Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 09:26

droit aux lettres

 

De C. BERGER :

 

SUR KEMI SEBA

 

Dans votre numéro 3027, Robert Spieler— dont j’apprécie la pertinente chronique— évoque Kemi Seba, le suprémaciste noir. En 2007, j’ai eu l’occasion de le voir dans le théâtre prêté par Dieudonné. Ce garçon, qui devait avoir 28 ans à l’époque, affirmait de Pétain qu’il «avait plus de courage, en France occupée, que DeGaulle derrière le micro de la BBC à Londres.» Au sujet de l’Afrique du Sud, il dit que ce régime «était un désastre». Répondant un jour, suite à une attaque contre un éboueur africain, par un défilé dans le quartier juif de Paris, sans violence, son groupe était, dès le lendemain, dissous. Un peu plus tard, il envisagea de créer une maternelle, réservée aux enfants noirs, de façon qu’ils restent en contact avec leur culture africaine. Bien entendu, il en fut empêché au nom de l’égalité républicaine qui ne veut aucune discrimination, surtout pas raciale. Et n’assure-t-il pas que lorsqu’une «identité n’est plus qu’une affaire de papier on a affaire à une identité de papier»? Voilà le genre de Noirs avec qui l’on pourrait parler au moins, voire s’entendre. Mais il va de soi que l’on préfère ceux qui, au nom de la laïcité, se disent et veulent être Français à part entière.

________________________

 

D’Augustin MATTER, professeur à l’école de la Péraudière :

 

BONNE SANTÉ INTELLECTUELLE ET MORALE

 

Voici mon réabonnement à RIVAROL. J’y joins tous mes encouragements pour votre travail, avec l’expression de mon estime pour votre courage dans les circonstances présentes.

En tant que Suisse habitant la France, j’observe parfois avec amusement dans vos colonnes la propension française à la discussion véhémente et à la polémique voire à la division. Mais tout cela est généralement rempli d’une saine émulation intellectuelle. En revanche, vous avez bien raison d’arrêter de temps à autre les règlements de compte entre lecteurs ; tout en continuant de faire une large place au courrier, page que ma femme lit presque en premier…

Ce courrier témoigne de la bonne santé intellectuelle et morale de beaucoup de Français, à l’inverse du courrier des lecteurs d’autres journaux, comme celui de La Croix par exemple, qui souligne tragiquement l’apostasie invisible d’un nombre immense de chrétiens.

Dans RIVAROL, l’éditorial de Jérôme Bourbon me paraît presque toujours aussi pertinent que percutant, appuyé sur des idées claires et des convictions inébranlables. Hannibal a bien fait d’attirer l’attention sur notre dépendance à Wikipédia: je vais faire photocopier cet article pour le faire lire aux élèves de l’école où j’enseigne. Enfin je dois vous dire que ma préférence va aux articles rares mais excellents d’André Gandillon sur des questions de fond en politique, droit, morale, etc. A mon avis ce sont des exposés qui mériteraient un jour une édition en recueil.

________________________

 

De Dela KARAIB :

 

AVATAR DU LIKOUD

 

Je suis Français natif de France, mais pas de souche gallo-romaine ni hellénistique. Votre combat pour un retour à un paradigme européen est désormais entaché par un flux migratoire qui n’est pas celui que vous pensez. Les musulmans (ah j’en suis un!) ne sont pas des envahisseurs dans le sens strict du terme puisque l’islam permet la préservation culturelle de tous les peuples effectuant un voisinage ou une adhésion avec lui. Votre problème est la somme de mauvaises questions que vous vous faites ingurgiter. Qu’appelez-vous invasion? Qui contrôle la finance, les media, la police, la culture, le modelage scolaire, l’opinion syndicale et politique? Regardez votre Marine Le Pen : à quel niveau de génuflexion elle est arrivée envers un certains pays oriental! Regardez son père incapable d’une once de réactivité face à la noyade idéologique de son parti !

Votre prisme du nationalisme est en fait dirigé, contrôlé par un lobby à tel point que vous êtes devenus des avatars du Likoud en France. Je dis bravo à ce lobby qui a réussi en 40ans à faire de vous des valets idéologiques via ses autoroutes que sont les pseudo-droites laïques, les droites nationalistes et les pseudo-extrêmes droites. Vous êtes des tirailleurs blancs utilisés uniquement pour combattre l’islam et laisser disparaître à jamais votre chrétienté, si tel est votre socle spirituel. Mais le propre du Français est d’être naïf envers ses ennemis les plus dangereux et prétentieux voire arrogant envers les autres.

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 17:00

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/3031.jpg

 

Hollande: le candidat favori des media

 

Au lendemain du meeting de François Hollande au Bourget, dimanche, la presse écrite et les media audiovisuels ne tarissent pas d’éloges sur le candidat socialiste. Finies les accusations sur le flou de ses propositions, sur les couacs de son début de campagne, sur l’inconsistance du personnage soupçonné d’incarner «une gauche molle». Tout à coup l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste est paré de toutes les vertus. Il se serait présidentialisé. Ces dithyrambes sont ridicules car le discours du Bourget n’est qu’un banal catéchisme de propositions fiscalistes, immigrationnistes, européistes et homosexualistes.

