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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:40

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L'assassinat de Kadhafi: un nouveau crime des démocraties

 

 

L’histoire se répète. Il ne suffit pas aux Américains et à leurs alliés d’envahir et de ruiner un pays moderne, de trouver n’importe quel prétexte pour l’agresser, le bombarder et renverser l’autorité légitime, il faut encore humilier aux yeux de tous l’ancien chef de l’Etat, non seulement l’assassiner dans des conditions sordides mais encore exhiber son cadavre, le faire piétiner par des adversaires politiques fanatisés et dépourvus de la moindre décence. On se souvient encore de la capture très médiatisée de Saddam Hussein, retrouvé en Irak en décembre 2003, dans sa région natale, au fond d’un trou où, malgré le poids des ans, il avait choisi de poursuivre sa résistance, fût-elle symbolique et désespérée, à l’occupant. De manière volontairement humiliante ses geôliers, munis d’une lampe torche, avaient longuement examiné sa dentition devant la caméra, comme s’il s’agissait d’une bête traquée. Avant de le condamner à la pendaison trois ans plus tard à la suite d’un simulacre de procès qui rappelait celui de Nuremberg. Non décidément leur justice n’est pas la nôtre. Les méthodes de cet axe américano-sioniste qui se proclame l’Axe du Bien sont tout à fait détestables et constituent une régression morale considérable. En effet, grâce à des siècles de civilisation chrétienne, on avait appris à respecter le vaincu, et même à lui rendre les honneurs militaires lorsqu’il s’était vaillamment battu. C’est ce que firent les Allemands lors de la bataille de France en mai et juin 1940 pour certains soldats et officiers français qui avaient résisté à l’envahisseur de manière particulièrement héroïque. Une attitude autrement plus digne que celle des “libératueurs” qui, en Italie, accrochèrent Benito Mussolini à un croc de boucher et pendirent les condamnés de Nuremberg dans ce qui n’était qu’une parodie de justice, une vengeance talmudique des vainqueurs à l’égard des vaincus.

 

On peut penser ce que l’on veut de Saddam Hussein et du colonel Kadhafi mais on ne peut nier qu’ils sont morts debout, sans rien céder à l’adversaire, sans chercher à fuir leur pays et à se réfugier à l’étranger dans un palace doré. Lequel de nos politiciens occidentaux, si volontiers donneurs de leçons, agirait pareillement que ces deux ex-chefs d’Etat s’il se trouvait dans une situation analogue? Aucun, ils sont bien trop lâches. Ils n’aiment ni leur terre, ni leur peuple, ni leur patrie. Ils n’ont aucun honneur, aucune bravoure, aucune colonne vertébrale.

 

Certes les chefs d’Etat irakien et libyen étaient des dictateurs. Mais une dictature ne vaut-elle pas mieux que les démocraties incapables et bavardes lorsqu’elle assure l’ordre, l’équilibre et la prospérité, surtout dans des régions du monde où s’affrontent diverses ethnies et tribus et où les forces centrifuges sont très menaçantes? Ce que l’on n’a pas pardonné à Kadhafi, non plus qu’à Saddam Hussein hier, c’est d’avoir réussi en quelques décennies à transformer leur pays en un Etat moderne, riche, indépendant, fier. L’on n’a pas supporté que le colonel soit parvenu à mettre en place un financement indépendant et original de l’Afrique. Grâce aux revenus pétroliers, il avait créé une Banque centrale africaine, une Banque pour le développement, autant de réussites qui déplaisaient souverainement aux banquiers new-yorkais.

De plus, en éliminant les dirigeants qui, malgré leurs défauts, assuraient l’unité de leur pays et empêchaient le chaos (lequel n’est hélas que trop réel en Irak depuis l’invasion de mars 2003 et va évidemment s’étendre aujourd’hui à la Libye), on fait évidemment le jeu de l’entité sioniste qui est ainsi débarrassée de chefs d’Etat tout à fait favorables, en paroles et en actes, à la cause palestinienne. Israël peut se réjouir de la destruction systématique des puissances qui l’entourent. Les expéditions américaines en Afghanistan, en Irak et en Libye couplées aux dites «révolutions arabes» en Egypte, en Tunisie voire en Syrie sont en effet une aubaine pour l’Etat hébreu car elles plongent durablement dans le chaos des pays qu’il voyait comme une menace. Car, pour les voisins d’Israël, le simple fait d’exister, de souhaiter disposer d’une armée, d’une diplomatie, de frontières garanties, d’un gouvernement fort et homogène n’est pas possible: l’entité sioniste ne le souffre pas. Il n’est que de voir la façon dont les Palestiniens sont traités depuis plus de soixante ans pour savoir à qui l’on a affaire.

 

Enfin, l’élimination du numéro un libyen, comme hier celle du raïs irakien, fait objectivement le jeu des islamistes les plus radicaux. Preuve que l’Amérique, comme elle l’avait déjà fait au Kossovo en installant au cœur de l’Europe un Etat islamiste et mafieux, n’agit que pour diviser et pour détruire et qu’elle est paradoxalement, dans une stratégie diabolique, le premier vecteur de l’islamisation. Tout en étant inféodée à Israël. Jusqu’à l’abîme.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:17

 

Interview de l'abbé Francesco Ricossa

 

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Ces dix dernières années RIVAROL a interrogé différents clercs et prélats de la mouvance dite traditionaliste: l’abbé Guillaume deTanoüarn pour son livre Vatican II et l’Evangile, l’abbé Alain Lorans, directeur de Dici et porte-parole de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, Mgr Bernard Tissier deMallerais pour sa biographie du fondateur d’Ecône, Mgr Marcel Lefebvre une Vie, et Mgr Richard Williamson.

 

Aujourd’hui, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de l’Institut Mater Boni Consilii (IMBC) qu’il dirige, nous donnons la parole à l’abbé Francesco Ricossa qui est également directeur du séminaire Saint-Pierre Martyr et de la revue Sodalitium. Ce périodique d’une grande tenue intellectuelle— même si l’on peut ne pas partager toutes ses positions — s’est fait connaître notamment pour ses articles documentés et érudits sur la question juive, sur la personnalité et l’œuvre de JeanXXIII, sur la pensée de MgrGuérard des Lauriers.

 

Cet entretien est l’occasion pour l’abbé Francesco Ricossa de nous préciser sa position doctrinale dans l’actuelle crise de l’Eglise et de donner son point de vue sur une actualité religieuse particulièrement riche.

 

 

RIVAROL: Monsieur l’abbé, vous fêtez à la fin de la semaine prochaine à Paris, les 5 et 6 novembre (voir l’agenda à la page 4 de ce numéro), le vingt-cinquième anniversaire de l’Institut Mater Boni Consilii. Pouvez-vous brièvement nous rappeler les circonstances de sa fondation?

