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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:47

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Par Hannibal.

 

 

Le premier, et le seul, argument produit par François Hollande afin de convaincre les Français de voter pour lui (mis à part des promesses farfelues, que l’on viole toujours), fut que sa présidence serait normale. Au bout de quatre mois nous pouvons donc dire maintenant ce qu’est un président normal. C’est un sujet si vaste qu’il me faudra deux chroniques pour l’exposer. Il y a en effet d’une part le personnage lui-même, et la façon dont il se sert des institutions pour mener sa barque, qui fera l’objet de la prochaine, et puis son idéologie, que nous allons examiner tout de suite.

 

François Hollande est le produit, sinon le prototype, d’un nouvel âge politique. Il est l’incarnation de la nouvelle morale mondialiste. Cela se voit à ses ennemis, si l’on croit avec Carl Schmitt qu’un politique se caractérise par les ennemis qu’il se choisit. Ses ennemis ne sont pas, à la mode ancienne, un peuple, une armée, ni même à proprement parler une classe. Ses ennemis sont tout simplement le mal, les tenants du mal. Ce sont les racistes, les fascistes, les machistes, etc., tous ceux qui nient l’idéologie post-moderne du bien et en transgressent les arrêts.

 

Les Grecs du cinquième siècle, ceux du miracle grec, nommaient barbares les peuples qui ne parlaient pas grec, mais, si chacun croyait à la supériorité de sa cité, nul n’attachait au mot barbare un mépris uniforme. Hérodote consacra ses histoires aux Perses et Egyptiens, Thémistocle, vainqueur d’Artaxerxés premier à Salamine, se réfugia chez lui après qu’Athènes l’eut banni et accepta de gouverner pour lui les villes grecques d’Asie mineure. Six siècles plus tard, les Grecs intégrés à Rome et adonnés au néo pythagorisme commun aux débuts du principat avaient fini par considérer les Barbares comme des inférieurs, des êtres tarés moralement, face auxquels l’empire figurait le bien. On le voit dans la vie d’Artaxerxés II (le petit-fils de l’autre) qu’a rédigée Plutarque : il y peint des intrigues, des supplices, des mensonges, un monde cruel, mené par ses passions, arbitraire et fourbe, justifiant ainsi, à son époque, les entreprises menées par le vertueux Trajan contre les Parthes descendant des Perses. La liberté, la vérité, le droit combattent le désordre et le mal.

 

Nous n’avons pas beaucoup changé. François Hollande a été décrété « leader of the free monde » par le Wall Street Journal depuis qu’il a promis de reconnaître un futur gouvernement rebelle syrien, se plaçant ainsi au premier rang des bellicistes de l’axe du Bien. Bernard Kouchner avait lancé le droit d’ingérence, Georges W. Bush inventé les États voyous, Barack Obama et ses supplétifs appliquent la politique, ou plutôt la morale juridique internationale, ainsi définie. Nous l’avons vu en Tunisie, surtout en Libye, nous sommes en train de le voir en Syrie. Tout avait commencé en Irak. La guerre du Golfe fut justifiée sinon causée par le devoir de châtier un monstre qui piétinait des couveuses ici et utilisait là des armes chimiques. Puis la chute de Saddam fut décidée, Tony Blair dixit, après que se fut évanouie la fable des armes de destruction massive, pour introduire la démocratie en Irak. Je vous envahis pour vous libérer. On connaît l’antienne yankee : la dictature, c’est les autres. La démocratie est une formidable machine à conquérir le monde. Elle envoie partout où elle le peut Libérator, son Golem aux mains de fer dans leurs gants de guimauve. 

 

Pourquoi pas, au fond ? C’est une ruse comme une autre et les empires n’en sont pas avares. Mais ma crainte est double. D’abord, que ce golem ne devienne fou, et que la démesure qui caractérise le désir de puissance des Etats-Unis ne les perde, et nous perde avec eux, dans une catastrophe générale. Ensuite, même si cette sombre hypothèse ne se vérifie pas, que cela ne nous rende idiots. Que l’incessant massage des media et des partis ne finisse par ramollir les cerveaux et les cœurs. Telle est la normalité idéologique moderne. Ce qu’il y a de pire dans BHL, c’est qu’il semble sincère. Ce qui effraye chez François Hollande, c’est qu’il croit ce qu’il dit. Ce qui me navre, chez cet effroyable ignare sectaire de Peillon, c’est qu’il va vraiment nous mettre des cours de morale laïque, franc-maçonne et néo-pythagoricienne à l’école. Le bien dont ils se tartinent pour aller pilonner ceux qui ne leur plaisent pas, ils y croient vraiment, ils croient vraiment l’incarner et le défendre. Ce n’est pas seulement un instrument de propagande de guerre, c’est une certitude superstitieuse, une auto-intoxication totalitaire.

 

Regardez notre François, ses billes de loto sous ses lunettes qui lancent l’éclair : c’est ce bien commun qui lui permet d’aller boire une mousse la conscience tranquille avec Merkel et Rajoy après un sommet où ils ont pourtant étalé un libéralisme blessant. Les valeurs, voilà qui rassemble tout ce beau monde dans un même cocon de normalitude malgré les divergences dont ils construisent leurs carrières respectives. Les valeurs, voilà ce qui tétanise le public européen, plus ou moins longtemps et plus ou moins profondément, selon qu’il est plus ou moins gogo, bobo ou populo. Les valeurs, avec leur système pavlovien qu’on oriente tantôt contre l’islam, tantôt contre Le Pen, tantôt contre Poutine. […]

 

 

 

Pour lire la suite, ABONNEZ-VOUS ou téléchargez le numéro depuis le site boutique de RIVAROL.

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 00:55


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Ne manquez pas ce numéro spécial, le dernier avant la coupure estivale.

Prochain numéro le vendredi 7 septembre.

 

Dans ce 20 pages,

vous pouvez d'ores et déjà découvrir

- l'édito;

- le billet hebdomadaire;

- et le courrier des lecteurs.

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 12:46

chasseur-nazi.jpg

 

 

Hilarant, ce dessin de CHARD dans le dernier numéro de RIVAROL. Le dessin fait allusion à la traque par le centre Simon Wiesenthal d'un papi de 97 ans.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 00:13

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/files/2011/06/benedetti1.jpg

 

Tribune libre : Appel à l’union des nationalistes

 

 

Françaises, Français, chers amis, 

 

Les dernières élections ont permis d’accentuer la bipolarisation de la vie politique française et de vérifier à quel point le système, dans notre pays, était bien verrouillé. La mainmise du PS sur les institutions est désormais absolue, la droite courbe ayant été supplantée et le centre littéralement siphonné par le parti de l’anti-France, allié à des écologistes plus pastèques que jamais ! 

   

Le nouveau président de la République s’est empressé de faire allégeance, tant sur le plan financier que militaire, aux forces malfaisantes qui, en coulisses, travaillent à la mort des nations et à l’avènement du nouvel ordre mondial, de la pieuvre américano-sioniste !

   

Face à l’écueil du scrutin majoritaire, l’illusion mariniste s’est évanouie. Seuls, l’avocat Gilbert Collard, girouette politique ouvertement anti-frontiste et maçon notoire, et la toute jeune et jolie Marion Maréchal Le Pen ont pu surfer sur la vaguelette bleu marine, à la faveur de triangulaires idéales. 

   

La politique mariniste de prétendue dédiabolisation, qui s’est exprimée constamment par des concessions idéologiques majeures que tout nationaliste français digne de ce nom ne peut décemment cautionner, débouche donc sur un échec cuisant accentué par le revers personnel de Mme Le Pen et sur une impasse politique. Cette déconfiture sonne aussi le glas des espérances électoralistes que d’aucuns nourrissaient encore dans notre famille politique. 

