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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 15:37

http://s1.lemde.fr/image/2013/01/14/534x267/1816570_3_5e95_gilbert-collard-louis-aliot-bruno-gollnisch_19718a4d81c687ba4823cb6542c4118b.jpg

 

Hier, absente de la manif, la présidente du FN n'a visiblement manqué à personne.

Lu dans  Le Monde:

 

Bruno Gollnisch savoure le moment. La participation du FN à la "Manif pour tous", c'est un peu sa renaissance, lui qui fut oublié depuis sa défaite face à Marine Le Pen lors du congrès de 2011. Dimanche matin, il est arrivé avant les autres cadres, porte Maillot. Il a pu ainsi enchaîner les interviews sur les chaînes d'info en continu ou sur les radios. A pu dire qu'il regrettait l'absence de sa présidente. Plus tard dans l'après-midi, il lancera les slogans, prenant même les rênes du cortège, disant quand s'arrêter, quand reprendre la marche.

En cette fin de matinée, en tout cas, celui qui reste très populaire à la base du FN, a la vedette, et il en profite, car cela ne durera pas : dans quelques minutes, tous les médias se rueront sur Marion Maréchal Le Pen, députée FN du Vaucluse.

MARINE LE PEN "AVAIT TOUT À GAGNER À VENIR"

Dimanche, dans le cortège FN, l'absence de Marine Le Pen se remarquait. Beaucoup de membres de sa famille – au sens propre – étaient là, en tête de cortège. Louis Aliot (son compagnon) et Marion Maréchal Le Pen (sa nièce), sa sœur Yann (mère de Marion Maréchal Le Pen) étaient présents tout comme Jany Le Pen, la femme de Jean-Marie Le Pen, qui était, lui, retenu à Nantes pour une réunion militante mais qui appuyait fortement la participation.

Parmi les troupes frontistes, la non-participation de Marine Le Pen – qui a toutefois soutenu les manifestants –, a laissé les militants "dubitatifs", selon le mot d'un cadre régional qui souhaite rester anonyme. "Ils sont en plein désarroi, ils ne comprennent pas, elle avait tout à gagner à venir", continue-t-il. Beaucoup de dirigeants s'obstinent eux dans un "pas de commentaire"... qui veut tout dire. Gilbert Collard, député du Gard, a quant à lui expliqué l'absence de l'ancienne candidate à l'Elysée en la comparant... au général de Gaulle : "Elle cherche à se hisser au-dessus des manifestants (...). On n'a jamais vu de Gaulle manifester (...). Si j'avais été à sa place, je serais venu mais moi, c'est moi, avec mes défauts et mes excès."

"DÉCISION MI-CHÈVRE, MI-CHOU"

Mais il y a aussi ceux qui justifient la position floue de Marine Le Pen, comme Louis Aliot, un des vice-présidents du FN : "Il fallait être présent mais aussi démontrer que François Hollande utilise cette loi pour faire oublier l'absence de politique alternative à celle de Sarkozy." Ou encore Marion Maréchal Le Pen, en tête du cortège FN, entourée d'une nuée de caméras, selon laquelle Marine Le Pen a pris une "décision mi-chèvre, mi-chou en nous opposant au projet tout en dénonçant la manœuvre de diversion du gouvernement". Un non-choix, donc ? Pas selon elle : "C'est un choix courageux, pas évident, ni électoraliste." La députée explique les différentes stratégies du FN quant à la participation à cette manifestation : "Certains ont considéré que dénoncer la manœuvre de diversion de François Hollande était prioritaire – comme Marine Le Pen et Florian Philippot. D'autres ont considéré que c'était participer à la manifestation."

Une Marion Maréchal qui a déclenché, dimanche, les mêmes réactions que sa tante, puisqu'à son passage, des manifestants lui témoignaient leur sympathie en criant son nom, ou demandaient à être pris en photo avec elle. Toutefois, d'autres militants s'adressaient aux journalistes pour préciser qu'il ne fallait pas "mélanger" le reste de la manifestation et le FN.

Difficile de savoir, en tout cas, si la participation du FN aux défilés a été importante ou pas : il est impossible de chiffrer le nombre de participants, le cortège n'étant pas clos, de nombreux badauds se mêlaient aux frontistes. Beaucoup de cadres régionaux ont manifesté, mais aussi des dirigeants nationaux comme Steeve Briois, Nicolas Bay (secrétaire général et secrétaire général adjoint), Marie-Christine Arnautu (vice-présidente chargée des affaires sociales) ou encore Alain Jamet, 78 ans, premier vice-président du FN et figure historique du parti.


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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 15:35
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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 12:55

La fornication, la prostitution, l'adultère? Pas de ça chez nous! En Iran, pour éviter aux fidèles ces péchés passibles de la peine de mort, il y a une solution idéale: les mariages temporaires. Ils peuvent être contractés pour une demie-heure, une heure, un an, plus, moins: au bon plaisir des chastes fiancés, et contre espèces sonnantes et trébuchantes remises à ces dames. La différence avec la prostitution? La bénédiction du mollah, parbleu!

