel Schick, le misogyne (voir ci-dessus) qui a osé poser au ministre les questions qui fâchent:

 

"Savez-vous vraiment pourquoi vous avez été choisie. Parce que vous êtes une belle femme issue de la diversité ? Parce que vous appartenez à une minorité peu visible ? Que vous êtes la preuve de ce qu’est une adoption réussie ? Que vous êtes un signal fort donné aux marchés asiatiques ? Peut-être aussi parce que vous êtes compétente ? Est-ce que vous le savez vraiment ?"

 

Le ministre, pourtant, ne s'est pas émue de ces questions. Elle espère que c'est pour la dernière de ces raisons qu'on l'a choisie, et reconnaît au passage que son soutien à Hollande était "intéressé". Mais les autoproclamées chiennes ne manqueront jamais une occasion d'agiter le spectre d'une misogynie imaginaire.

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 14:56

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Un message de soutien de Qui vive? France qui ne peut que faire plaisir:

 

Aujourd'hui je suis TRES TRES HEUREUX, j'ai trouvé un numéro de RIVAROL datant du 2 mars 1961 chez mes grands-parents, le N° 529 perdu au fond d'un placard sombre depuis des lustres. Comme ils étaient d'Algérie Française et Pied-Noir, c'est donc un journal qu'ils ont rapporté dans leur exode en Métropole. TOUT UN SYMBOLE !

Quand je pense que moi aussi leur petit fils aujourd'hui je suis lecteur de ce journal RIVAROL qui analyse toujours l'actualité avec autant de lucidité avec des plumes formidable.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 19:19

http://www.lepoint.fr/images/2012/07/18/634198-332244-jpg_433891_434x276.jpg

"We never forget," nous n'oublions jamais.

 

Le centre Simon Wiesenthal peut se frotter les mains: le vieil homme de 97 ans, pardon, cette saloperie de nazi, a enfin été retrouvé. Malheureusement, il n'est pas en prison, il est simplement assigné à résidence. Mais il paiera, car il est en bonne santé physique et mentale.

 

Son crime? Avoir été "le chef de la police du ghetto de Kosice (Kassa en hongrois, Kaschau en allemand), où, selon le centre, 15.700 juifs avaient été pour certains assassinés et pour l'immense majorité déportés vers Auschwitz de 1941 à 1944 pendant l'occupation par l'Allemagne nazie et son allié hongrois de ce qui était alors la Tchécoslovaquie." Mais également "d'avoir traité cruellement les juifs du ghetto, fouettant les femmes et leur faisant creuser des tranchées à mains nues."

 

Rappelons qu'en France le délai de prescription pour un viol ou un meurtre (sauf si le crime est perpétré sur un mineur) est de dix ans.

 

Mais les crimes contre l'Humanité sont imprescriptibles, ce qui fait dire au directeur du centre Simon Wiesenthal à Jérusalem: "Le temps qui passe ne diminue en rien sa culpabilité et la vieillesse ne doit pas constituer une protection pour les auteurs de l'Holocauste".

    

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:31

http://www.crdp-strasbourg.fr/ork/img/08/2_image06.jpg

 

Pour une vraie entente franco-allemande

 

 

Ni De Gaulle ni Adenauer n’étaient des grands hommes, mais ils ont fait une grande chose le huit juillet 1962 à Reims, la réconciliation franco-allemande. Les erreurs accumulées de beaucoup de grands hommes l’avaient rendue nécessaire. 