 

Abbé Francesco RICOSSA: Nous étions plusieurs prêtres du district d’Italie de la Fraternité Saint-PieX, ordonnés au début des années 1980 par Mgr Lefebvre, à camper sur des positions doctrinales fermes, notamment dans notre refus catégorique de la nouvelle messe et de toute compromission avec les modernistes. Nous avions d’ailleurs fondé en 1984, avec la bénédiction de Mgr Lefebvre, la revue Sodalitium en hommage à Mgr Umberto Benigni qui avait fondé au début du XXe siècle ce mouvement radicalement anti-moderniste à la demande du Pape saint PieX, soucieux de l’infiltration de clercs libéraux et modernistes dans l’Eglise catholique. Nous entretenions des rapports difficiles avec l’abbé Franz Schmidberger, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-PieX (Mgr Lefebvre ayant quitté cette fonction en 1983), car il avait des liens étroits avec des mouvements très modérés, acceptant le principe de l’assistance à la nouvelle messe, comme Una Voce. A cette époque dans la Fraternité l’on parlait déjà, soit d’un sacre d’évêque, soit d’un accord avec les modernistes à la suite du premier indult de Jean PaulII du 3octobre 1984. Les prêtres italiens de la FSSPX étaient non seulement tout à fait opposés à une hypothèse d’accord qui n’aurait pas été fondé sur la foi mais de plus étaient perplexes sur la possibilité d’un sacre, non sur le fait en lui-même, mais dans la mesure où cet acte ne leur semblait pas justifiable aussi longtemps que la Fraternité reconnaîtrait l’autorité de Jean Paul II.

 

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S’ajoutait à cela le problème du code de droit canon “promulgué” par Jean Paul II en décembre 1983. Mgr Lefebvre avait déclaré ce nouveau code inacceptable, alors qu’aujourd’hui la Fraternité l’accepte. Or, nous avions lu dans les manuels de théologie que l’Eglise ne pouvait pas imposer un code de droit canonique mauvais à cause de son infaillibilité dans la promulgation de lois liturgiques et disciplinaires. Du fait de toutes ces questions que nous nous posions et à cause de la ligne pratique de l’abbé Schmidberger qui était tout à fait en faveur d’un accord avec les modernistes, notre situation devenait intenable au sein de la Fraternité. Dans un premier temps Mgr Lefebvre nous avait soutenus puis, lorsque les choses se sont envenimées, il nous a abandonnés en arguant que ce n’était plus lui le supérieur général et qu’il ne pouvait donc rien faire. A ce moment-là, nous avions compris que la position de la Fraternité ne tenait pas mais nous ne savions pas encore vraiment quelle était la bonne voie.

 

Nous avons pris un certain temps entre décembre 1985— où nous quittons la Fraternité et fondons l’Institut Mater Boni Consilii à Turin— et septembre 1986— où nous ouvrons le séminaire Saint-Pierre Martyr— pour réfléchir et étudier sereinement. Nous avons rencontré plusieurs prêtres se situant dans les tendances les plus fermes, nous avons examiné toutes les solutions possibles et finalement nous avons rencontré Mgr Guérard des Lauriers. Cette visite nous a convaincus de deux choses. L’une, spéculative: la thèse qu’il défendait, dite de Cassiciacum, nous est apparue être la bonne. L’autre, pratique: il fallait se décider à ouvrir un séminaire pour un clergé qui ne célèbre pas la messe en communion avec (una cum) Jean PaulII. Rappelons qu’à ce moment-là il n’y avait pas de séminaire traditionaliste autre que celui d’Ecône.

 

R.: Actuellement combien avez-vous de prêtres dans votre Institut? Combien de séminaristes? Quelles chapelles desservez-vous? Dans quels pays?

 

Abbé F. R. : Nous sommes un petit groupe d’une dizaine de prêtres. Nous avons un évêque flamand, Mgr Geert Stuyver, qui réside en Belgique, un prêtre en Argentine, en France l’abbé Cazalas, aumônier de l’école de Serre-Nerpol fondée par feu le père Vinson. Les autres prêtres sont en Italie, l’un est à Rimini et s’occupe de tout l’est de l’Italie, du côté de la mer Adriatique. Dans la maison-mère de Verrua Savoia près de Turin où se trouve aussi notre séminaire résident les autres prêtres: les abbés Herimpitia Andriantsarafara, Murro, Giugni, Jocelyn Le Gal qui s’occupe de Paris, moi-même, et un collaborateur qui appartient à l’association de Mgr Donald Sanborn, l’abbé Thomas Le Gal.

 

Actuellement nous avons trois séminaristes, dont un qui en est aux ordres majeurs. Pour l’heure nous comptons moins de séminaristes que naguère car presque chaque groupement non una cum dispose désormais de sa maison de formation. Nous exerçons notre ministère en Italie, du nord au sud (y compris à Rome), en France (à Lille, à Paris, à Lyon, à Annecy, à Cannes et en Isère), en Belgique, aux Pays-Bas et en Argentine. A Paris en particulier, nous exerçons notre ministère depuis presque six ans, en deux lieux, dans le neuvième arrondissement (17 rue Bleue) et dans le quinzième arrondissement (19 rue Théodore Deck).

 

R. : Pouvez-vous préciser pour les lecteurs qui ne la connaissent pas votre position doctrinale dans l’affreuse crise de l’Eglise que nous vivons depuis plus d’un demi-siècle?

 

Abbé F. R. : Nous embrassons tout ce que l’Eglise nous propose à croire, tout ce qu’elle enseigne. D’autre part, pour expliquer l’actuelle crise de l’Eglise, même s’il existe sur ce sujet plusieurs opinions divergentes, quant à nous, depuis septembre 1986, nous faisons publiquement nôtre la thèse théologique que Mgr Guérard des Lauriers a publiée en 1979 dans les Cahiers de Cassiciacum sur le Siège apostolique qui, au moins depuis décembre 1965 et la “promulgation” par Paul VI de Vatican II, est formellement vacant, mais pas matériellement.

 

R. : Quel jugement portez-vous sur les six premières années du règne de Benoît XVI? Pensez-vous, comme l’abbé Claude Barthe, que l’avènement du successeur de Jean PaulII marque un véritable «tournant restaurationniste» et qu’au fond Josef Ratzinger serait plus ou moins traditionaliste?

 

Abbé F. R. : Le programme de Joseph Ratzinger qui a été exprimé le 22 décembre 2005 dans son discours à la “Curie” et où il est question d’«herméneutique de la réforme» doit être lu attentivement. Loin d’être un programme de restauration, c’est en réalité un programme moderniste. Ratzinger expose une idée évolutionniste à propos des dogmes qui reprend la pensée de Blondel. Pour BenoîtXVI la doctrine de l’Eglise évolue, change, y compris sur le plan politique et social. Il donne comme modèle la Révolution française à ses débuts et surtout la Révolution américaine dont on connaît les origines maçonniques. C’est toute son idée de «laïcité positive». En cela, BenoîtXVI est encore plus clair que PaulVI et Jean PaulII dans son acceptation des doctrines libérales. Pour Ratzinger la doctrine catholique peut devenir obsolète à un moment donné et, à ses yeux, la continuité avec la Tradition, c’est la continuité avec une Tradition qui serait soi-disant l’essence du christianisme et qui se retrouverait dans une Eglise primitive dont lui seul a la connaissance. C’est là l’application d’une méthode purement moderniste.

