Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 12:23

 

http://i.huffpost.com/gen/944641/thumbs/o-CONFLIT-AU-MALI-570.jpg?3

Un article de Léon Camus.

 

Vendredi 11 janvier la Présidence de la République, sans en avoir informé préalablement le Parlement, prenait la responsabilité d’engager la France — seule — dans une intervention militaire au Mali. Opération aussitôt qualifiée de « guerre contre le terrorisme » par les caisses de résonance médiatiques. Dès les premières heures, les bombardements aériens et les combats terrestres autour de l’agglomération de Konna dans le centre du pays faisaient quelque 148 morts chez les rebelles et parmi les forces gouvernementales maliennes. Du côté des Français, un pilote d’hélicoptère de combat Gazelle, le lieutenant Damien Boiteux du 4e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, était mortellement atteint « par un tir d’arme légère », dixit le commandement, lors d’un raid aéroporté contre une colonne de véhicules 4X4… Simultanément dans la nuit du vendredi au samedi, en Somalie cette fois, une unité du service Action de la Direction générale de la sécurité extérieure tentait de délivrer l’agent français Denis Allex, otage depuis cinq années après sa capture à Mogadiscio en juillet 2009. Opération désastreuse qui se soldera par la perte de deux hommes dont les corps seront abandonnés sur le terrain aux mains des miliciens d’Al-Shabaad. Cinq jours plus tard, alors que le Premier ministre va enfin consentir à se présenter devant l’Assemblée nationale, les islamistes ont déjà repris l’initiative et lancé une contre-offensive sur la localité de Djabli à 400 km au nord ouest de Bamako. Pendant ce temps, le président Hollande ayant pris brutalement conscience de l’isolement militaire et matériel de la France, se rendait le 15 janvier à Abou Dhabi pour y solliciter des aides et des fonds de la part des Émirats arabes unis, cela tandis que le quotidien 20 Minutes s’interrogeait — déjà — le matin suivant, sur la « stratégie que la France devrait adopter pour éviter le bourbier ».

 

UNE GUERRE LOW COST A LA HAUTEUR DES GLOIRES PRESIDENTIELLES

 

Certes le Commandement des Opérations Spéciales basé à Ouagadougou, au Burkina Faso, avait anticipé cette nouvelle « guerre asymétrique » en prépositionnant des forces spéciales au Mali. Combien au départ ? 200 ou 300 biffins du 1er Régiment parachutiste d’infanterie de marine et du 13e Régiment de dragons parachutistes ? Avec pour logistique aérienne les hélicoptères du COS (Gazelle, Cougar, Puma, Tigre), trois Mirage 2000D sur les six du dispositif Épervier basé à N’Djamena et en sus, deux Mirage F-1, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall !? Outre le recours à un drone Harfang stationné au Niger à Niamey, des missions sont aussi apparemment effectuées à partir de la France par des Rafale ! [meretmarine.com]. En réserve le 2e Régiment étranger parachutistes — 1 200 hommes — basé à Calvi, mais que l’on annonce devoir sauter de façon imminente sur Tombouctou ! De maigres forces qui donnent la dimension d’une opération fabriquée à la petite semaine, et à la mesure d’une France en pleine déconfiture morale, financière et politique… Utile au demeurant à la cuisine sondagière d’une présidence en mal de notoriété : un sondage Harris Interactive ne vient-il pas d’établir qu’une majorité de Français — 63 % — seraient favorables à l’intervention de l’armée au nord du Mali. Des Hexagonaux à la vue courte, ou magistralement désinformés… Les deux mon capitaine !

  

À titre de comparaison, Sarkozy qui n’avait pas atteint aussi rapidement l’enfer du désaveu collectif que Hollande — c’est-à-dire en six mois — n’est cependant jamais parvenu à redresser la barre des sondages en revêtant les habits de chef de guerre, encore moins à remonter dans l’estime de ses concitoyens en dépit d’une naissance particulièrement opportune et de sa « sale guerre » libyenne, laquelle, il est vrai, aura été en effet assez sordide pour avoir entre autres péniblement traîné en longueur.

  

Au demeurant l’opération malienne, mal conçue, mal calculée devait en principe et au départ relever de la « guerre éclair ». Or il est maintenant évident, en dépit des communiqués triomphalistes du ministère de la Défense, qu’un vent de panique commence à se propager dans les états majors politiques — notons l’unanimité de la classe politique, Marine Le Pen incluse, pour emboîter le pas à la présidence sur des chemins aussi tortueux qu’hasardeux —lesquels se préparent psychologiquement à un engagement de longue durée.

  

À ce titre, les effectifs français viennent d’être portés à 800 hommes et Paris bat vainement le rappel de ses alliés européens, ceux-ci ne se bousculant pas pour apporter leur contribution à l’aventure. En fait ce sont maintenant environ 1 700 personnels qui participent à l’opération, étiage qui devrait atteindre rapidement le chiffre de 2 500… comme vient de l’annoncer sans ambages Hollande ce mardi 15 janvier. Des blindés d’ailleurs sont d’ailleurs arrivés en renfort de Côte d’Ivoire dans la nuit de lundi à mardi. Une situation par conséquent très loin d’être aussi limpide — et le chemin aussi dégagé — qu’il ne semblait de prime abord. Parce que la contre-offensive islamiste sur Djabali montre que, faute d’avoir subi des pertes sévères, les ennemis désignés de l’État français se sont simplement dispersés. De mauvaises langues vont jusqu’à dire que les pertes hexagonales seraient en fait largement minorées et que ce ne serait pas un hélicoptère mais deux qui auraient été abattus dès le premier jour, non par des armes légères, mais grâce à des missiles portables provenant des arsenaux de feu Kadhafi. Ce qui change la donne et n’avait apparemment pas du tout été prévu.