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 15:53

 

http://s1.lemde.fr/image/2013/01/09/534x267/1814665_3_7df6_nicolas-bedos-sur-le-plateau-de-l-emission_3255395446d0e569db43d085170a2d0a.jpg

 

Nicolas Bedos ne comprend pas. Il faisait tranquillement son "boulot d'humoriste" lorsqu'une association communautraire, CollectifDom, a porté plainte contre lui pour injure raciale. Il pensait naïvement que les poursuites, c'était réservé aux vrais fachos: les Le Pen, Dieudonné, Ménard et autre Faurisson. Il n'avait pas intégré le principe de liberté d'expression à la française: ma liberté s'arrête là où commence l'histoire, la mémoire et tout le tralala. Ni celui qu'on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui, et qu'en France, on peut rire de tout, mais seul ou sur Twitter.

 

Sa sympathique apostrophe "enculé de nègre", qui d'ailleurs est tout sauf raciste puisqu'il fait l'apologie de l'enculé en question, ainsi que son expression "indolence insulaire" aux relents de Guerlain, ont donc rendu les industrieux insulaires rouges de colère--si tant est que leur pigmentation se prête, aussi bien que celle des Blancs, au caméléonisme émotionnel.

 

Vont-ils retirer leur plainte? C'est ce qu'espère l'humoriste, qui pensait pourtant leur faire plaisir en écrivant "une satire du touriste gros con facho qui vient justement dans les îles pour se dorer la couenne". On ne pouvait pas plus politiquement correct. 

 

Mais les chantres de l'antiracisme sont enragés. Le Monde rapporte les termes de la plainte:

 

Ces expressions employées par Nicolas Bedos "ne peuvent être justifiées par l'humour car l'humour n'autorise en aucune façon l'injure raciale", note dans sa plainte l'association. Interrogé par France info, l'un des deux avocats du CollectifDom, Jules Ramaël, estime que le recours à des "préjugés infamants"pour la communauté antillaise contribue "à vulgariser et à banaliser des propos racistes".

 

Que Nicolas Bedos soit privé de la liberté d'exercer son métier ne nous tirerait cependant pas une larme. Il n'est que de lire le fastidieux papier incriminé pour se dire que, une fois n'est pas coutume, l'antiracisme pourrait nous rendre service...


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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:56

http://www.lalsace.fr/fr/images/69C53F7C-0435-452E-B310-C828D6A394A1/ALS_03/une-manifestante-lors-du-rassemblement-contre-le-mariage-homosexuel-du-groupe-civitas-a-paris-le-18.jpg

 

Le Figaro du 10/01/2013:

 

«J’ai été élevé par deux femmes» À 66 ans, Jean-Dominique Bunel, opposé au projet de loi ouvrant l’adoption aux couples homosexuels, décide de sortir du silence pour dire combien sa vie a été perturbée par le fait d’avoir eu deux mamans. Ne cherchez pas le scandale, vous ne le trouverez pas. L’homme est posé, assis même sur une vie désormais mûre, sans rancœur excessive, mais passablement gâchée. Sa vie, ce célibataire de 66 ans l’a d’ailleurs «donnée», passant le plus clair de son temps au service d’associations humanitaires dans des pays en guerre. Comme en Bosnie, où il a passé quatre ans, de 1992 à 1996. En Irak, où il coordonnait toutes les aides de Caritas et d’où il a dû être exfiltré en 2004, après l’enlèvement de membres de son équipe. Au Burundi et au Rwanda, où il a vécu une expérience très dure. Il raconte ces mémoires dans un livre publié chez L’Harmattan en 2010, Carnet de guerres d’un humanitaire.

 

Ce docteur en droit – spécialiste du droit humanitaire et des génocides – n’est donc pas un enfant de chœur, même si ce croyant a gardé sous une carapace de baroudeur, expert en missions d’urgence, un cœur sensible. Très sensible parce que blessé au fond par un drame personnel dont il n’avait jamais parlé mais que le projet du gouvernement de permettre l’adoption d’enfants par des couples homosexuels a, tout d’un coup, révolté. Une révolte intime et sourde. Comment dire en effet la souffrance d’avoir été élevé par deux femmes, sa mère et l’amie de celle-ci, sans manquer à l’amour qu’il éprouve pour ces deux personnes à qui il doit beaucoup et qui sont aujourd’hui décédées ? Comment parler, sans impudeur, de ce que l’enfant n’avait pas compris de cette relation entre femmes et qui s’est éclairée plus tard, au prix d’un écroulement intérieur ? D’ailleurs, de cette douleur, il parle mal. Il ne peut pas. On la sent. Elle jaillit à travers un long silence qui suit une question indiscrète et qui reste sans réponse. Elle colore d’émotion un visage pourtant buriné. Il écrira, un jour, peut-être. C’est même décidé, depuis peu. Ces Mémoires-là ne seront plus de guerre, mais de rêves déçus.