 

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Quant au programme œcuméniste qui est élargi aux traditionalistes, qu’ils soient anglicans ou catholiques, au dialogue interreligieux comme le prouvent la nouvelle réunion d’Assise le 27octobre, les visites dans les mosquées et les synagogues, ils montrent clairement que tout est comme avant et que même tout est pire qu’avant. Je ne vois vraiment pas comment l’on peut honnêtement soutenir qu’il y a là une restauration. En revanche, on assiste à une manœuvre intelligente: ce qui semble être une ouverture au monde catholique véritable est une ruse qui consiste à mettre à la tête des opposants à Vatican II des personnages en réalité tout à fait fidèles à Vatican II. L’Italien Mgr Bux est ainsi une vedette dans le monde des messes selon le «Motu Proprio» du 7juillet 2007; il participe à tous les congrès sur VaticanII; récemment il a été l’éminence grise d’un congrès, à Rome, pour préparer Assise et pour convaincre ceux qui suivent la Tradition de l’Eglise qu’Assise en est la réalisation. Ceux qui cherchent quelque chose de traditionnel, de catholique trouvent comme guides des ratzinguériens qui sont tout à fait modernistes. C’est un tour de passe-passe qui est très finement exécuté.

 

R.: Que pensez-vous de la publicité très élogieuse que font la Fraternité Saint-Pie X et le Courrier de Rome à propos des livres sur VaticanII de Mgr Gherardini?

 

Abbé F. R. : J’ai écrit un long article sur le premier ouvrage, le plus important, de Mgr Gherardini: Vatican II. Un débat à ouvrir. Il m’a d’ailleurs répondu. Dans sa démarche, on peut apprécier qu’un théologien, même s’il a attendu d’être à la retraite à un âge très avancé pour s’exprimer, ait changé de position, au moins officiellement, car peut-être pensait-il naguère sans l’écrire ce qu’il dit aujourd’hui. Il est louable qu’un théologien dise publiquement qu’il faille ouvrir un débat sur Vatican II mais malheureusement il y a beaucoup de contradictions dans ce qu’il dit. Il approuve Vatican II puis, quelques lignes plus bas, il dit que c’est inconciliable avec l’enseignement de l’Eglise. Le plus regrettable, c’est son opinion sur l’infaillibilité de l’Eglise et du Pape. Pour se permettre de critiquer VaticanII, il doit, à l’instar de la Fraternité Saint-PieX, diminuer de beaucoup ce qui concerne l’infaillibilité de l’Eglise. Donc si Mgr Gherardini et d’autres font preuve d’un peu plus de courage qu’auparavant, c’est certes positif. Mais que les catholiques suivent les opinions de Mgr Gherardini, nous le désapprouvons.

 

R. : Précisément pouvez-vous nous expliquer votre position sur l’infaillibilité de l’Eglise et du Pape qui diffère sensiblement de celle de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X?

 

Abbé F. R. : C’est un phénomène étonnant et regrettable de réduire fortement l’infaillibilité de l’Eglise et du Pape. Mgr Lefebvre et les autres évêques qui ont défendu la doctrine traditionnelle de l’Eglise à VaticanII étaient évidemment favorables à la primauté du Pape, à l’infaillibilité, à l’obéissance au magistère authentique. Par la suite, puisqu’ils reconnaissaient, au moins officiellement, la légitimité de PaulVI qui a “promulgué” le concile et de ses successeurs et qu’en même temps ils ne pouvaient accepter les conclusions de VaticanII, ils se sont vus contraints de diminuer dans tous les domaines l’autorité de l’Eglise, du Pape, du magistère et l’infaillibilité de l’Eglise. Ils en arrivent à dire plus ou moins la même chose que les modernistes, mais en l’appliquant à des époques différentes. Pour les modernistes l’Eglise s’est trompée de Constantin à Vatican II et maintenant elle a retrouvé sa Tradition véritable. En revanche, pour ces traditionalistes, l’Eglise était dans la vérité jusqu’à Vatican II et depuis c’est toujours l’Eglise catholique mais elle se trompe. Le problème, c’est que l’Eglise ne peut se tromper. C’est ce que nous récitons dans l’acte de foi: «Mon Dieu je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélez et que Vous nous enseignez par Votre Eglise parce que Vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper.» On ne peut attribuer à l’Eglise et à un authentique vicaire de Jésus-Christ les errements que nous constatons chaque jour au niveau dogmatique, au niveau moral, au niveau pratique et disciplinaire. Car les attribuer à l’Eglise, c’est les attribuer à Jésus-Christ qui a dit dans l’Evangile: «Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps.»

 

Par ailleurs, l’Eglise ne peut pas devenir un danger pour la foi et les mœurs des fidèles; elle ne peut pas nous donner du poison. Même au-delà de l’infaillibilité du magistère qui s’exprime avec ses formes les plus solennelles, il ne faut pas oublier l’infaillibilité du magistère ordinaire: à chaque fois que l’Eglise ou le Pape seul nous disent que quelque chose est révélé par Dieu, par le fait même il faut le croire parce que la Révélation divine est l’objet de la foi et c’est à l’Eglise de nous dire ce qui est révélé. De plus, nous avons l’assurance (c’est une certitude théologique) que la liturgie, que les sacrements que l’Eglise nous donne, que la discipline que l’Eglise impose, sans être des dogmes de foi, ne peuvent pas nous conduire dans l’erreur ou dans le péché. Si nous constatons que la liturgie, les sacrements, la discipline depuis VaticanII ne sont pas conformes à ce que l’Eglise a toujours fait, toujours voulu, tout cela ne peut venir de l’Eglise catholique. L’Eglise ou le Pape seul ne peuvent se tromper dans la promulgation de lois liturgiques et disciplinaires (messe, sacrements, code de droit canon…), dans la canonisation d’un saint (ce qui pose le problème, par exemple, de la “canonisation” du fondateur de l’Opus Dei, Escrivá de Balaguer, par Jean PaulII et demain sans doute la “canonisation” du même Jean PaulII par son successeur qui l’a déjà “béatifié”), dans l’approbation définitive d’un ordre religieux. PieVI a d’ailleurs condamné les jansénistes qui, au conciliabule de Pistoie, enseignaient que le Pape pouvait promulguer pour l’Eglise universelle des lois liturgiques ou disciplinaires qui soient nocives pour la foi.

 

Ajoutons enfin que la soumission au Pape est un dogme de foi: «Aucune créature humaine ne peut se sauver si elle n’est soumise au Pontife romain» a enseigné BonifaceVIII en 1300 dans sa Bulle Unam Sanctam. «L’Eglise catholique est la société ou la réunion de tous les baptisés qui, vivant sur la terre, professent la même foi et la même loi de Jésus-Christ, participent aux mêmes sacrements et obéissent aux pasteurs légitimes, principalement au Pontife Romain» enseigne pareillement le Catéchisme de Saint Pie X dans sa définition de l’Eglise catholique. Est-il possible d’être plus clair?