Le premier fut Charlemagne. Sur la fin des grandes invasions, les rois des Francs saliens, acclimatés en Gaule, avaient élu celle-ci pour leur royaume, et s’étaient acculturés à elle en même temps : ils avaient pris femmes sur place et leur noblesse s’était alliée à la noblesse gallo-romaine, leurs capitales étaient Chelles, Compiègne, leurs lieux sacrés Saint- Denis ou Saint-Martin. Leurs évêques et leurs vassaux étaient en Gaule, Bretagne comprise. La séparation du règne entre Neustrie Austrasie, que les partages d’héritages avait causée, ne remettait pas cela en cause. Las, Charlemagne, dans son désir de conquête, transféra sa capitale à Aachen, utilisa un parler germanique et s’étendit à l’est. Cela devait être le début de l’Allemagne et de l’effort civilisateur qu’on nomma Drang nach Osten, mais cela soustrait au royaume franc, Frankreich, une bonne part de la rive gauche du Rhin et les régions du sud de l’Allemagne actuelle qui étaient depuis longtemps soumises à l’influence romaine et pour une bonne part peuplées de Celtes. Cela devait causer une ambiguïté et une instabilité fondamentales entre ce qui devait devenir l’Allemagne et la France, que les Serments de Strasbourg illustrèrent en 842 sans les résoudre. Cette ambiguïté et cette instabilité privaient la Gaule d’une frontière naturelle et d’une part d’elle-même qui lui revenait ethniquement et culturellement, mais que l’invasion germanique fit changer de langue. Durant le Moyen Âge, le bon sens des Capétiens et des Empereurs électifs permit de maintenir un équilibre. C’est d’Angleterre que vint la menace, pas seulement à cause d’imbroglios dynastiques, mais aussi à cause de la géographie et de la race : une thalassocratie naissante où les Saxons allaient dominer ne pouvait concilier ses intérêts avec ceux de la France. 

 

Les choses devaient se gâter à la Réforme. Luther fit exploser la Chrétienté avec son Los von Rom. La réaction de Charles Quint fut catastrophique : impuissant à sauver la catholicité et l’unité allemande, il nourrit l’illusion d’un empire inviable tout en laissant les réformés monter en puissance. L’Europe était dynamitée, avec une monarchie anglicane désormais inexpugnable en Grande-Bretagne et une série de césaro- papes protestants dans le nord ouest du continent. Louis XIII et Louis XIV tentèrent, et réussirent en partie, grâce aux splendides traités de Westphalie, de rétablir l’équilibre, mais le mal était désormais induré. Il suffit de l’inadvertance de la régence et de Louis XV pour laisser grandir la Prusse, la fille d’un désordre et d’une erreur, la réforme mise au service de la puissance, l’autorité mondaine sans autorité intellectuelle ni morale. Malgré la clairvoyance de Louis XVI, peu après, les folies d’un Napoléon allaient bouleverser l’Europe, favoriser la Prusse et affaiblir définitivement la France. Puis le parti des lumières applaudit la catastrophe de Sadowa. Napoléon III jeta la France dans la guerre après avoir renforcé ses ennemis et la perdit. Un dernier grand homme allait préparer la catastrophe finale, Bismarck, aidé d’un criminel, Gambetta, qui refusa d’accepter les pertes limitées d’une campagne mal entendue, et lançant le pays dans une lutte à outrance, en recueillit les fruits : écrasement complet, amputation de l’Alsace-Lorraine, pertes humaines et financières énormes, guerre civile de la Commune. Avec cela, la France écopa en prime de la république, qui devait la diviser avant de la saigner dans les deux guerres mondiales. Le Reich wilhelminien portait désormais en lui le germe des gigantomachies à venir, d’autant que l’Angleterre, qui souhaitait la guerre pour conserver l’empire du monde, allait trouver dans la république obsédée de revanche une supplétive qui ne compterait pas le sang des Français. Guillaume II vit bien le danger que faisait courir au monde l’impérialisme des thalassocraties anglo saxonnes, et rêva d’une alliance continentale entre l’Allemagne, la Russie et la France, mais ne sut pas faire les concessions propres à la constituer, notamment la révision du statut de l’Alsace-Lorraine. Il n’était d’ailleurs pas le seul aveugle. Le préjugé de la langue, qui a donné naissance au pangermanisme, infectait l’université allemande depuis longtemps. En avril 1904, l’entente cordiale était signée entre la Couronne britannique et la république française : l’Europe était morte. La suite est connue : Grande Guerre, échec de la paix séparée en 1917, désastreux traité de Versailles, gestion encore plus désastreuse dudit traité, folies briandistes, soutien à une république de Weimar bien pire que le Reich Wilhelminien, front commun de tous les Allemands contre Versailles, Hitler, Seconde Guerre mondiale.

