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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 18:15

droit aux lettres

    

Dans le numéro du 19/10/2012

 

 De Thibaut de CHASSEY, directeur du Renouveau français :

 

CANNABIS : LA GAUCHE VEUT NOUS ENFUMER

 

Le ministre de l’Education dite “nationale”, le franc-maçon fanatique Vincent Peillon, entend « lancer le débat » concernant la légalisation du cannabis.

Bien que Matignon ait par la suite démenti qu’il y aurait dépénalisation, il est patent que nous avons là un nouveau « ballon d’essai » lancé par la Gauche.

Lorsque celle-ci entonne ce genre de refrain, on sait ce que cela signifie : dans quelques mois ou quelques années, les projets qu’actuellement elle n’ose énoncer clairement seront proposés, puis inscrits dans la loi. Et ensuite, en revanche, il ne sera bien sûr plus question d’évoquer un quelconque débat : on le voit aujourd’hui avec des questions comme celles de l’avortement volontaire, de la peine de mort, etc.

L’idée de la libéralisation du cannabis appelle une réaction ferme et radicale des patriotes, car le sujet n’est pas si anodin qu’on pourrait parfois le croire.

 

Le fait est que le cannabis est et restera une drogue nocive : addictive, endommageant le cerveau, développant les troubles mentaux, marchepied vers l’usage de drogues encore plus dangereuses.

Un État soucieux du bien commun, à l’inverse de notre République donc, ne saurait laisser la jeunesse à la merci d’un tel fléau.

 

Mise de côté la question marginale d’une utilisation thérapeutique, envisageable sous contrôle strict de l’État, tous les prétextes avancés par la Gauche restent “fumeux” ; à commencer par l’amour d’une liberté individuelle mal comprise qui ne mène en réalité qu’à l’asservissement.

On peut supposer que l’idée d’assécher les trafics en banlieue n’est qu’une mauvaise excuse pour tenter de récupérer à son profit une économie souterraine : la rente dont pourrait bénéficier la République en taxant le cannabis, comme elle le fait déjà sans vergogne pour la cigarette, doit faire rêver des socialistes toujours en quête d’argent à dilapider.

 

Mais il est prévisible que si l’État tarit cette source de revenus dans les banlieues immigrées, sans traiter le problème de celles-ci à la racine, les trafiquants se rabattront sur d’autres produits, probablement pires, qu’ils tâcheront d’écouler en créant le besoin chez les personnes qu’ils démarcheront.

Il reste vrai que la situation actuelle n’est nullement satisfaisante.

Mais devant le constat d’une très large consommation de cette drogue (la France est championne d’Europe en ce domaine, avec 24% de ses 15-16 ans qui ont fumé du cannabis au cours du dernier mois), il faut prendre le problème à la source en éliminant d’une part le trafic de cannabis par une répression plus efficace des trafiquants, et d’autre part traiter la question des banlieues par la seule solution véritable : rapatrier leurs habitants.

 

Il convient de ne pas s’adapter cyniquement à une situation que l’on a laissée pourrir, comme le font nos gouvernants en espérant des gains faciles sur le dos d’une jeunesse qu’ils souhaitent voir toujours plus avachie, toujours plus abrutie, toujours moins apte à une révolte que pourtant tout légitime.

La triste réalité du monde moderne, que beaucoup de jeunes cherchent à fuir, peut être modifiée, réellement. Pour cela, il faut justement que cette jeunesse se lève, animée d’un idéal enthousiasmant comme celui que nous lui proposons.

 

________________________

 

 De Paul TIRIET :

 

TEMPÊTE AUTOUR DE MGR WILLIAMSON

 

En ce moment les nuages se succèdent autour de Mgr Richard Williamson. Alors qu’on pensait son “affaire” définitivement close, voici qu’un tribunal allemand réclame une amende à l’encontre de l’évêque britannique pour « négation de l’Holocauste ». Le tribunal régional de la ville de Ratisbonne a en effet rendu au début du mois d’octobre une ordonnance contre Mgr Williamson, après qu’une condamnation antérieure eut été annulée l’année dernière pour vice de forme. Le porte-parole du tribunal, Thomas Rauscher, a déclaré que si Richard Williamson accepte le principe de la sanction, il lui sera demandé de payer une amende d’un montant non spécifié. S’il refuse, il y aura à nouveau procès. Cette affaire est donc sans fin !

 

Par ailleurs, dans une interview publiée le 4 octobre dans le National Catholic Register, Mgr Gerhard Ludwig Müller, « préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi » nommée à cette fonction par Benoît XVI le 2 juillet, répondait ceci à la question : « Est-il possible qu’il y ait réconciliation avec la Fraternité [Saint Pie X] et l’évêque Richard Williamson? » : « Le problème de Williamson n’a rien à voir avec le processus de réconciliation. Il est tout bonnement inacceptable qu’un chrétien, et qui plus est un évêque — il n’est évidemment pas un évêque catholique, puisqu’un évêque n’est catholique que s’il est en communion parfaite avec le Pape, successeur de Pierre, ce qui n’est pas le cas de Williamson — nie tout ce que les nazis ont fait contre les juifs, leur extermination. Comment peut-on être à ce point sans cœur sur un pareil sujet ? C’est absolument inacceptable, mais c’est un problème à part. »

 

Enfin, l’exclusion officielle et définitive de Mgr Williamson par Mgr Fellay se précise. Dans une lettre datée du 4 octobre et que le prélat britannique a reçue le 8, le supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X donne […]

 

  

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 18:10

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2011/04/04/3bc1483a-5eae-11e0-97e0-f39fc1c3a680.jpg

 

Par Paul SIGAUD

 

Le 6novembre prochain, l’Amérique votera pour éjecter Barack Obama ou écarter Mitt Romney. Comme la lente érosion du sortant n’a pas eu lieu, les deux rivaux sont au coude à coude. Lutte serrée, suspense garanti. Le moindre faux pas — discours décalé, trou de mémoire, attaque vicieuse — et tout bascule. D’un côté, un dogmatique à D’un côté, un dogmatique à l’étatisme visqueux qui grossit les coûts, étend le bureaucratisme et tue l’emploi. De l’autre, un conservateur aux fidélités variables qui brouille les repères, trouble l’opposant et ternit le duel. La cuvée Maison-Blanche 2012 sent le bouchon. Et la révolte. Contre les 16trillions de dollars de dette, les 23millions de chômeurs, les 45millions de détenteurs de coupons d’alimentation. L’Amérique, cette grisaille ? Obama gèrera jusqu’au bout son fonds de commerce composé de minorités et de gaucho-libéraux. Mille questions l’assaillent. Mille plus une : celle-là sera posée en silence dans les isoloirs du 6 novembre lorsque, tout à coup, les passions s’apaisent et les intuitions s’aiguisent. Une question toute simple et en même temps terrible, jaillie des consciences presque au dernier moment : à la minute même où le bulletin glissera dans l’enveloppe, à la minute où s’allumera l’urne électronique : « Et si Obama était un usurpateur ? » Question absurde, monstrueuse, qui sent le grossier montage républicain : il fut régulièrement élu en 2008, va donc terminer tranquillement son mandat et en sollicite même un autre. Qu’est-ce qui cloche dans cette histoire ? Où se niche l’imposture dans ce scénario ? Justement : malgré les apparences, Obama avait-il le droit de se présenter en 2008 à la Maison-Blanche ? En d’autres termes, avait-il le profil légal pour briguer la présidence ? Une enquête poussée répond catégoriquement : non ! Et, avec elle, un quart des Américains interrogés. La mille-et-unième question ? De la dynamite.

 

Les Pères fondateurs de l’édifice institutionnel américain redoutèrent très tôt les influences étrangères dans les allées du pouvoir, et notamment au sommet. Pour eux, le président de l’Union, qui est aussi le chef des forces armées, devait témoigner en toutes circonstances d’une loyauté inébranlable à la nation. Comment ? En étant protégé contre les dangereux conflits de conscience dus aux sournoises sollicitations extérieures. Pas question pour le président d’avoir deux pays en tête. Pas question pour lui d’en réchauffer deux dans son cœur. Un seul devait l’habiter : les Etats-Unis d’Amérique. La passion d’une nouvelle et unique allégeance animait tellement ces architectes d’une puissance en gestation, qu’ils se méfièrent même des patriotes, de tous ces esprits encore trop européens à leur goût et qui restaient pour cela imprévisibles. Exclusifs et sourcilleux, les illustres bâtisseurs s’appliquèrent donc à tenir à bonne distance des leviers de l’Etat autant les velléitaires d’alliances hasardeuses que les nostalgiques d’amitiés lointaines. L’article II de la Constitution n’est que le reflet juridique de leur hantise et la traduction pratique de leur prudence. Il dessine le sas par lequel doit passer tout candidat à la magistrature suprême. Un sas étroit, précis, impératif, qui ne s’applique à aucune autre catégorie d’élus. Un filtre, presque le chas d’une aiguille pour l’aventurier qui se verrait pousser des ailes. Que disent-elles, ces deux lignes adoptées en septembre 1787, il y a tout juste 225 ans ? Pour être éligible, il faut remplir trois conditions : avoir au moins 35 ans, résider aux Etats-Unis depuis quatorze ans et être un « natural born citizen » — en d’autres termes, né citoyen américain. C’est cette dernière condition qui verrouille tout le système dans un habile mélange de jus soli (droit du sol) et jus sanguinis (droit du sang). Elle oblige le candidat à avoir vu le jour à l’intérieur des frontières des Etats-Unis. Elle l’oblige également à compter ses géniteurs parmi les Américains, soit par naissance soit par naturalisation.