 

Reste que, et c’est là une constante dans l’histoire, les dissidents ont souvent voulu demeurer dans l’Eglise sans obéir au Pape. C’est le cas notamment des jansénistes qui se livraient à mille escamotages pour trouver des prétextes afin de ne pas embrasser ce que l’Eglise disait lorsqu’elle les condamnait. Le drame, c’est que beaucoup de ceux qui aujourd’hui veulent rester fidèles à la véritable foi, au lieu de se séparer d’une “autorité” qui ne peut pas être telle, préfèrent recourir à ces escamotages pour désobéir.

 

R.: Quels commentaires vous inspire le voyage du 22 au 25 septembre en Allemagne de BenoîtXVI qui a dressé un vibrant hommage de Martin Luther, réaffirmé sa volonté de renforcer le dialogue et la collaboration avec le judaïsme talmudique, a renouvelé son adhésion à la religion de la Shoah, encouragé les mahométans à pratiquer leur religion outre-Rhin pourvu que ce soit dans le respect de la Constitution allemande?

 

Abbé F. R. : Ce n’est qu’un épisode parmi tant d’autres. Car dans tous les voyages et dans tout l’enseignement de ceux qui se sont succédé depuis Paul VI, l’œcuménisme est l’objet principal de leur “magistère”. Ils le disent d’ailleurs ouvertement. Il ne faut donc pas s’étonner qu’il y ait à chaque fois dans ces voyages des réunions œcuméniques qui comportent aussi une communication dans les choses sacrées (communicatio in sacris), dans le culte, des rencontres avec des religions non chrétiennes, même les plus hostiles au christianisme, des éloges appuyés des fondateurs des sectes hérétiques, des hérésiarques comme Martin Luther. C’est la pratique de l’œcuménisme qui avait été condamnée par Pie XI comme la voie vers l’athéisme et qui est considérée aujourd’hui comme l’objet principal de l’œuvre du (prétendu) successeur de Pierre. C’est évidemment une contradiction absolue.

 

Ce qui est relativement nouveau, même s’il en était déjà question dans Gaudium et Spes, c’est cette sorte d’éloge de l’athéisme dans son voyage en Allemagne, avec son idée du Parvis des Gentils. L’idée de fond, c’est que l’incroyant est en recherche et que celui qui est en recherche a déjà trouvé. On essaie donc de transformer les incroyants en croyants et l’on dit que les incroyants sont même meilleurs que les catholiques de routine car les premiers cherchent et les seconds ne cherchent pas. C’est quelque chose d’ahurissant.

 

R.: Pouvez-vous nous en dire plus sur ce Parvis des Gentils ?

 

Abbé F. R. : Ratzinger a souhaité que l’on établisse une sorte de «Parvis des Gentils». Vous savez que dans l’ancien temple de Jérusalem (ce qui peut indiquer des liens troublants avec d’autres qui rêvent de bâtir à nouveau, réellement à Jérusalem ou symboliquement en loge, le Temple!) il y avait le Saint des Saints, le Saint et une partie de l’édifice dans laquelle les Gentils (c’est-à-dire les non-juifs) pouvaient entrer, le Parvis des Gentils, mais sans avoir le droit d’aller plus loin. Ces gens n’étaient pas israélites mais fréquentaient le temple, à ses limites. Ratzinger a pris ce symbole— qui est peut-être plus qu’un symbole— pour dire que les croyants comme les incroyants sont dans le temple de Dieu, les uns dans le parvis des Gentils, les autres à l’intérieur. Le «président du Conseil pontifical de la Culture», le “cardinal” Ravasi, a ainsi organisé à Notre-Dame de Paris une réunion officielle avec les croyants et les incroyants, non pas pour prêcher la foi à ceux qui ne croient pas mais pour élargir le dialogue non seulement aux hérétiques, aux schismatiques, non seulement aux membres de toutes sortes de religions mais même aux incroyants.

 

C’est cette année le centenaire de la mort d’un écrivain Italien bien connu, Antonio Fogazzaro, qui est l’auteur du roman Il Santo, Le Saint. C’était à l’époque, sous la forme d’un roman, le programme des modernistes. C’est pourquoi Saint PieX avait mis à l’index cette œuvre. Eh bien voilà que Ravasi a rédigé la préface de la réédition de la biographie de cet auteur, écrite en 1920 par un moderniste, Tommaso Gallarati Scotti, La vita di Antonio Fogazzaro, ouvrage qui avait été également condamné par le Saint-Office. Dans sa préface “le cardinal” Ravasi écrit carrément que, dans les mea culpa à faire pour les «péchés de l’Eglise», il faut intégrer la condamnation des modernistes. Voilà qui a le mérite d’être clair: ils disent qui ils sont et ce qu’ils veulent!

 

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R. : Le rapport à l’égard des juifs et du judaïsme est très différent de ce que l’on a connu jusqu’à VaticanII. Benoît XVI, comme son prédécesseur, dit ainsi que l’Ancienne Alliance n’a pas été abrogée, que les juifs sont nos «frères aînés dans la foi», rejette l’accusation de peuple déicide. Josef Ratzinger dans son Jésus de Nazareth va même jusqu’à écrire que la parole de malédiction de la foule des juifs à l’égard du Christ lors de sa comparution devant Pilate: «Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants» doit s’interpréter comme un signe de bénédiction, faisant allusion au sang versé par les animaux dans l’Ancien Testament comme offrande à Yahvé. Que penser de tout cela?

 

Abbé F. R. : C’est un complet renversement qui a commencé officiellement avec la déclaration conciliaire Nostra Ætate. Celle-ci a été demandée par un historien français et socialiste, Jules Isaac (qui était aussi membre du B’nai B’rith), à Jean XXIII qui acquiesça et le document a été “promulgué” par PaulVI en 1965. Tout cela a renversé les rapports entre l’Eglise et le judaïsme actuel— à ne pas confondre avec celui de l’Ancien Testament— qui n’est rien d’autre que le pharisaïsme qui a triomphé depuis la destruction du temple en 70 (Abraham est bien le père des croyants, mais les pharisiens ne sont ni nos «frères aînés»— Jean-Paul II— ni nos «pères dans la foi»— BenoîtXVI—). Jean Paul II est allé encore plus loin, en déclarant que l’Ancienne Alliance n’a jamais été abrogée. Ce qui peut vouloir dire deux choses : soit qu’il n’y a qu’une seule Alliance, l’Ancienne, et que donc le Nouveau Testament est faux. Soit que les deux Alliances restent en vigueur, l’une avec les juifs, l’autre avec les Gentils, et que l’Ancienne demeure sans Jésus-Christ puisque ceux qui la suivent rejettent Notre-Seigneur. Cela est d’une extrême gravité. Quand le Christ consacre Son Précieux Sang, Il dit: «Ceci est le sang de la Nouvelle et Eternelle Alliance». Les modernistes préfèrent aujourd’hui parler de première et de seconde Alliance parce que un et deux ne s’excluent pas alors qu’ancien et nouveau s’excluent forcément. La Nouvelle Alliance arrive et l’Ancienne devient donc périmée. Non qu’elle fût mauvaise mais elle est remplacée par la Nouvelle.