   

Il faut que les patriotes de France encore dupes du jeu pseudo-démocratique comprennent enfin que par les urnes, il n’est point de salut pour la France ! Et que le salut se trouve encore moins dans le reniement de nos idéaux !

   

C’est en dehors du système et non à sa périphérie, en rupture totale avec tous ses vices, toute la pourriture qui l’articule, qu’une force patriotique doit se dresser au plus tôt. 

   

Oui, il est grand temps qu’un front vraiment nationaliste s’oppose à l’oligarchie composée des mercantis les plus vils. Il en va de la pérennité de notre nation et de notre civilisation.

  

Je vous exhorte, de toutes mes forces, à vous rassembler dès aujourd’hui, vous, autochtones de France traités en “sous-chiens” sur votre sol, vous tous, patriotes des mouvements d’Extrême France qui ne transigez ni sur la nation, ni sur la défense de la famille et de la vie, qui voulez renverser le Veau d’Or et anéantir la religion du mensonge, encore renforcée après l’intervention servile et repentante du chef de l’Etat.

   

Je mets à votre disposition ma personne et toutes les structures du mouvement que j’ai l’honneur de conduire pour permettre cette unité derrière laquelle nous œuvrons depuis si longtemps. Il faut cesser de se complaire dans la contemplation morbide de la décomposition de notre pays. Place à l’action !

   

Il faut donner des coups de boutoir à ce système de plus en plus vermoulu. L’Etat prétendument socialiste entend réprimer toute action politique des nôtres avec une extrême brutalité. Il ne faut pas avoir peur ! La rafle, le 23 juin dernier, des “souchiens”, venus dénoncer « la préférence antinationale et le racisme anti-blanc » à la gare Part-Dieu de Lyon, après l’interdiction de leur manifestation, et l’intervention du GIPN, toujours à la Part-Dieu, quelques jours plus tard, pour déloger et interpeller Alexandre Gabriac entouré de trois jeunes nationalistes, démontrent l’intransigeance des autorités à l’égard des vrais patriotes. Mais cette intransigeance trahit justement la crainte du système de ne pouvoir endiguer longtemps l’adhésion que nos idées rencontrent chez les Français non reniés, notamment auprès des jeunes. Les jeunes Français veulent ressembler à Alexandre Gabriac et ils ont raison ! Ils n’ont pas une vocation d’esclaves. C’est précisément cela la révolte des “souchiens” !

   

C’est en continuant à puiser dans les vertus ancestrales de notre peuple, de notre race, que nous répondrons tous présent à ce grand rendez-vous de l’Histoire, que nous restituerons la France aux Français avant de pouvoir restaurer en profondeur notre patrie charnelle. Alors debout, les Français ! Haut les cœurs, en avant la victoire ! Maîtres chez nous !

 

Yvan Benedetti,

président de l'Oeuvre Française.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:31

http://www.crdp-strasbourg.fr/ork/img/08/2_image06.jpg

 

Pour une vraie entente franco-allemande

 

 

Ni De Gaulle ni Adenauer n’étaient des grands hommes, mais ils ont fait une grande chose le huit juillet 1962 à Reims, la réconciliation franco-allemande. Les erreurs accumulées de beaucoup de grands hommes l’avaient rendue nécessaire. 

Le premier fut Charlemagne. Sur la fin des grandes invasions, les rois des Francs saliens, acclimatés en Gaule, avaient élu celle-ci pour leur royaume, et s’étaient acculturés à elle en même temps : ils avaient pris femmes sur place et leur noblesse s’était alliée à la noblesse gallo-romaine, leurs capitales étaient Chelles, Compiègne, leurs lieux sacrés Saint- Denis ou Saint-Martin. Leurs évêques et leurs vassaux étaient en Gaule, Bretagne comprise. La séparation du règne entre Neustrie Austrasie, que les partages d’héritages avait causée, ne remettait pas cela en cause. Las, Charlemagne, dans son désir de conquête, transféra sa capitale à Aachen, utilisa un parler germanique et s’étendit à l’est. Cela devait être le début de l’Allemagne et de l’effort civilisateur qu’on nomma Drang nach Osten, mais cela soustrait au royaume franc, Frankreich, une bonne part de la rive gauche du Rhin et les régions du sud de l’Allemagne actuelle qui étaient depuis longtemps soumises à l’influence romaine et pour une bonne part peuplées de Celtes. Cela devait causer une ambiguïté et une instabilité fondamentales entre ce qui devait devenir l’Allemagne et la France, que les Serments de Strasbourg illustrèrent en 842 sans les résoudre. Cette ambiguïté et cette instabilité privaient la Gaule d’une frontière naturelle et d’une part d’elle-même qui lui revenait ethniquement et culturellement, mais que l’invasion germanique fit changer de langue. Durant le Moyen Âge, le bon sens des Capétiens et des Empereurs électifs permit de maintenir un équilibre. C’est d’Angleterre que vint la menace, pas seulement à cause d’imbroglios dynastiques, mais aussi à cause de la géographie et de la race : une thalassocratie naissante où les Saxons allaient dominer ne pouvait concilier ses intérêts avec ceux de la France. 

 

Les choses devaient se gâter à la Réforme. Luther fit exploser la Chrétienté avec son Los von Rom. La réaction de Charles Quint fut catastrophique : impuissant à sauver la catholicité et l’unité allemande, il nourrit l’illusion d’un empire inviable tout en laissant les réformés monter en puissance. L’Europe était dynamitée, avec une monarchie anglicane désormais inexpugnable en Grande-Bretagne et une série de césaro- papes protestants dans le nord ouest du continent. Louis XIII et Louis XIV tentèrent, et réussirent en partie, grâce aux splendides traités de Westphalie, de rétablir l’équilibre, mais le mal était désormais induré. Il suffit de l’inadvertance de la régence et de Louis XV pour laisser grandir la Prusse, la fille d’un désordre et d’une erreur, la réforme mise au service de la puissance, l’autorité mondaine sans autorité intellectuelle ni morale. Malgré la clairvoyance de Louis XVI, peu après, les folies d’un Napoléon allaient bouleverser l’Europe, favoriser la Prusse et affaiblir définitivement la France. Puis le parti des lumières applaudit la catastrophe de Sadowa. Napoléon III jeta la France dans la guerre après avoir renforcé ses ennemis et la perdit. Un dernier grand homme allait préparer la catastrophe finale, Bismarck, aidé d’un criminel, Gambetta, qui refusa d’accepter les pertes limitées d’une campagne mal entendue, et lançant le pays dans une lutte à outrance, en recueillit les fruits : écrasement complet, amputation de l’Alsace-Lorraine, pertes humaines et financières énormes, guerre civile de la Commune. Avec cela, la France écopa en prime de la république, qui devait la diviser avant de la saigner dans les deux guerres mondiales. Le Reich wilhelminien portait désormais en lui le germe des gigantomachies à venir, d’autant que l’Angleterre, qui souhaitait la guerre pour conserver l’empire du monde, allait trouver dans la république obsédée de revanche une supplétive qui ne compterait pas le sang des Français. Guillaume II vit bien le danger que faisait courir au monde l’impérialisme des thalassocraties anglo saxonnes, et rêva d’une alliance continentale entre l’Allemagne, la Russie et la France, mais ne sut pas faire les concessions propres à la constituer, notamment la révision du statut de l’Alsace-Lorraine. Il n’était d’ailleurs pas le seul aveugle. Le préjugé de la langue, qui a donné naissance au pangermanisme, infectait l’université allemande depuis longtemps. En avril 1904, l’entente cordiale était signée entre la Couronne britannique et la république française : l’Europe était morte. La suite est connue : Grande Guerre, échec de la paix séparée en 1917, désastreux traité de Versailles, gestion encore plus désastreuse dudit traité, folies briandistes, soutien à une république de Weimar bien pire que le Reich Wilhelminien, front commun de tous les Allemands contre Versailles, Hitler, Seconde Guerre mondiale.