 

Lorsqu’il se trouva, au printemps 2008, à l’orée de ses ambitions présidentielles, Obama dut fournir, comme bien d’autres, les preuves que sa candidature répondait aux exigences de la Constitution. Sans difficulté, il attesta de son âge et du temps passé aux Etats-Unis, mais quand fut montrée aux autorités la formule abrégée du certificat de naissance correspondant à la date où l’on entendit son premier cri le 4août 1961, à l’hopital Kapiolani d’Honolulu, capitale de l’archipel d’Hawaï, les choses, brusquement, se gâtèrent. Non que le document parut a priori fabriqué de toutes pièces, mais il avait tout de même un air si bizarre que l’état-major républicain, entre autres, s’en émut et que des plaignants surgirent. On reparla abondamment du père kenyan et certains commencèrent à murmurer qu’une naissance d’Obama en Afrique de l’Est n’avait, après tout, rien d’impossible. Sans bruits ni gestes, l’affaire prenait racine avant d’hiberner pendant trois ans. Obama battu, elle aurait disparu. Obama vainqueur, elle n’attendait qu’une occasion pour s’imposer. Elle lui fut donnée en avril 2011 [...]

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 21:19

 

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Syrie : jusqu’où ira l’escalade ?

 

 

Le premier ministre Erdogan, prenant prétexte de tir de mortiers sur le territoire turc, a déclenché un feu roulant d’artillerie vers les positions militaires syriennes… tout en déclarant urbi et orbi, ne pas vouloir la guerre. Le but de la manœuvre est simple : créer une zone “libérée” au nord de la Syrie, une poche à partir de laquelle les éléments de l’ASL — Armée syrienne libre composée en partie de déserteurs — et surtout les katibas djihadistes pourront intervenir dans la profondeur du territoire syrien. Rappelons que les mercenaires salafistes sont financés et armés par les monarchies wahhabites, entraînés en Jordanie et en Turquie où ils ont leurs principales bases arrière, avec le soutien actif de la diplomatie armée occidentale, de Paris et de Washington en particulier. Cela après avoir recruté en Tchétchénie, en Afghanistan et en Irak, notamment par le truchement des multinationales américaines du mercenariat telle Blackwater au Yémen, en Somalie, en Libye, en Tunisie… et dans les banlieues françaises comme vient de nous l’apprendre le coup de filet donné en Seine-et-Marne dans les milieux de frais convertis à l’islamisme qui furent naguère des délinquants.

 

Notons que Damas, après les premiers tirs en direction des bourgs turcs, a aussitôt présenté ses plus plates excuses, jurant qu’on ne l’y reprendrait plus. Las ! Les tirs scélérats se sont poursuivis,  […]

 

RIVAROL

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 21:09

 

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Alexandre Gabriac : “Nul ne nous fera taire

 

 

RIVAROL: Pouvez-vous nous rappeler votre parcours, ainsi que celui du mouvement que vous avez fondé, les Jeunesses Nationalistes ?

 

Alexandre Gabriac : J’ai 21 ans, je suis conseiller régional de la région Rhône-Alpes et j’étudie le droit à Lyon. J’ai été mis à la porte du Front National mariniste en 2011, après 7 ans de responsabilités diverses au sein du parti, chez les jeunes notamment.

J’ai fondé les Jeunesses Nationalistes peu après mon exclusion, pour rassembler tous les jeunes orphelins que le Front National laissait derrière sa débâcle. Non pas orphelins de doctrine, mais orphelins d’une structure de jeunesse combattante, engagée sans aucune compromission pour la défense et la victoire de notre idéal. 

Nous, Jeunesses Nationalistes, voulons nous battre et mobiliser tous ces jeunes Français qui en ont assez d’être considérés comme des étrangers sur leur propre sol, qui en ont assez de sans arrêt devoir faire de la place et avec le sourire, à des hordes colonisatrices.

Vers l’avenir, fidèles au passé, nous nous inscrivons comme le maillon d’une longue chaîne historique, et allions la fougue et le dynamisme de la jeunesse à la sagesse, à la rigueur doctrinale et à l’expérience de militants plus anciens, notamment de l’œuvre française.

 

R. : Vous avez été victimes vos militants et vous-même d’une nouvelle interdiction de manifester, cette fois-ci dans la capitale. Pouvez-vous nous préciser les motifs de cette interdiction ?


A. G. : Nous avions en effet choisi de manifester contre le racisme anti-blanc et les zones de non-droit le samedi 29septembre à Paris, depuis la place de la République jusqu’à Châtelet. La négociation de la manifestation avec les autorités était en cours depuis plusieurs mois. Tous les voyants étaient au vert, aucun obstacle ne semblait exister pour la réalisation de ce défilé. Le mercredi 26, soit 3 jours avant la manifestation, je me suis rendu à la réunion organisée entre l’état-major et le responsable parisien des JN, dépositaire légal de la manifestation. Nous avons simplement négocié le parcours, on nous a même présenté le commissaire qui serait en charge de la manifestation du samedi ! La presse gauchiste s’indignant d’ailleurs de l’absence d’interdiction par Valls, le ministre à la kippa.

La veille de la manifestation, le vendredi, la nouvelle est tombée : manifestation interdite par la préfecture de police au motif d’une soi-disant possibilité de trouble à l’ordre public…

 

Et c’est l’emballement médiatique qui démarre. Toute la presse du système est aux aguets, pour une fois très intéressée et à l’écoute de ce que nous avons à déclarer. Nous leur avons naturellement répondu que, fiers français non reniés et maîtres chez nous, ce n’était pas à un gouvernement illégitime de nous dire si nous avions droit de manifester ou non sur notre sol. Cette réponse suit à la lettre la devise des Jeunesses Nationalistes : l’action sans concession.

 

Je profite de ces quelques lignes pour souligner le courage et la détermination de notre responsable parisien, qui a subi une pression psychologique intense de la part du système, qui a envoyé à plusieurs reprises des policiers aussi bien à son domicile qu’ à son lieu de travail. 

 

R. : Suite à l’annonce de cette interdiction, vous avez donc décidé de maintenir le rassemblement, pourquoi ? […]

 

 

 

Propos recueillis par Jérôme Bourbon.

 

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 09:31

3350149693.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol 

N° 3063 du 05/10/2012

 

LA GUERRE à mort entre Copé et Fillon pour le contrôle de l’UMP se poursuit. Reconnaissons à chacun un vrai talent de tacticien et de stratège dignes d’un excellent joueur d’échecs. Nous avions évoqué, il y a une semaine, les rebondissements dans l’affaire des parrainages.

 

Fillon vient de devancer Copé, en présentant son programme, quelques jours avant la parution du livre de Copé : Manifeste pour une droite décomplexée. Il reprenait l’avantage.

 

LE RACISME ANTI-BLANCS ENTRE DANS LA BATAILLE

 

Spieler.jpg

 

Copé, très intelligemment, a dénoncé dans son livre le racisme anti-blanc, suscitant les couinements que l’on devine et occupant ainsi le devant de la scène médiatique, occultant la présentation du programme de Fillon. Si le ministre socialiste Peillon s’émeut, l’accusant de faire « le lien entre la droite et l’extrême-droite », les militants de l’UMP, qui seront amenés à élire leur président, se reconnaissent majoritairement dans ces propos. Copé est, à raison, persuadé que la base militante de l’UMP est bien plus à droite que les cadres. Mettre le « racisme anti-Blancs » au cœur du débat revient à avancer une planche méchamment savonneuse à Fillon, qui se veut plus modéré et que l’on soupçonne d’être indécis. Du coup, Fillon n’a pas osé contredire Copé et la présentation de son programme, il y a une semaine, a été noyée dans la polémique copéiste. Bien joué, reconnaissons-le…

 