 

Jules Isaac, pour en revenir à lui, écrivait dans ses ouvrages que les persécutions contre les juifs étaient imputables au christianisme à cause de son «enseignement du mépris» qui durait depuis deux mille ans. Et, selon lui, les sources de ces calomnies persécutrices contre le judaïsme se trouvent chez les Evangélistes. L’Evangile est donc lui-même mis en cause. Comment accepter l’idée de fond de cet écrivain israélite sans rejeter dans le même temps l’Evangile? Le seul moyen, trouvé par les modernistes, c’est de dire que les paroles du Christ et des Apôtres qui semblent faire partie de cet «enseignement du mépris» n’ont jamais été vraiment prononcées par Notre-Seigneur et Ses premiers disciples. Ce serait le fruit de cette communauté chrétienne primitive qui se disputait avec la synagogue. Cette idée que l’on trouve dans des documents officiels consiste à renier l’historicité de l’Evangile. Voyez que ce ne sont pas là des questions de détails!

Enfin, la responsabilité des juifs dans la mort du Christ est clairement affirmée dans l’Evangile. Il est vrai que Notre-Seigneur est mort pour tous, y compris pour ceux qui L’ont crucifié et c’est là la cause finale. Mais Il est bien mort de la main de quelqu’un et l’Evangile nous montre tous les coupables de ce temps-là avec les différents degrés de responsabilité que saint Thomas examine si bien. Si l’on refuse le Messie, si l’on affirme que Notre-Seigneur n’est pas Dieu, il faut en tirer toutes les conséquences. Les juifs ont dit à Pilate: «Nous avons une loi et, selon cette loi, il doit mourir car il a prétendu être le Fils de Dieu.» C’est ce que professe encore aujourd’hui le judaïsme.

 

R.: Quel regard portez-vous sur les discussions entre la Fraternité Saint-Pie X et ce que Mgr Lefebvre appelait la «Rome moderniste» ? Pensez-vous que Mgr Fellay va signer le «préambule doctrinal» qui lui a été remis et qui fort curieusement est confidentiel comme demeurent pour l’heure secrètes les conclusions des pourparlers doctrinaux qui ont eu lieu d’octobre 2009 à avril 2011 entre la Fraternité Saint-Pie X et la « Congrégation pour la doctrine de la foi » ?

 

Abbé F. R. : N’étant pas prophète, j’ignore si ces pourparlers vont aboutir. Mais l’on peut déjà en tirer des enseignements. Du point de vue des principes, ils sont déjà en soi une erreur. Car si l’on reconnaît l’autorité de Paul VI et de ses successeurs, il n’y a pas à discuter, il faut leur obéir, embrasser leur doctrine, éventuellement leur demander des explications mais en étant toujours prêt à reconnaître a priori leur enseignement. Si en revanche ils ne sont pas l’autorité, on ne peut pas les reconnaître pour ce qu’ils ne sont pas et avoir des relations de ce genre avec des personnes qui ne sont pas d’accord avec nous sur la foi. Du point de vue pratique, on a déjà pu voir que ces pourparlers, au lieu de favoriser notre camp, ont toujours entraîné des défections. On peut voir sur Internet Mgr Rifan, qui est à la tête des héritiers de Mgr deCastro-Mayer (mais bien différent de lui), concélébrer la nouvelle messe ou être présenté avec ravissement aux Journées mondiales de la jeunesse à Madrid par le fondateur du chemin néo-catéchuménal, Kiko Arguello, un laïc hérétique qui critique ouvertement le concile de Trente. Combien de clercs et de laïcs se sont ainsi ralliés aux modernistes à la suite de pourparlers qui n’ont jamais donné le moindre résultat positif?

 

Ce qu’il faut faire, pour y voir clair dans la crise de l’Eglise, c’est poser le problème des erreurs de VaticanII, garder la vraie doctrine, conserver la foi mais nullement chercher à trouver une solution pratique comme la direction de la Fraternité Saint-PieX semble vouloir le faire. Dans la conférence qu’il a donnée à Villepreux, le 1eroctobre, Mgr Fellay soutient une position étonnante : les discussions doctrinales, dit-il, ont montré que nous n’étions pas d’accord mais ce que nous demandons, c’est que l’on tolère la Tradition, c’est-à-dire que l’on admette que l’on puisse penser comme nous pensons, tout en étant reconnus, réintégrés. Et le supérieur de la Fraternité de donner l’exemple de toutes les discussions qu’il y a toujours eu dans l’Eglise catholique entre différents courants théologiques, les uns pensant une chose, les autres pensant autrement et l’Eglise ne tranchant pas. Mais justement c’est cela toute la différence avec les doctrines de VaticanII. On ne discute pas sur des matières où l’Eglise n’aurait pas encore tranché, on se dispute sur des matières où l’Eglise a déjà tranché. L’œcuménisme, la liberté religieuse, la collégialité, les relations entre l’Eglise et le judaïsme, le dialogue interreligieux, ce sont des questions où le magistère s’est déjà prononcé, et sans aucune équivoque. Il n’y a donc pas de possibilité de tenir l’une et l’autre doctrine dans la même Eglise. On ne peut considérer les vérités de la foi et la négation de ces vérités comme deux opinions libres. C’est inadmissible.

 

R.: Mais cela ne semble pas gêner Benoît XVI qui étend l’œcuménisme aussi bien à gauche qu’à droite et qui admet qu’on puisse avoir des interprétations différentes d’un concept ou d’une doctrine. C’est cet état d’esprit qui avait présidé en 1999 à l’accord sur la justification entre les luthériens et la «Congrégation pour la doctrine de la foi» que présidait alors Josef Ratzinger. Mais ne dynamite-t-on pas ainsi toute notion de vérité, qu’elle soit intellectuelle, morale ou dogmatique, entraînant ainsi un effroyable indifférentisme et un non moins effrayant relativisme?

 

Abbé F. R.: L’œcuménisme de Ratzinger est cohérent. Il veut ouvrir l’œcuménisme à tout le monde, y compris à la Fraternité Saint-PieX, et c’est la meilleure façon de faire disparaître ceux qui défendent la Tradition: les laisser entrer dans le mouvement qu’ils affirment combattre. Dans la mesure où ils acceptent le mécanisme œcuménique, ils en font partie et donc ne s’y opposent plus. Et ce mouvement œcuménique, comme vous le dites, favorise l’apostasie des masses. Il suffit d’ouvrir les yeux.