 

Quand Adenauer et DeGaulle se sont donnés la main le huit juillet 1962, l’Allemagne était amputée des territoires que l’histoire lui avait conquis à l’Est, et coupée en deux ; quant à la France, elle s’était amputée elle-même de son empire. Le condominium américano-soviétique s’efforçait de tenir les deux pays en lisière. De Gaulle tenta d’échapper à cette emprise mortelle et de construire une Europe viable, à peu près celle de Charlemagne, en gardant la main politique à l’ouest. Cela signifiait : rejet de la candidature anglaise, primat du nucléaire civil et militaire, compromis de Luxembourg, qui permettait au vieil État capétien de refuser toute décision qui mettait en danger les intérêts supérieurs de la nation. Cette petite Europe mit fin aux guerres, rétablit la prospérité et visa la puissance.

    

Aujourd’hui l’Euroland n’a ni consistance, ni grandeur, ni puissance, ni identité culturelle, ethnique ou religieuse, mais elle n’en impose pas moins de contraintes aux nations qui la composent, contraintes normatives, sociétales et maintenant budgétaires : François Hollande vient de signer avec Angela Merkel des accords qui nous lient sur la voie du fédéralisme et nous mettent à la remorque de l’Allemagne. Ce n’est plus la nécessaire collaboration franco-allemande, c’est la sujétion du paralytique ruiné à l’aveugle démographiquement et moralement mort depuis 1945. Celui qui aimerait vraiment les Francs de l’Ouest et les Francs de l’Est libérerait l’Allemagne du dogme de la Shoah et viderait la France de ses immigrés, développerait son nucléaire et son armée pour lui faire à nouveau aimer la puissance. La véritable « amitié » franco allemande ne peut être qu’un équilibre assorti d’estime réciproque et d’intérêts communs.

 

Les relations franco-allemandes furent compliquées durant la dernière guerre. Je n’aurais peut-être pas été collaborateur, pour la raison que la paix n’était pas signée et que le nazisme me déplaît par certains aspects, mais je comprends qu’on l’ait été, et je hais les mensonges que l’on continue à colporter à ce sujet. J’essaie aussi de comprendre, à l’inverse, la résistance allemande à Hitler, en particulier les conjurés qui ont trempé dans l’attentat du 20juillet, dont on célèbre le soixante-huitième anniversaire. Il est difficile de déterminer qui a comploté exactement, à quel moment et pourquoi. Bien que rassemblés dans les geôles d’Himmler, tous les conspirateurs n’avaient ni les mêmes convictions ni les mêmes intentions. Ils apparaissaient dans la nébuleuse anti-hitlérienne au gré des circonstances. C’étaient presque tous des intermittents de la résistance. Aucun n’a refusé pendant onze ans une promotion ni une décoration. 

  

Parmi les comploteurs exécutés, on compte un feld-maréchal, 19 généraux, 26 colonels, deux ambassadeurs, sept diplomates, un ministre, trois secrétaires d’État et le chef de la police criminelle. L’armée allemande fut la grande opposante à Hitler. Une bonne partie des soldats politiques qui avaient fait les corps francs passa au NSDAP, notamment à la SA, puis la SS tenta d’imposer son propre ordre militaire : comment des officiers formés par Von Seeckt, se regardant comme le pilier de l’État et la garantie de l’Allemagne auraient-ils pu voir cela d’un bon œil ? N’oublions pas non plus que les Junkers et leurs cousins diplomates qui conspirèrent contre Hitler appartenaient pour la plupart à la vieille aristocratie et supportaient mal les manières plébéiennes des nazis. On était né dans les mêmes villes, on avait joué dans les mêmes châteaux, on avait les mêmes tantes et l’on avait été amoureux des mêmes cousines. Le complot du vingt juillet fut un peu, mutatis mutandis, celui des chaussures à bateau et des chèches. 

Ils complotèrent d’abord par esprit de corps. Certains actes les avaient agacés : la nuit des longs couteaux, l’élimination de Schleicher, les affaires Blomberg et Fritsch ; le côté joueur du chancelier leur parut dangereux, lors de la remilitarisation de la rive gauche du Rhin, lors de la libération des Sudètes ou de l’Anschluss. Ils complotèrent ensuite, après les premiers revers de la Wehrmacht, pour conserver à l’Allemagne sa puissance.