Il est vrai que Jean-François Copé ne prenait pas trop de risques en évoquant cette question, mais encore fallait-il un minimum de courage pour le faire. Il avait tout loisir d’utiliser comme paratonnerre les écrits de Najat Vallaud-Belkacem, publiés pendant la campagne présidentielle, dans un livre, «Raison de plus ! » Najat Vallaud-Belkacem est née le 4 octobre 1977 à Beni Chiker au Maroc. Elle est conseillère générale socialiste et a été nommée le 16 mai 2012 ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement dans l’équipe de Jean-Marc Ayrault, dont elle est la benjamine. Que dit-elle ? « Il n’y a plus guère d’ailleurs qu’Eric Zemmour pour parler encore de race, comme s’il y avait besoin de cela pour dénoncer le racisme anti-Blanc dont chacun peut convenir sans mal ni complaisance qu’il existe et qu’il est aussi condamnable et stupide que tout autre. » Très, très sournoisement, Copé a donné le coup de pied de l’âne, disant : « Cette ligne, moi, je l’assume et j’espère que chacun des candidats (chacun ? Il n’y en a qu’un autre, Fillon !) le fera avec la même clarté. » Ce n’est pas fini. Copé tente de prendre l’avantage décisif en jetant de l’huile sur le feu : « Il est des quartiers où il ne fait pas bon être une femme, où il ne fait pas bon être de couleur blanche », a-t-il renchéri sur Europe 1. De pauvres cocottes fillonistes, telle Nathalie Kosciusko-Morizet, disent ne « pas trop aimer ce type de formule ». L’ex-ministre des Sports, David Douillet fulmine, quant à lui : « Cette histoire de racisme anti-blancs, c’est de l’enfumage. » En voilà un qui a tout compris, et qui méritait, en effet, d’être ministre sous

Chirac…

 

MA CHRISTINE EST DE RETOUR !

 

Ma Christine (Boutin) avait disparu de la circulation. Elle me manquait. Dieu merci, la revoici. Comme on le sait, ou comme on l’ignore, ma Christine aime les hommes, et surtout les hommes virils, les vrais, style Rambo, pas ces femmelettes chouineuses qui se couchent devant le moindre zéphir. Elle vient de trouver son Stallone français. Bon, d’accord, il ne ressemble pas vraiment à Stallone, mais l’amour, parait-il, rend aveugle. Elle vient de déclarer : « Nous avons besoin d’un guerrier. Et c’est la raison pour laquelle je choisis et nous choisissons Jean-François Copé. » Ma Christine, je l’adore…

 

LA CROIX D’UN CIMETIÈRE ENLEVÉE AU NOM DE LA LAÏCITÉ

 

Cela se passe à Brou, une petite commune de 4 000 habitants à 50 km de Chartres. A la demande d’une conseillère municipale, Marie Scheffer-Act, qui a tous les traits d’une excitée de chez les excitées, les services de la ville ont retiré la croix chrétienne qui se trouvait au-dessus du portail du cimetière.

 

Elle explique : « C’est vrai, je suis chrétienne, mais aussi profondément laïque. » Mais ne partez pas, le plus grandiose est à venir… Marie Scheffer-Act travaille au milieu d’enfants handicapés. Elle raconte : « Ce sont eux qui m’ont justement fait la réflexion, un jour que la leçon portait sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. » Que c’est beau ! Que c’est émouvant ! Je m’arrête là, car je sens que je vais déraper…

 

LA GRANDE MOSQUÉE DE STRASBOURG, INAUGURÉE PAR MANUEL VALLS

 

Cette grande mosquée fait pendant à celle de Kehl, en Allemagne, à deux km de Strasbourg où les fiers minarets affirment la volonté de domination de l’islam, au cœur de l’Europe. Pour ce qui concerne la mosquée de Strasbourg, la mairie a versé 610 000 euros de subventions, le Conseil régional d’Alsace, 420 000, le Conseil général du Bas-Rhin, 510 000. Le site de la mosquée recommande des lectures parfaitement humanistes : on y découvre le Manifeste islamiquedu leader des musulmans de Bosnie, Alija Izetbegovic, qui écrivait : « Il ne saurait y avoir de paix entre la religion islamique et les institutions sociales et politiques non islamiques », et, entre autres, ceux de Abu Bakr Al-Jazairi qui enseigne les vertus du djihâd offensif, dans son livre à succès,La Voie du musulman, où il écrit : « Il est du devoir des musulmans de se doter de toutes sortes d’armements, pour que le Verbe de Dieu soit le plus haut, de fabriquer tout genre d’armes, même au détriment de la nourriture, de l’habillement et du logement dont on peut se passer. Alors le jihad sera accompli dans les conditions les plus satisfaisantes. » Mais l’invité vedette de cette inauguration est Mustafa Ceric. Il fut Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine jusqu’en 2013 et demanda l’incorporation de la Charia dans la constitution de Bosnie. Au mois de mai 2009, il déclara qu’il ne saurait y avoir de frontières entre les musulmans de Bosnie et de Serbie, ces deux pays étant une « terre islamique ». Il s’est réjoui, le 15 août 2009, que « les Balkans, pendant six siècles, convertirent la population slave et chrétienne à l’islam ». Lors d’une rencontre avec le Premier ministre turc, il affirma : « La Turquie est notre mère, il en a toujours été ainsi, et cela perdurera ainsi. » Par ailleurs, une importante délégation marocaine, conduite par le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Toufik, est attendue.

 

On oubliera un instant, bien sûr, que l’article 220 du code pénal marocain punit de 3 à 6 mois de prison un chrétien qui parlerait de Jésus à un musulman et que la constitution marocaine interdit à tout non musulman d’obtenir le nationalité marocaine. Au fait, cerise sur le gâteau, la Grande mosquée de Strasbourg est aussi financée par les Etats wahhabites de l’Arabie Séoudite et du Koweït. Voilà comment cela se passe dans la France colonisée…

 

HISTORIQUEMENT PAS CORRECTS ? PUNIS AU BAC

 

Dans Le Droit de vivre, mensuel de la Licra, ainsi que RIVAROL l’a déjà signalé, on peut lire un article intitulé : « Que faire d’une copie de bac négationniste ? Lui mettre un zéro pointé, en faisant le rapport ? (administrer un zéro suppose d’écrire un rapport le justifiant) » L’auteur de l’article, Mano Siri, explique que, « prise de nausée au sens sartrien du terme » devant deux copies “négationnistes”, au point, la pauvre, de « cesser de corriger pendant quelques jours » tant elle était traumatisée, elle a mis à chacun des candidats un 2/20, expliquant que « c’était suffisant pour les empêcher d’avoir le bac, même au rattrapage.» Voilà comment cela se passe chez ces gens-là…

 

 

 

Lire la suite sur le site de Synthèse nationale ou sur le blog de Robert Spieler.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:26

 

http://img.over-blog.com/265x255/5/21/93/77/Divers/les-intransigeants-parti-de-la-france.jpg

 

Les Intransigeants :

 

“La crise dans la société est un problème philosophico-religieux

 

 

RIVAROL : Après un an et demi d’absence, votre blog « Les Intransigeants » vient de réapparaître sur la toile. Pourriez-vous le présenter à nos lecteurs qui ne le connaissent pas encore ? 

 

El Cristero : Bonjour à tous les lecteurs de RIVAROL ! Les Intransigeants sont un journal d’information catholique en ligne fondé en janvier 2008. Il y avait quatre rédacteurs à la base, dont moi-même, qui étudiaient dans la même université. Nous avons lancé le projet après une bonne marche dans la neige, durant un repas dans un charmant restaurant en Europe centrale. Nous étions frustrés de ne pas voir sur la toile un site d’information catholique à forte audience qui ne soit pas contaminé par le libéralisme et le modernisme. Nous voulions un site catholique pur et dur ! Les Intransigeants s’attaquent à tous les sujets que bon nombre de gentils sites chrétiens conservateurs évitent : république sioniste et maçonnique, choc des civilisations, révisionnisme, décence vestimentaire, mauvaise musique, concile Vatican II. Il y a également des sujets plus communs comme le problème des sodomites, la question de l’avortement et du féminisme. Avant notre fermeture d’un an et demi en janvier 2011, nous avons terminé avec un succès de 200000 visiteurs par mois et 200 à 1000 commentaires par billets. Du jamais vu pour un site de la Tradition. Nous venons de relancer le site ce 11 septembre 2012 et le succès est doucement en train de reprendre. Il y a encore du travail avant de reconquérir tout notre lectorat. A présent, nous sommes directement supervisés par de bons prêtres.

 

R. : Justement, quels sont les changements notables entre Les Intransigeants ancienne et nouvelle formule ? 

 

E. C. : Je pense que nous avons acquis en maturité, nous sommes beaucoup plus ouverts et tolérants. Non ce n’est pas vrai. Durant cette année et demi d’absence, nous avons continué à nous former et nous revenons tout simplement plus radicaux. En plus d’être supervisés par de bons prêtres, ce qui est nécessaire quand il s’agit d’un journal catholique, la ligne éditoriale a également évolué sur certains sujets. Le changement le plus notable, c’est que nous avons pris clairement position dans la crise qui touche actuellement la Tradition. Nous rejetons la politique de ralliement avec la Rome moderniste et conciliaire. Rome a rejeté la Foi depuis le dernier Concile, elle doit se reconvertir. Ce n’est pas en faisant de l’entrisme avec une mentalité libérale qu’on fera évoluer les choses, c’est en combattant ! Pour le reste, le style graphique du site reste inchangé depuis notre fermeture de 2010. 