 

Les mesures annoncées sont plus catastrophiques les unes que les autres. Hollande prévoit ainsi de multiplier par cinq les pénalités pour les communes de plus de 3500 habitants ne disposant pas de 20% de logements sociaux comme les y oblige la loi SRU. C’est toujours la même méthode : faire crouler sous les amendes ceux qui ne plient pas (Orban en Hongrie, les nationalistes en France, etc.) On voit très bien le but de la manœuvre: il s’agit d’imposer à des municipalités récalcitrantes d’accueillir en nombre des allogènes. Et si elles ne se soumettent pas, elles subiront des pénalités d’un montant insupportable. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une mesure tyrannique bridant la liberté des maires pour étendre à tout le territoire national, y compris aux campagnes jusque-là préservées, la France plurielle.

 

Dans le même ordre d’idées, l’ex-concubin de Ségolène Royal propose la création de 150000 emplois jeunes alors même que le déficit public pour 2011 est officiellement de 90,8milliards d’euros. Or, ces emplois aidés qui, d’après les socialistes, coûteraient 1,5milliard d’euros par an, seront créés en priorité dans les quartiers défavorisés, c’est-à-dire dans les banlieues allogènes en vertu du principe de la discrimination positive, c’est-à-dire de la préférence étrangère. «Là où il y a 40% de chômage des jeunes, c'est là qu'il faut mettre ces emplois» a déclaré Hollande qui s’est bien gardé de préciser que si de nombreux Jeunes des cités sont officiellement sans travail, c’est parce qu’ils se livrent à toute une série de trafics qui leur permet de vivre, souvent très confortablement, sans avoir besoin de se lever tôt le matin pour se rendre au bureau, à la boutique ou à l’atelier.

 

Par ailleurs, alors que nous croulons sous la dette (plus de 1700milliards d’euros) et les déficits, que la France a perdu son triple A, le candidat socialiste ne trouve rien de mieux que de proposer la création de 60000 postes supplémentaires dans l’Education nationale. Or l’expérience prouve que plus l’on injecte de l’argent dans ce secteur qui est de loin depuis vingt ans le premier budget de l’Etat, loin devant celui de la Défense, plus les résultats sont désastreux. Tant que l’on aura une approche purement quantitative des problèmes qui se posent à notre pays en général et à l’école en particulier sans s’interroger sur les causes du désastre, tout ira toujours plus mal.

 

De manière tout aussi irresponsable et démagogique, le député de Corrèze a déclaré au Bourget: «Il sera mis fin à la règle aveugle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite». Pour financer ces mesures très dispendieuses, les socialistes, conformément à leur habitude, envisagent d’accroître massivement les impôts des classes moyennes et supérieures (augmentation de l’impôt sur le revenu, élargissement de l’assiette de l’ISF, fusion à un haut niveau de la CSGet de l’IRPP) et, on l’a dit, de supprimer le quotient familial pour les foyers avec enfants jugés suffisamment riches dès lors qu’ils perçoivent en tout 4200euros mensuels. On aide les parasites, les paresseux et les allogènes et l’on spolie les Français qui font l’effort de travailler dur !

 

Si la famille traditionnelle est donc la mal aimée de la gauche, que les homosexuels militants se rassurent. Hollande s’est en effet engagé, tout en maintenant l’actuel Pacs aggravé par Sarkozy, à légaliser le mariage homosexuel et l’homoparentalité avec droit à l’adoption pour les invertis et à l’insémination artificielle. Par ailleurs, le président du conseil général de Corrèze a promis d’ouvrir le droit de vote aux étrangers aux élections locales, mesure qui, en cas de victoire des socialistes aux législatives de juin 2012, devrait être adoptée sans difficulté désormais puisque la gauche dispose de la majorité absolue au Sénat, et qui s’appliquera donc dès  les municipales de mars 2014.  […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

Pour lire la suite, ABONNEZ-VOUS !

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans Articles de J. B.
commenter cet article
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 16:58

 

 

LE SAMEDI 28 JANVIER DE 14H À 19H À L’ESPACE DUBAIL

 

(18 PASSAGE DUBAIL, PARIS Xe, ANGLE 54 BOULEVARD DE MAGENTA)

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

ORDINAIRE À 15H

 

INTERVENTIONS DES DIFFÉRENTS RÉDACTEURS DU JOURNAL

 

ET DE PERSONNALITÉS EXTÉRIEURES,

 

STANDS D’ASSOCIATIONS ET PUBLICATIONS AMIES

 

 

 

PARKING PAYANT PASSAGE DUBAIL

 

MÉTRO LIGNE 5 (JACQUES BONSERGENT ET GARE DE L’EST)

ET LIGNE 7 (GARE DE L’EST)., BUS 30, 31, 39, 54, 56, 65.

 

 

BRADERIE DE

LIVRES NEUFS ET ANCIENS

 

 

 

Venez nombreux!

 

C'est l'occasion de mettre à jour sa cotisation ou de rejoindre l'association des Amis de Rivarol.

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans Agenda
commenter cet article
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 16:53

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/media/01/00/1320828516.JPG

 

Interview à paraître dans le prochain RIVAROL

 

Anne KLING :


Jamais le FN n’a fait trembler le système

 


 

RIVAROL: Vous êtes l’auteur de plusieurs livres de référence, dont La France LICRAtisée, Révolutionnaires juifs et Le CRIF, un lobby au cœur de la République. Votre nouveau livre a pour titre: FN… Tout ça pour ça!, sous-titré La très étonnante évolution du FN. Dites-nous quels sont vos objectifs en écrivant un livre tout de même critique envers le FN. Et très réservé à l’égard de Marine Le Pen.