 

Quand Adenauer et DeGaulle se sont donnés la main le huit juillet 1962, l’Allemagne était amputée des territoires que l’histoire lui avait conquis à l’Est, et coupée en deux ; quant à la France, elle s’était amputée elle-même de son empire. Le condominium américano-soviétique s’efforçait de tenir les deux pays en lisière. De Gaulle tenta d’échapper à cette emprise mortelle et de construire une Europe viable, à peu près celle de Charlemagne, en gardant la main politique à l’ouest. Cela signifiait : rejet de la candidature anglaise, primat du nucléaire civil et militaire, compromis de Luxembourg, qui permettait au vieil État capétien de refuser toute décision qui mettait en danger les intérêts supérieurs de la nation. Cette petite Europe mit fin aux guerres, rétablit la prospérité et visa la puissance.

    

Aujourd’hui l’Euroland n’a ni consistance, ni grandeur, ni puissance, ni identité culturelle, ethnique ou religieuse, mais elle n’en impose pas moins de contraintes aux nations qui la composent, contraintes normatives, sociétales et maintenant budgétaires : François Hollande vient de signer avec Angela Merkel des accords qui nous lient sur la voie du fédéralisme et nous mettent à la remorque de l’Allemagne. Ce n’est plus la nécessaire collaboration franco-allemande, c’est la sujétion du paralytique ruiné à l’aveugle démographiquement et moralement mort depuis 1945. Celui qui aimerait vraiment les Francs de l’Ouest et les Francs de l’Est libérerait l’Allemagne du dogme de la Shoah et viderait la France de ses immigrés, développerait son nucléaire et son armée pour lui faire à nouveau aimer la puissance. La véritable « amitié » franco allemande ne peut être qu’un équilibre assorti d’estime réciproque et d’intérêts communs.

 

Les relations franco-allemandes furent compliquées durant la dernière guerre. Je n’aurais peut-être pas été collaborateur, pour la raison que la paix n’était pas signée et que le nazisme me déplaît par certains aspects, mais je comprends qu’on l’ait été, et je hais les mensonges que l’on continue à colporter à ce sujet. J’essaie aussi de comprendre, à l’inverse, la résistance allemande à Hitler, en particulier les conjurés qui ont trempé dans l’attentat du 20juillet, dont on célèbre le soixante-huitième anniversaire. Il est difficile de déterminer qui a comploté exactement, à quel moment et pourquoi. Bien que rassemblés dans les geôles d’Himmler, tous les conspirateurs n’avaient ni les mêmes convictions ni les mêmes intentions. Ils apparaissaient dans la nébuleuse anti-hitlérienne au gré des circonstances. C’étaient presque tous des intermittents de la résistance. Aucun n’a refusé pendant onze ans une promotion ni une décoration. 

  

Parmi les comploteurs exécutés, on compte un feld-maréchal, 19 généraux, 26 colonels, deux ambassadeurs, sept diplomates, un ministre, trois secrétaires d’État et le chef de la police criminelle. L’armée allemande fut la grande opposante à Hitler. Une bonne partie des soldats politiques qui avaient fait les corps francs passa au NSDAP, notamment à la SA, puis la SS tenta d’imposer son propre ordre militaire : comment des officiers formés par Von Seeckt, se regardant comme le pilier de l’État et la garantie de l’Allemagne auraient-ils pu voir cela d’un bon œil ? N’oublions pas non plus que les Junkers et leurs cousins diplomates qui conspirèrent contre Hitler appartenaient pour la plupart à la vieille aristocratie et supportaient mal les manières plébéiennes des nazis. On était né dans les mêmes villes, on avait joué dans les mêmes châteaux, on avait les mêmes tantes et l’on avait été amoureux des mêmes cousines. Le complot du vingt juillet fut un peu, mutatis mutandis, celui des chaussures à bateau et des chèches. 

Ils complotèrent d’abord par esprit de corps. Certains actes les avaient agacés : la nuit des longs couteaux, l’élimination de Schleicher, les affaires Blomberg et Fritsch ; le côté joueur du chancelier leur parut dangereux, lors de la remilitarisation de la rive gauche du Rhin, lors de la libération des Sudètes ou de l’Anschluss. Ils complotèrent ensuite, après les premiers revers de la Wehrmacht, pour conserver à l’Allemagne sa puissance.

Ces conjurés n’avaient en revanche ni unité ni vision politique. A côté de chrétiens d’extrême droite comme Stauffenberg, de conservateurs plus ou moins modérés, Beck et Goerdeler, de grands seigneurs libéraux, on trouve une aile gauche. Y figurent notamment Theodor Heubach, membre du SPD, Adolf Reichwein, économiste, et surtout Julius Leber. Alsacien de naissance, engagé volontaire dans l’armée impériale, devenu après la guerre député SPD de Lübeck, il combattit le putsch de Kapp, tua un nazi dans une rixe, fut dénoncé par un communiste, interné de 33 à 37 en prison puis au camp de Sachsenhausen, et entra dans l’opposition à sa libération. Il avait accepté le poste de ministre de l’Intérieur en cas de réussite du putsch.

Cet aréopage disparate a laissé des textes où transparaissent ses intentions. Il voulait d’abord un gouvernement de transition. Il a préparé une constitution en tenant compte des expériences de l’empire wilhelminien, de la république de Weimar et du troisième Reich. Elle était marquée par un pouvoir exécutif fort et très peu de goût pour le Parlement. Certains proposaient même un parti unique, et l’on reçut une contribution de Manoilescu, de la garde de fer roumaine. En matière économique et sociale, on cherchait une troisième voie entre capitalisme et collectivisme. 

Enfin et surtout, il s’agissait pour les conjurés d’obtenir l’arrêt immédiat de la guerre, la plupart souhaitant une paix séparée négociée avec l’Ouest pour défendre les frontières de l’Est, et revenir aux frontières de 1914. À gauche comme à droite, le corridor de Dantzig, la Tchécoslovaquie etc.… paraissaient de dangereuses hérésies. Quelques diplomates suggéraient les frontières de 1937, mais on les regardait d’un œil mauvais. Même Leber insistait pour que le Reich conservât l’Alsace-Lorraine ! C’est la démesure expansionniste d’Hitler et ses méthodes, non ses premières conquêtes, que l’on condamnait. C’est pourquoi les Anglo-saxons ne donnèrent pas suite aux avances de la résistance : elles n’étaient pas plus conformes à leurs buts de guerre qu’à ceux du chancelier. Quant à une paix séparée, il n’en était plus question depuis la conférence de Casablanca (1943), qui subordonnait l’arrêt des hostilités à une capitulation générale sans condition : politiquement, la mort d’Hitler n’aurait servi à rien.

 

Albrecht Haushofer, le fils du géopoliticien Karl Haushofer qui avait largement influencé les dirigeants nazis à l’origine, a exprimé le sentiment de « culpabilité » qui animait tous ces hommes, dans les sonnets qu’il écrivit dans sa prison en attendant d’être exécuté. Malgré une mère juive, il était entré au cabinet de Ribbentrop, avait assisté en cette qualité à la signature des accords de Munich, avant d’adhérer tardivement à la conjuration. Il se sentait coupable de ne pas avoir parlé et agi plus tôt.