 

Dans cette lente mise au jour, timide, commencée par un simple coup de fil de confiance au Figaro, aucun relent d’homophobie. «Je n’ai jamais souffert de l’homosexualité, assure-t-il. Bien au contraire, rétrospectivement, ma famille était très tolérante pour son époque.»  C’était l’immédiat après-guerre. Le court mariage de ses parents est perturbé par une liaison forte qui unit sa mère à l’une de ses amies. Son père quitte le domicile. Les deux amies cohabitent et élèvent les trois enfants. «Ce n’est donc pas le tabou de l’homosexualité qui m’a fait souffrir, mais l’homoparentalité. Les homosexuels doivent naturellement être accueillis avec fraternité ; ils enrichissent l’humanité et s’il faut, bien entendu, leur accorder le plus possible les mêmes droits qu’aux hétérosexuels, cette égalité ne peut évidemment pas s’appliquer à un “droit à l’enfant” qui n’existe nulle part et qui ne figure dans aucun texte.» Voilà bien ce qui ne passe pas : l’homoparentalité. De quoi a-t-il souffert ?  «De l’indifférence des adultes aux souffrances intimes des enfants, à commencer par les miennes. Dans un monde où leurs droits sont chaque jour évoqués, en réalité, c’est toujours ceux des adultes qui prévalent. J’ai également souffert du manque d’un père, une présence quotidienne, un caractère et un comportement proprement masculins, une altérité par rapport à ma mère et à sa compagne. J’en ai eu conscience très tôt. J’ai vécu cette absence de père comme une amputation.» «Je vous offre un témoignage, il n’a pas valeur de sondage»

 

Quand on lui objecte que beaucoup d’enfants vivent cette situation en cas de divorce, il rétorque :  «Le divorce ne prive pas nécessairement l’enfant de ses deux parents, qui en ont ordinairement la garde partagée ou alternée. Surtout il ne remplace pas le père par une deuxième femme, accentuant ainsi le déséquilibre affectif, émotionnel et structurant de l’enfant. Tous les psychiatres devraient reconnaître que celui-ci ne se repose pas sur une femme comme il le fait sur un homme, et que l’idéal pour lui c’est que l’un et l’autre l’accompagnent d’une manière égale, mais complémentaire.» Et de préciser :  «Lorsque j’étais enfant puis adolescent, je n’avais absolument pas conscience de cela et j’adorais naturellement les deux femmes qui m’élevèrent seules et avec courage. Mais je ne me posais pas de questions sur la nature de leur liaison, que je ne qualifiais donc pas. Mon père, qui avait quitté ma mère lorsque j’avais trois ans, justement en raison de la nature de la relation que celle-ci entretenait, ne fut jamais présent, notamment quand j’avais besoin de lui. Aussi me reportai-je le plus possible sur des hommes de mon entourage, qui prirent une place surdimensionnée et parfois malsaine.»

 

On n’en saura pas davantage sur les conséquences pour sa vie d’homme. Ce seuil-là est encore infranchissable :  «Toute ma vie d’adulte a été bouleversée par cette expérience», lâche-t-il simplement. Mais il s’arrête net : «C’est trop intime…» Pressé, il concède :  «Je vous offre un témoignage. Il n’a pas valeur de sondage. D’autres enfants que moi, placés dans les mêmes conditions, ont certainement grandi et réagi différemment. Mais, à ma connaissance, aucune enquête sérieuse n’a jamais été diligentée sur ce sujet dans des conditions scientifiquement indiscutables et portant sur un grand nombre de personnes. Je doute que beaucoup de fils et de filles de couples homosexuels s’ouvrent facilement et honnêtement à des journalistes sur un sujet aussi délicat. C’est déchirant de raconter une souffrance qu’on voudrait taire.»

 

Aujourd’hui donc, les mots manquent. Reste le cri :  «Lorsque j’ai appris que le gouvernement allait officialiser le mariage entre deux personnes du même sexe, j’ai été bouleversé. Non pas tant par le mariage lui-même, qui constitue pour moi plus un sacrement qu’une union civile, mais par le fait qu’on ouvrirait nécessairement cette mesure à l’adoption, institutionnalisant ainsi un état qui m’avait tant perturbé. Il y a là une injustice que je ne peux supporter.» Il ajoute en juriste :  « Je m’oppose à ce projet de loi parce qu’au nom d’un concept dévoyé de lutte contre les inégalités et les discriminations, on refuserait à l’enfant un de ses droits les plus sacrés, qui se fonde sur une tradition universelle et millénaire, celui d’être élevé par un père et une mère. Lorsque deux droits s’opposent : celui-ci et le “droit à l’enfant”, c’est ce dernier qui doit s’effacer. La Convention internationale des droits de l’enfant précise en effet que l’“intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale” (art. 3, § 1). En l’espèce, cet “intérêt supérieur” ne fait aucun doute. » Mais c’est l’homme blessé qui conclut : «Si les deux femmes qui m’ont élevé avaient été mariées après l’adoption d’un tel projet de loi, je me serais lancé dans ce combat et j’aurais porté plainte contre l’État français devant la Cour européenne des droits de l’homme pour violation de mon droit à avoir un papa et une maman.»