 

Anne Kling: En retraçant l’historique d’un mouvement qui a toujours été considéré par le clan Le Pen comme une propriété personnelle et en établissant un état des lieux actuel, j’ai démontré une véritable appropriation du mouvement qui a été à l’origine de tous les échecs. Jamais son inamovible président n’a cherché à faire du FN un parti d’alternance crédible et ce, malgré des circonstances historiquement favorables. Il l’a géré comme un espace lui permettant, à lui personnellement, d’exister sur la scène politique française. Et même au premier rang, du fait d’une diabolisation qui en réalité a été bénéfique aux deux partenaires: au système et à Jean-Marie Le Pen.

A l’heure où la fille du chef a pris le relais, dans un matraquage médiatique dont le système a le secret, nous devons nous demander ce que cache la stupéfiante promotion dont elle est l’objet. Car ce virage à 180° est éminemment suspect. Après avoir diabolisé, ou fait mine de le faire, le père durant trente ans, voilà que tout à coup le système dédiabolise la fille à tour de bras et lui ouvre toutes grandes les portes de ses media. Dans quel but?

 

R. : Vous affirmez que le système avait besoin du FN?

 

A. K. : Il est évident que le système avait besoin du FN qui remplissait plusieurs fonctions des plus utiles. Celle de bouc-émissaire, la fameuse «lepénisation des esprits» étant naturellement de sa faute et non de celle des irresponsables politiques incapables de résoudre les problèmes qu’ils avaient eux-mêmes créés. Celle de soupape de sécurité car il fallait bien que le bon peuple pût exhaler sa rancœur à intervalles réguliers avant de rentrer sagement dans le rang. Et bien sûr, il a servi, c’était même sa fonction principale, à maintenir la gauche au pouvoir puisque la droite a toujours eu interdiction formelle, pour des raisons de moralité, de s’allier au diable.

Or, à partir du début des années 2000, ce scénario bien huilé a commencé à connaître quelques couacs. Une nette recrudescence d’actes avérés d’antisémitisme dans les banlieues dites sensibles a provoqué une sensible évolution et une instrumentalisation nouvelle du mouvement.

Tout à coup, avec un bel ensemble, les media du système se sont mis à ouvrir toutes grandes leurs colonnes, leurs radios, leurs télés, à la fille du président du parti maudit. Pour quelles raisons? Parce qu’elle était télégénique et avait la langue bien pendue? Allons donc! Son père lui aussi était télégénique et n’avait pas sa langue dans sa poche. Parce qu’elle faisait vendre du papier? Et alors? Son père en faisait vendre tout autant.

L’explication est trop courte et il faut chercher ailleurs en creusant un peu plus profond. Il faut chercher du côté des raisons politiques d’une dédiabolisation du parti qui est actuellement orchestrée comme l’avait été en son temps son exact contraire. A quelles fins?

 

R. : Vous évoquez la naissance du FN. Qui ne fut pas créé par Jean-Marie Le Pen.

 

A. K. : A la création officielle du FN, le 5octobre 1972, Jean-Marie Le Pen a déjà passablement bourlingué à travers la IVeRépublique, avec des succès divers: élu député poujadiste de la Seine en 1956, à l’âge de 27ans, réélu en 1958 sous l’étiquette du CNIP, il est finalement battu aux législatives de 1962. Commençait alors pour lui une longue traversée du désert politique.

Il va être inopinément remis en selle par Ordre Nouveau (ON). Ce mouvement nationaliste, né en 1969, envisage dès 1971 la création d’un parti unitaire, d’un front national destiné à rassembler la famille nationaliste éparpillée, un peu sur le modèle du Mouvement Social Italien (MSI). Ce rassemblement est officiellement annoncé lors du 2e congrès d’ON en juin 1972, sous le nom de Front national pour l’unité française (FNUF). Ses initiateurs se mettent en quête d’un président pour en prendre la tête mais, pour diverses raisons, se voient opposer un refus de la part des candidats initialement pressentis : Georges Bidault, Jacques Soustelle, Jean-Louis Tixier-Vignancour et Pierre Sergent.

La nouvelle fédération voit néanmoins le jour quelques mois plus tard, le 5 octobre 1972. Son appellation initiale un peu compliquée est réduite dans les faits à Front national tout court. Elle se dote d’un bureau central de six membres, à savoir deux représentants d’ON: Alain Robert et François Brigneau, un ancien de l’OAS: Roger Holeindre, Pierre Bousquet, du journal Militant, Jean-Marie Le Pen et son ami Pierre Durand. Le problème de la présidence étant toujours ouvert, c’est finalement Le Pen, en raison de sa notoriété et de ses états de service comme ancien député, qui est désigné à ce poste par ses associés. Le voilà enfin président. Certes, mais en liberté étroitement surveillée par Ordre Nouveau. La dissolution d’Ordre Nouveau, en même temps que celle de la Ligue communiste d’Alain Krivine, va rebattre les cartes. Le Pen est désormais seul maître à bord…

 

R. : Et puis, en 1981, l’arrivée de la gauche au pouvoir…

 

A. K. : Jusqu’à cette date fatidique, les résultats électoraux du FN sont des plus médiocres, lui interdisant tout rôle d’aiguillon ou de nuisance. C’est la gauche enfin officiellement aux commandes— et son subtil président— qui vont puissamment aider au décollage d’un mouvement qui se révélera fort utile à l’avenir. Pour eux.