 

http://sedevacantisme.files.wordpress.com/2011/01/benoitxvietmgrfellay.jpg

 

R.: D’aucuns disent, à tort ou à raison, que l’actuelle politique de rapprochement de Mgr Fellay avec la «Rome moderniste» constitue une trahison du combat de Mgr Lefebvre. Etes-vous d’accord avec cette affirmation?

 

Abbé F. R.: Oui et non. Non, car Mgr Lefebvre a toujours reconnu, du moins en public, la légitimité de PaulVI et de ses successeurs et a même exclu de la Fraternité ceux qui ne la reconnaissaient pas. Par ailleurs, il a toujours voulu des pourparlers dans le but de trouver un accord pratique. Dans la Lettre aux amis et bienfaiteurs numéro16 datée du 19mars 1979, il demandait à Jean PaulII beaucoup moins que ce que demande aujourd’hui Mgr Fellay. Il est vrai aussi que la Fraternité est née en 1970 avec toutes les autorisations possibles et dans le but d’appliquer la méthode d’étude de VaticanII. C’est clairement écrit dans les statuts de la FSSPX. De ce point de vue là, il n’y a pas de trahison; il y a même continuité.

 

Mais oui, d’un autre point de vue, il y a changement en ce sens que Mgr Lefebvre, tantôt en public, tantôt en privé, et certainement dans son cœur, acceptait certes des discussions pour tenter de parvenir à un accord pratique mais il voulait un accord où il aurait été en position de force et sans nourrir aucune illusion sur ses interlocuteurs. C’est pourquoi de fait l’accord ne s’est jamais fait concrètement. Il a signé le protocole d’accord le 5mai 1988 avec Josef Ratzinger mais s’est rétracté dès le lendemain matin après, disait-il, avoir passé une nuit affreuse. Il a retiré sa signature, non hélas parce que quelque chose le souciait au niveau des principes, mais parce qu’il croyait que l’on allait le tromper. D’autre part, même s’il discutait avec les modernistes et cherchait un accord avec Ratzinger lorsqu’il était à la «Congrégation pour la doctrine de la foi», il pensait lui-même personnellement que Ratzinger n’avait pas la foi. C’est ce qu’il me disait lorsque j’étais prieur à Albano. Mgr Lefebvre n’avait aucune estime pour Ratzinger, il savait qu’il parlait avec un ennemi redoutable qu’il fallait vaincre dans des disputes diplomatiques. Ce qui n’est pas le cas d’un certain nombre de responsables de la Fraternité qui ont une véritable vénération pour Josef Ratzinger, se sont laissés envoûter par lui, convaincus qu’il veut vraiment le bien de l’Eglise. Et cela n’est pas nouveau : je me souviens que l’abbé Schmidberger, alors supérieur général de la Fraternité et aujourd’hui supérieur du district d’Allemagne, se vantait d’envoyer chaque année des bouquets de fleurs à Ratzinger pour la saint Joseph! C’est un état d’esprit qui est quand même sensiblement différent de celui de Mgr Lefebvre. Donc de ce point de vue là il y a changement.

 

Mais au fond je pense que les problèmes de la Fraternité Saint-Pie X dépendent des choix pragmatiques que Mgr Lefebvre a toujours faits. Ses successeurs le suivent dans ce chemin mais ils n’ont pas ses qualités et donc la situation dégénère plus encore.

 

R.: Si un accord se fait d’ici quelques semaines ou quelques mois, pensez-vous qu’il y aura une résistance interne à la Fraternité?

 

Abbé F. R. : Il faut bien sûr l’espérer mais je suis assez pessimiste. Je crains que la résistance ne soit pas très importante ni de la part du clergé, ni de la part des fidèles. Enfin et surtout, je redoute que ceux qui résistent ne le fassent avec de faux principes, ceux de la Fraternité. Ils risquent de refaire une petite Fraternité qui va continuer l’équivoque.

Deux tendances ont toujours coexisté dans la FSSPX: l’une qui veut trouver un point d’accord avec les modernistes, l’autre qui de facto veut faire de la Fraternité une petite Eglise avec ses tribunaux, ses juridictions de fait, avec presque tous les dicastères de la Curie romaine. Certains risquent donc d’aller dans le sens d’une Petite Eglise, les autres dans le sens de la confluence du petit torrent dans le fleuve de l’apostasie moderniste. Dans l’un et l’autre cas c’est profondément regrettable car des forces qui eussent pu être très utiles dans la lutte contre le modernisme pourraient se disperser à cause de faux principes. C’est un épouvantable gâchis.

 

R.: Pour finir que pensez-vous de ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’affaire Williamson et de la façon dont ses supérieurs ont traité cet évêque britannique, sachant qu’une lettre récente et authentique de Mgr Fellay (en date du 23 septembre) reproduite en anglais sur le blog de Maurice Pinay, <mauricepinay.blogspot.com> menace son confrère d’exclusion de la FSSPX s’il n’interrompt pas son blog Dinoscopus créé en 2003?

 

Abbé F. R. : J’ai bien connu au séminaire d’Ecône celui qui était alors l’abbé Williamson. Du point de vue doctrinal je ne suis pas d’accord avec lui car il a toujours été anti-infaillibiliste. Mais s’agissant de ce qui l’a rendu célèbre il y a bientôt trois ans et où il s’est prononcé non sur des questions de foi mais sur des questions d’ordre historique, je pense que la façon dont il est traité depuis par ses supérieurs est tout à fait scandaleuse et indigne. Il n’a pas été traité comme un frère par ses confrères, ce qui est curieux pour une Fraternité de prêtres!

 

 

Propos recueillis par Jérôme BOURBON.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:11

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/Rendez-vous%20de%20Rivarol.png

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 13:40

 

Le Renouveau Français contre la cathophobie:

 

 

 

 

Les Jeunesses nationalistes contre la destruction de la famille:

 

 

 

Et bientôt des actions communes?

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 13:26

 

...pour avoir tabassé une petite de deux ans et demi. La petite blondinette s'appelle Océane, elle est traumatisée et doit changer d'école pour que les quatre sauvages puissent y rester et, qui sait, se perfectionner dans l'art de l'agression en groupe, afin de pouvoir, en 6ème, commencer les tournantes sous l'oeil attendri de leurs professeurs.

 

Nous avons le prénom de la fillette, on aimerait celui des agresseurs. Comme ça, pour voir.

 

http://www.leparisien.fr/images/2011/10/24/1682622_cb8613b6-fdc2-11e0-be03-00151780182c_640x280.jpg

http://idata.over-blog.com/0/14/34/25/Les-plants-Touleuse/quartier-des-plants.jpg

 

L'école des Plants à Cergy

 

 

Lu dans Le Parisien:

 

 

Il parle d’un « lynchage » avec les mots sans doute excessifs d’un père encore sous le choc des violences subies par sa petite fille de 2 ans et demi, lors de la récréation à l’école maternelle des Plants, à Cergy. A l’abri des regards, derrière une petite cabane située en haut d’un toboggan, Océane a été frappée par un groupe de quatre garçons de grande section le mois dernier.