Ces conjurés n’avaient en revanche ni unité ni vision politique. A côté de chrétiens d’extrême droite comme Stauffenberg, de conservateurs plus ou moins modérés, Beck et Goerdeler, de grands seigneurs libéraux, on trouve une aile gauche. Y figurent notamment Theodor Heubach, membre du SPD, Adolf Reichwein, économiste, et surtout Julius Leber. Alsacien de naissance, engagé volontaire dans l’armée impériale, devenu après la guerre député SPD de Lübeck, il combattit le putsch de Kapp, tua un nazi dans une rixe, fut dénoncé par un communiste, interné de 33 à 37 en prison puis au camp de Sachsenhausen, et entra dans l’opposition à sa libération. Il avait accepté le poste de ministre de l’Intérieur en cas de réussite du putsch.

Cet aréopage disparate a laissé des textes où transparaissent ses intentions. Il voulait d’abord un gouvernement de transition. Il a préparé une constitution en tenant compte des expériences de l’empire wilhelminien, de la république de Weimar et du troisième Reich. Elle était marquée par un pouvoir exécutif fort et très peu de goût pour le Parlement. Certains proposaient même un parti unique, et l’on reçut une contribution de Manoilescu, de la garde de fer roumaine. En matière économique et sociale, on cherchait une troisième voie entre capitalisme et collectivisme. 

Enfin et surtout, il s’agissait pour les conjurés d’obtenir l’arrêt immédiat de la guerre, la plupart souhaitant une paix séparée négociée avec l’Ouest pour défendre les frontières de l’Est, et revenir aux frontières de 1914. À gauche comme à droite, le corridor de Dantzig, la Tchécoslovaquie etc.… paraissaient de dangereuses hérésies. Quelques diplomates suggéraient les frontières de 1937, mais on les regardait d’un œil mauvais. Même Leber insistait pour que le Reich conservât l’Alsace-Lorraine ! C’est la démesure expansionniste d’Hitler et ses méthodes, non ses premières conquêtes, que l’on condamnait. C’est pourquoi les Anglo-saxons ne donnèrent pas suite aux avances de la résistance : elles n’étaient pas plus conformes à leurs buts de guerre qu’à ceux du chancelier. Quant à une paix séparée, il n’en était plus question depuis la conférence de Casablanca (1943), qui subordonnait l’arrêt des hostilités à une capitulation générale sans condition : politiquement, la mort d’Hitler n’aurait servi à rien.

 

Albrecht Haushofer, le fils du géopoliticien Karl Haushofer qui avait largement influencé les dirigeants nazis à l’origine, a exprimé le sentiment de « culpabilité » qui animait tous ces hommes, dans les sonnets qu’il écrivit dans sa prison en attendant d’être exécuté. Malgré une mère juive, il était entré au cabinet de Ribbentrop, avait assisté en cette qualité à la signature des accords de Munich, avant d’adhérer tardivement à la conjuration. Il se sentait coupable de ne pas avoir parlé et agi plus tôt.

Henning Von Tresckow, général brillantissime, gendre de Falkenheyn, préconisait la mort du « derviche tourneur » chef d’un « régime de fous et d’assassins » en disant : « Si Dieu a épargné Sodome s’il y trouvait dix justes, peut-être épargnera-t-il l’Allemagne en mémoire de nous. » Il a donc agi par souci moral et religieux, mais il en a marqué la limite en souhaitant la victoire des Russes sur l’armée allemande. Il regrettait que Staline n’ait pas, pour la hâter, un stratège tel que lui à sa disposition. C’est là que la notion de « plus grand criminel » avoue sa faiblesse. Les conjurés voyaient les crimes allemands, non les crimes soviétiques. Que Treskow ait été dégoûté par certaines méthodes, c’est son affaire et peut-être son honneur : cela ne fait pas un jugement politique droit ni un bilan de l’histoire. Là aussi, il faut libérer l’Allemagne de ses complexes.