N’oublions pas que François Mitterrand et Jean-Marie Le Pen se connaissent bien pour s’être croisés dans les couloirs de la IVeRépublique. Tous deux ont été élus députés le 2janvier 1956, quoique naturellement dans des formations différentes. Et, à l’époque, ils avaient siégé de concert à la commission des affaires étrangères. Par la suite, en 1962, ils s’étaient retrouvés témoins à décharge lors du procès du général Salan.

N’oublions pas davantage les nombreuses accointances de jeunesse du président socialiste avec l’extrême droite, ainsi que ses amitiés fidèles, qui lui furent abondamment reprochées par la suite en de nombreux ouvrages. C’est qu’il n’avait pas la vision manichéenne de l’histoire imposée par les lobbys, qui est désormais de règle.

Sans forcément aller jusqu’à l’entente avérée, il faut reconnaître que bien des points de convergence existaient entre les deux compères. Proximité qui facilita grandement le jeu de rôles «toi méchant moi gentil» qui ne tarda pas à s’installer pour le plus grand bénéfice de chacun.

Alors qu’il n’exista jamais le moindre atome crochu entre Chirac et Le Pen dont la vive animosité réciproque a imperturbablement traversé les décennies pour subsister aujourd’hui, intacte.

 

R. : Pourquoi cet étonnant anti-lepénisme de Chirac? Vous parlez notamment dans votre livre de «promesses de Chirac aux officines juives».

 

A. K. : Sans vouloir sonder les reins et les cœurs, on peut hasarder sans trop de crainte de se tromper au moins deux raisons essentielles à cette hargne constante dont les conséquences politiques furent importantes: tout d’abord les forts penchants communistes de Chirac dès sa jeunesse, alors que Le Pen a toujours fait preuve d’un anticommunisme sincère et virulent. Et deuxièmement, ses liens étroits, tout au long de sa carrière, avec les responsables communautaires juifs.

Voilà pour les raisons “avouables”. Moins avouable, mais politiquement facile à comprendre, à partir du moment où il lui sera strictement défendu de s’allier avec lui, la droite aura elle aussi intérêt à diaboliser le FN qui empiétait fâcheusement sur ses terres et venait saccager ses plates-bandes. Evidemment, si elle avait eu le droit de s’entendre avec ce concurrent encombrant, les choses eussent été différentes. Mais la gauche et les responsables communautaires juifs le lui avaient expressément interdit.

Car Chirac avait effectivement pris des engagements fermes auprès de ces responsables. Le fait n’est en rien un mystère puisque LeMonde le relate en ces termes le 26mars 1986: «Enfin, les associations B’nai B’rith lancent un appel à la vigilance, attirent l’attention des partis de la nouvelle majorité contre toute tentation de vouloir reprendre les slogans extrémistes sur l’insécurité et les idées xénophobes à l’encontre des immigrés et rappellent aux représentants de ces partis leurs engagements pris, au cours des forums du B’nai B’rith, devant la communauté, déclarations reprises après proclamation des résultats du vote, de ne s’allier en aucun cas au Front national».

Voilà qui a le mérite de la clarté. Le B’nai B’rith a interdit tout rapprochement de la droite et de l’extrême droite. Et la droite obéit servilement.

En 1987, Chirac récidivera devant le CRIF en réaffirmant solennellement que jamais il ne contracterait d’alliance, ni à titre personnel, ni en tant que responsable d’un mouvement politique, avec tel ou tel parti d’extrême droite. Ce qui ne l’empêchera pas de perdre en 1988.

 

R. : Pourquoi Mitterrand a-t-il favorisé l’implantation du FN dans le paysage politique français ?

 

A. K. : Enfin parvenue à l’Olympe, la gauche se rend vite compte qu’il est plus facile de «changer la vie» dans les discours que dans la réalité. Les lendemains qui devaient chanter cèdent rapidement la place aux réveils douloureux. L’immigration se fait de plus en plus visible et revendicative, la délinquance explose et la crise sociale s’amplifie, sur fond de chômage et de mondialisation.

Face à ce constat, il est clair que la droite classique risque de reprendre des couleurs. Et même de ravir à terme à la gauche ce pouvoir si longtemps convoité. Heureusement, l’Elysée est occupé par un président qui ne manque ni de ressources ni de passerelles. La solution se trouverait-elle du côté de l’extrême droite? Il sait, pour bien l’avoir pratiquée, qu’elle ne présente aucun danger réel. L’idée de faire grimper le FN au détriment de la droite classique commence à faire son chemin dans l’esprit présidentiel. Le succès de cette stratégie passe par l’accès aux media, notamment à la télévision, et Mitterrand va faire le nécessaire en ce sens. Le résultat ne se fait pas attendre: dès 1983, les scores électoraux du FN décollent enfin.

Mais voilà: faire grimper le FN au détriment de la droite classique est une chose. Voir s’allier ces deux adversaires en est une autre, toute différente! C’est même un danger mortel pour la gauche.

Il faut donc à tout prix empêcher ces alliances. Ce sera le rôle assigné à la diabolisation, véritable assurance-vie des socialo-communistes.