 

LIBYE-MALI, LE RETOUR DE BATON

 

Parce qu’enfin quelle chanson nous chante-t-on ? Les armes aux mains des islamistes maliens ne sont pas tombées du ciel : si Paris n’avait pas, à l’instigation pressante de l’agitateur BH Lévy, livré contre la Jamahiriya libyenne une guerre du fort au faible en compagnie de ses acolytes euratlantistes, les armes aujourd’hui utilisées contre nos troupes seraient sagement restées enfermées dans leurs bunkers. […]

 

Pour lire la suite, achetez RIVAROL en kiosque dès vendredi, ou téléchargez le pdf dès aujourd'hui, ou mieux encore ABONNEZ-VOUS (plusieurs formules possibles). 

 

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:15

 

  http://edwige.roland.pagesperso-orange.fr/quatrieme/lumieres/Scene_Constitution.jpg

 

Par Paul Sigaud

 

 

L’Amérique éclatée : l’indépendance des cinquante Etats est-elle possible ?


 

Trop monstrueuse, tentaculaire, apoplectique: l’Amérique, boulimie permanente, orgueil pathologique des chiffres, fuite en avant du gigantisme. Plus de 330millions d’habitants, une dette de 13trillions de dollars, des aides médico-sociales évaluées à 100trillions et des élus au Congrès dont chacun représente 750000 citoyens. Le corps aux dimensions d’un continent reste le même — un damier irrégulier, cohérent, naturel de cinquante Etats — mais c’est la tête qui a gonflé. Démesurément. Washington joue à la capitale en ignorant qu’elle passe de plus en plus pour une hydrocéphale chronique. Elle pompe au pays énergie et créativité pour ne lui restituer que lois, décrets et règlements. Le fédéralisme, instrument subtil et fragile, tient encore par la peinture d’une Constitution, mais dans les coulisses, les tireurs de ficelle ont du mal à sortir d’une caricature de démocratie. L’Etat est devenu trop envahissant, ses rouages trop complexes, ses agents trop nombreux. Trois personnes travaillent pour lui sur cinq que l’on croise dans les rues de Washington. La ville ne s’assimile plus à un symbole planté sur un périmètre neutre : c’est un abcès. Aristote, quatre siècles avant Jésus-Christ, avait recommandé l’échelle humaine pour toutes les communautés au nom du bon sens, de la logique, de l’autonomie économique et de l’efficacité politique. Thomas Jefferson, le plus visionnaire des Pères fondateurs, auteur de la Déclaration d’indépendance et président à deux mandats (1801-1809), batailla toute sa vie contre les dangers du jacobinisme centralisateur et pour l’affermissement des droits des Etats. George Kennan, diplomate, politologue, historien, mort en 2005, avait prédit en pleine guerre froide l’éclatement de l’URSS et annonça en pleine croissance l’implosion des Etats-Unis. Pour deux raisons : taille ingérable, et donc, asphyxie bureaucratique.

 

VELLEITES SECESSIONNISTES

 

Forts du patronage intellectuel et de la complicité idéologique d’Aristote, Jefferson et Kennan, les plus tenaces, les mieux organisés parmi les indépendantistes fidèles au célèbre slogan “Small is beautiful” (ce qui est petit est préférable), lancèrent des pétitions dans les cinquante Etats au lendemain de la réélection de Barack Obama à la présidence. Leur stratégie : entretenir plus que jamais la flamme bicentenaire de l’esprit de sécession, souvent pâlotte, parfois négligée, rarement perdue, toujours renaissante. Leur tactique : profiter de deux brûlantes fractures jaillies des urnes — socialisme contre tradition et minorités contre Blancs — pour porter un fer rouge contre Washington. Face à une capitale grossie de toutes les perversions d’un système obsolète, cinquante Etats se dressent au nom de la liberté et de la diversité. Face à un establishment bruissant de tous les calculs d’un régime douteux, cinquante pays se rebiffent au nom de l’Histoire et de leur avenir. Il s’agit de droits bafoués qui entretiennent une interminable polémique. Il s’agit de sortir d’une ornière qui risque de se transformer bientôt en impasse. Ils sont légion, ceux qui veulent sauter en marche du train fédéral, tailler dans le vif, opérer à froid. Divorce à l’amiable ? Cassure en fanfare ? Dans un cas comme dans l’autre, il est encore trop tôt. Il faut que les choses mûrissent, ou plutôt s’enveniment. Il faut qu’un mécanisme d’un autre âge s’enraye dans l’inadmissible, l’absurde. Déjà, dans une vingtaine d’Etats dont la Floride, le Colorado, New York et la Caroline du Nord, les forceurs d’Histoire — comme il existe des forceurs de barrage — ont recueilli une moyenne de 25 000 signatures. En Louisiane, le chiffre atteint 40 000 et au Texas il approche 120 000. Normal. Parmi les rebelles, les Texans sont les plus décidés : fiers de leur quinzième rang dans le monde économique. Et fiers d’ancêtres ayant conquis une indépendance qui dura neuf ans de 1836 à 1845.