 

R. : Votre radicalité ne plaît pas à tout le monde. Pouvez-nous nous rappelerles multiples tentatives de censure à votre égard?

 

E. C. : Houlala ! On ne les compte pas. Menaces, intimidations, tentatives de piratage, poursuites judiciaires. Ils ont tout essayé. Ces tentatives proviennent généralement de trois sources. Les sionistes, les associations sodomites et ce que nous appelons les “nolifes”. Il faut bien avouer qu’on ne leur fait pas de cadeaux. Les sionistes, aux cotés des associations sodomites, ont mis le paquet au niveau judiciaire. Cela en plus des intimidations et du chantage. Nous savons que plusieurs plaintes ont été déposées, en particulier pour “antisémitisme”(sic) et “homophobie”. Mais jusqu’ici, ils ne sont pas encore parvenus à nous arrêter. La communauté “nolife”, avec moins de moyens, a été un peu plus efficace. Ce sont principalement des jeunes décadents hostiles à la chrétienté, friands des musiques dégénérées que nous ne cessons pas de critiquer, qui tournent autour des délires audiovisuels geeks (réseaux sociaux, forums proches d’Anonymous, etc.), qui ont réussi quelques coups. Ils ont passé des heures sur internet à essayer de nous pirater, à nous harceler (lancement de “raids” comme ils disent, une expression geek à la mode) et à faire en sorte que notre ancien hébergeur, wordpress, finisse par se laisser convaincre qu’il fallait nous expulser. Wordpress finit par céder. On ne payait pas cet hébergeur, nous étions un petit site parmi d’autres. Immédiatement après, pour fêter l’évènement, ils ont organisé une petite soirée “anti-intransigeants” à Paris avec pas moins de 40 personnes hostiles à notre site. Cela nous a un peu énervés au début mais, au final, nous avons été très flattés. Pour que le système et ses sbires s’acharnent comme cela, c’est que nous sommes sur la bonne voie. Tout ce que ces haineux de la vraie religion sont parvenus à faire, c’est de la bonne publicité et permettre au site de revenir chaque fois plus fort, tout simplement.

 

R. : Vous aviez même migré pendant une courte période chez un hébergeur iranien pour être hors de portée de ce genre de pressions. Pourquoi cette expérience n’a-t-elle pas fonctionné? 

 

E. C. : Nous préparions, entretemps, notre retour en force sur un hébergeur payant plus conventionnel. Boris Le Lay, qui s’occupait du site <le-projet-juif.info>, nous avait conseillé quelque chose. L’hébergement iranien, de qualité médiocre, était une étape intermédiaire en attendant de tout mettre en place. A présent, nous sommes hébergés en Extrême-Orient. Il y a tout un tas de pays très intéressants pour la véritable dissidence politique car ils coopèrent difficilement avec l’Occident en matière de poursuites judiciaires.

 

R. : Vous dénoncez régulièrement le sionisme dans vos articles, contrairement à la majorité des sites catholiques ou conservateurs. Pensez-vous que les milieux catholiques traditionalistes ou nationalistes soient infectés par ce virus politique?

 

E. C. : Le fait est que le libéralisme continue à faire des ravages. La montée du populisme est en train d’ancrer en profondeur, dans les milieux de droite nationale, toute la pourriture idéologique occidentale contre laquelle hier ces mêmes milieux se battaient. Droits de l’homme, féminisme, laïcité. Je crois que le sionisme, la plupart du temps, est plutôt vu comme une opportunité par ces nouveaux libéraux, il ne s’agit pas d’une adhésion complète. L’islamophobie primaire, fondée sur la mentalité libérale, peut facilement faire voir le sionisme comme fer du lance du « grand combat » de l’Occident contre le monde musulman. Certains me disent qu’ils n’aiment pas spécialement les juifs mais, contre les barbus qui rêveraient tous de nous égorger, tout est bon à prendre. On remarque aussi une autre nouveauté de plus en plus à la mode : beaucoup de ces nouveaux populistes se montrent très favorables à la « communauté gay ». Après tout, il s’agit de notre belle culture occidentale fondée sur l’ouverture et la tolérance. Je constate que la Tradition anticonciliaire est beaucoup moins contaminée par ces problèmes que le milieu politique national. L’esprit de la contre-révolution est encore présent, grâce à Dieu. Mais le virus progresse tout doucement, à petit feu. Je crois même que ces problèmes rejoignent la question du ralliement. On remarque que les prêtres les plus antisionistes et contre-révolutionnaires sont généralement opposés à la politique de ralliement à la Rome conciliaire.

 

R. : Vous avez toujours apporté votre soutien à Mgr Williamson. Comment analysez-vous sa mise à l’écart par la hiérarchie de la Fraternité Saint-Pie X et, d’une manière générale, la crise interne qui sévit dans la “tradition” ? 

 

E. C. : Comme le répète souvent MgrWilliamson en s’inspirant d’Orwell : la Fraternité Saint-Pie X, jusqu’ici, dit 2+2=4 et la Rome conciliaire dit 2+2=5. Si la FSSPX rejoint Rome et dit un jour 2+2=5, ça ne va pas. Si, après maintes discussions, la FSSPX et Rome trouvent un accord et disent 2+2=4,5, ça ne va pas non plus ! La Vérité ne laisse pas de place à l’erreur, c’est à Rome de dire 2+2=4 ! Or, avec l’hérésie libérale nommée « herméneutique de la continuité » propre à Benoit XVI, c’est le second scénario qui est en train de s’opérer. Mgr Fellay croit tout simplement que Benoît XVI « a changé », ce sur quoi les trois autres évêques de la Fraternité Saint-PieX ne sont pas d’accord. C’est là toute la clé du problème. Il ne maîtrise pas la théologie de Benoît XVI. Celui-ci est dans une mentalité conservatrice qui n’a rien à voir avec la Tradition catholique. Il raisonne avec cette nouvelle hérésie depuis les débuts de VaticanII, dont il a été l’un des pères. Mgr Fellay y adhère apparemment (voir ses déclarations dans la vidéo « Traditionalist leader talks about his movement » sur Catholic News Service), ce qui n’est pas le cas des trois autres évêques qui ne sont pas prêts à lire les erreurs du dernier concile « à la lumière de la Tradition » (sic). Parmi ces trois évêques, l’un d’eux a la réputation de ne pas garder sa langue dans sa poche, quitte à en payer parfois le prix fort. Si Mgr Fellay parvient à éjecter Mgr Williamson, ce qui pourrait ne pas tarder, la crise reprendra de plus belle. […]

 

Propos recueillis par Paul THORE

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 21:25

http://westerncivilization.hautetfort.com/media/00/02/2037499452.jpg

 

Pas besoin de présenter le mythique Groupe Union Défense (ou GUD). Sa réputation est devenue une légende dans les facs françaises. La section de Lyon présente ici ses idées et son action au service du nationalisme. 

 

RIVAROL : Comment et pourquoi avoir relancé le GUD en 2010 ?

 

GUD Lyon : Le GUD à l’échelle nationale s’était refondé en 2009 à Paris. Nous avons pris contact avec les gudards parisiens afin d’exporter le GUD en province et c’est alors que la section lyonnaise a été relancée en août 2011. 

Voyant la déliquescence de la jeunesse française s’affirmer de jour en jour, la pensée unique se propager dans les têtes de nos chères têtes blondes, nous nous devions de former un véritable rempart face à un Système maçonnique de plus en plus hostile à nos jeunes. Dans une ville où le vivier nationaliste est en perpétuelle ascension, la création du GUD permit d’offrir une structure radicale au service de la jeunesse insoumise, anticonformiste et plus particulièrement dans les établissements scolaires, tant dans les collèges et les lycées que les facultés car il ne faut jamais perdre de vue que la France de demain sera à l’image de ce que nous aurons construit au sein de nos enceintes scolaires dirigées actuellement par l’éducation antinationale.

 

R. : L’héritage de ce mouvement étudiant né en 1968 est mythique pour plusieurs générations de militants. Ne risquez-vous pas de vous enfermer dans un certain folklore?

 

GUD Lyon : Une des particularités du GUD Lyon réside en son combat avant-gardiste. De ce fait, nous sommes évidement ancrés dans notre passé et notre héritage mais nous prenons aussi d’assaut le futur. Nous nous battons pour le retour de la France aux Français et par extension de l’Europe aux Européens. Au regard de la décadence généralisée qui sévit dans nos sociétés, il ne nous est pas permis de cultiver un folklore qui ne déboucherait sur rien. Cela resterait une agitation stérile et ce serait contre-productif. La forme ne doit pas prendre le large sur le fond!