Ce grand tabou jeté par les excellences morales du pays sur un parti qui ne présente aucun danger réel, mais de grands avantages pour la gauche, va charger la droite d’un handicap insurmontable. Et installera le FN dans son périmètre bien délimité.

 

R. : Vous parlez de cette «réécriture de l’histoire en forme d’imposture» à propos de l’assertion “FN=Vichy”?

 

A. K. : A la fin de la guerre, les communistes triomphent. Ce sont eux qui imposent alors le mythe de la gauche résistante et de la droite collaboratrice. Cette droite “collaboratrice” devait par conséquent être châtiée pour l’éternité. Aussi incroyable que cela paraisse, la gauche dans son ensemble— alors même que le totalitarisme communiste mettait les peuples à genoux dans une bonne partie du monde— parvint à imposer l’idée qu’elle seule incarnait l’avenir, le progrès et la solidarité.

Le régime de Vichy fut assimilé à l’ordre bourgeois, au conservatisme, au profit, à l’égoïsme sous toutes ses formes. Ainsi qu’à l’odieux antisémitisme. Et à la droite, naturellement.

Cette réécriture de l’histoire en forme d’imposture a été puissamment réactivée lors de la percée du FN. Le plat était tout prêt, il suffisait de le réchauffer. Ce qui fut fait. Pour diaboliser le mouvement, il suffisait d’en faire l’héritier du régime de Vichy. Répétée matin, midi et soir, cette antienne ne pouvait que finir par pénétrer les cervelles malléables des électeurs. Puisque tous les media s’y mettaient, et la télé aussi, ça devait forcément être vrai, non?

Du côté de la “droite”, ce ne sont pas les idiots utiles qui manquèrent qui, par ignorance crasse de l’histoire et/ou par pusillanimité, n’eurent pas même l’idée ou le courage de répliquer en rappelant aux vertueux donneurs de leçons les horreurs du communisme.

 

R. : Jean-Marie Le Pen a-t-il réellement tenté de se rendre en Israël?

 

A. K. : En 1986/87, Jean-Marie Le Pen est sur un petit nuage: député européen, député national— car en ces heureux temps, les deux mandats n’étaient pas encore incompatibles—, riche à millions grâce à l’héritage Lambert, il envisage l’avenir avec sérénité. Et la présidentielle de 1988 avec gourmandise. Car il y croit, alors. Il doit donc asseoir sa crédibilité pour apparaître en France comme un homme d’Etat potentiel. Et amadouer la communauté juive de France, ce qui n’est pas le plus simple. C’est dans ces dispositions qu’il entreprend en 1987 une série de voyages à l’étranger.

En février, Le Pen s’envole pour les Etats-Unis pour y rencontrer Edgar Bronfman, président du Congrès Juif Mondial. L’objectif est de normaliser les relations du mouvement avec la communauté juive et de préparer le voyage en Israël qui constitue le point d’orgue obligé de toute carrière politique digne de ce nom. On ne va plus à Canossa, on va en Israël à présent. Les temps changent, l’esprit demeure.

Mais voilà: les responsables communautaires français réagissent violemment à cette rencontre à New York et font part sans équivoque de leur opposition. Ils sont viscéralement hostiles à une normalisation qui ferait capoter tout le montage “médiatisation/diabolisation” mis sur pied dans l’hexagone. Ces Américains ne comprennent rien aux affaires françaises. Ils n’ont pas saisi que Le Pen, qui n’a pas encore “dérapé” à ce moment-là, doit rester pour toutes sortes de raisons le grand méchant loup de la politique. On peut donc penser que c’est ce veto des responsables communautaires français qui fit capoter en fin de compte le voyage en Israël. Et non pas le «point de détail» qui n’interviendra qu’en septembre de la même année.

 

R. : A-t-il “dérapé” volontairement? Votre analyse?

 

A. K. : Jean-Marie Le Pen est un vieux routier de la politique. Impossible de lui faire l’injure de la naïveté ou de la méconnaissance des ressorts qui régissent la vie politique du pays. Il connaît parfaitement le poids des lobbys et l’influence déterminante de certains d’entre eux sur les carrières faites et défaites en fonction du degré de soumission à des non-dits impératifs.

Lors de l’affaire du «point de détail», en septembre 1987, il a été dit et redit que Le Pen s’était trouvé piégé, avait fait une énorme bourde, laissé échapper le mot infernal sans réfléchir, etc. Curieux. Voilà un homme qui manie admirablement le verbe, dont l’expérience politique s’étend sur plusieurs décennies. Cet homme connaît parfaitement le contexte politico-communautaire français très particulier et la sensibilité plus qu’exacerbée sur ces questions. Sans parler de l’instrumentalisation qui en est faite, il est bien placé pour le savoir.

Et il lâcherait ce «point de détail» par inadvertance? C’est assez difficile à croire. Dans le meilleur des cas, si l’on peut dire, c’était une formulation extrêmement malheureuse. Dans le pire, une provocation délibérée. Survenue dans un contexte de sondages très favorables: il planait alors à des 18%. Ce qui rend d’autant plus étonnant qu’il ait choisi ce moment-là pour lâcher une provocation de ce calibre. Quoi qu’il en soit, son ascension devenait dangereuse pour la classe politique et il était urgent de faire retomber le soufflé, d’une façon ou d’une autre.