 

LES TEXANS EN POINTE

 

Ainsi, dans la mouvance d’une cuisante défaite de l’homme blanc — c’est le sceau le plus éclatant du vote du 6 novembre — plus de 800 000 militants et sympathisants séparatistes se mobilisèrent autour de ressorts aussi variés que nombreux. L’événement : la réélection de Barack Obama à la magistrature suprême sidéra la majorité du peuple blanc, qui l’a considérée comme une machination élaborée par un establishment anti-national dans le but d’affermir une double idée, celle d’une suprématie inévitable des minorités et celle de la marginalisation souhaitable du sang européen. Les textes : l’occasion était trop belle de relancer une fois de plus, à travers une Constitution sur ce point fâcheusement imprécise, l’ancien débat interminable opposant, d’un côté, les fédéralistes partisans acharnés de toutes les forces centripètes et, de l’autre, les indépendantistes défenseurs fidèles de toutes les pressions centrifuges. L’économie : la lente mais inexorable glissade de Washington vers un étatisme à vocation socialisante montre aux cinquante morceaux de l’Union que c’est sur eux d’abord que retombent indirectement les conséquences de toutes les extravagances financières du pouvoir fédéral dont l’odieux sauvetage de banques véreuses restera le plus spectaculaire. La fiscalité : la présence de deux pouvoirs parallèles situés à deux niveaux différents (l’un proche, l’autre lointain) devait forcément générer deux sortes d’impôts sur le revenu fatalement analysés sous des angles opposés par les contribuables : l’argent qui reste sur place leur paraît légitime, celui qui court vers Washington leur semble gaspillé. L’histoire : lorsqu’on évoque le passé dans tout récit sur ce genre d’opération chirurgicale, on bute nécessairement sur la guerre entre les Etats, de 1861 à 1865, qui demeurera jusqu’à la fin des temps, pour les anti-fédéralistes, l’illustre précédent, l’exemple héroïque, la borne incontournable de l’espérance martyre et, pour les fédéralistes, l’inadmissible rébellion de sabreurs égarés. La race : les Blancs savent qu’ils deviendront une minorité comme les autres en 2040 — autrement dit, dans une génération—, et ils ont compris que leur seule planche de salut est l’application d‘une politique d’endiguement — les chariots en cercle des pionniers de l’Ouest contre les Indiens — bâtie dans des Etats racialement homogènes à l’intérieur de frontières sûres.

 

A ces six raisons de prendre le large pour des fédérés en colère, s’en ajoutent deux autres : la première relève d’une constatation mondiale, la seconde d’une expérience constitutionnelle. Si l’on mettait en paramètres puis en équation les 223 pays du monde membres de l’ONU en faisant intervenir superficie, population, richesses, production, etc., on s’apercevrait que 79 d’entre eux sont plus petits que la moyenne des Etats américains — moyenne soumise, bien sûr, au même prisme de calcul. Donc, l’argument de la taille avancé souvent par les enragés de l’Union ne tient pas. Non seulement il ne tient pas, mais il est souligné, amplifié par un autre élément encore plus décisif : plus des trois-quarts des pays considérés comme prospères sont petits. Quelques exemples : […]

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 15:41

 

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/pubsiteNoel.png

 

Cliquez ici.

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 15:38

http://www.directmatin.fr/sites/default/files/styles/image_630_315/public/TRWas7141899.jpg

 

Par Léon Camus

 

D’Aurora à Sandy Hook via Beslan et Oslo

 

L’affaire de la tuerie d’enfants de Newtown dans le Connecticut commence à se décanter. Dans l’urgence nous livrons pêle-mêle à nos lecteurs quelques pistes de réflexion sous forme de questionnements et sur lesquelles nous reviendrons en détail ultérieurement. D’abord comment un tel carnage a-t-il pu être accompli par un “gamin” de vingt ans munis de deux armes de poing automatiques ? Tout comme pour le massacre d’Utoya, il eût fallu que le tueur transportât des munitions en quantité, soit pour Breivik plusieurs dizaines de kilos. Des éléments jamais précisés qui jettent une ombre sinistre sur des versions officielles bien lisses mais sacrément insatisfaisantes. Faute de temps nous reprenons ici les arguments développés par certains de nos correspondants, ils ne nous en voudront pas de ne pas tous les citer nommément et de les mettre à contribution d’une présentation des faits non conformiste.

 

UNE OPERATION A SOUS “FAUX DRAPEAU”, INDICES

 

L. nous dit que la tragédie du Connecticut ressemble fort à une opération à sous “faux drapeau”. Une intuition qui semble se confirmer, nous allons le voir plus loin. Les indices :

1. La directrice de l’école avait fait réviser la sécurité de l’établissement peu de temps auparavant ; elle avait donc fait appel à des entreprises de sécurité qui connaissaient tout de cette école (entrées, plan, passage clés…). 