 

R. : Quelle est votre conception du combat dans la jeunesse ? Comment jugez-vous le conformisme du monde étudiant ?

 

GUD Lyon : Le conformisme du monde étudiant est bien évidemment déplorable ; c’est pourquoi notre but n’est pas de rester passif face à cet état de fait mais d’éveiller ceux qui auraient encore un pied hors de la « matrice » afin de les en sortir. Pour simplifier, nous pouvons dire que la jeunesse se divise en deux catégories principales : d’un côté, la jeunesse dégénérée qui va du simple bien-pensant gauchiste au banlieusard inculte, en passant par le consommateur-zombie moderne, figure-type de « l’homo democratus » ; de l’autre côté, la jeunesse véritablement rebelle, fière de son héritage et tournée vers l’avenir pour le bien de sa civilisation et des générations futures. C’est avec cette dernière jeunesse que le combat devra se mener car elle seule sera en mesure d’y participer. Il faut raviver la flamme de l’idéal nationaliste au sein des cœurs de notre jeunesse !

 

R. : L’Union de Défense de la Jeunesse était votre « vitrine » pour les élections étudiantes. Comment évaluez-vous votre participation à ce premier scrutin ?

 

GUD Lyon : Il faut savoir que seuls nos camarades parisiens ont formé une liste aux élections étudiantes de 2012. Ils ont dû mener leur campagne au sein de la faculté d’Assas avec quelques rebondissements ce qui paraît normal pour le retour au bastion historique. Ils ont tout de même pu recueillir une centaine de voix au sein de l’université d’Assas. C’est un score correct qu’il faudra amplifier aux prochains scrutins tant à Paris qu’à Lyon. 

 

R. : Quelles sont vos propositions pour le renouveau de l’université ?

 

GUD Lyon : Nous axons nos propositions sur plusieurs thèmes majeurs dont les trois piliers sont :

— Le redressement de la situation sociale des étudiants, à travers la mise en place d’une préférence nationale quant aux diverses demandes administratives (en particulier concernant l’obtention de bourses et logements) avec l’application d’une justice sociale profitant aux étudiants français démunis et méritants.

— La promotion de l’intelligence française, en imposant une sélection à l’entrée de l’université fondée sur la méritocratie pour ne former que les élites de demain, en revalorisant le contenu des disciplines et en exaltant les sentiments patriotiques et nationalistes par le renforcement d’activités enracinées au sein de l’Université. Il nous faut abattre le nivellement par le bas et ainsi redonner à celle-ci ses lettres de noblesse.

— Le rejet de l’influence gauchiste, avec l’expulsion immédiate des organisations desservant les intérêts des étudiants qui pullulent et veulent imposer leur loi en formatant les esprits et en bloquant parfois les établissements (que nous débloquons par la suite).

 

R. : Votre opposition aux gauchistes sur les campus est historique. Pour vous, comment vaincre la gauche dans les facs ?

 

GUD Lyon : Sachez avant toute chose qu’à l’inverse de ces gens, nous menons un combat “pour” et non “contre” quelque chose. De ce fait, la gauche dans les facultés n’est pas notre priorité, mais lorsqu’elle entend s’occuper de nous, nous lui répondons comme il se doit. Il n’existe pas quarante moyens pour vaincre le gauchisme dans les facultés. Nous avons autre chose à faire que perdre du temps à dialoguer inlassablement avec eux. Nous serons toujours là lorsqu’il le faudra pour les renvoyer loin de tout milieu universitaire, lycéen et jusque dans la rue. Seule la force paye face à ces suppôts du système. La violence au service de la raison.

 

R. : Votre jugement sur l’évolution de l’UNI et du MET (représentants de l’UMP dans les universités) ?

 

GUD Lyon : Nous répondrons simplement que l’UNI/MET (l’une étant la façade de l’autre) permet (au même titre que l’UNEF notamment) à leurs militants de se recycler ensuite dans le cœur du Système en occupant des fonctions importantes. Il n’y a qu’à constater le nombre d’hommes politiques provenant de ces structures… Sous couvert d’une pseudo-opposition, l’UNI/MET prétend représenter la vraie droite et tous ses aspects alors qu’elle n’est qu’une succursale de l’UMP. Pour le côté “opposition”, il nous semble par conséquent que cela se passe de commentaire. Malheureusement, nombre de jeunes nationalistes s’embourbent dans cette organisation sous prétexte que ce serait la « moins pire » en l’absence de structures radicales. Un nationaliste, de quelque école de pensée qu’il soit, ne doit pas transiger avec l’ennemi ; nous n’avons surtout pas à choisir entre la peste et le choléra (« faire barrage à la gauche » entendait-on pourtant il y a quelques mois chez certains…)

 

R. : Quels sont vos futurs objectifs ?

 

GUD Lyon : Depuis de nombreuses semaines, notre mouvement connaît une forte expansion. Nous allons tout d’abord continuer notre projet d’unification de la jeunesse nationaliste et radicale à Lyon et dans sa région. Nous développerons davantage autour de notre structure de nombreuses activités variées : sport (séance d’entraînement hebdomadaire), culture (conférences), réflexion (cercles de formation doctrinale, regards sur l’actualité), action (manifestations et autres)… Le renforcement de nos structures étudiantes à travers l’UDJ (Union Défense de la Jeunesse) et lycéennes à travers l’ULN (Union des Lycéens Nationalistes) sera également mis en avant cette année avec les nombreuses activités militantes qui leur seront proposées puisque nous nous présentons cette année aux élections étudiantes et lycéennes (regroupées toutes deux sous l’égide du CROUS). Sans compter les nombreuses surprises et évènements qui surgiront au fil des semaines, notre programme est bel et bien rempli. Restez donc sur le qui-vive!

Pour finir, nous citerons José Antonio Primo de Rivera puisque, en tant que nationalistes révolutionnaires, nous nous devons de combattre pour l’implosion du système actuel afin de faire naître par la suite un ordre nouveau. Cette citation est un appel à la révolte et à l’assaut du futur! : «La révolution est l’œuvre d’une minorité résolue, inaccessible au découragement, d’une minorité dont la masse ne comprend pas les premiers mouvements parce que victime d’une période de décadence, elle a perdu cette chose précieuse qu’est la lumière intérieure.»

 

Propos recueillis par Monika BERCHVOK.

   

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 22:21

droit aux lettres

 

De Gérard G :

 

INTELLIGENCE ET COURAGE

 

Merci beaucoup à RIVAROL du 07/9/2012. J.O., nazis, éditorial, chronique d’Hannibal, lettre discutant Hannibal… Je n’ai pas encore tout lu, mais l’intelligence, cela fait du bien ainsi que le courage. Vous n’aurez jamais beaucoup de lecteurs car l’intelligence et le courage sont des vertus rares.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 22:09

http://www.lyonmag.com/medias/images/img_0285.jpg

 

Yvan BENEDETTI :

 

Pour une seconde révolution nationale, celle des cœurs et des âmes

 

 

Militant nationaliste depuis son plus jeune âge, très attaché à ses racines corses, père de deux enfants, Yvan Benedetti, 47 ans, a succédé à Pierre Sidos à la tête de l’Œuvre française au début de cette année 2012. Par ailleurs, il fut pendant plusieurs années le bras droit de Bruno Gollnisch et le principal animateur de sa campagne au sein du Front national lors de la bataille de succession du président-fondateur. Candidat aux législatives, aux municipales et aux cantonales dans le Rhône entre 2007 et 2011, Yvan Benedetti est également conseiller municipal à Vénissieux.

 

RIVAROL : Bien que vous soyez un vieux militant de la cause nationaliste, on a commencé à parler de vous au moment de la campagne interne au Front national pour la succession de Jean-Marie Le Pen. Quelle était votre rôle exact auprès de Bruno Gollnisch ?

 

Yvan BENEDETTI : J’étais le coordinateur national de sa campagne. Mon rôle consistait à organiser les équipes, à définir les grands axes d’action et à réaliser dans les faits les projets mis au point. Autant la campagne de Marine Le Pen reposait presque exclusivement sur son statut de présidentiable légitimé par une omniprésence médiatique, autant nous voulions mener une campagne sur le fond, les idées, la doctrine, les symboles. A ce titre, je suis à l’origine de deux actes forts de la campagne de Bruno Gollnisch. Le lancement officiel et symbolique de sa candidature à la présidence du Front national le 16septembre 2010 à Saint-Denis, berceau de la France historique, avec sa basilique, sépulture des princes et rois qui ont fait la France et ville aujourd’hui sous occupation étrangère. Et le rassemblement de toute la famille nationale lors de la fête des patriotes organisée à Villepreux, unité qui a constitué un axe fort de cette campagne puisque, à l’inverse de Marine Le Pen qui a divisé de manière durable notre famille politique, Bruno Gollnisch se présentait comme le rassembleur et le garant de cette unité qui fit les belles heures  du Front national, notamment lors des grandes fêtes des BBR dont celle des patriotes se voulait la continuation.