    

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:53

 

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/0161335114583.jpg

Lu sur une page du Figaro:

 

«Twitter est le plus mauvais élève du numérique», s’indigne Jonathan Hayoun. Le président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) ne décolère pas dans l’affaire qui oppose l’association à Twitter.

Le réseau de micro blogging américain a affirmé mardi lors d’une première audience devant le Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI) ne pas pouvoir communiquer les données permettant d’identifier les auteurs de tweets racistes ou antisémites sans le feu vert de la justice américaine. Une procédure «bien trop complexe» pour l’UEJF, qui avait assigné la firme américaine en justice dès novembre après la diffusion de tweets antisémites reprenant les hashtag (mots-clés) #unbonjuif et #unjuifmort.

Devant les magistrats, Twitter s’est défendu de ne pouvoir agir en France car le site est soumis au droit américain, notamment californien où la société est basée. Twitter s’est tout de même dit prêt à coopérer, en proposant de délivrer une commission rogatoire pour obtenir la communication des données, ou engager une procédure «d’exequatur» aux États-Unis ,afin que le jugement français soit ratifié par la justice américaine.

«Jeu de dupes»

Ces propositions ont été fraîchement accueillies par l’UEJF, qui selon son président «a découvert la face cachée du petit oiseau bleu» . «Twitter a choisi l’hypocrisie». Le dispositif de signalement des abus vient d’être traduit en français, la veille de l’audience, souligne l’UEJF. «Nous pourrions considérer cela comme une victoire, mais ce n’est qu’un jeu de dupes puisqu’il est toujours difficilement accessible». .

«Twitter continue de protéger les auteurs des tweets racistes et antisémites en conservant leur anonymat. Ils se cachent derrière la loi américaine où les auteurs sont protégés de toutes poursuites et dans lequel ils peuvent s’exprimer en totale impunité», poursuit Jonathan Hayoun.

La juge Anne-Marie Sauteraud rendra sa décision le 24 janvier prochain. En attendant, l’UEJF ne compte signaler tout nouveau message douteux publié sur Twitter, via le formulaire français. «Nous verrons ce que Twitter en fera, mais s’ils ne les retirent pas nous organiserons de nouveau une action en justice», conclut le président de l’UEJF.

Coup de fil entre Vallaud-Belkacem et Twitter mercredi

De son côté, la ministre du Droit des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem aannoncé en décembre qu’elle allait travailler avec les associations et Twitter pour prévenir la prolifération des messages de haine sur le réseau social.

La ministre devait s’entretenir avec un représentant de Twitter ce lundi mais faute d’interlocuteur, la conversation aura finalement lieu par téléphone mercredi, avec le vice-président de Twitter, Colin Crowell, chargé des politiques publiques de l’entreprise américaine.

 

Pour mémoire (c’est le cas de le dire) :

 

http://www.jewpop.com/wp-content/uploads/2012/10/Image-28.png

 

http://www.jewpop.com/wp-content/uploads/2012/10/Image-211.png

  

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:51

 

 

 

Nous ne voulions plus parler de Marine Le Pen, pour ne pas vous lasser, un peu par galanterie aussi, mais comment passer sous silence sa contre-performance sur BFM TV ce matin? Invitée à commenter les propos de Gilbert Collard, qui propose d' "écraser Vincent Peillon du pied gauche, ça porte bonheur", Marine Le Pen a perdu les pédales. "J'en ai marre des exercices de repentance", s'est-elle emporté. Le problème de la présidente du 3è parti de France? Ne pas désavouer son petit copain qu'il faut à tout prix ménager (c'est quand même ennuyeux de n'avoir à l'Assemblée que deux députés, un qui s'est toujours défendu d'appartenir au FN, clamant son seul marinisme, l'autre qui apparaît aux yeux de tous comme une étoile montante, une Marine Le Pen en plus jeune, plus jolie et plus souriante, bref deux épines dans le pied à chouchouter...) et rester dans le politiquement correct, la donzelle ayant visiblement une sainte horreur du dérapage. Ou comment quelqu'un qui passe pour une grande gueule peut être d'une lâcheté pitoyable: car quelle dose de courage fallait-il pour répondre simplement que la remarque de Collard était plutôt bien tournée et qu'à défaut d'emporter l'adhésion, elle pouvait faire sourire le Français qui a plus d'une raison en ce moment de faire la gueule?