2. Dans la confusion informative des premiers rapports dans les media, on supposait un “frère” du tueur présumé présent sur les lieux du crime. Donc une autre personne. Dans cette confusion également, les autres membres de la famille du tueur présumé étaient retrouvés morts à leur domicile, sauf la mère présumée institutrice à l’école et tuée là… Aujourd’hui seule la mère a été dans les faits assassinée, chez elle et non à l’école. Était-elle un témoin gênant ?

3. Tous les témoins sont morts : le psychologue, la directrice, la mère du tueur, l’institutrice des enfants de la classe martyre à une exception près, celle d’un enfant passant dans le couloir et happé dans une classe par un instituteur pour y être mis à l’abri. D’autres enfants d’une deuxième classe auraient été tués mais pas tous.

4. On se demande comment un tueur armé comme à la guerre (trois armes militaires ?) a pu entrer dans l’école, tout en noir, avec cagoule, gilet pare-balles avec la permission de la directrice. La version officielle : il était connu de celle-ci parce que fils d’institutrice ; et elle l’aurait donc laissé passer le sas dans l’enceinte de l’école après la fermeture des portes. Pourquoi ? Cette version est un peu contredite par les témoignages d’autres enseignants qui se trouvaient avec la directrice en réunion à “bavarder” au moment des premières détonations, ce qui aurait attiré la chef d’établissement vers son assassin, suivie de la psychologue. Les autres instituteurs se seraient cachés sous les tables de la salle de réunion ! […]

 

Pour lire la suite, achetez RIVAROL en kiosque dès vendredi, ou téléchargez le pdf dès aujourd'hui, ou mieux encore ABONNEZ-VOUS (plusieurs formules possibles).

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:00

 

droit aux lettres

 

De François FERRIER :

   

MADAME DUFLOT, MADAME CULOT

   

Dans la presse et les autres media «  aux ordres », Madame Cécile Duflot — ministre de l’égalité des territoires et du logement   “obédience Khmers verts” n’a rien trouvé de mieux que de demander à l’église catholique la possibilité de mettre à sa disposition des lieux de culte et de résidence de religieux afin d’accueillir des SDF — Sans Domiciles Fixes.

   

Madame «  Noir désir » ne manque pas d’aplomb : Fille de syndicalistes, militante à la JOC — Jeunesse Ouvrière Chrétienne — (sic), cette urbaniste dans le logement social «  section bolchevique » entend s’approprier comme ministre les biens d’autrui : Grande spécialité de ce que l’on nomme la Gauche !!!!!!

   

Cette mégère a de plus annoncé le 29 novembre 2012 des réquisitions d’ici la fin de l’année dans les régions d’Ile-de-France, de Rhône-Alpes et de Provence-Côte-d’Azur.

   

Descendante des révolutionnaires de 1789 et des Thermidoriens de 1793, Madame Duflot devenue anticléricale ne s’en prend qu’à une seule religion.

   

Elle se garde bien de demander la mise à disposition d’autres bâtiments cultuels comme des synagogues, des mosquées, des temples protestants ou lieux de méditations bouddhiques.

   

Il serait plus sérieux, Madame la Ministre que vous contactiez personnellement vos petits copains syndicalistes « représentatifs » (8 % des salariés sont syndiqués en France !) afin que ces derniers mettent à votre disposition pour les SDF des adresses sérieuses dans des lieux très bien équipés.

  

En voici une première liste :

  

Le château de Fontenay, aux portes de Paris, propriété de la CGT — RATP.

Le château de la Brévière, en forêt de Compiègne. Propriété du syndicat FO — Force Ouvrière pour les initiés.

Le château Lafaurie–Peyraguez dans le Bordelais avec son superbe vignoble, propriété du CE GDF Suez.

Le château du Plat, dans la Creuse. Propriété du CE de la RATP

Le château de Montreuil. Propriété de la fédération des organisations sociales des PTT (la Poste).

Le château de Pretreville, près de Deauville. Propriété du CE de la caisse d’allocations familiales du Val d’Oise.

Le château de Ragny, en Bourgogne. Propriété du CE de la Banque de France.

Le château de la Bachasse. Propriété de l’association de gestion des foyers de la région ferroviaire de Lyon.

Le château du Vernay, près de Nevers. Propriété du CE de la SNCF

Les châteaux du CE d’EDF : Château de Cappelle (Nord), Château Sainte Croix (Ain), Château de Blomard (Allier), Château de Vaux (Creuse).

Le château de Courcelles sur Yvette, près de Paris. Propriété du syndicat CGT.

Le château de Bierville, proche d’Etampes. Propriété du syndicat CFDT.

   

Durant la période hivernale, ces superbes demeures offrent une grande disponibilité. Alors Madame la Ministre de l’égalité des territoires (resic), il est urgent de mettre un terme à cette honteuse situation foncière.

  

Rentrez dans l’histoire de la France Madame Duflot et prenez position pour l’abolition des privilèges de ces nouveaux “châtelains”.

   

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 10:56

 

http://synthesenationale.hautetfort.com/media/01/00/1698483548.JPG

 

Par André Gandillon, président de l'Association des Amis de Rivarol.