 

R. : Pensiez-vous vraiment avoir quelque chance de succès dès lors que Marine Le Pen avait été adoubée par son père et qu’elle bénéficiait de surcroît d’un très large soutien de l’appareil du Front national et des grands media ?

 

Y. B. : En effet le combat était inégal et biaisé puisque nous avions contre nous les media du Système, le président-fondateur du mouvement, la majorité des responsables nationaux du FN qui avaient été promus par le concubin de MmeLe Pen, alors secrétaire général du mouvement. La seule possibilité d’avoir une chance de l’emporter, c’était de défendre l’idée du ticket, c’est-à-dire Marine Le Pen comme candidate à la présidentielle de 2012 du fait de son patronyme, de sa notoriété médiatique qui permettait d’élargir le champ électoral des nationaux et Bruno Gollnisch comme président du Front national, garant du programme historique de la droite nationale. C’est la proposition que j’ai défendue tout au long de la campagne et qui n’a pas été suffisamment exploitée à mon avis.

De toute façon, la voie prétendument démocratique choisie par Jean-Marie Le Pen pour désigner son successeur était la pire des solutions.

 

R. : Existait-il une autre solution qu’une campagne interne entre les deux candidats désireux de succéder au chef historique du FN ?

 

Y. B. : Jean-Marie Le Pen aurait pu convoquer en amont les deux prétendants à sa succession pour obtenir, en tant que juge de paix, un accord quant aux responsabilités de chacun au sein du mouvement. Le congrès de Tours en janvier 2011 aurait alors entériné cette entente et célébré l’unité du parti autour de son chef historique qui a porté sur les fonts baptismaux le Front national, l’a dirigé pendant quelque quarante ans et qui fut présent en 2002 au second tour de l’élection présidentielle. Au lieu de cela, la campagne interne qui fut une parodie de démocratie a dégénéré en véritable guerre civile attisée par les déclarations du président. Jean-Marie Le Pen lui-même nous a en effet désignés en tant que nationalistes engagés au sein de l’Œuvre française à la vindicte médiatique et aux agressions hystériques d’une petite coterie de courtisans. Cette hostilité bruyante était la conséquence d’un harcèlement qui n’a jamais cessé depuis notre entre au Front début 2006. En effet depuis cette époque nous avons été en butte aux attaques du clan mariniste regroupé autour de celle qui n’était alors qu’une vice-présidente du mouvement.

 

R. : Vous qui êtes un nationaliste pur et dur puisque membre de l’Œuvre française depuis vingt-cinq ans, pourquoi avez-vous adhéré au Front national ?

 

Y. B. : Une page historique allait se tourner avec la succession prévisible de Jean-Marie Le Pen. Nous voulions en tant que nationalistes rompre un certain isolement et proposer une méthode d’action pour tourner le dos aux erreurs récurrentes du mouvement national, erreurs qui se sont traduites par des défaites historiques à la fin du XIXesiècle et tout au long du XXesiècle, à savoir l’échec du boulangisme, de la révolte du 6février 1934, puis plus tard du combat pour le maintien de l’Algérie à la France alors que les occasions de renverser un Système malfaisant furent nombreuses: la journée du 13mai 1958, la semaine des barricades, le soulèvement militaire et la lutte clandestine au sein de l’OAS. L’histoire est riche d’enseignements politiques. Il faudra bien un jour tirer les leçons des échecs récurrents de notre famille de pensée si l’on veut avoir une chance à l’avenir, et il le faut, de l’emporter. Au lieu de dresser un constat réel de la situation qui est qu’au bout de quarante ans de combat du Front national, malgré l’effervescence des campagnes électorales, l’ampleur de certaines manifestations comme les cortèges de la fête de Jeanne d’Arc rassemblant jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de nationaux ou la fête annuelle des BBR réunissant dans un très grand nombre de stands au Bourget puis sur la pelouse de Reuilly les militants de toutes les provinces de France, malgré le charisme, le courage, la ténacité et le talent médiatique de Jean-Marie Le Pen, malgré le dévouement de nombreuses militants et sympathisants, le Front national n’a fait qu’accompagner la décadence et la dissolution de notre nation sans réellement pouvoir s’y opposer ni même la freiner. Après toutes ces années de sacrifice et d’engagements de Français sincères, dévoués et désintéressés, nous sommes tentés de dire : le Front national, combien de divisions ? Combien de mairies, de députés, de sénateurs, de conseillers généraux, de syndicats, d’associations, etc. ?

 

R. : Pensez-vous qu’avec Marine Le Pen les erreurs que vous dénoncez se réitèrent ?

 

Y. B. : Malheureusement j’en ai bien peur. L’occasion offerte par un congrès de réfléchir à cet état de fait afin d’apporter des solutions efficaces à cette situation a été gâchée. Au lieu d’engager une réflexion de fond, le Front national a versé dans un culte béat et naïf de la personnalité de Marine Le Pen. Pire, le mouvement a rompu avec une longue tradition en sombrant dans un marinisme dont la seule idée-force serait la dédiabolisation. Cette idée simpliste consiste à penser que la stagnation des résultats électoraux découlerait d’une diabolisation du système dont les nationaux seraient responsables. Il suffirait d’adopter les codes du système pour briser les digues derrière lesquelles se trouverait le pouvoir. En cela, Marine Le Pen érige le système et ses chiens de garde médiatiques en juges de paix et en référence indépassable pour décider ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, qui est ou non respectable. Ainsi c’est le Système qui choisit ses opposants. Si nous sommes diabolisés, et ce n’est pas de notre fait, c’est que nous portons et défendons des idées qui sont incompatibles avec les fondements philosophiques du système. La question n’est donc pas d’arriver au pouvoir à n’importe quel prix mais de conquérir le pouvoir en imposant nos idées, notre vocabulaire, nos principes. C’est le jour où nous ne serons plus diabolisés que nous saurons que nous sommes dans l’erreur. C’est pour avoir dénoncé cette politique de dédiabolisation qu’après le congrès la nouvelle direction mariniste s’est lancée dans une série d’exclusions que j’ai qualifiée de purge des éléments nationalistes qui s’étaient regroupés autour de la candidature de Bruno Gollnisch.

 

R. : Pourtant Bruno Gollnisch a réfuté le qualificatif de purges. Que s’est-il réellement passé ? Quel est le processus qui a abouti à votre exclusion du FN ?

 

Y. B. : Dès l’accession de Marine Le Pen à la présidence du FN, tout le monde aura pu noter la rupture politique avec ce qui constitue l’ADN du Front national. Son tout premier discours en tant que présidente du mouvement, au congrès de Tours, constitue un modèle du genre puisque dans les références, dans le vocabulaire et dans les symboles elle opère un ralliement à la République. Au lieu de s’adresser aux militants du parti comme c’est le cas habituellement d’un discours de congrès, elle s’adressait dans les faits à ceux qui incarnent la bien-pensance médiatique et le politiquement correct. D’où ses odes à la laïcité, l’absence totale de la moindre référence à la famille, pourtant cellule de base de la société, et le silence assourdissant sur ce qui constituait le cheval de bataille du Front national, à savoir la lutte contre l’immigration et l’inversion des flux migratoires. Depuis la dérive s’est confirmée et aggravée : accession de francs-maçons historiquement notoirement anti-Front national comme Gilbert Collard et d’homosexuels plus ou moins revendiqués à de hauts postes de responsabilité, promotion jusqu’à la vice-présidence et au bureau exécutif du FN de Florian Philippot, gaulliste fervent qui se flatte d’avoir toujours dans son bureau le portrait du fossoyeur de l’Algérie française, fréquentations douteuses dont l’élément le plus spectaculaire est cette rencontre à New York avec l’ambassadeur israélien à l’ONU.

 

Le silence de Bruno Gollnisch qui, au congrès de Tours, s’est retiré des instances exécutives du mouvement sans constituer pour autant un courant organisé qui aurait pu constituer un contre-pouvoir efficace nous a contraints de monter en créneau en dénonçant cette politique dite de dédiabolisation qui selon nous est un poison mortel pour le mouvement national. Cette prise de position a entraîné pour des raisons plus ou moins fallacieuses l’exclusion des éléments et des cadres nationalistes les plus visibles et les plus militants. Le Département Protection Sécurité (DPS) de la région Sud Est a été décapité, les conseillers régionaux rhônalpins Olivier Wyssa et Alexandre Gabriac ont été exclus ainsi que les membres les plus bouillonnants du FNJ. Je note que cette opération n’est pas terminée puisque, pas plus tard que le début de ce mois, un ancien membre du FNJ qui occupait des fonctions importantes au sein de la fédération du Rhône et dans l’entourage de Bruno Gollnisch au sein du conseil régional de Rhône-Alpes a été chassé du mouvement. C’est en cela que j’ai qualifié cette politique de purges.