Henning Von Tresckow, général brillantissime, gendre de Falkenheyn, préconisait la mort du « derviche tourneur » chef d’un « régime de fous et d’assassins » en disant : « Si Dieu a épargné Sodome s’il y trouvait dix justes, peut-être épargnera-t-il l’Allemagne en mémoire de nous. » Il a donc agi par souci moral et religieux, mais il en a marqué la limite en souhaitant la victoire des Russes sur l’armée allemande. Il regrettait que Staline n’ait pas, pour la hâter, un stratège tel que lui à sa disposition. C’est là que la notion de « plus grand criminel » avoue sa faiblesse. Les conjurés voyaient les crimes allemands, non les crimes soviétiques. Que Treskow ait été dégoûté par certaines méthodes, c’est son affaire et peut-être son honneur : cela ne fait pas un jugement politique droit ni un bilan de l’histoire. Là aussi, il faut libérer l’Allemagne de ses complexes.

 

Hannibal.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:28

 

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Peugeot victime de la guerre contre l’Iran

 

 

Les mauvaises nouvelles se succèdent pour le gouvernement. Le laboratoire Sanofi-Aventis va supprimer 2500 postes, plusieurs liquidations judiciaires frappent le secteur du bâtiment et des travaux publics ce qui concerne des centaines d’emplois, enfin le groupe PSA a annoncé la suppression de 8000 postes et la prochaine fermeture de son site d’Aulnay. Face à cette annonce le ministre dit sans rire du Réarmement industriel Arnaud Montebourg puis le président de la République François Hollande, lors de son allocution télévisée du 14juillet, ont dit que le plan annoncé était inacceptable. Mais que font-ils concrètement pour aider l’entreprise et les ouvriers menacés de perdre leur emploi ? On se souvient déjà de l’impuissance qu’avait manifestée un autre socialiste, alors Premier ministre, Lionel Jospin lors de la fermeture de l’usine Renault à Vilvoorde. Et François Mitterrand, au cours de son second septennat, avait osé dire à la télévision que contre le chômage on avait tout essayé et que l’on n’y pouvait rien. Ce qui est totalement faux. D’ailleurs, dans le cas de Peugeot, c’est l’alignement sur la politique américaine radicalement anti-iranienne qui est en partie responsable du désastre actuel.

 

On a beaucoup glosé sur les erreurs stratégiques du groupe PSA-Citroën, notamment sur sa relative absence sur les marchés émergents, l’Inde et particulièrement la Chine. Nous ne nous étendrons pas sur cette discussion sachant cependant que PSA vend chaque année environ 700000 véhicules à l’exportation dont en 2011, 458000 ventes en Iran… contre 441790 en France ! Une perte sèche de 200000 véhicules pour le seul premier semestre 2012 puisque PSA a renoncé spontanément à ce fructueux marché pour obéir aux oukases des néoconservateurs de Washington. Toujours “eux” ! 

Bénéficiaire en 2010— d’où les 200millions d’euros répartis entre ses actionnaires en janvier 2011—,le groupe est désormais en chute libre en raison de l’effondrement du marché européen, principalement celui de l’Espagne et de l’Italie, toute deux en plein marasme.

    

C‘est en février dernier que Peugeot PSA prend la décision de “suspendre” ses livraisons à l’Iran à partir de mars. Une décision meurtrière qui va aujourd’hui coûter quelque 8000 emplois au secteur industriel hexagonal. Elle sera reconduite en avril dans la perspective d’un désengagement définitif du marché persan… dont le groupe détient pourtant près de 30% et où il est présent depuis 1978… soit 34 ans, ayant survécu à la Révolution islamique, à la guerre Iran-Irak, aux deux guerres du Golfe et aux sanctions internationales. Son partenaire local «Iran Khodro» y commercialisait jusqu’à maintenant les modèles 405 et 206 assemblés en Iran à partir de pièces produites en France sur le site de Vesoul.

 

Mais le 29 février dernier PSA se pacse avec General Motors qui entre dans le capital de Peugeot à hauteur de 7%. Simultanément Peugeot annonce qu’il interrompt ses livraisons à l’Iran, se défendant contre l’hypothèse d’un lien de causalité entre les deux événements : « Cette décision n’a pas été prise pour répondre à des pressions de GM. Nous faisons face à une situation géopolitique compliquée et les sanctions mises en place, notamment vis-à-vis des banques, ne nous permettent plus de garantir le financement de nos activités sur place ».

    

En fait le groupe de pression UANI— United against nuclear Iran— dont les capacités de nuisances sont phénoménales — est intervenu auprès de General Motors en plaçant l’entreprise sous la menace d’une enquête du Congrès… celle-ci relative à son association avec le constructeur français, et afin que la multinationale américaine exerce toutes pressions nécessaires pour contraindre Peugeot à cesser immédiatement ses activités en Iran. Les copies des courriers établissant ce scénario — dont les destinataires ont été le président Obama ainsi que le 9mars 2012, Daniel Ackerson, PDG de GM et Philippe Varin, PDG de Peugeot SA — sont à chercher sur le site même de l’UANI(1). 

Dans ces deux courriers aux dirigeants industriels, le lobby rappelle qu’un strict régime de sanctions s’applique à l’Iran, lequel interdit aux entreprises américaines d’entrer en partenariat avec des entreprises de ce pays. Facteur aggravant, depuis son renflouement par l’État en 2008, GM est à 32 % une entreprise publique… Rhétorique du chantage : « En 2008-2009 les contribuables [américains] ont financé à hauteur de 50milliards de dollars le sauvetage de GM et les 32 % de participation du Département du Trésor américain dans la société, il est par conséquent inacceptable que GM entre en partenariat avec une entreprise faisant si ouvertement des affaires avec un régime responsable de la mort de militaires des États-Unis et de l’Otan et qui en outre menace la sécurité des États-Unis et du monde ». Rien que ça ! Les missives s’achevant sur un ultimatum: « Merci de nous faire savoir avant le 19mars 2012 si oui ou non vous allez agir pour mettre fin aux affaires de Peugeot en Iran »…

 

Quelques jours à peine après l’élection de François Hollande, Michel Rocard effectue une discrète mission en Iran. L’ancien Premier ministre, au cours de sa visite, a eu l’occasion de s’entretenir avec le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, le négociateur du dossier nucléaire, Saïd Jalili, ainsi qu’avec le président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement, Alaeddin Boroujerdi. Cependant Michel Rocard, last but not least, aurait également rencontré les responsables du groupe Peugeot-Citroën. Sans opérer de conclusions hâtives, il suffit de se reporter aux déclarations du chargé de mission de la nouvelle présidence pour mieux comprendre l’un des objets de ce voyage : « Je ne crois pas que les 7% de participation dans Peugeot acquis par GM vont affecter les relations d’affaires entre Peugeot et IKCO ». Ou Michel Rocard sombre dans le gâtisme ou il s’agit bien de comprendre après coup qu’il fallait entendre l’inverse. Ce que l’on appelle d’ordinaire le double langage, ou mieux, la «langue de bois»! En tout cas le gouvernement français savait et il s’est tu sachant que l’inéluctable arriverait aussitôt les lampions de la fiesta présidentielle éteints. Notons au final à quel point la presse — écrite et audiovisuelle, comme à son habitude — ne s’est pas départie de son rôle de grande muette se faisant en la circonstance d’une discrétion de violette sur cet aspect résolument non documenté du “séisme” Peugeot. Mais n’a-t-on pas à ce jour la presse que nous méritons? [...]