Les présidents passent, la France régresse et les problèmes demeurent. En 2008, comme en 2012, les difficultés de la sidérurgie, vendue à l’étranger, sont une « épine dans le pied » de Sarkozy comme de Hollande. Souvenez-vous : Nicolas Sarkozy l’avait promis en 2008 aux centaines d’ouvriers du site, inquiets du « projet de réorganisation » voulu par son propriétaire Lakshmi Mittal, dont les salariés savaient bien que cette expression policée masquait sa fermeture programmée.

    

« Je ne vous laisserai pas tomber », avait dit Sarkozy en 2008, deux mois avant que ne ferme définitivement le haut-fourneau, le président n’ayant, de son propre aveu, « pas réussi à faire changer d’avis M. Mittal » sur Gandrange.

   

A Florange, nous nous retrouvons dans une situation identique, avec le même Lakshmi Mittal. La mise à l’arrêt du haut fourneau ne devait être que temporaire. Le haut-fourneau fermé en septembre 2011 devait « redémarrer lorsque [auraient été] reçus les signaux adéquats du marché », qui avait accusé un ralentissement en cet été 2011. Alors en campagne pour la primaire de son parti, M. Hollande déplorait « la faillite de la politique industrielle du président de la République et la nécessité de la réorienter vers une intervention plus efficace de l’Etat ». 

    

Aujourd’hui, François Hollande ne fait pas mieux que son prédécesseur. Il se trouve confronté à la volonté de Lakshmi Mittal voulant fermer une usine du site dont il n’a plus besoin, gardant les autres pour servir son Meccano industriel. Aussitôt, le don Quichotte de l’industrie, Arnaud Montebourg, est monté au créneau comme il le fait depuis six mois. Cette affaire est des plus sérieuses et éclaire à la fois l’incurie de leur République, cinquième du nom, et la réalité du mondialisme.

   

UNE FRANCE DEPOSSEDEE DE SA SOUVERAINETE

    

Idéologie libérale et mondialisme obligent, les pseudos élites françaises au service du Nouvel Ordre Mondial ne cessent depuis des années de laisser les mains libres aux sociétés transnationales, avec les conséquences les plus désastreuses qui soient pour l’intérêt national.

   

Entendre les (ir)responsables gouvernementaux dire que Mittal ne respecte pas la parole donnée à leurs prédécesseurs en fermant Florange après avoir fermé le site de Gandrange relève, ou bien de la crétinerie, ou bien d’une médiocrité foncière, à moins que ce ne soit les deux : car il est évident que les intérêts et, par suite, la stratégie économique d’un groupe transnational comme Mittal ne concordent pas nécessairement avec ceux d’un groupe français ou européen, dans la mesure où Arcelor était né de la fusion du Luxembourgeois Arbed, du Français Usinor — héritier de la sidérurgie française — et de l’Espagnol Aceralia. […]

   

Pour lire la suite, achetez RIVAROL en kiosque dès vendredi, ou téléchargez le pdf dès aujourd'hui, ou mieux encore ABONNEZ-VOUS (plusieurs formules possibles).

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 22:16

 

Par Hannibal


 

hannibal

A quoi sert l’Etat ? La question est aussi vieille que le mot, et sonne drôle à l’ oreille d’ un Français : nous savons bien qu’il a servi à nous façonner. On a beau se moquer de Maurras, même ses chansons disaient la vérité : les rois ont fait la France, elle se défait sans roi. Mais bien sûr l’Etat n’est pas Dieu, il ne crée pas à partir de rien, il ne donne pas vie au limon, ni au papier, il lui faut une graine de Français pour faire un Français.

  

Si l’on prend un point de vue plus général, beaucoup n’aiment pas l’Etat. Je ne pense pas seulement aux libertariens, mais même Nietzsche : l’Etat serait à l’entendre le plus froid des monstres froids. A y bien songer, est-ce une attaque ou un compliment ? Aujourd’hui, disons depuis la Démocratie majeure, la tendance me semble à réchauffer le monstre, et l’on peut se demander si c’est vraiment un progrès. Les anciens d’ONG, les travailleurs sociaux, les syndicalistes concernés, les séminaristes rentrés, les sentimentaux affi- chés, les énarques férus de communica- tion, les patrons de gauche qui peuplent les allées du pouvoir entendent mettre du cœur dans la machine administrative, et c’est là que cela devient dangereux. Nous connais- sons cela depuis Fabre d’Eglantine, qui chanta il pleut bergère avant d’appeler aux massacres de septembre 1792 : « Que, dans les villes, le sang des traîtres soit le premier holocauste offert à la Liberté... » Le siècle des Lumières fut aussi celui du hameau de Marie-Antoinette et des pièces de musique de Rousseau, il inventa la sen- sibilité – du moins le mot. Antoine de Rivarol, qui était méchant pour rien, dit un jour : « M. De Lally-Tollendal est le plus gras des hommes sensibles. » Mixons Nietzsche et Rivarol : l’Etat est aujour- d’hui le plus gras des monstres sensibles. 