 

R. : Le FN a-t-il fait ‘trembler” le système? Pourquoi ne l’a-t-il pas abattu?

 

A. K. : Il est clair que Le Pen a toujours obstinément refusé tout avenir au FN en dehors de lui et a constamment voulu faire accroire, tant aux militants qu’aux électeurs, que le parti ne pouvait exister sans un Le Pen à sa tête, seule et unique condition de son succès.

Et puisqu’il s’est toujours considéré, non seulement comme le numéro un du mouvement, mais comme le seul et unique numéro existant, c’est à lui, et à lui seul, qu’incombe en priorité la responsabilité de l’échec.

Car au moment de la passation des pouvoirs entre le père et la fille, il est clair que l’échec politique du FN est patent. Jamais, malgré les circonstances exceptionnellement favorables, si l’on ose dire, ce mouvement n’a réussi à s’imposer comme une alternative crédible aux yeux des Français. Jamais il n’a fait “trembler” le système, contrairement à ce qu’affirmaient à intervalles réguliers les gros titres racoleurs des media pour entretenir la fiction et faire vendre du papier.

Bien plus grave, avec la complicité active du système à qui il a rendu là un énorme service, Le Pen a réussi à accaparer tout le terrain national et identitaire en diabolisant délibérément par ses outrances les idées qu’il prétendait défendre. Il est parvenu ainsi à stériliser les suffrages de toute une partie de la population, la plus vulnérable, celle qui plaçait ses espoirs en un parti perçu comme le seul capable de résister à l’arrogance de la classe politique. Une population fragile qui ne se doutait guère qu’elle était “représentée” par un milliardaire dont les préoccupations premières ne rejoignaient pas forcément les siennes.

Cette stagnation s’étend quand même sur vingt-cinq années. S’il est exact que durant tout ce temps le mouvement a dû lutter contre des ennemis extérieurs nombreux et déterminés— et contre la diabolisation orchestrée—, force est de constater que les raisons internes à ce surplace ont été au moins aussi déterminantes. Et sans doute davantage. Des raisons liées à l’ego dévastateur du président et à son refus obstiné d’encourager l’émergence de nouveaux talents. Couper toutes les têtes qui dépassaient et durer, encore durer, toujours durer, ont constamment été ses préoccupations. Au détriment du développement du mouvement qui, de purges en exclusions et en départs plus ou moins volontaires, a fini par virer au huis clos familial que nous connaissons aujourd’hui.

 

[...]

 

Lire la suite dans RIVAROL en kiosque vendredi ; ou ABONNEZ-VOUS pour ne manquer aucun article du plus ancien hebdomadaire de la droite nationale.

 

Propos recueillis par Robert SPIELER

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 10:28

Merci à notre lecteur qui nous envoie cette vidéo parmi une playlist concernant la Hongrie et le Jobbik.

 

 

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans Vidéos
commenter cet article
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 11:37

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQv_CLlh9BeGa3ovgxV6R15u9aATUOAXKoafZhHxjrmhfxRCy4r

 

Eh oui, malgré tous ses efforts de dédiabolisation, personne ou presque ne croit que la fille de l'homme au détail puisse être ce qu'elle prétend. Ce n'est pas faute d'avoir promis à tous les Français de papier les avantages les plus mirobolants, ou d'avoir annoncé la venue de centaines de milliers d'immigrants en plus. Rien à faire: quoi qu'elle fasse ou dise, elle sera toujours considérée en paria. Le courage, le panache, ou quelque chose comme de la grandeur aurait exigé de la donzelle qu'elle se rie de tels détracteurs et ne cherche pas désespérément à plaire aux homos, aux juifs, et aux nouveaux Français. Mais elle n'a toujours pas compris qu'elle ne pourra jamais se refaire une virginité (politique), même au prix de procédures sans fin, que le FuN, c'est à dire l'adhérent de base, finance.

 

La preuve, cette chronique dans Libé, rédigée par Stéphane Guillon (encore un humoriste auto-proclamé), intitulée "Fascisme light", qui commence mal: «Cette fois-ci, c’est décidé, je vote Marine !» m’a dit Madame Dupuis, un grand sourire aux lèvres, les yeux pétillants de bonheur, un peu comme si elle m’annonçait qu’elle partait faire le tour du monde.

 


Vous vous doutez du ton pontifiant que Guillon va utiliser tout au long de l'article, comment il va montrer que cette Mme Dupuis, sa gardienne, une saleté de Blanche, et une conne finie, y'a qu'à voir le boulot qu'elle a, ne peut pas voter de façon intelligente, mais que son vote sera émotionnel, irréfléchi, irrationne l. Car une personne qui vote pour ce que l’on considère être un parti d’extrême-droite ne peut être qu’une ménagère écervelée ou un habitué du bistrot. Au contraire, le bon peuple de gauche est éclairé, libre et vertueux. Ce bon peuple s’exprime d’ailleurs à la suite de l’article. L’un éructe seulement que MLP est une grosse nazie blonde (le commentaire semble avoir été supprimé). D’autres sont plus prolixes :

 

philkay 24 janvier 2012 à 09:48

Merci Mon sieur Guillon de votre lucidité sur l'actualité, je suis fan de votre journal avec Thierry Ardison, continuez à nous ouvrir l'esprit parce que nous n'avons plus que quelques journalistes libres dans ce monde ou vos confrères tiennent la traîne de Monsieur Sarkozy et ou sa cour est aveuglé par les privilèges. Je suis très inquiet aussi, parce que l'ancien maire de mon village partisan et élu socialiste m'a dit au second tour je voterai Marine plutôt que Sarkozy. Il nous faut réellement faire l'union de la gauche pour ne plus avoir à faire un tel choix.