« La directrice m’a appelé en m’expliquant que ma fille venait de se faire agresser. Sur le coup, je ne me suis pas vraiment inquiété. J’ai pensé Ce sont des enfants qui jouent… »

Ce jour-là, Max comprend ensuite rapidement que la situation est plus sérieuse. « Elle avait des cheveux arrachés, des bleus sur le visage, poursuit le papa d’Océane. Ce qui m’a inquiété le plus, c’est de voir la petite en panique qui ne pleurait pas. Apparemment, l’un d’eux a lancé A l’attaque! et c’est parti. Ils étaient tous les quatre à donner des coups. Une enseignante serait intervenue en voyant voler les touffes de cheveux… »

L’enfant a été examinée à l’unité médico-judiciaire de Pontoise à l’issue de la plainte déposée à Cergy le jour des faits, le 16 septembre. Un mois plus tard, le père de l’enfant doit encore prendre en charge les conséquences des brutalités. « Océane était propre, elle fait de nouveau pipi au lit. Elle fait des cauchemars et frappe son frère de 7 ans à coups de poing. Ma fille garde encore un comportement violent, même si cela s’atténue un peu. C’est aussi le retour des doudous, la lumière qui doit rester allumée pour dormir. On est un peu déboussolés… »

Le père marque une pause, puis poursuit. « J’ai vu les enseignants, l’inspectrice. On m’a répété : On est désolés Je ne demande pas l’exclusion définitive des enfants, mais il faut peut-être les déplacer dans différentes écoles pour les séparer. On nous a expliqué que nous pourrions bénéficier de toutes les dérogations possibles pour inscrire ailleurs la petite, où nous voulons. Mais ce n’est quand même pas à nous de partir! J’ai demandé à l’un d’eux pourquoi il avait fait cela : j’ai rencontré le silence et des yeux vides. » Autre sujet de colère pour le père : la punition infligée selon lui aux quatre auteurs des violences. « Ils ont été privés de récréation pendant une semaine. »

 

Du côté de l’inspection académique du Val-d’Oise, on assure « suivre l’affaire de près ». « L’inspectrice est intervenue auprès des équipes enseignantes. Des mesures éducatives ont été prises pour les enfants, le nécessaire a été fait pour que cela ne se reproduise pas. Les familles des quatre enfants concernés ont notamment été reçues. » L’inspection, qui ne précise pas quelles actions ont été entreprises, ajoute qu’une aide psychologique a été proposée à la petite fille. Pour le père de famille, cette agression justifie en tout cas la mise en place de tests, pour dépister dès l’âge de 5 ans les élèves à haut risque, projetée par le ministère de l’Education nationale.

Quant à sa plainte au pénal, elle ne pourra déboucher sur aucune procédure, au vu de l’âge des mis en cause (la responsabilité pénale débute à 13 ans). Toutefois, les policiers du commissariat de Cergy devraient convoquer les parents des quatre écoliers pour les auditionner.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 12:47

 

http://www.google.com/hostednews/afp/media/ALeqM5gSSS9feJ0gp_LBSs9kGLUrbQ_7gQ?docId=photo_1319626261556-1-0&size=l

 

DECOUVREZ LE VRAI VISAGE DU MONSTRE !

 

 

Dépêche AFP:

 

PARIS — La mini-série documentaire "Apocalypse Hitler" a été suivie mardi en moyenne par 6,1 millions de téléspectateurs sur France 2, a annoncé la chaîne publique mercredi, passant ainsi devant TF1 qui a diffusé à la même heure deux épisodes inédits des "Experts: Manhattan".


France 2 a enregistré en moyenne 22,3% de part d'audience avec le documentaire sur Hitler, diffusé entre 20H35 et 22H30. TF1 a enregistré 21,3% de part d'audience à la même heure.

"Apocalypse Hitler", mini-série en deux épisodes diffusée intégralement mardi, a été réalisé par Isabelle Clarke et Daniel Costelle, spécialisés dans les documentaires historiques. Ils avaient déjà réalisé pour France 2 "Apocalypse", sur la Seconde guerre mondiale, diffusé il y a deux ans.


"Apocalypse Hitler", premier documentaire français sur Hitler, selon ses réalisateurs, a nécessité près de deux années de travail. Mis en couleur, il dresse le portrait d'Hitler de sa naissance à 1934, avec des archives inédites.

 

 

DECOUVREZ LE VRAI VISAGE DU MONSTRE !

 

nous dit la bande-annonce

 

 

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:53

Mise à jour: 

 

http://1.bp.blogspot.com/_GIsBUiARrho/SEtAJbk6d5I/AAAAAAAAASc/lOBfdPxhYis/s400/1549_1.jpg

Femme en burquini

 

Lu dans le Dauphiné Libéré:

 

Peut-on réserver des équipements publics à l’usage exclusif d’une minorité confessionnelle ? La ville d’Aix-les-Bains (Savoie) se trouve aujourd’hui éclaboussée par une polémique axée sur le respect du principe de laïcité.

 

 

Tout commence vendredi dernier, avec une baigneuse aixoise qui se rend à la piscine municipale pour faire quelques longueurs entre midi et deux. Mais celle-ci ne peut accéder aux bassins : sur ce créneau horaire, la piscine est fermée au public. Motif : les jeunes lycéens de l’école talmudique de la ville se préparent à leur épreuve de natation au bac. Or, tous les élèves du bassin aixois nagent régulièrement dans les eaux municipales sans que la piscine ne soit fermée aux autres baigneurs.

 

Et comme les filles et les garçons ne doivent pas se baigner ensemble selon la religion juive, ce n’est pas un mais deux créneaux réservés dont il est question. Les filles de l’école juive Tomer-Debora se rendent à la piscine de 7 heures à 8 heures le vendredi, avant l’ouverture au public, et les garçons occupent les bassins entre 12 heures et 13 h 30. “Ce système fonctionne depuis 35 ans”

 

Le député-maire de la station thermale, Dominique Dord, s’est montré embarassé par cette affaire. Celui-ci affirme que cette pratique, dont il a effectivement connaissance, a été mise en place en 1977, sous la gérance municipale d’André Grosjean. “Ce système fonctionne depuis 35 ans sans qu’aucun maire avant moi ne change quoi que ce soit, qu’aucune opposition municipale n’aborde la question. Aujourd’hui, cette histoire est placée sous les projecteurs et je comprends qu’elle puisse faire débat.”