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 16:11

 

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La troisième guerre mondiale se précise

 

par Jacques Langlois

 

Les signes de l’avènement d’une troisième guerre mondiale sont de plus en plus frappants au fil des alliances et des intérêts divergents opposant les puissances de ce monde. Chacun a pu constater une accélération graduelle dans le processus du choc des civilisations et notamment récemment avec la fusillade toulousaine, prétexte idéal pour l’instauration d’un Patriot Act français. Un peu partout aux quatre coins du globe, les alliances se multiplient. L’imminence du conflit ne fait ainsi que se confirmer, le calendrier mondialiste ayant ses impératifs d’ordre mystique que nul ne doit ignorer.

Encerclée militairement, la Russie attire logiquement l’attention. D’autant que le verdict des élections présidentielles est tombé: succédant à Medvedev, Vladimir Poutine fut élu au premier tour avec une écrasante majorité (64%). Aucune surprise n’est venue des urnes. Mais nous allons voir que, comme pour la Syrie, l’Occident remettra probablement le couvert sur le sol russe pour d’occultes raisons.

Sur le plan médiatique, c’est le bal des hypocrites le plus total ; chacun cherche à rejeter la responsabilité de cette troisième grande guerre sur l’autre alors que tout le monde sait très bien que l’axe atlanto-sioniste en est à l’origine. Le prétexte des armes de destruction massive a déjà bien fonctionné. L’exemple irakien vient nous le rappeler. Saddam Hussein en avait fait les frais. Depuis maintenant plusieurs années, le nucléaire iranien est au centre du débat et bien plus encore, puisqu’il pourrait être le point de départ du grand conflit à venir.

 

WASHINGTON RECRUTE SES ALLIES EN ASIE

 

Deux blocs se forment peu à peu au fil des intérêts énergétiques et financiers des protagonistes, l’axe eurasien évoluant en réaction de l’agression incessante qu’il subit. A titre d’exemple, le pétrole iranien est à présent commercialisé avec la Russie, l’Inde, la Chine et non avec les nations de l’Union Européenne.

Tout au sud-est, habituellement discrète, l’Australie a clairement pris position.Un rapport démontre qu’un accord militaire a été trouvé entre le Premier ministre Julia Gillard et le président Barack Obama. Ainsi, navires de guerre et avions américains pourront accéder aux bases navales et aériennes d’Australie. La coopération paraît dès lors évidente. Les Etats-Unis étant frontalement opposés à la Chine, notamment sur le plan monétaire, l’administration Obama ne souhaitait pas une diplomatie tiède mais un véritable allié. Nul doute que le cas australien viendra tôt ou tard sur le devant de la scène dans l’éventualité d’une attaque étasunienne en Asie. De plus, rappelons que dans sa pêche aux alliés, Washington a déjà enrôlé la Corée du Sud et le Japon, lesquels sont en nette opposition face la Chine.

Outre ces alliances de circonstances, une question mérite d’être soulevée et c’est un bankster que l’on croyait définitivement hors du coup qui vint la poser: «Combien de temps la Chine et la Russie pourront-elles se contenter de regarder l’Amérique nettoyer?» lança récemment Henry Kissinger avant de rappeler que l’Iran était la principale cible d’Israël puis de conclure sur une note impérialiste: «Nos équipes de jeunes, aux États-Unis et à l’Ouest, sont préparées parce qu’elles ont été programmées pour être de bons soldats, de la chair à canon. Quand elles seront commandées pour sortir dans les rues et lutter contre ces Chinois et ces Russes, elles obéiront à leurs ordres. N’oubliez pas! Les Etats-Unis ont les meilleures armes. Nous avons des choses qu’aucune autre nation n’a. Et nous introduirons ces armes quand le moment sera venu.»

 

POUTINE, LE GRAIN DE SABLE DE L’OTAN

 

Venons-en maintenant à la Russie dont il est important de préciser qu’elle est militairement encerclée par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. Il est tout aussi utile de signaler que le continent russe s’est considérablement rechristianisé, fût-ce dans l’orthodoxie, après avoir tourné la page communiste. L’Histoire jouant immuablement la même partition, cherchez les causes d’un problème et vous ne serez guère étonné de ses conséquences.

L’avancée des plans mondialistes devait initialement se produire sans le grain de sable nationaliste Poutine qui représente un obstacle à l’hégémonie atlanto-sioniste. Ainsi, Washington a pour objectif de l’effacer du champ politique russe. Par quel intermédiaire? ONG pro-atlantiste par excellence, la NED se veut l’allié objectif de l’OTAN. Autrefois amenée à provoquer des révolutions colorées, cette discrète nébuleuse s’efforce d’influencer la presse soviétique, ce qui n’empêche pas la popularité de Poutine ni sa réélection. Sa substitution par Nemtsov— ou un autre pion mondialiste— devait initialement s’établir selon les vœux américains. Mais les manifestations “oranges” n’ont visiblement pas eu l’effet escompté et le peuple russe s’est montré fidèle au Kremlin.

Le remplacement de Poutine est ainsi reporté. Les réseaux occidentaux devront donc redoubler d’effort. Idem en Syrie où le veto russo-chinois a stoppé l’avancée belliciste américaine en s’opposant aux sanctions occidentales. Il s’agit d’un signal fort démontrant que la marche avant guerrière américaine n’est pas une fatalité. Sauf que, toujours sous couvert de liberté et de démocratie (on ne change pas une entourloupe qui fonctionne), l’Otan se remettra vraisemblablement à l’ouvrage.

Les services de renseignements du MI6 et de la CIA s’étant rendus sur le terrain, l’armée syrienne ayant été au passage rencontrée, il y a fort à parier que la subversion s’empare de nouveau de la Syrie. Pour une rébellion dite “populaire” comme se plaisent à déclarer nos media alignés — habitués à mentir — qui qualifient le régime d’Al-Assad de “répressif” face aux «opposants syriens», alors que cette insurrection est fabriquée de toute pièce depuis l’étranger.

De plus, la Syrie est un allié de la Russie. De même que l’Iran est le premier partenaire commercial de la Chine; la nation perse fournissant abondamment la puissance communiste en pétrole. La coopération ne s’arrête pas là comme le précisa à Bruxelles le vice-Premier ministre délégué pour les affaires militaires Dimitri Rogozin: «Toute attaque contre l’Iran serait considérée comme une menace directe à la sécurité de la Russie!» Une telle mise en garde s’emboîte parfaitement avec les plans des dirigeants du cartel bancaire.

 

L’IRAN, UNE CIBLE “PRIVILEGIEE”

 

La présence des troupes militaires anglo-américaines s’est renforcée dans le détroit d’Ormuz en ce début d’année 2012, notamment au sud où des bases navales et aériennes ont été massivement transférées. De ce lieu stratégique pourraient éclater diverses confrontations. Pour rappel, 100000 troupes américaines avaient rallié le Koweït avant l’invasion irakienne de 2003. Les mêmes mesures pourraient entraîner les mêmes effets… sans que cela n’émeuve le grand public occidental, les media-mensonges jouant alors un rôle majeur.

D’autres signes avant-coureurs ne laissent rien présager de fameux dans ce coin du globe; comme cette déclaration du Secrétaire à la Défense Léon Panetta qui prédit, selon Russia Today, une attaque israélienne en Iran courant 2012. Mais ce fameux Iran d’Ahmadinejad n’est point décidé à se laisser agresser sans réagir. Jouant sur les mots, le président perse a récemment affirmé vouloir un «Nouvel Ordre Mondial basé sur la justice face à la décadence du capitalisme». Une chose est sûre: le fief chiite se prépare militairement et financièrement à faire front (augmentation du budget militaire iranien de plus du double). Reste à savoir si le clergé perse de Khomeini souhaite depuis le début ce choc des civilisations qui paraît aujourd’hui inévitable. En d’autres termes, l’Iran se doterait-il volontairement de l’arme nucléaire pour attiser le conflit? Il s’agit d’une autre question auquel il est difficile de répondre.