sarkophobix répond au commentaire de philkay 24 janvier 2012 à 11:01

Sans être "fan" de Guillon, j'adhère sans réserve à ton post.
Guillon, un des rares "people" aujourd'hui qui ouvre sa gueule et n'hésite pas à dénoncer la dérive totalitaire et anti démocratique de sarko et sbires, n'ayant pas hésité à mettre sa carrière personnelle en jeu à plussieurs reprises.
Ne serait ce que pour ça: Merci M.Guillon, n'en déplaise aux idolâtres de Bigard, Clavier, Jauni et autres produits estampillés sarko

 

obamette répond au commentaire de philkay 24 janvier 2012 à 11:22

Tout a fait d'accord avec vous!!!Merci aux journalistes qui continuent leur travail d'information.

Et d'accord pour une veritable union. Il ne faut pas retomber dans le spectre du choix Peste ou cholera...
Personnellement, cette fois-ci, si par malheur cela devait arriver (mais NON ce ne sera pas le cas...), je ne voterais pas.

 

 

Une question me taraude, à l'issue de cette déprimante lecture. Si Sarko est "totalitaire" et MLP "nazie", avec quelle appellation pourraient-ils bien nous désigner, nous, les vrais nationaux ? Au-dessu de nazi, jusque là, c'était le soleil. Peut-être le vote de la loi sur le génocide arménien permettra-t-il d'agiter d'autres épouvantails que ces SS et autres sales Boches dont on nous rebat les oreilles à longueur de temps ?

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans Point de vue
commenter cet article
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 10:46

http://www.lefigaro.fr/medias/2012/01/22/f7cf13b2-4527-11e1-89d0-51f4dc7575e7.jpg

 

Dans Le Figaro :

 

Présentés comme des acteurs du fondamentalisme musulman prônant violences et valeurs contraires à la République, un imam parisien et une association Forsane Alizza, «Les cavaliers de la fierté», devraient prochainement être durement sanctionnés. Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a même annoncé lundi la dissolution de cette association, jugeant «insupportable que dans notre pays, un groupement forme des personnes à la lutte armée». [...]

 

D'après nos informations, Mohammed Hammami, imam de la mosquée tabligh Omar à Paris (XIe), a été informé en fin de semaine dernière qu'une procédure d'éloignement, initiée par le ministère de l'Intérieur, était envisagée contre lui. Le 7 février prochain en effet, son cas sera examiné par la commission d'expulsion à Paris. Dès l'avis de cette structure émis - le jour même ou dans un mois -, un arrêté ministériel d'expulsion devrait être pris. Une mesure qui pourra alors s'appliquer sur-le-champ.

 

Né en 1935 et arrivé en France dans les années 1960, Mohammed Hammami, ce Tunisien qui avait ouvert un lieu de culte rue Jean-Pierre Timbaud, dans le XIe arrondissement de Paris, paie aujourd'hui tous ses excès. À l'origine de prêches virulents, notamment à caractère antisémite, il aurait indiqué que «l'argent des fidèles ne devait pas être placé en banque car il profite aux juifs.» Adepte d'un islamisme radical, il aurait aussi demandé que la femme adultère soit battue à mort.

 

[...]

 

«Dans une vidéo récente, postée sur leur site Internet, le groupe légitime et encourage le «djihad» en culpabilisant les musulmans, déplore-t-on place Beauvau. De façon rituelle, leurs propos sont antisémites et anti-occidentaux…» Par exemple, une source informée du ministère de l'Intérieur évoque quelques propos odieux et hallucinants diffusés notamment sur internet. Ainsi, les juifs y sont présentés comme «de la racaille qui passe leur temps à se victimiser pour excuser leurs exactions aux yeux du monde.» Le 14 novembre 2010, les «Cavaliers de la fierté» avaient publié un «appel à la lapidation en Occident» et avaient qualifié les représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM) de «dociles lévriers dressés pour garder le troupeau et aboyer lorsque certains sortent du rang . Plus récemment, le 26 avril dernier, les «apôtres» de Forsane considéraient l'homosexualité comme un «fléau». S'appuyant sur la tradition prophétique de la «sunna», ils ont alors préconisé: «Quand vous trouvez deux hommes en train de commettre le péché de loth, mettez-les à mort».

 

 

Loin de nous l'idée de regretter ce charmant prédicateur, mais nous ne pouvons nous empêcher de nous demander si de telles mesures auraient été prises sans les ignobles propos antisémites. Car des imams qui veulent imposer la loi islamique, il y en a beaucoup en France ; des intégristes qui voilent et battent leurs femmes également ; des polygames qui touchent les allocations familiales et parent isolé ne sont pas rares non plus... et il n'y a que cet enragé que l'on poursuit. Cette affaire ne laisse-t-elle pas à penser qu'un appel à la lapidation généralisée est moins grave que de vagues propos étiquetés antisémites ?

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans Actualités
commenter cet article
23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 22:20

 

MLP accusait il y a quelques jours Bayrou de plagiat... mais il semblerait qu'elle aussi se serve de formules déjà utilisées par des concurrents. Dans un article, le site La Flamme déclare lui aussi MLP plagiaire :


 

     Un nouveau livre signé (et peut être écrit aussi, pourquoi pas ?) Marine Le Pen, intitulé ‘’Pour que vive la France’’, et comportant une image de couverture débile, contribuant encore à la décrédibilisation de la fonction présidentielle, est attendu.