 

L’élu évite de se positionner politiquement sur cette affaire et s’en tient à des éléments de réponses techniques. Pour Dominique Dord, il n’y a pas de préjudice financier dans la mesure où la communauté juive paie pour occuper ces créneaux, alors que toutes les autres écoles font de la natation gratuitement. Les garçons s’acquittent du prix normal d’entrée (4,10 €) tandis qu’il n’en coûte aux filles que 2,40 €, sachant qu’elles sont en dehors des horaires d’ouverture. Mais il faut ajouter l’octroi d’une maître-nageuse sauveteuse…

 

“Il faut savoir que cet aménagement horaire n’est valable que 10 séances dans l’année, d’octobre à février. Par ailleurs, des clubs sportifs profitent aussi du centre nautique en dehors des heures d’ouverture” affirme le député-maire. Le sujet fera l’objet d’un débat

 

Depuis le 1 er janvier 2010, le centre nautique est passé sous le contrôle de la Communauté d’agglomération du lac du Bourget (Calb), présidée par Dominique Dord. Jean-Claude Loiseau, président de la commission tourisme à la Calb, tente une solution : ”Le centre nautique doit être rénové en 2012. Ces travaux vont être l’occasion de remettre à jour le règlement intérieur. Toutes les questions des plages horaires accordées aux clubs sportifs et au lycée talmudique seront posées et réétudiées.”

 

Une volonté de débattre à laquelle M. Dord met un bémol : “Avant, je vais demander une consultation juridique pour savoir si aux yeux de la loi, nous enfreignons le principe de laïcité. Si c’est le cas, alors on avisera, mais dans la concertation. Il est hors de question de stigmatiser une communauté.

 

 

Surtout cette communauté?

 

Merci à C. G.

 

http://www.ledevoir.com/images_galerie/d_79294_69727/ecoles-juives.jpg

 

Lu sur un site musulman:

 

 

La psychose collective de la classe politique vis-à-vis de la place de l’islam en France et de la laïcité est en train d’éclabousser la communauté juive. Le journal le dauphine rapporte que la ville d’Aix-les-Bains en Savoie tenue par le député-maire UMP Dominique Dord met à disposition de l’école talmudique (école privée juive) des créneaux réservés non-mixtes à la piscine municipale.


Selon le journal, les lycéennes se baignent le vendredi matin de 7h à 8h, les garçons entre 12 heures et 13h30. Des aménagements qui ne datent pas d’hier puisque cela dure depuis 35 ans mais qui étaient jusque là passés inaperçus, le maire UMP ne devait effectivement pas s’en venter. Mais voilà que vendredi dernier une habitante aixoise se rend à la piscine municipale pour nager durant la pause déjeuner, elle se verra refuser l’accès à la piscine au motif que les jeunes lycéens de l’école talmudique de la ville préparaient leur épreuve de natation au bac.


Cette mise à disposition de créneaux non-mixtes est un comble pour ce maire UMP dont le parti n’a de cesse de stigmatiser la communauté musulmane en évoquant des atteintes à la laïcité. L’UMP avait d’ailleurs défrayé la chronique en organisant il y a quelques mois un débat sur l’islam. Des éléments qui ne pouvaient échapper à Dominique Dord qui sent aujourd’hui que la polémique monte et tente de se défendre comme il peut en évoquant une mesure historique :


“Ce système fonctionne depuis 35 ans sans qu’aucun maire avant moi ne change quoi que ce soit, qu’aucune opposition municipale n’aborde la question. Aujourd’hui, cette histoire est placée sous les projecteurs et je comprends qu’elle puisse faire débat.”


Il ajoute par ailleurs, que l’école talmudique paie les entrées de la piscine contrairement aux écoles publiques qui ne le font pas.


Disons le haut et bien fort, nous n’avons aucun problèmes avec les accommodements dont bénéficie la communauté juive : aménagements des dates de concours, réservation de créneaux de piscine… mais nous condamnons le deux poids deux mesures de la classe politique notamment du parti au pouvoir qui n’hésite pas à tirer à boulets rouge lorsqu’il s’agit d’accommodements pour la communauté musulmane au nom de la sacrée sainte laïcité, laïcité de plus en plus islamophobe.

 

On se souvient des propos de Jean François Copé à l’égard de Martine Aubry et de l’initiative qu’elle avait menée en 2000 à Lille :

« J’ai été profondément choqué que Martine Aubry, maire de Lille, ose ‘faire un détour par rapport aux principes de la République’, selon ses mots, pour réserver des créneaux aux femmes musulmanes en exigeant, pire encore, de n’employer à ces heures que du personnel féminin »

 

Sous couvert de laïcité, on interdit à la communauté musulmane mais on ferme les yeux pour la communauté juive, cela s’appelle tout simplement de l’islamophobie d’Etat. Cela se passe en France, en 2011 aux pays des Droits de l’Homme…

 

 

 

Monsieur le maire, moi je voudrais un créneau pour les catholiques, c'est possible ?

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 16:47

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1b/Le_Pen_Paris_2007_05_01_n6.jpg/220px-Le_Pen_Paris_2007_05_01_n6.jpg

 

Lu sur Rue89 (extraits) :

 

Pour protéger sa délégation à Benghazi, l'Union européenne a choisi Jean-Pierre Chabrut, ex-responsable du Département protection et sécurité (DPS) du FN.


A l'hôtel Tibesti de Benghazi, transformé en nid d'espions depuis le début de la guerre en Libye, ils sont nombreux, ces derniers mois, à être venus graviter autour des chefs rebelles du Conseil national de transition (CNT).


Représentants diplomatiques, membres de l'ONU, de l'Union européenne, hommes d'affaires, humanitaires, ont élu domicile dans cet établissement aux allures post-soviétiques, situé au bord de la Méditerranée et au cœur du fief de la rébellion.

 

Aux côtés de ces « officiels », il y a également les « officieux », en particulier les agents des forces spéciales ou SMP (pour société militaire privée). Ceux qui assurent leur sécurité. Parmi eux, un personnage surgi d'un passé trouble : Jean-Pierre Chabrut, ex-responsable du Département protection et sécurité du Front national.

 

L'Union européenne s'est dotée d'un « privé » au profil inattendu. Pour protéger sa délégation, l'Europe a fait un drôle de choix en se tournant vers Jean-Pierre Chabrut.

 

L'ancien commandant d'infanterie de Marine, s'était fait connaître lors de son audition en 1999 dans le cadre de l'enquête parlementaire sur l'agissement et le fonctionnement du DPS, après des incidents en marge des manifestations. La confusion avec les forces de police était savamment entretenue par ses hommes, anciens policiers, militaires et vigiles aux crânes rasés.


Dissout depuis la scission Mégret-Le Pen, le DPS servait d'appareil de renseignement interne pour son président et ressemblait d'avantage à une garde prétorienne qu'à un service d'ordre.


Chabrut avait succédé à Bernard Courcelle à la tête du DPS. Interrogé par la commission sur ses liens avec Le Pen, Chabrut répondait alors fièrement :


« Je dépends directement du président, M. Jean-Marie Le Pen, “point-barre” comme on dit à l'armée ! »

 

 

 

 

Merci à C. G.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 16:41

http://www.parieuronline.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/Homme-Myst%C3%A8re-148x200.png

 

Pour savoir qui se prononce ainsi en faveur des homos, dans leur journal Têtu, cliquez ici.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 16:39
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