Il faut dire que Marine Le Pen était aussi coincée par sa propre attitude face à la contradiction. D'abord, elle ne supporte pas la moindre remarque faite sur son compte. Les journaux en font les frais régulièrement (voir ci-dessous la dernière affaire en date). Demander à des adversaires d'avoir un peu d'humour, quand on en manque soi-même dramatiquement, ce n'est pas très sportif, vous en conviendrez. D'autant que la saillie de Collard n'est pas sans rappeler la comparaison que Charlie Hebdo avait faite entre Marine Le Pen et un étron lors de la campagne présidentielle. Marine n'avait pas apprécié, mais alors pas du tout. Lorsque l'on réclame à cors et à cris un débat politique sans la moindre pique, sans le moindre dérapage, sans passion en somme (ce qui n'a rien d'étonnant de la part de quelqu'un n'ayant aucune conviction profonde), il est difficile d'assumer les bons mots du paternel ou de Gilbert Collard. C'est le sens de sa réponse : "Gilbert Collard est assez grand etc." Un désaveu qui ne dit pas son nom, quoi. Après plusieurs minute, enfin, rassemblant toutes ses forces, Marine Le Pen a quand même refusé de condamner. C'était beau comme une scène de Titanic, vous savez, quand Rose Dewitt machin découvre que Jack est mort et attrappe le sifflet d'un autre macchabé pour signaler sa présence aux chaloupes venues sauver d'éventuels hibernatus rescapés. Ouais, c'était aussi puissant que ça.

Après un tel effort, Rose était lessivée. Marine Le Pen aussi. Le reste du discours était plein d'hésitation. Finalement, elle a eu quand même un peu d'humour, puisqu'elle a affirmé sans ciller que ne pas participer à la manif de dimanche était une preuve de "courage". A moins que... attendez, vous voulez-dire que ce n'était pas de l'humour? Damned. Et ça veut devenir le président de tous les Français, ça?

  

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 22:16

 

marinesysteme-copie-2

 

Lors de la campagne interne mouvementée, et à cause du soutien affiché de RIVAROL et de Minute pour Bruno Gollnisch, ces deux journaux n'avaient pas été accrédités pour assister au congrès de Tours. Basse vengeance de Fifille.

 

RIVAROL était en plus gratifié d'un sympathique message lors d'une interview de MLP à la radio: "Ce journal est à l'image de son directeur, un torchon d'une virulence etc."

 

Aujourd'hui, c'est Minute qui n'a pas l'heur de plaire à l'héritière, et qui devient le "torchon" du moment dans la bouche de Marine Le Pen.

 

C'est un peu malheureux, pour une personnalité politique, de ne pas accepter les critiques. Les réactions furieuses de MLP à la moindre contrariété sont lassantes. On aimerait qu'elle change de disque, ou renouvelle au moins son vocabulaire. Dans le dictionnaire des synonymes, elle trouverait sûrement l'équivalent de "torchon", ce qui pourrait toujours servir, contre les journaux de droite bien sûr, pas de gauche.

   


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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 22:09

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Il en va de l’homosexualité comme de beaucoup d’autres sujets. La parole n’est pas libre, l’on ne peut plus dire la vérité sans craindre les foudres de la loi. L’on ne peut dénoncer fortement les méfaits de l’immigration de masse et du métissage sans risquer de contrevenir à la loi Pleven, l’on ne peut émettre des doutes sur la version officielle et obligatoire de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale sans subir les foudres de la loi Fabius-Gayssot, l’on ne peut manifester devant les cliniques qui pratiquent l’infanticide de masse sans être condamné au nom de la loi Neiertz qui crée un délit d’entrave à l’IVG. L’on ne peut s’exprimer librement sur la question juive, les races, les allogènes sans craindre les lois Pleven, Perben et Lellouche. Jamais nos dirigeants n’ont autant parlé de droits, de liberté et jamais dans les faits ils n’ont été aussi réduits.  

 

Jérôme Bourbon.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 21:24

 

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Logo du FuN réinventé par Rue 89.

    

Par Jérôme Bourbon.

   

LE moins que l’on puisse dire, c’est que le nouveau FN de Marine Le Pen est incapable de se positionner clairement contre le “mariage” homosexuel. Après avoir répété pendant des semaines qu’il s’agissait d’un sujet secondaire, bien moins important que le chômage — comme si la destruction de la famille, de la filiation, de la parenté, ce qu’aucune civilisation n’a fait jusque-là, était un sujet mineur —, Marine Le Pen a annoncé qu’elle ne participerait pas à la manifestation du 13 janvier contre le projet de loi Taubira car il s’agirait, selon elle, d’un sujet « d’instrumentalisation de la part su PS et de l’UMP » et de diversion pour « faire oublier […] la politique d’austérité, de saccage social ». Le FN aura une délégation au sein de la manifestation mais les principaux dirigeants du mouvement, dont sa présidente, seront volontairement absents. Pour la présidente du FN, la manifestation du 13 janvier n’est qu’une « tentative grossière de récupération politicienne et d’enfumage sociétal ». Si tel est le cas, on ne comprend pas pourquoi le FN aura quand même une délégation, fût-elle squelettique. La ligne du parti est illisible. Quant au vice-président, le falot Florian Philippot, venu de chez Chevènement, et qui s’était déjà illustré en allant déposer une gerbe sur le tombeau de De Gaulle à Colombey, il a précisé à l’issue du bureau politique du 6 janvier que « le parti n’appelle pas à manifester ». C’est dire à quel point le nouveau FN est embarrassé par cette question pourtant capitale. Il craint en effet lors de la manifestation des « débordements homophobes » (sic !)