   Le livre devait paraitre chez Grancher le 18 janvier.  »Philippe Grancher s’impatiente. Il attend le manuscrit de Marine Le Pen » (l’Express, 12 janvier 2012). Il sortirait donc en février ?

     Ce titre, Pour que vive la France, est celui du discours de présentation du programme du Mouvement national républicain (MNR), prononcé par Bruno Mégret à Poitiers le 30 septembre 2000.


                                           

 

Capture d’écran du site du MNR.


     Ce programme, sous ce même titre : ’’Pour que vive la France’’ a été publié en octobre 2000 aux éditions Liberté, et diffusé dans plus de 6000 kiosques à journaux et maisons de la presse (Le Chêne, n° 12 octobre 2000).

     Il n’y a rien de moins étonnant quand on sait qu’une partie de la direction du Fn et de ceux qui entoure au plus près notre présidente sont d’anciens MNR. Et de ceux qui ont eu les mots les plus dures contre Jean-Marie Le Pen, mais aussi contre Marine. Ils ont fait leur retour au sein des instances dirigeantes du Front national et plus particulièrement dans l’entourage de Marine Le Pen et grâce a elle!

 


Lire la suite.

Repost 0
Published by Rivarol blog
commenter cet article
23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 22:05

http://1.bp.blogspot.com/_pA-_7MPS8rI/SEEQRPpp25I/AAAAAAAABPg/RR5_ok6BjFk/s400/sorci%C3%A8re++bucher.jpg

 

 

La loi qui punit de un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende la négation du génocide arménien devrait passer au Sénat. Le Parlement prend donc le risque de dégrader les rapports avec la Turquie pour contenter une minorité arménienne et enfoncer davantage dans la tête des Français l'idée que l'histoire n'est pas un champ d'investigation mais un exposé dogmatique. Dans ce pays qui condamne l'Inquisition, on voue les "négationnistes" (comprenez les historiens non lobotomisés) à la mort sociale.

 

Voir l'article du Monde concernant cette nouvelle Vérité à croire sous peine d'être excommunié.

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans Actualités
commenter cet article
23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 07:33

Article de Têtu :

 

Si les maisons d’édition affirment ne plus avoir de tabous, l’homosexualité reste encore un thème marginal dans la littérature jeunesse. Une autocensure entretenue par plusieurs facteurs.

 

Le sujet est trop marginal, nous dit-on, dans la littérature enfantine. Peut-être parce que la pratique elle-même est marginale et que les parents terriblement rétrogrades qui n'ont pas eu besoin de FIV ou de mère porteuse pour avoir leurs marmots n'ont pas envie de les embrigader. Ce n'est pas parce qu'une minorité de la population a des pratiques sexuelles différentes que la terre entière doit se mobiliser pour les justifier.

 

L'article poursuit :


 

 

Dans les faits, on observe encore des résistances: rien ou presque chez Hachette, Pocket, ou Flammarion. «L'occasion ne s'est pas présentée», répondent-ils de façon unanime. Frilosité ou manque de nez de la part des éditeurs, certains auteurs -dont les livres ont cartonné- se tournent vers les maisons clairement estampillées «homo» ou l'autoédition. C'est le cas du Paradis de Paco ou de Dis MamanS aux Editions gaies et lesbiennes.

 

«Si un frétillement est perceptible depuis une quinzaine d'années, la production reste marginale par rapport à l'ensemble de la littérature jeunesse. Pour les questions de transidentité, c'est carrément le désert...», nuance Catherine Florian. La réelle avancée se situe plutôt dans la manière dont on parle d'homosexualité: en la banalisant, sans forcément en faire un thème.

 

Les personnages homos ne sont plus forcément les héros, ils se fondent dans l'histoire et vivent leur amour sans que ce soit vécu comme un drame. «On trouve désormais l'idée selon laquelle on peut être homo et heureux», observe Lionel Labosse. Dans l'ouvrage collectif La première fois (Gallimard, 2011), l'une des huit nouvelles parle d'homosexualité. Preuve pour Lionel Labosse qu'elle fait désormais partie de LA sexualité en générale. Avec son lot d'amalgame: dans L'encyclopédie de la vie sexuelle (Hachette), les pages consacrées à l'homosexualité sont immédiatement suivies d'un chapitre sur la pédophilie...

 

 

Mince, si un "amalgame" est fait rien que par la succession d'articles, où va-t-on ? Mais sur quoi enchaîner après l'homosexualité ? Si l'encyclopédie avait décrit le SM, ils auraient poussé des cris d'orfraie également. Eh oui, ces gens-là ne sont pas des dévergondés ou forcément des jouisseurs, c'est de l'amour pur, blablabla. Si l'on avait fait suivre l'épineux sujet par celui du sida, ils auraient hurlé à la stigmatisation. Si on avait enchaîné sur la zoophilie, ça aurait carrément fini au tribunal. Non, il n'y a rien à faire, il faut commencer par les homos dans l'encyclopédie : voilà ce qui serait juste et normal.

 

Lire l'intégralité de l'article de Têtu ici. L'article a été signalé par veille-education.org.

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans Actualités
commenter cet article