 

 

Pour lire la suite, achetez RIVAROL en kiosque dès vendredi, ou téléchargez le pdf dès aujourd'hui, ou mieux encore ABONNEZ-VOUS (plusieurs formules possibles).

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 21:40

 http://www.ledauphine.com/fr/images/82D90AC2-22AF-4E8D-92E1-FEA7737B1BBF/LDL_06/alain-escada.jpg

Alain ESCADA :


Non à la dénaturation du mariage et de la parenté !

 

 

Alain Escada est le président de l’Institut Civitas, moteur de la mobilisation contre l’ouverture du mariage civil aux homosexuels. Nous avons voulu recueillir ses propos au lendemain de la grande mobilisation parisienne organisée par cet institut.

 

 

RIVAROL : L’Institut Civitas organisait ce dimanche 18 novembre une grande manifestation nationale à Paris contre l’ouverture du mariage aux homosexuels. Pouvez-vous rappeler à nos lecteurs le pourquoi de cette mobilisation ?

 

Alain ESCADA : Il s’agissait pour nous, ce dimanche, de manifester contre le projet de loi présenté en conseil des ministres le 7 novembre dernier et visant à dénaturer le mariage et la parenté. Un projet de loi qui, selon les mots de François Hollande, n’est qu’une “étape”. Un projet de loi qu’on peut qualifier de boîte de Pandore et qui, après le “mariage” homosexuel, permettra demain, au nom d’un droit au « mariage pour tous », le mariage polygame et le mariage incestueux. Il faut être bien conscient que le gouvernement veut nous imposer une véritable révolution sexuelle et défigurer le concept de famille, brisant ainsi le socle de base de la société.

 

R. : Ne pensez-vous pas que le “mariage” homosexuel est moralement bien plus grave que le mariage polygame ?

 

A. E. : Sans aucun doute. Son effet est bien plus déstructurant pour la société. Mais il est néanmoins utile de noter que l’un entraînera l’autre. C’est une question de délai. Jacques Attali, au cours d’un entretien à la télévision en janvier de cette année, avait estimé que la polygamie serait l’un des enjeux de la prochaine campagne présidentielle. 

 

R. : Quels soutiens politiques et religieux avez-vous reçus pour votre initiative?

 

A. E. : A l’échelon politique, nous avons reçu le soutien du Collectif « Elus locaux pour la Famille », lancé fin octobre par des maires de petits villages, sans étiquette politique, et qui regroupe aujourd’hui plus de 500 élus. Nous avons aussi pu compter sur le soutien de quelques élus locaux de l’UMP, du PCD, du MPF, du PDF et du FN. De façon générale, quasiment l’ensemble des mouvements de la « droite nationale » ont appelé à participer et à manifester le 18 novembre. Il faut aussi souligner la présence à notre manifestation de Jacques Bompard, député-maire d’Orange, et de Bruno Gollnisch, député européen. Par contre, Marine Le Pen s’est abstenue d’appeler à se joindre à notre manifestation et, par la suite, après la déferlante médiatique qui a suivi le “montage” réalisé par Caroline Fourest, elle a même cru stratégique de prendre ses distances avec notre manifestation, cédant à un « politiquement correct » dont elle est pourtant par ailleurs elle-même victime.

Du côté religieux, nous avons pu compter sur l’appui discret mais efficace de quelques prêtres diocésains, notamment de la Communauté Saint-Martin et de l’Emmanuel, ainsi que sur toutes les communautés « Ecclesia Dei » et, naturellement, sur la Fraternité Saint-Pie X.

 

R. : Savez-vous pourquoi le Front National de Marine Le Pen n’a pas appelé ses militants à se joindre à vous ?

 

A. E. : Il me semble que c’est notre aspect confessionnel qui la dérange. Je le regrette. Ceci dit, c’est un travers très présent parmi nos contemporains que de demander aux catholiques de s’abstenir d’afficher leur foi, leurs convictions dans la vie publique. Et c’est justement le rôle de Civitas de rappeler qu’au contraire, il ne faut pas des catholiques tièdes, “branchés”, consensuels, mais des catholiques fiers et audacieux. 

 

R. : Quel bilan tirez-vous de la mobilisation de dimanche ?

 

A. E. : Cette manifestation a été un succès, surtout compte tenu de la campagne de dénigrement dont elle a fait l’objet de la part de certains milieux « cathos branchés ». Avec près de 20000 participants, nous avons pu réaliser une union de diverses forces de la mouvance catholique et des patriotes sincères au service du bien commun. Nous avons pu mobiliser à nos côtés des élus dont le raisonnement ne se limite pas à de sombres calculs électoraux. Tout cela est bien sûr prometteur pour la suite. Cela permet à bien des catholiques de constater qu’ils peuvent s’exprimer en tant que tels. Non seulement ils le peuvent mais ils le doivent. Nous avons un devoir de vérité, loin des concessions et des compromis.

J’ajoute que le succès de foule de la manifestation de la veille n’aurait pas existé si Civitas n’avait pas appelé à manifester le dimanche 18 novembre puisqu’il ne fait aucun doute que la manifestation du samedi s’est organisée par des milieux “branchés” pour ne pas nous laisser occuper tout le terrain de la défense de la famille. Ainsi, nous avons, par notre démarche, réussi également à faire sortir de leur torpeur des milieux timorés. Et, telle une mauvaise conscience, nous avons poussé des évêques à sortir de leur silence. Pas avec la vigueur qu’on attend d’un prélat face à un tel sujet, mais tout de même, c’est un pas et nous sommes l’aiguillon ! 