 

R. : C’est dans ce contexte qu’Alexandre Gabriac, quelques mois après son exclusion du Front national, a fondé à Lyon le 15octobre 2011 les Jeunesses nationalistes et que vous-même avez accédé le 5février 2012 à la présidence de l’Œuvre française…

 

Y. B. : Comme beaucoup d’actes fondateurs, la création des Jeunesses nationalistes (JN) est la rencontre d’un militant valeureux et engagé dans le combat nationaliste depuis l’âge de 13ans, Alexandre Gabriac, avec une situation particulière. Aujourd’hui une jeunesse issue des provinces de France se lève car elle refuse d’être considérée comme étrangère dans son propre pays. Dans la recherche d’un emploi, d’un stage de formation, d’un logement, d’une bourse, d’aides sociales, l’allogène est prioritaire. La majorité invisible refuse de disparaître des écrans radars de la France officielle. Les JN veulent canaliser cette révolte en lui donnant une expression politique cohérente. Il est urgent de transformer cette réaction instinctive en volonté politique structurée.

 

Quant à l’Œuvre française, Pierre Sidos, président-fondateur depuis le 6février 1968, ayant fait part de son intention de quitter sa direction, le mouvement, lors du congrès de Lyon, les 4 et 5février 2012, m’a fait l’honneur de me porter à ce poste de responsabilité. C’est une lourde tâche que de succéder à Pierre Sidos, véritable monument du combat national, mémoire du nationalisme français et dont l’action a fait le lien entre les nationalismes d’avant-guerre et celui d’après-guerre. L’Œuvre française qui est le doyen des mouvements nationaux, après l’Action française, a contribué à former des générations de militants et de cadres politiques. C’est à son contact et grâce à ses nombreux conseils dispensés lors de nos longues années de travail en commun que j’ai acquis les bases de ce qui constitue mon action politique au quotidien.

 

R. : Le quatrième camp d’été de Jeune Nation qui a eu lieu en Ardèche à la mi-juillet s’est appelé Promotion Michel Leroy. Pourquoi cette référence ?

 

Y. B : 2012 marque le cinquantième anniversaire de l’inépendance de l’Algérie à la suite d’une honteuse trahison politique du général DeGaulle. Michel Leroy était un militant nationaliste qui a été assassiné parce qu’il pensait que l’Algérie ne pourrait rester durablement à la France que si l’on changeait de régime politique, que rien n’était possible dans le cadre démocratique et républicain. Cela ne correspondait pas à la politique de la direction de l’OAS qui a cherché à faire pression sur De Gaulle pour garder l’Algérie à la France et qui a donc décidé de liquider ce militant nationaliste. Cet épisode tragique démontre la différence fondamentale entre nationaux et nationalistes, entre réformistes et révolutionnaires. Certains pensent que lon peut amender le Système de l’intérieur, d’autres qu’il faut l’abattre pour reconstruire.

 

R. : Les Jeunesses nationalistes semblent se caractériser par un dynamisme militant dont témoignent diverses actions spectaculaires et donc médiatisées…

 

Y. B. : L’acte militant majeur et fondateur des Jeunesses nationalistes est l’hommage rendu le 14janvier 2012 à nos soldats morts en Afghanistan à travers une manifestation en plein cœur de Lyon selon le mot d’ordre suivant : « Honneur à ceux qui sont tombés. Honte à ceux qui les ont fait tuer ». A cette occasion 78 croix blanches étaient portées par 78 jeunes hommes et jeunes femmes pour honorer la mémoire des 78 soldats alors tués loin de chez eux pour défendre des intérêts mondialistes contraires à ceux de la France et des Français. Cette attitude empreinte de noblesse et de recueillement contrastait alors avec l’hystérie et la violence de contre-manifestants de gauche et d’extrême gauche englués dans leurs contradictions pacifistes.

 

Mais ce qui a contribué à la renommée des Jeunesses nationalistes, c’est la manifestation du 23juin dernier qui appelait à la révolte des souchiens. Pourquoi souchiens ? C’est le qualificatif qu’Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République (PIR), nous a jeté à la figure comme un crachat, nous, les Français de souche, les Blancs que, selon son expression même, il fallait bien qualifier. Ce jeu de mots douteux puisqu’il associe le Français de souche à l’animal tant méprisé dans la religion musulmane est le révélateur de la situation actuelle des Français dans leur propre pays. Il me semble qu’il peut constituer le détonateur d’une révolte pour des Français souvent confrontés à l’hostilité des populations allogènes. Cette manifestation ayant été interdite par le préfet de police de Lyon évidemment sur ordre du nouveau ministère de l’Intérieur où sévit Manuel Valls, nous ne pouvions nous laisser intimider sans réagir. C’est pourquoi un rassemblement spontané dans un lieu aussi symbolique que la gare Lyon Part-Dieu en plein territoire occupé a été organisé.

 

R. : C’est là que les manifestants dont vous aviez pris la tête se sont trouvés en butte à une répression féroce…

 

Y. B. : En effet, plus de 70 militants nationalistes ont été interpellés après des violences policières dont moi-même ai fait l’objet. A cause du nombre d’interpellations et des moyens considérables mobilisés (700 policiers, un hélicoptère, un canon à eau, la brigade fluviale et même les policiers d’élite du GIPN), de la façon dont nous avons été transportés dans des cars spéciaux, puis regroupés en plein soleil, sans eau, dans un parc à bestiaux, à sous-chiens, sur le parking du commissariat central de Lyon, nous avons qualifié cette répression de rafle des souchiens. A cela l’on peut rajouter les fouilles au corps, les contrôles au faciès dont furent l’objet les centaines de manifestants dispersés dans toute la ville à la suite de l’interdiction. Il suffisait ce jour-là d’avoir les cheveux un peu courts, le Lonsdale ou le Fred Perry ou même un simple drapeau bleu-blanc-rouge à la main pour être la cible d’une répression haineuse.

 

Le but annoncé la veille par le directeur de la sécurité publique de Lyon dans les colonnes du journal local Le Progrès était de nous terroriser. La manœuvre n’a pas fonctionné puisque, quinze jours plus tard, au même endroit, Alexandre Gabriac, accompagné de trois militants des Jeunesses, investissait non plus le hall mais cette fois les toits de la Part-Dieu pour honorer une promesse que j’avais faite lors de mon interpellation du 23juin de revenir sur place. Déployant une immense bannière avec croix celtiques, demandant l’arrêt des interdictions et dénonçant la rafle, Gabriac et ses amis refusaient de se rendre avant d’avoir pu rencontrer un membre du gouvernement. La seule réponse des autorités fut d’envoyer contre des hommes pacifiques et désarmés le GIPN.

 

R. : La répression n’a-t-elle pas brisé cette volonté d’insoumission ?

 

Y. B. : Au contraire ! Permettez-moi de vous livrer une anecdote. Lors de l’interpellation musclée du 23juin, j’ai été reconnu dans les couloirs de l’hôtel de police de Lyon par un jeune homme, lui aussi en garde à vue, qui spontanément s’est levé à mon passage (devant lui) pour me saluer et m’exprimer son admiration. Impressionné par sa première arrestation, un peu effrayé, il avait des sanglots dans les yeux puisqu’il avait fait le mur du domicile familial à Clermont-Ferrand et pris le train pour rejoindre la manifestation sans que ses parents le sachent. Il avait encore un drapeau bleu-blanc-rouge à la main. Ce garçon avait quinze ans et malgré sa peur de l’arrestation il a tenu à me rendre hommage. Eh bien cela est porteur d’avenir. Malgré des décennies de politique anti-nationale dans les écoles, de propagande subversive pour extirper tout sentiment patriotique chez nous, une jeunesse qui aurait pu se renier sous les coups de boutoir du Système a encore la France chevillée au corps. Et toutes les répressions d’un Système fragilisé n’y pourront rien. C’est un vieux militant qui vous le dit, l’avenir nous appartient.