Les feux clignotants des media alignés ont, depuis plusieurs années, annoncé cette confrontation d’envergure internationale. Sur RTL, en septembre 2007, le sioniste Kouchner avait été un des premiers à nous mettre la puce à l’oreille alors que rien ne présageait un tel scénario. Ses propos avaient alors interloqué l’opinion. Aujourd’hui, ils sont devenus un lieu commun.

L’avènement de la troisième guerre mondiale se précise donc au fur et à mesure que les pions prennent place sur l’échiquier. Les oligarques sous contrôle s’apprêtent à déclencher le chaos voulu par les maîtres occultes de la gouvernance mondiale, afin d’asseoir leur suprématie autant financière qu’idéologique et d’établir sur les ruines des nations leur plan de domination à long terme et à grande échelle.

 

J. L.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 17:53

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  De François FERRIER :

    

LA RÉVOLTE DES SOUCHIENS

 

Le samedi 23juin 2012, répondant à l’appel des Jeunesses nationalistes, je rejoignais Lyon pour participer à la grande manifestation organisée par son Président Alexandre Gabriac — conseiller Régional de Rhône- Alpes. Le thème de ce grand rassemblement était: Debout Jeunesse, c’est la révolte des souchiens (Français de souche).

 

Alexandre avait déjà organisé une grande manifestation le 14janvier 2012 à Lyon pour rendre hommage aux 78 soldats français tombés en Afghanistan. Manifestation de grande ampleur qui s’était déroulée dans un ordre parfait. Seuls les policiers qui nous accompagnaient avaient dû mettre un terme efficace aux débordements des gauchistes et des dégradations occasionnées par ces derniers sur la voie publique (mobilier urbain, véhicules en stationnement etc.)

 

Ce nouveau rassemblement qui devait réunir plus de 800 personnes s’annonçait bien. C’était sans compter avec le préfet aux ordres du nouvel État PS.

 

Bien que déposé début juin, la demande à manifester des Jeunesses nationalistes avait fait l’objet de tractations classiques : parcours emprunté un samedi après-midi et dispositions de service d’ordre. Pourtant, deux jours avant la manifestation, le Préfet interdit cette dernière craignant un trouble à l’ordre public. Toujours du fait des gauchistes qui, régulièrement, lors de nos manifestations « troublent réellement l’ordre public », aiguillonnés par les lobbies du système UMPS.

 

Un recours en annulation a été déposé immédiatement par les Jeunesses nationalistes, accepté, il a dû être défendu le matin de la manifestation à 10h00 auprès du tribunal administratif de Lyon situé rue Duguesclin !

Le représentant du préfet demanda de nouveau cette interdiction au motif que plusieurs manifestations d’autres natures— depuis la demande des Jeunesses nationalistes— avaient été déposées et autorisées. Mais aussi que les « forces de police— 700 policiers prévus » ne pourraient faire face en cas de débordement(sic).

 

Mais fait inédit, et de dernière minute, de nombreux allogènes habitant sur le parcours que devait emprunter notre manifestation, notamment dans le quartier de la Guillotière en plein centre de Lyon « étaient hostiles au passage de la manifestation des jeunesses nationalistes » (resic). Autrement dit les Français ne sont plus chez eux et gênent la diversité qui se considère déjà comme chez elle.

 

L’interdiction de manifester nous est notifiée à 12h00 par le tribunal administratif. Le traquenard de l’État PS est démontré. Deux autres manifestations sont, elles, autorisées ce jour-là à Lyon : celle d’Amnesty International place des Célestins, pour «  sensibiliser l’opinion au commerce des armes » (on se moque du monde, alors que les banlieues des villes Françaises sont surarmées). Cette manifestation ne réunira que 50 personnes.

 

Mais également la manifestation place Bellecour pour demander « l’arrêt des violences en Syrie ». Bien sûr pour prendre la défense des « insurgés syriens » soutenus par les Américanos-sionistes. Cette manifestation ne réunira que 200 personnes !

 

Autrement dit, les étrangers en France ont le droit de manifester, mais cela est interdit aux patriotes qui entendent demander à rester maîtres chez eux, face à l’invasion migratoire.

 

Le gouvernement PS qui vient d’être mis en place en trompant les électeurs, n’est que le bras institutionnel de l’Anti – France. 

 

Yvan Benedetti, président de l’Œuvre Française, devant tant d’injustices, demande alors et de façon urgente, à tous les nationalistes présents sur Lyon, mais aussi aux Lyonnais de souche de le rejoindre à la gare de Lyon Part Dieu afin de dénoncer cette imposture ripoublicaine.

 

Plusieurs centaines de nationalistes le rejoignent pour affirmer que les Français sont chez eux et entendent le rester. Surtout au nom de tous ceux qui ont bâti cette terre de France dans les larmes, le sang et la sueur.

J’assiste alors à une situation inédite. Le contrôle de police des Français Blancs (nouveau contrôle au faciès par l’État socialiste) alors que la diversité, devant nos amis rassemblés, profère des injures racistes. Une femme voilée, avec poussette d’enfants bien garnie, n’est même pas interpellée.

 

Un homme de passage, d’origine hongroise, m’interpelle : « Regardez Monsieur, les bons Français qui manifestent sont cernés par les policiers, et regardez les voyous qui ne sont pas inquiétés. Où va votre pays ?! »

Je lui réponds : Notre nouveau gouvernement protége les nouveaux colonisateurs allogènes qui votent pour lui, ce même gouvernement entend faire taire les Français qui osent revendiquer le fait de vouloir rester maîtres chez eux.

 

Devant cette situation ubuesque, en pleine gare de Lyon Part-Dieu, des Français de souche, nos camarades nationalistes chantent à tue-tête : « Bleu, Blanc, Rouge, la France aux Français ».

 

Yvan Benedetti et 80 de nos camarades se retrouvent alors bloqués dans la nasse policière. Tentant un dégagement ils sont durement matraqués et gazés par « les forces de l’ordre injuste ». Refusant le « sitting des vaincus que l’on tente de leur imposer » sous la conduite d’Yvan ils confirmèrent leurs propos par le slogan fort justifié : « On est chez nous, On est chez nous ». C’est tellement vrai que les policiers blancs de nos provinces qui les retiennent en sont gênés.

 

Puis par petits groupes, sous les huées de la racaille mêlant gestes et propos obscènes, ils sont embarqués par la police du régime pour être conduits au poste de police, début d’une garde à vue.

 

La grande majorité sera relâchée dans la soirée, Yvan et deux camarades ne seront libres que dimanche dans l’après-midi.

 

Voilà la France d’aujourd’hui, la « démocratie de la honte », pour ceux qui osent vouloir rester Français.

 

Voilà la nouvelle « France des étrangers » de Hollande, le changement c’est maintenant !

 

Alors que les persécutions de l’État socialiste commencent, les nationalistes représentent la seule opposition à ce régime aux ordres d’une élite financière internationale et des lobbies sionistes et maçonniques.

 

Oui, la révolte des souchiens ne fait que commencer.

 

Jeanne, réveille-toi, et conduis-nous à la victoire pour anéantir ces infâmes qui entendent faire disparaître le peuple de France.

 

Honneur à tous les nationalistes qui sont les seuls à se battre pour l’intégrité des Français de souche ! Honte aux collabos du mondialisme apatride !