 

ILS SONT DEVENUS “FOLLES”

 

C’est que le FN a bien changé en quelques années. Le parti est divisé entre la vieille garde, aujourd’hui hélas ultra-minoritaire dans les cercles dirigeants, autour de Bruno Gollnisch qui rappelle sur son blog que ce sujet est « tout sauf anecdotique », et l’entourage de Marine Le Pen qui est composé en grande partie d’homosexuels. Notre confrère Minute ose poser la question cette semaine : « Existe-t-il un lobby gay au FN ? » Et l’hebdomadaire de donner la parole à un certain Jérémy qui rapporte qu’un militant travaillant au “Carré”, siège national du FN, expliquait lors des journées d’été de Marine Le Pen à Nice en septembre 2011 que 60 % des cadres du FN étaient gays, « dont un qui est une folle furieuse » ! Et Jérémy d’ajouter, à propos de l’assemblée présente au dîner de gala à Nice : « C’était la Gay Pride au FN ! Version soft, mais il n’y avait que des gays ! »

Dans le livre Dans l’ombre des Le Pen. Une histoire des numéros 2 du FN, Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard racontent par le menu les raisons du départ de Roger Holeindre du Front. Ce fidèle des fidèles de Jean-Marie Le Pen, avant de quitter le mouvement, était allé voir le Menhir à Montretout. Nous garantissons l’authenticité de la scène qui va suivre car “Popeye”, qui est la sincérité même, nous l’a racontée personnellement plusieurs fois. « Pourquoi tu t’en vas ? » lui a demandé le fondateur du FN. « Parce que ta fille à qui tu as donné le parti ne représente plus mes idées, pas plus d’ailleurs que les tiennes. En plus, elle s’est entourée de pédés et ça ne me plaît pas. » Et Holeindre d’ajouter : « Moi, je suis pour les quotas dans la vie, et là, le quota a été dépassé puisque dans son entourage direct, il y a quinze ou vingt types homosexuels dont beaucoup sont en ménage entre eux ». Le Pen trouvant que Popeye y allait fort, ce dernier a sorti une feuille : « Voilà, il y en a vingt-deux. Voilà la liste. » Haussement d’épaules de Le Pen : « Il faut savoir vivre avec son temps ! ». Nous ne pouvons pas donner de noms (sinon celui de son directeur de cabinet Eric Domard qui a avoué sur France 3 son homosexualité) car nous serions immédiatement poursuivis et lourdement condamnés pour atteinte à la vie privée mais nous pouvons croire Holeindre sur parole. Voilà où en est le nouveau FN !

 

UNE ÉVOLUTION QUE NOUS AVIONS PRÉVUE

 

Lorsque, dès 2010, nous avions déclaré lors d’un entretien à un site traditionaliste e-deo que l’entourage de Marine Le Pen n’était composé que d’arrivistes sans scrupule, de juifs patentés et d’invertis notoires, que d’attaques véhémentes n’avons-nous pas reçues ! Cela nous a même valu des poursuites de la part de Marine Le Pen, encore plus procédurière que son géniteur. Et pourtant nous ne faisions que dire la vérité. Tout simplement. Mais, comme dit la chanson, il a dit la vérité, il doit être exécuté. Nous ne regrettons rien de nos prises de position à l’époque. Elles étaient totalement fondées et nullement exagérées contrairement à ce que l’on a dit ici ou là tant la réalité est effroyable. Encore faut-il avoir l’honnêteté de la regarder en face. Car, comme l’écrit Bossuet, il n’est pire dérèglement de l’esprit que de voir la réalité non telle qu’elle est mais telle qu’on voudrait qu’elle soit. Las, plus nous avançons en âge, plus nous nous rendons compte que lorsque les gens ont envie de croire en quelque chose ou en quelqu’un, vous avez beau leur donner les arguments les plus imparables, les preuves les plus irréfutables qu’ils s’illusionnent, il n’y a généralement rien à faire. L’homme moderne aime qu’on lui mente, pourvu seulement que le mensonge soit bien enveloppé. C’est pourquoi d’ailleurs le révisionnisme a si peu de succès.