 

Hannibal.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:28

 

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Peugeot victime de la guerre contre l’Iran

 

 

Les mauvaises nouvelles se succèdent pour le gouvernement. Le laboratoire Sanofi-Aventis va supprimer 2500 postes, plusieurs liquidations judiciaires frappent le secteur du bâtiment et des travaux publics ce qui concerne des centaines d’emplois, enfin le groupe PSA a annoncé la suppression de 8000 postes et la prochaine fermeture de son site d’Aulnay. Face à cette annonce le ministre dit sans rire du Réarmement industriel Arnaud Montebourg puis le président de la République François Hollande, lors de son allocution télévisée du 14juillet, ont dit que le plan annoncé était inacceptable. Mais que font-ils concrètement pour aider l’entreprise et les ouvriers menacés de perdre leur emploi ? On se souvient déjà de l’impuissance qu’avait manifestée un autre socialiste, alors Premier ministre, Lionel Jospin lors de la fermeture de l’usine Renault à Vilvoorde. Et François Mitterrand, au cours de son second septennat, avait osé dire à la télévision que contre le chômage on avait tout essayé et que l’on n’y pouvait rien. Ce qui est totalement faux. D’ailleurs, dans le cas de Peugeot, c’est l’alignement sur la politique américaine radicalement anti-iranienne qui est en partie responsable du désastre actuel.

 

On a beaucoup glosé sur les erreurs stratégiques du groupe PSA-Citroën, notamment sur sa relative absence sur les marchés émergents, l’Inde et particulièrement la Chine. Nous ne nous étendrons pas sur cette discussion sachant cependant que PSA vend chaque année environ 700000 véhicules à l’exportation dont en 2011, 458000 ventes en Iran… contre 441790 en France ! Une perte sèche de 200000 véhicules pour le seul premier semestre 2012 puisque PSA a renoncé spontanément à ce fructueux marché pour obéir aux oukases des néoconservateurs de Washington. Toujours “eux” ! 

Bénéficiaire en 2010— d’où les 200millions d’euros répartis entre ses actionnaires en janvier 2011—,le groupe est désormais en chute libre en raison de l’effondrement du marché européen, principalement celui de l’Espagne et de l’Italie, toute deux en plein marasme.

    

C‘est en février dernier que Peugeot PSA prend la décision de “suspendre” ses livraisons à l’Iran à partir de mars. Une décision meurtrière qui va aujourd’hui coûter quelque 8000 emplois au secteur industriel hexagonal. Elle sera reconduite en avril dans la perspective d’un désengagement définitif du marché persan… dont le groupe détient pourtant près de 30% et où il est présent depuis 1978… soit 34 ans, ayant survécu à la Révolution islamique, à la guerre Iran-Irak, aux deux guerres du Golfe et aux sanctions internationales. Son partenaire local «Iran Khodro» y commercialisait jusqu’à maintenant les modèles 405 et 206 assemblés en Iran à partir de pièces produites en France sur le site de Vesoul.

 

Mais le 29 février dernier PSA se pacse avec General Motors qui entre dans le capital de Peugeot à hauteur de 7%. Simultanément Peugeot annonce qu’il interrompt ses livraisons à l’Iran, se défendant contre l’hypothèse d’un lien de causalité entre les deux événements : « Cette décision n’a pas été prise pour répondre à des pressions de GM. Nous faisons face à une situation géopolitique compliquée et les sanctions mises en place, notamment vis-à-vis des banques, ne nous permettent plus de garantir le financement de nos activités sur place ».

    

En fait le groupe de pression UANI— United against nuclear Iran— dont les capacités de nuisances sont phénoménales — est intervenu auprès de General Motors en plaçant l’entreprise sous la menace d’une enquête du Congrès… celle-ci relative à son association avec le constructeur français, et afin que la multinationale américaine exerce toutes pressions nécessaires pour contraindre Peugeot à cesser immédiatement ses activités en Iran. Les copies des courriers établissant ce scénario — dont les destinataires ont été le président Obama ainsi que le 9mars 2012, Daniel Ackerson, PDG de GM et Philippe Varin, PDG de Peugeot SA — sont à chercher sur le site même de l’UANI(1). 