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 17:47

 

 

http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2010/008_2010/VM-2010-08-14/VM-2010-08-14-B-00-Hutton-Gibson_Benoit-XVI_Homosexuel_fichiers/image002.jpg

 

Hold-up sur l’œuvre de Mgr Lefebvre

 

Une tribune libre de Pierre Labat

 

Le feuilleton des relations de la Fraternité Sacerdotale Saint-PieX (FSSPX, fondée par Mgr Lefebvre) avec Rome n’en finit pas de faire la une de l’actualité.

Dernière nouvelle : le supérieur de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay, refuserait de signer le préambule doctrinal que lui propose le Vatican, alors que ce texte a fait l’objet d’âpres négociations depuis près d’un an. Dans le même temps, on apprend que Mgr Williamson est interdit d’assister aux ordinations sacerdotales du 29juin et au chapitre général de sa congrégation. Enfin plusieurs communautés religieuses traditionalistes (dominicains d’Avrillé, capucins de Morgon) ne pourront faire ordonner leurs candidats cette année.

Voici douze ans que la FSSPX se rapproche petit à petit des autorités vaticanes. A la mi-avril tout semblait bouclé. Ce nouveau recul de Mgr Fellay est-il vraiment réel ? Tout laisse penser qu’il masque seulement d’ultimes manœuvres pour désarmer les oppositions internes.

   

En effet celles-ci ne manquent pas. Ce sont tout d’abord les trois confrères dans l’épiscopat de Mgr Fellay qui l’ont solennellement mis en garde. Ce sont ensuite plusieurs simples prêtres qui, au risque de se faire exclure de leur congrégation, n’ont pas hésité à manifester publiquement leur opposition à une “régularisation” canonique alors que subsistent des désaccords doctrinaux majeurs.

Les clercs sont divisés et les fidèles inquiets. Mgr Fellay, qui croyait rallier son petit monde à Benoît XVI en douceur, a en réalité allumé un incendie dans la maison. Il apparaît isolé parmi ses confrères même si la plupart d’entre eux n’osent s’exprimer par crainte du renvoi. La terreur règne.

 

COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?

 

Mgr Fellay a été nommé supérieur général de la FSSPX en juillet 1994. Il dirige la congrégation depuis dix-huit ans. Auparavant il était l’un des principaux collaborateurs de l’abbé Franz Schmidberger, nommé supérieur pour succéder à Mgr Lefebvre en 1982.

Il n’est pas exagéré de dire que Mgr Fellay a été formé par l’abbé Schmidberger, dont il reste proche et qui n’hésite pas à le reprendre vivement quand les choses n’avancent pas à son goût. 

    

L’abbé Schmidberger, issu d’une famille paysanne de Souabe, est aujourd’hui supérieur du district d’Allemagne de la FSSPX. Il a toujours gardé le contact avec le cardinal Ratzinger, dont il avait suivi les cours pendant ses études. D’après la rumeur, il enverrait chaque année des fleurs à son ancien professeur pour son anniversaire. Il avait joué un grand rôle lors des premières négociations de la FSSPX menées en 1988 par Mgr Lefebvre avec la Rome moderniste et apostate… représentée par le cardinal Ratzinger. Cette année-là Mgr Lefebvre signa un accord avec le cardinal qu’il renia le lendemain et procéda au sacre des quatre évêques ci-dessus.

Mgr Fellay, qui réside en Suisse allemande, aime à s’entourer de prêtres germanophones, comme son bras droit l’abbé Pfluger. En réalité, et alors même que la plupart de ses fidèles sont français, la FSSPX est dirigée par des Allemands.

L’abbé Schmidberger était présent lors de l’audience d’août 2005 au cours de laquelle Benoît XVI et Mgr Fellay ont mis en place les étapes du processus de ralliement de la FSSPX à l’église conciliaire. La brutale reprise en main de la FSSPX à laquelle nous assistons porte sa marque.

    

Car le processus de retour dans l’église conciliaire des traditionalistes lefebvristes n’a rien d’un fleuve tranquille. Commencé en août 2000 à l’occasion d’un pèlerinage des traditionalistes à Rome au cours duquel le cardinal Castrillon Hoyos avait reçu les quatre évêques, il avait connu un brutal coup d’arrêt en 2001 face à l’opposition vigoureuse de nombreux prêtres et laïcs. Sans doute d’accord avec Rome, Mgr Fellay s’employa dès lors à remettre de l’ordre chez lui. Cela commença par une reprise en main des séminaires : furent écartés des ordinations tous les esprits libres. Mgr Fellay déclarait en privé qu’il préférait avoir moins de prêtres pourvu qu’ils soient obéissants. Cette gestion malthusienne brutale entraîna une grave crise en 2004 qui vit le départ de la FSSPX de fortes personnalités comme les abbés Laguérie et deTanoüarn, aujourd’hui ralliés. Mgr Fellay s’employa ensuite à écarter des postes de responsabilité, notamment ceux qui ouvrent accès au chapitre général de la congrégation, les prêtres qui ne partageaient pas son attrait pour la Rome conciliaire. Cette politique lui permit de conserver son fauteuil au chapitre de 2006, tant il est plus facile d’être réélu quand on nomme soi-même les électeurs. 

      

L’élection de Benoît XVI en 2005 avait relancé les négociations. Il fut convenu d’avancer lentement. Afin de rassurer les opposants, Mgr Fellay promit qu’aucun accord n’aurait lieu sans la réalisation de préalables qui paraissaient impossibles à obtenir. Il s’agissait tout d’abord de la levée des excommunications frappant les évêques traditionalistes et ensuite que Benoît XVI “libère” la messe traditionnelle. Ces “préalables” étaient une idée de Mgr Rifan, évêque de Campos aujourd’hui rallié.

    

Mgr Fellay qui affecte une grande piété mariale au point que ses partisans lui prêtent une véritable sainteté digne, pensent-ils, de Mgr Lefebvre, appela les fidèles à réciter (et à comptabiliser) des millions de chapelets. Les objectifs étaient quantitatifs ! Cela les occuperait au lieu qu’ils perdent leur temps à se renseigner sur Internet !

 

Face aux gros chiffres de Rosaires dûment consignés par la FSSPX, le Ciel dût bien se résoudre à faire les “miracles” demandés. 

 

Ainsi Benoît XVI leva les excommunications après que les évêques en eurent fait la demande écrite. Il ne faut pas décourager ceux qui montrent de la bonne volonté. Et puis PaulVI l’avait bien fait en 1965 pour le patriarche Athénagoras. D’ailleurs ces peines d’un autre âge n’intéressent personne. Quant à la messe traditionnelle, il décida qu’elle pouvait être célébrée à titre “extraordinaire” : une place en quelque sorte folklorique dans le patrimoine catholique.

Vint ensuite l’étape des discussions doctrinales. C’était le cœur de la question: pour se mettre d’accord il faut professer la même foi. 

Ces discussions furent entourées du secret le plus opaque, car on n’était pas trop sûr de leur issue.       

Las, ces discussions débouchèrent sur un échec complet. D’après les théologiens, il est impossible de réconcilier les doctrines issues de VaticanII avec l’enseignement antérieur des papes, particulièrement sur la question des rapports avec les autres religions et la place de la religion chrétienne dans la société. Les experts traditionalistes sortaient de deux ans de discussions plus aguerris que jamais : l’accord apparaissait impossible !

      

Il faudrait beaucoup travailler le texte pour signer un accord où chacun pourrait lire l’inverse de ce qu’y lirait son interlocuteur ! Ce fut le travail des dernier mois. Mgr Fellay maintint un strict secret (selon des méthodes maçonniques) sur le projet de Préambule dont l’impact toucherait incontestablement la foi de tous les traditionalistes. Même les prêtres (les évêques ?) de la FSSPX n’en eurent pas connaissance, ce qui créa un véritable malaise.