Le problème de Marine Le Pen et de sa clique, c’est qu’ils n’ont aucune ligne politique, aucune conviction, aucune idée, sinon celles du monde, celles à la mode dans les discothèques et salons parisiens. Ce n’est pas un hasard si leurs opposants en interne les appelaient « les night-clubbers ». Ils ne sont pas seulement incultes et arrogants, ils sont aussi profondément décadents. Le nouveau FN est un parti aussi pourri que les autres. En lui accordant sa voix, on participe à son financement public, engraissant ainsi des invertis, des soutiens actifs de la vomitive Gay Pride, des folles dégénérées qui prennent Marine Le Pen pour Dalida !

 

UN CHANGEMENT DE PARADIGME

 

Qu’il est loin le temps où le programme du Front national défendait la famille traditionnelle, exaltait le mariage, se prononçait pour l’abrogation de la loi Veil et du Pacs ! Les programmes législatifs frontistes de 1985 Pour La France, de 1992 300 mesures pour la renaissance de la France, de 2001 Pour un avenir français contenaient tous un chapitre très développé sur la famille et globalement remarquable dans son contenu. Depuis la montée en puissance de Marine Le Pen au sein du parti et plus encore depuis son accession à la présidence à l’issue d’une campagne interne dont les rivaroliens savent ce qu’il faut penser, le Front national ne défend plus l’institution familiale. Dans son discours d’investiture au congrès de Tours en janvier 2011, la nouvelle présidente du FN n’a pas prononcé une seule fois le mot “famille” (et quasiment jamais le mot “immigration”). Lors de son allocution pour la fête du Travail et de Jeanne d’Arc le 1er mai à l’issue du défilé du FN, elle s’est exclamée : « Qu’on soit homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel, chrétien, juif, musulman ou non-croyant, on est d’abord Français ! » Lorsque l’on tient publiquement ce genre de propos, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle !

 

DANS LE SILLAGE DE GEERT WILDERS

 

En réalité, Marine Le Pen s’inscrit dans le sillage des partis populistes européens qui, comme le Vlaams Belang en Flandre, le mouvement de Geert Wilders aux Pays-Bas voire le FPÖ en Autriche, promeuvent la modernité décadente, les droits des homosexuels, le droit des femmes à l’avortement pour lutter contre l’islam qui menacerait ces “conquêtes” et se montrent logiquement très israélophiles. Nous n’avons rien à voir avec ces gens-là car pour nous la défense de la famille, de la filiation, de la morale naturelle ne sont pas des sujets secondaires. D’ailleurs, comme le dit très justement Hannibal dans sa chronique, l’immigration de masse, le métissage généralisé, la promotion de l’avortement, de la pornographie, de l’euthanasie, du mariage homosexuel participent d’une même volonté de destruction de la civilisation européenne, blanche et chrétienne. Ce n’est pas un hasard si tous ces projets de loi sont déjà votés ou en préparation dans la plupart des pays occidentaux. Il y a manifestement une volonté satanique de la part des mêmes cénacles mondialistes de procéder à la submersion du monde blanc, à la destruction de l’Occident par l’élimination de la famille traditionnelle, de la race blanche et des nations du Vieux Continent. De même qu’il faut être résolument contre l’invasion de nos pays européens, l’on doit s’opposer tout aussi fermement aux tentatives mortifères de destruction de la famille traditionnelle.

Le mariage homosexuel est d’ailleurs l’étape ultime d’attaques récurrentes contre l’institution familiale : depuis la loi Naquet légalisant le divorce à la fin du XIXe siècle en passant par la loi Neuwirth en 1967 libéralisant la pilule contraceptive, la loi Veil en 1975 dépénalisant l’avortement, la loi Roudy en 1982 le faisant rembourser à 80 % par la Sécurité sociale (et aujourd’hui à 100 %, merci Hollande !), la loi Neiertz en 1993 créant un délit d’entrave à l’IVG, le Pacs en 1999, l’institution d’un ahurissant délit d’homophobie en 2004 jusqu’à l’actuel projet de loi Taubira, la République laïque, maçonnique et antichrétienne n’a eu de cesse de détruire la famille comme elle s’en est également pris avec une redoutable efficacité à la nation, à l’armée, à la religion, aux corps intermédiaires.

Que l’on ne s’y méprenne pas : le mariage homosexuel est l’aboutissement logique de l’idéologie et de la déclaration des droits de l’homme qui postulent qu’il n’y a pas de nature humaine, pas de morale naturelle, pas de Créateur, pas de vérités immuables et intangibles, que tout est en mouvement et que l’homme s’invente, se transforme chaque jour. Bernanos a magnifiquement expliqué dans ses écrits de combat que la civilisation des machines, le paradis des robots était une contre-Incarnation, une contre-civilisation, une entreprise sans précédent de déspiritualisation et de déshumanisation de l’homme. Que ne dirait-il aujourd’hui où l’homme est devenu l’appendice de la technique, où l’on considère comme tout à fait légitime de créer des bébés en laboratoire, des bébés éprouvette, où la techno-science alliée à la finance internationale est devenue complètement folle ? Nous vivons dans un monde de barbares, mais de barbares pianotant sur le clavier de leur ordinateur !