 

R. : Qu’est-ce qui vous permet d’être si optimiste alors que la situation ne cesse d’empirer dans tous les domaines ?

 

Y. B. : C’est précisément parce que la situation ne cesse d’empirer que je suis optimiste. Il y a deux formes d’action politique : soit l’on est dans le Système pensant le réformer de l’intérieur (c’est le réformisme qui est le choix du Front national), soit l’on se situe résolument en dehors du Système sachant que celui-ci n’est ni amendable ni réformable car fondé sur de fausses abstractions philosophiques. C’est à une véritable révolution nationale que nous travaillons. Le combat politique peut finalement se résumer à l’affrontement de deux volontés : celle du Système et des hommes du Système qui veulent se maintenir en place et celle des opposants radicaux et intransigeants que nous sommes qui veulent abattre le Système qui nous détruit et nous avilit. Cette révolution que nous appelons de nos vœux est donc l’expression d’une volonté politique qui peut s’exprimer de différentes façons selon les circonstances. Si l’on étudie l’histoire des civilisations et des nations, l’on est surpris de voir que les changements profonds de société ne sont jamais les conséquences d’une action électorale. C’est la rencontre d’une minorité révolutionnaire et d’une période révolutionnaire. Si la période est favorable au changement mais que n’existe pas cette minorité d’action qui peut profiter de la faiblesse du Système en place, seules restent des révoltes stériles. Et une minorité d’hommes décidés, unis par un même idéal, n’a pas de prise réelle sur les événements si le Système n’est pas considérablement affaibli. Aux différentes crises financières qui ont frappé l’Europe et l’Occident a succédé une crise économique et sociale dont nous mesurons aujourd’hui les effets : forte augmentation du chômage, appauvrissement général, dettes et déficits irréversibles. Et succédera inévitablement une crise politique. Et c’est à ce moment que nous pourrons intervenir, charge à nous d’ici là de nous renforcer. José Antonio Primo de Rivera nous l’enseigne : « la révolution est l’œuvre d’une minorité inaccessible au découragement ». Nous sommes cette minorité inaccessible au découragement.

 

Si l’on écoute les sirènes électoralistes, il faudrait attendre 2017 pour avoir une chance, illusoire à notre avis, de changer le cours des choses. Nous ne pouvons attendre plus longtemps alors que les forces subversives sont à l’œuvre, représentées par le Parti socialiste, véritable incarnation du parti de l’étranger. C’est en dehors du système et non à sa périphérie, en rupture totale avec tous ses vices, toute la pourriture qui l’articule, qu’une force nationaliste doit se dresser au plus tôt. C’est ce à quoi nous œuvrons et nous avons lancé un appel en ce sens pour que toutes les forces vives nous rejoignent. La solution passe par une conquête des esprits et la révolution des âmes loin de la quête éphémère et aléatoire des suffrages. La France se meurt parce qu’il n’y a plus de Français, non parce qu’il n’y a pas de parti ou de programme politique. Retrouvons le chemin de notre tradition, devenons ce que nous sommes, voilà la tâche urgente à accomplir pour le rétablissement de la France. C’est en ce sens que j’ai lancé un appel à tous les nationalistes que vous avez bien voulu publier dans votre édition du 27juillet. Car l’union des nationalistes est plus que jamais nécessaire face aux mondialistes.

 

 

Propos recueillis par Jérôme BOURBON.

 

_____

Contact : <oeuvrefrancaise.com> ; <jeunesses-nationalistes.fr> ; <jeune-nation.com>. Œuvre française, 4 bis rue Caillaux, 75013 Paris. Tél. : 01-44-24-22-54 et 06-98-19-89-52.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 21:52

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Tuerie de Chevaline :

mise en perspectives et rappels utiles…

 

 

Par Henri de Fersan.

 

 

Au fur et à mesure que les informations sont divulguées sur la tuerie de Chevaline, la version présentée par les media atteint chaque jour la crédibilité des statistiques officielles soviétiques… La première des réactions, au vu de la profession de la victime, de sa nationalité d’origine, de son entourage, est de faire un lien avec d’autres affaires similaires.

Qui sait que dans le monde, plusieurs centaines de scientifiques touchant à des domaines sensibles sont morts avant l’âge, “suicidés”, “accidentés”, “disparus” ou même ouvertement liquidés ? Certains parleront de “lois des séries”, de “coïncidences”. Les mêmes qui trouvent parfaitement normal que 44 footballeurs professionnels italiens soient atteints de sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot), un taux 6 fois supérieur à la population… L’année 2012 avait déjà vu mourir dans un accident de la route le professeur d’astronomie Richard Crowe — 27mai — et la physicienne en génie moléculaire iranienne Gelareh Bagherzadeh, abattue dans sa voiture — 17janvier.

 

Petit rappel sur les trente dernières années… Il y a d’abord les éliminations, parfaitement expliquées celles-ci : celles des scientifiques irakiens et iraniens dont les compétences en matières d’armement nuisent à d’autres États, du genre sûrs d’eux et dominateurs. 310 scientifiques, l’élite de la recherche irakienne, seront ainsi “éliminés”. En 2004, furent assassinés le chimiste Bassem al-Mudares et les physiciens nucléaires Toki Mohammed Hussein al-Talakani et Taleb Ibrahim al-Daher… Même chose chez les frères ennemis iraniens, où les services secrets de sa malgracieuse Majesté revendiquent l’élimination de plusieurs spécialistes nucléaires. De quoi classer le “mystère” de l’assassinat d’un expert de l’atome pourtant peu favorable à son gouvernement : le docteur Massoud Ali Mohammadi, tué par un engin explosif le 11janvier 2011… Il est vrai qu’en 1943, les Anglais avaient montré tout le respect qu’ils avaient pour leurs alliés potentiels en s’acharnant à coups de bombes incendiaires sur la ville de Hambourg, la plus hostile au régime contre lequel Londres était en guerre…

 

Il y a ensuite les morts curieuses. Un scientifique est certes un humain comme les autres. Il peut mourir dans un accident de voiture, un cambriolage qui tourne mal, une noyade accidentelle… Un président des États-Unis a bien failli succomber d’un bretzel malencontreusement coincé dans ses voies respiratoires. Mais si un cas ou deux par an semble dans le domaine du “normal”, 119 morts suspectes dans le milieu restreint des scientifiques “touchant” aux secteurs sensibles de l’armement et de la microbiologie, cela commence à faire beaucoup… Rien que pour l’année 2011, le docteur en biochimie James Miller meurt dans un cambriolage ; un dirigeant d’une entreprise liée à la défense nationale américaine, Zachary Warfield, meurt dans un accident de bateau ; le généticien Jonathan Widom meurt d’une crise cardiaque à 55 ans ; deux Chinois — Fanjung Meng et sa femme Chunyang Zhang —, travaillant dans le domaine des maladies contagieuses, se noient dans une piscine d’hôtel ; cinq physiciens nucléaires russes (les docteurs Tropinov, Rizhov, Benyok, Tronov et Lyalin) se tuent lors d’un accident d’avion… en route pour l’Iran ; l’ingénieur nucléaire américain Rodger Dickey se suicide… Une « maladie inconnue » emporte Gregory Stone, spécialiste de l’environnement ; un accident de la route tue l’un des plus grands spécialistes mondiaux des oiseaux, Bradley Livezey… L’année 2010 s’était d’ailleurs achevée par la découverte le 30décembre dans une décharge publique du cadavre de John WheelerIII, expert des armes de destructions massives sous les présidences Bush senior et Bush junior…

 

À qui profite le crime ? Pour les assassinats de personnalités liées à l’industrie d’armement et au nucléaire, leurs travaux pouvaient rendre maussades certaines puissances irascibles. Mais qui a intérêt à la liquidation de nombreux experts en biologie ? Y compris israéliens : notamment les professeurs Berkman, Eldor et Matzner, microbiologistes morts dans un accident d’avion le 24novembre 2001. Un autre accident d’avion au même endroit avait tué cinq de leurs confrères et compatriotes le 4octobre de la même année ! Quel ténébreux commanditaire va jusqu’à exécuter un étudiant français en biologie à Londres et son malheureux colocataire ? Qui dit microbiologiste, dit recherches pas toujours exploitées dans l’intérêt de l’humanité…

 

Le cinéphile que je suis ne peut oublier la scène qui se déroule à la 33e minute du film 2012. Lorsque le héros, Jackson Curtis, rend visite à l’animateur de radio Charlie Frost — adepte de la «théorie du complot» — ce dernier lui apprend que le régime cache la vérité : un cataclysme va détruire la civilisation… Face au scepticisme de son interlocuteur, qui prétend que personne ne pourrait étouffer un tel projet — Frost déploie deux grands tableaux de coupures de presse en disant : « Il se peut qu’un pauvre connard décide un jour de parler… et voilà ! ». Celles en premier plan relataient la mort dans un accident de voiture de Roland Picard, directeur du Louvre (dans les mêmes circonstances et au même endroit que Lady Diana), l’assassinat lors d’une visite de prison indienne d’un ministre des Affaires Étrangères, la noyade d’un scientifique de la NASA lors d’un «accident de pêche», la liquidation d’un ministre chinois exécuté pour une implication dans des disparitions d’enfants, la mort d’un conseiller du gouvernement de 57ans et l’arrestation d’un meurtrier d’une personnalité dénommée Orr… une allusion à l’assassinat non réellement élucidé d’Olaf Palme ?

 

Sans sombrer dans la paranoïa, on est en droit, sur ce dossier là comme sur tant d’autres, de se demander ce que cela cache… Comme autrefois on disait qu’il y avait deux stratégies, la bonne et celle de l’École de Guerre, on peut dire qu’il y a deux versions des faits, la vraie et celle des media.

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