Dans ces deux courriers aux dirigeants industriels, le lobby rappelle qu’un strict régime de sanctions s’applique à l’Iran, lequel interdit aux entreprises américaines d’entrer en partenariat avec des entreprises de ce pays. Facteur aggravant, depuis son renflouement par l’État en 2008, GM est à 32 % une entreprise publique… Rhétorique du chantage : « En 2008-2009 les contribuables [américains] ont financé à hauteur de 50milliards de dollars le sauvetage de GM et les 32 % de participation du Département du Trésor américain dans la société, il est par conséquent inacceptable que GM entre en partenariat avec une entreprise faisant si ouvertement des affaires avec un régime responsable de la mort de militaires des États-Unis et de l’Otan et qui en outre menace la sécurité des États-Unis et du monde ». Rien que ça ! Les missives s’achevant sur un ultimatum: « Merci de nous faire savoir avant le 19mars 2012 si oui ou non vous allez agir pour mettre fin aux affaires de Peugeot en Iran »…

 

Quelques jours à peine après l’élection de François Hollande, Michel Rocard effectue une discrète mission en Iran. L’ancien Premier ministre, au cours de sa visite, a eu l’occasion de s’entretenir avec le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, le négociateur du dossier nucléaire, Saïd Jalili, ainsi qu’avec le président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement, Alaeddin Boroujerdi. Cependant Michel Rocard, last but not least, aurait également rencontré les responsables du groupe Peugeot-Citroën. Sans opérer de conclusions hâtives, il suffit de se reporter aux déclarations du chargé de mission de la nouvelle présidence pour mieux comprendre l’un des objets de ce voyage : « Je ne crois pas que les 7% de participation dans Peugeot acquis par GM vont affecter les relations d’affaires entre Peugeot et IKCO ». Ou Michel Rocard sombre dans le gâtisme ou il s’agit bien de comprendre après coup qu’il fallait entendre l’inverse. Ce que l’on appelle d’ordinaire le double langage, ou mieux, la «langue de bois»! En tout cas le gouvernement français savait et il s’est tu sachant que l’inéluctable arriverait aussitôt les lampions de la fiesta présidentielle éteints. Notons au final à quel point la presse — écrite et audiovisuelle, comme à son habitude — ne s’est pas départie de son rôle de grande muette se faisant en la circonstance d’une discrétion de violette sur cet aspect résolument non documenté du “séisme” Peugeot. Mais n’a-t-on pas à ce jour la presse que nous méritons? [...]

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 21:25

 

   http://photo.europe1.fr/infos/politique/francois-hollande-17-072/21425717-1-fre-FR/francois-hollande-17-07_scalewidth_630.jpg

 

Hollande "n'a pas prononcé le mot" qui fâche, mais il a clairement annoncé aujourd'hui vouloir réformer la loi Léonetti concernant la fin de vie. Manipuler le vocabulaire, en parlant notamment du droit de vivre ou de mourir "dans la dignité", n'est qu'une hypocrisie destinée à mieux faire avaler la pilule aux Français : après le pseudo mariage gay, le voilà qui veut faire voter l'euthanasie.

 

Il ne perd pas de temps, et il n'est pas impossible de penser qu'à l'issue de son quinquennat il ait réussi à imposer le modèle de société idéale voulu par les socialos : persécution des Français ayant acquis honnêtement quelque bien, dissolution de l'identité sexuelle (mariage et adoption par les homos, théorie du gender), de l'identité raciale et culturelle (suppression des fêtes chrétiennes au profit des fêtes juives, musulmanes ou bouddhistes), mépris de l'ordre naturel (insémination ou mères porteuses pour les lesbiennes et homos; avortement; contraception; euthanasie)... Bref, il faut annihiler la famille traditionnelle (n'a-t-il pas installé sa concubine à l'Elysée?), la cellule de base père-mère-enfants, surtout si elle est blanche, catholique et patriote. Commençons pour ce faire par persuader les vieux qu'ils doivent mourir dans la dignité plutôt que d'être de vivants témoins d'une époque durant laquelle on a pu défendre les valeurs de travail, famille et patrie.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 23:45