 

LA SOUMISION AU SYSTÈME, A SES VALEURS ET A SES CODES

 

De cela Marine Le Pen et sa bande n’ont même pas conscience. Ce qui fit longtemps la grandeur de Jean-Marie Le Pen, même si hélas sous l’influence de sa fille il s’est beaucoup amolli ces dernières années, c’est qu’il savait dire non et résister à la pression du Système politico-médiatique. Pendant longtemps, essentiellement jusqu’à la campagne présidentielle de 2007, il a tenu la ligne sur l’avortement, sur l’homosexualité (avec sur ce dernier point, reconnaissons-le, certaines déclarations ambiguës dès 1995), sur l’inversion des flux migratoires. De même, quand il s’est agi de défendre Papon ou le maréchal Pétain, de dénoncer fortement la loi Gayssot, quand il a toujours refusé de se rétracter pour ses propos sur les chambres à gaz, il a fait preuve d’un incontestable courage, d’une vraie force d’âme. On ne peut hélas en dire autant de sa fille. Si elle a hérité de lui sa santé et sa verve, elle n’a ni ses références culturelles ni sa capacité à résister au Système, ni ses idées nationales. Malgré ses défauts et son évolution fâcheuse ces dernières années dans un certain nombre de domaines, même s’il a commis à notre sens une grave faute politique et morale en donnant le parti à sa fille sans d’ailleurs aucune contrepartie, aucun contre-pouvoir, il fait indubitablement partie de la famille nationale et n’a jamais renié idéologiquement ses amis politiques, y compris les plus médiatiquement compromettants. Rien de tel avec Marine Le Pen. Le nouveau FN qu’elle préside (elle rêverait d’ailleurs de se débarrasser de ce nom et de ce sigle si connotés !) n’a rien trouvé de mieux depuis deux ans que de condamner Vanneste pour ses propos pourtant de bon sens sur l’homosexualité, de reprocher à Mitterrand d’avoir fleuri la tombe du maréchal Pétain à l’île d’Yeu, de participer à la commémoration officielle de la mort du fossoyeur de l’Algérie française, d’approuver « le droit à l’avortement » et le Pacs, d’adhérer à la religion de la Shoah en condamnant fermement le révisionnisme et l’antisémitisme, d’aller comme Louis Aliot, le concubin sépharade de Marine Le Pen, en Israël dire tout le bien qu’il faut penser de l’entité sioniste, etc, etc. Et en 2007, alors que Marine Le Pen était directrice stratégique de la campagne présidentielle de son père, nous avions eu droit à la Beurette en string et aux immigrés, « branche de l’arbre France », sur la dalle d’Argenteuil. Que faut-il de plus aux nationaux pour qu’ils ouvrent les yeux ?

 

MONOPOLE MÉDIATIQUE

 

On comprend pourquoi depuis dix ans le Système accorde le monopole médiatique à Marine Le Pen au sein de la droite nationale. Pendant trente ans et plus, grâce à son patronyme, au financement public, à ses invitations régulières dans les grandes émissions audiovisuelles, elle va continuer à neutraliser, vitrifier le mouvement national, le conduire non seulement dans une impasse mais en trahir les convictions, les unes après les autres, en diluer voire en supprimer tous les “fondamentaux” comme l’on dit aujourd’hui. Parviendrait-elle un jour au pouvoir, ce qui à l’heure actuelle relève de la politique-fiction, cela ne changerait rien. Le Système se reconstituerait aussitôt sur ses bases. Les millions d’allogènes resteraient en France, l’avortement libre et le mariage homosexuel demeureraient en place, la décadence et l’inversion des mœurs se poursuivraient dans tous les domaines.

Etre nationaliste, antirégimiste aujourd’hui, c’est refuser les mots d’ordre, le vocabulaire, les principes, les valeurs, les codes de l’ennemi. Le néo-Front national les a tous adoptés dans son langage, dans sa mentalité, dans ses mœurs. Il n’est donc plus rien à attendre de lui, sinon le pire. Dire cela n’est pas céder à quelque rancœur ou à un quelconque ressentiment. Nous avons soutenu naguère avec enthousiasme et ferveur le Front national (même si nous avons à l’occasion émis quelques critiques constructives). Cela ne nous est plus possible aujourd’hui. Ni politiquement, ni moralement, ni intellectuellement. Et l’on se demande comment les derniers nationalistes et catholiques qui sont encore au Front s’arrangent avec leur conscience devant une évolution aussi lamentable. Mais cela est une autre histoire. 

   

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Published by Rivarol blog - dans Articles de J. B.
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