 

R. : La « Manif pour tous », organisée la veille de la vôtre par la “catholique” « déjantée et branchée » Frigide Barjot a réuni près de 100.000 personnes. Quelle analyse en faites-vous ? Quelles sont vos différences ?

 

A. E. : Les différences les plus évidentes portent sur les principes qui sous-tendent l’action. L’artiste qui se fait appeler Frigide Barjot se dit catholique mais souhaite que les catholiques masquent leur foi lorsqu’ils s’expriment ou manifestent. Première incohérence. Frigide Barjot voulait par contre que sa manifestation dite « a-confessionnelle » regroupât également des juifs et des musulmans, ce qui, pour que ce ne soit pas qu’un effet d’annonce, aurait nécessité de permettre à des croyants du judaïsme et de l’islam d’exprimer leurs convictions religieuses, mais alors comment le refuser aux catholiques ? D’où, au final, une manifestation dont le profil sociologique était très homogène et reflétait la grande bourgeoisie catholique malgré toutes les demandes de Barjot de s’habiller comme pour un bal masqué. Deuxième incohérence. Par ailleurs, Barjot appelait tout à la fois à marcher contre le mariage homosexuel et contre l’homophobie. Or le concept d’homophobie a été créé de toutes pièces par le lobby homosexuel pour intimider ses adversaires. En 2004, le président de SOS-Homophobie avait tout résumé de la sorte : « Quiconque est contre le mariage homosexuel est homophobe. » En adoptant la sémantique du lobby qui est à l’origine de la loi qu’elle prétend combattre, Barjot commet une faute grave. C’est se tirer une balle dans le pied. Troisième incohérence. Ajoutons que Barjot cultive une attitude « gay friendly » pour le moins curieuse, allant jusqu’à porter un blouson avec inscription publicitaire pour un bar gay de Paris, le 7 novembre dernier, lors de sa conférence de presse de présentation de sa manifestation. J’en arrête là. Je ne peux, quant à moi, accepter de mélanger l’erreur et la vérité. Un combat, quel qu’il soit, doit reposer sur des principes solides. 

 

R. : Votre manifestation a été attaquée par un groupe féministe extrémiste, les Femen. Pouvez-vous nous en dire plus? Que s’est-il vraiment passé ? […]

   

 

Propos recueillis par Paul THORE.

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 17:58

http://2.bp.blogspot.com/-l4koPe9a3bI/UB-2CEsvlEI/AAAAAAAAASo/IHNsT7Gg-hU/s1600/YB.jpg  

 

Les Français doivent être et rester

maîtres chez eux

 

 

RIVAROL : Pouvez-vous revenir sur les événements qui se sont déroulés en marge de la manifestation qui devait se tenir le 29septembre dernier à Paris ?

 

Yvan BENEDETTI : Le samedi 29septembre, la manifestation des Jeunesses Nationalistes qui avait pour thème « Maîtres chez nous ! » et à laquelle je devais participer en tant que président de l’Œuvre française a été interdite par la Préfecture de Paris. Les jeunes hommes qui avaient décidé de protester contre cette atteinte à leur liberté d’expression ont fait l’objet d’une véritable rafle, comme à Lyon, trois mois plus tôt. On peut parler de nouveau de Rafle des souchiens, Acte 2 ! Alexandre Gabriac, responsable des Jeunesses Nationalistes qui se trouvait seul sur la Place Saint-Michel et moi-même sur le Parvis de Notre Dame avons été interpellés par des membres des forces de l’ordre plutôt excités et très agressifs. M. Gabriac était alors conduit sans ménagement à l’intérieur d’un bus. En ce qui me concerne, après avoir été copieusement insulté, j’étais dirigé vers un groupement de jeunes gens parqués à l’intérieur d’un cordon de forces de l’ordre et qui ne cessait d’enfler du fait des interpellations successives. Après plusieurs minutes, notre groupe était orienté vers le bus-prison dans lequel nous devions être embarqués. Alors qu’Alexandre Gabriac était extirpé sans ménagement du bus, une bousculade a démarré et c’est à ce moment que le jeune conseiller régional a fait l’objet de violences policières à l’origine de son malaise cardiaque. 

 

R. : Et vous-même, avez-vous fait l’objet de telles violences ?

 

Y. B. : Oui également ! Embarqués les uns après les autres sans manquer d’être fouillés individuellement, j’ai été le dernier à monter dans le bus sans opposer de résistance. Alors que je me tournais vers la caméra de France 3 pour lancer un slogan, j’ai été agressé par derrière, étranglé et jeté comme un sac au sol ou plutôt sur le plancher du bus avant d’en être extrait sans ménagement pour être balancé dans une fourgonnette de police. S’ensuivent 48 heures de garde à vue et d’audition, dans un premier temps rue de l’Evangile dans le 18e, puis au commissariat de La Bastille, dans le 4earrondissement. Déféré devant un procureur aux ordres, je fais l’objet d’un contrôle judiciaire, d’une interdiction de me rendre à Paris, ce qui me limite dans mes prérogatives de président d’un mouvement dont le siège central est dans la capitale. Enfin je suis convoqué le 19novembre devant le Tribunal de Grande Instance de Paris pour être jugé car je suis poursuivi pour “rébellion” et « participation à un regroupement interdit après injonction de se disperser ».