 

http://www.lepoint.fr/images/2012/07/16/nic-632290-jpg_432618.JPG

 

Lu dans Le Point:

 

Depuis l'annonce, jeudi dernier, d'un plan de suppression de 8 000 postes, ainsi que de la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, le délégué CGT du site, Jean-Pierre Mercier, ne cesse de répéter que c'est l'arrêt des activités du groupe en Iran qui l'a plombé. "Pour le premier semestre 2012, on constate une baisse des ventes de 240 000 véhicules par rapport à 2011", affirme au Point.fr le délégué CGT d'Aulnay. "Or, ce chiffre comprend les 200 000 véhicules que Peugeot aurait dû vendre en Iran." 

[...]

Présent en Iran depuis l'époque du shah, Peugeot fait de très bonnes affaires au pays des mollahs. Avec 455 000 véhicules écoulés en 2011, la République islamique représente, derrière laFrance, le deuxième marché dans le monde pour la marque au lion. Ces voitures - des Peugeot 206 et des 405 - sont livrées en kits de montage, assemblés dans son usine de Vesoul (Haute-Saône) avant d'être expédiés en Iran. Sur place, ils sont montés par Iran Khodro, principal constructeur iranien, qui assure la production et la commercialisation des véhicules. Or cette idylle a été récemment contrariée par les sanctions internationales et européennes sur le programme nucléaire controversé de l'Iran.

Fin février, le groupe français décide de "geler son activité" en Iran, c'est-à-dire de suspendre provisoirement ses livraisons de kits. "Le renforcement des sanctions contre l'Iran, notamment la collaboration entre les banques iraniennes et occidentales, rendait impossible le financement de ces exportations", explique au Point.fr un porte-parole de PSA. Ainsi, entre le premier semestre de 2011 et celui de 2012, le nombre de véhicules Peugeot vendus en pièces détachées dans le monde a baissé de 31,1 %, dont une grande partie concerne les exportations à l'Iran.

D'après l'économiste Fereydoun Khavand*, les sanctions européennes ont effectivement rendu difficile la possibilité pour Peugeot d'être payé par voie classique, c'est-à-dire bancaire. Mais ce serait surtout la récente fusion du groupe français avec la firme américaine General Motors (GM, qui est entrée fin février à hauteur de 7 % dans le capitale de PSA, NDLR) qui aurait précipité la décision de rompre avec l'Iran. "Une des conditions de l'accord était bien la rupture des activités avec l'Iran", affirme le spécialiste de l'économie iranienne.

[...] "C'est l'administration Obama (l'État fédéral possède 60 % de GM, NDLR) qui a imposé la rupture des relations avec l'Iran", souligne la source. Au cours de la crise de 2008, GM a notamment bénéficié d'une aide de près de 50 milliards de dollars de la part de Washington.

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 00:20

 

http://www.leparisien.fr/images/2012/07/15/2091003_nazi_640x280.jpg

 

C'est le centre Simon Wiesenthal qui l'affirme, alors, pas de doute : cet homme est un dangereux criminel. Mais grâce au centre, au tabloïd The Sun, et à la modique somme de 25000 dollars donnés à un informateur, les citoyens vont pouvoir de nouveau dormir en paix: le fou sanguinaire sera mis hors d'état de nuire. A 97 ans, il représentait assurément une menace terrifiante.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 00:03

 

  http://static.lexpress.fr/medias/1999/1023683_simone-veil-et-son-epoux-a-paris-le-12-fevrier-2012.jpg

 

Simone Veil a été élevée à la dignité de grand'croix de la légion d'honneur, c'est-à-dire au grade le plus haut de ce qui est déjà la plus haute décoration française. On se demande bien quels mérites la France récompense ainsi. Selon l'Express, Simone Veil, "académicienne, ancienne ministre de la Santé, rescapée du camp d'Auschwitz, à l'origine de la loi autorisant l'IVG, représente tout à la fois la cause des femmes, la mémoire de la Shoah et la construction européenne dont elle a présidé le Parlement." Pour changer de grade, il faut normalement avoir acquis de nouveaux mérites, mais avec un tel CV, il est vrai que la Simone n'a plus rien à prouver.

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