 

R. : Ce que vous contestez ?

 

Y. B. : Et comment ! En guise de rébellion aux forces de l’ordre, c’est moi qui ai fait l’objet de violences verbales et physiques ! Les trois gendarmes mobiles qui portent plainte contre moi indiquent dans leur procès-verbal qu’à aucun moment je n’ai porté de coup. Et je n’ai pas participé à un rassemblement interdit puisque j’ai été interpellé seul et poussé de force vers le groupe de jeunes gens interpellés comme moi, parqués et retenus par un cordon de sécurité. Bien évidemment il n’y a pas eu de demandes de dispersion puisque l’on était retenu de force et contre notre gré. 

 

R. : Pourquoi une telle violence alors que vous ne montriez aucun signe d’hostilité ?

 

Y. B. : J’avais eu des informations confidentielles en provenance d’amis au ministère de l’Intérieur m’informant que nous allions faire l’objet de provocations de la part du Système. C’est ce que je dénonce le matin pendant la conférence de presse que nous avons tenue, Maître Pierre-Marie Bonneau, notre conseil qui déposera un recours sur le fond contre l’interdiction de la manifestation par le Préfet de Paris, Alexandre Gabriac et moi. Le but était de faire dégénérer les éventuels regroupements spontanés qui ne manqueraient pas de se produire dans le but légitime de protester contre l’interdiction, pour pouvoir enclencher la machine répressive, engager des poursuites, nous jeter au trou et dissoudre les mouvements que nous présidons. Le complot a échoué car les militants n’ont pas répondu aux provocations policières et je tiens à rendre hommage à tous ces jeunes gens qui ont eu le courage de protester contre cette interdiction afin de rappeler que les Français doivent être et rester maîtres chez eux. A ce titre il faut se mobiliser pour défendre les deux militants qui sont poursuivis devant la justice. Ce complot a échoué aussi parce que suite aux violences policières, Alexandre Gabriac a perdu connaissance après un malaise cardiaque. Les représentants du système ont alors paniqué et les poursuites contre lui pour rébellion et organisation d’une manifestation interdite ont été abandonnées.

 

R. : Vous donnez rendez-vous je crois le lundi 19novembre devant le Tribunal de Paris où vous allez comparaître ?

 

Y. B. : En effet comme je vous l’ai expliqué, je suis convoqué devant la 29eChambre du Tribunal de Grande Instance de Paris. J’appelle vos lecteurs, ceux qui sont disponibles, à se rendre au TGI, ce jour-là car je ne compte pas me laisser tordre le cou sans réagir. Dans cette affaire, tout relève du mensonge et de la provocation : c’est ce que je compte bien démontrer avec l’aide de mon avocat Maître Pierre-Marie Bonneau.

 

 

Propos recueillis par Jérôme Bourbon

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article
24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 19:53

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2012/10/24/bf51ec74-1db4-11e2-9eea-0cd1cdfdcced-493x328.jpg

 

Lettre ouverte à S. E. Mgr Fellay sur une “exclusion”

 

 

Au moment où nous bouclons ce numéro (24octobre), nous apprenons que Mgr Williamson vient d’être officiellement exclu de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X par Mgr Fellay. Nous reviendrons bien sûr sur cet événement dans notre prochaine édition. En attendant, nous publions le communiqué de la maison générale annonçant l’exclusion définitive de la FSSPX du prélat britannique et, en exclusivité pour RIVAROL, la lettre ouverte que Mgr Williamson a adressée au supérieur général de la Fraternité le 19octobre, quelques jours seulement avant l’annonce de son exclusion. Les intertitres sont de la rédaction. J. B. 

 

Londres, le 19 octobre 2012.

 

Excellence,

 

Merci de votre lettre du 4 octobre où vous me communiquez de la part de vous-même, du Conseil Général et du Chapitre Général, votre “constatation”, “déclaration” et “décision” que je ne suis plus membre de la Fraternité Saint-Pie X. Les raisons que vous donnez pour votre décision d’exclure votre serviteur seraient les suivantes : il a continué de publier le « Commentaire Eleison » ; il a attaqué les autorités de la Fraternité ; il a eu un apostolat indépendant ; il a causé la confusion parmi les fidèles ; il a soutenu des confrères rebelles ; il a désobéi de façon formelle, obstinée et “pertinace”; il s’est séparé de la Fraternité ; il ne se soumet à aucune autorité.

Ces raisons ne se laissent-elles pas toutes résumer par la désobéissance ? […]

 

 

Pour lire la suite, achetez RIVAROL en kiosque dès vendredi, ou téléchargez le pdf dès aujourd'hui, ou mieux encore ABONNEZ-VOUS (plusieurs formules possibles).

 

Repost 0
Published by Rivarol blog - dans A lire dans RIVAROL
commenter cet article