      

Mais plus c’est gros, plus ça passe ! L’abbé Pfluger a expliqué voici deux semaines dans le sud de la France que l’objectif des discussions doctrinales n’avait jamais été de convaincre les interlocuteurs des traditionalistes. Il s’agissait au plus de mesurer les différences. Mgr Fellay s’apprête donc au même accord purement pratique qu’il avait reproché à ses anciens confrères de l’Institut du Bon Pasteur d’avoir signé.

 

POURQUOI DONC LE REVIREMENT ACTUEL?

 

C’est que la rébellion gronde. La FSSPX est menacée d’éclatement. Rome n’a pas envie de récupérer une coquille vide, même si cette coquille apporte le patrimoine de la FSSPX qui semble important. Ce qui intéresse Benoît XVI est de faire cesser cette dissidence qui conteste Vatican II et jette par conséquent le doute sur sa propre légitimité. Il faut donc que la troupe suive.

     

Rome a alors opportunément relevé ses exigences doctrinales, donnant ainsi le beau rôle de défenseur de l’orthodoxie à Mgr Fellay qui s’empresse désormais de refuser le préambule doctrinal. Bien entendu, Mgr Fellay va mettre à profit ce nouveau délai pour “nettoyer” les poches de résistance. Les têtes vont tomber. A commencer par celle de Mgr Williamson qui constitue un obstacle au rapprochement à lui tout seul, puisqu’il s’est mis à dos la communauté juive. D’autres suivront. 

     

Comment va se passer le chapitre général ? Il y a fort à parier que ce sera un non-évènement. Mgr Fellay écarte d’autorité ses opposants. Il répète qu’il s’agit d’un « chapitre d’affaires », non prévu par les statuts. Il maîtrise parfaitement l’ordre du jour. Les statuts d’ailleurs n’apparaissent pas son souci principal et les modalités de convocation de ce « chapitre d’affaires » mériteraient sans doute un examen de conformité. Mgr Fellay ne semble guère inquiet de l’issue des débats. Les têtes vont tomber.

     

Nous assistons à un hold-up sur l’œuvre de Mgr Lefebvre mené par le commando allemand de Benoît XVI.  

     

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 09:21

 

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Mgr Tissier de Mallerais :

 

“La foi passe avant la légalité”

 

 

Il y a dix ans nous avions interviewé Mgr Tissier de Mallerais à propos de la parution de son épaisse biographie sur Mgr Lefebvre publiée aux éditions Clovis : Marcel Lefebvre. Une vie. L’ex-archevêque de Dakar avait accordé en 1968 un long entretien à RIVAROL qui avait fait date, deux ans avant de fonder la Fraternité Saint-Pie X. A l’occasion de la réédition de son ouvrage L’étrange théologie de Benoît XVI, Herméneutique de continuité ou rupture, par Les Editions du Sel, Couvent de la Haye aux Bonhommes, 49240 Avrillé (19 euros), nous avons à nouveau interrogé Mgr Tissier à un moment où de graves divisions se font jour au sein de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X sur la question d’un accord avec Benoît XVI. Dans cet entretien réalisé le 1erjuin l’on peut voir que Mgr Tissier né en 1945 et qui est l’un des quatre évêques sacrés par le prélat d’Ecône le 30juin 1988, le seul de nationalité française, s’oppose nettement à la stratégie de ralliement à BenoîtXVI de MgrFellay.

 

 

RIVAROL : On parle beaucoup de la “réintégration” imminente de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) dans l’«Eglise officielle». Qu’en est-il exactement ?

 

Mgr TISSIER de MALLERAIS : “Réintégration” : le mot est faux. La Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) n’a jamais quitté l’Eglise. Elle est au cœur de l’Eglise. Là où est la prédication authentique de la foi, là est l’Eglise. Ce projet d’“officialisation” de la FSSPX me laisse indifférent. Nous n’en avons pas besoin et l’Eglise n’en a pas besoin. Nous sommes déjà sur le pinacle, comme un signe de contradiction qui attire les âmes bien nées, qui attire beaucoup de jeunes prêtres malgré notre statut de paria. On voudrait mettre notre lumière sous le boisseau par notre intégration dans l’orbe conciliaire. Ce statut qu’on nous propose de prélature personnelle, analogue à celui de l’Opus Dei, est un statut pour un état de paix. Mais actuellement nous sommes dans un état de guerre dans l’Eglise. Ce serait une contradiction de vouloir « régulariser la guerre ».

 

R. : Mais certains dans la Fraternité Saint-Pie X pensent que ce serait quand même une bonne chose. Ne vous sentez-vous pas gênés par cette situation “irrégulière” ?

 

Mgr TISSIER : L’irrégularité n’est pas la nôtre. C’est celle de Rome. Une Rome moderniste. Une Rome libérale qui a renoncé au Christ-Roi. Une Rome qui a été condamnée d’avance par tous les papes jusqu’à la veille du concile. D’autre part l’expérience des sociétés sacerdotales qui se sont ralliées à la Rome actuelle est que toutes, les unes après les autres, y compris Campos et le Bon Pasteur, ont été mises en demeure d’accepter le concile Vatican II. Et on sait ce qu’est devenu Mgr Rifan, de Campos, qui maintenant ne voit plus d’objection à célébrer la nouvelle messe et qui interdit à ses prêtres de critiquer le Concile !

 

R : Que répondez-vous à ceux qui croient que Rome a changé avec  Benoît XVI ?

 

Mgr TISSIER : Il est exact que Benoît XVI a fait quelques gestes en faveur de la tradition. Principalement en déclarant que la messe traditionnelle n’a jamais été supprimée et secondement en supprimant en 2009 la soi-disant excommunication qui avait été déclarée à notre encontre à la suite de notre sacre épiscopal par MgrLefebvre. Ces deux gestes positifs ont attiré à BenoîtXVI des plaintes amères de la part de l’épiscopat. Mais le pape BenoîtXVI, tout pape qu’il soit, reste moderniste. Son discours programmatique du 22décembre 2005 est une profession de l’évolution des vérités de foi selon les idées dominantes de chaque époque. Malgré ses gestes favorables, son intention réelle en nous intégrant dans l’orbe conciliaire, ne peut être que de nous ramener à VaticanII. Il l’avait dit lui-même à S.E. Mgr Fellay en août 2005 et une note confidentielle de lui-même, publiée frauduleusement, vient tout récemment de le confirmer.

 

R. : Mais certains pensent que BenoîtXVI venant de la Bavière catholique, et qui est, croient-ils savoir, « d’une profonde piété depuis sa jeunesse », inspire confiance. Que leur répondez-vous ?

 

Mgr TISSIER : Il est vrai que ce pape est très sympathique. C’est un homme aimable, poli, réfléchi, un homme discret mais d’une autorité naturelle, un homme de décision qui a résolu plusieurs problèmes dans l’Eglise par son énergie personnelle. Par exemple des problèmes de moralité dans tel ou tel institut sacerdotal. Mais il est imbu du concile. Lorsqu’il dit que la solution du problème de la FSSPX est une des tâches principales de son pontificat, il ne voit pas où est le vrai problème. Il le situe mal. Il le voit dans notre soi-disant schisme. Or le problème n’est pas celui de la FSSPX, c’est le problème de Rome, de la Rome néo-moderniste qui n’est plus la Rome éternelle, qui n’est plus la maîtresse de sagesse et de vérité, mais qui est devenue source d’erreur depuis le concile VaticanII et qui le demeure aujourd’hui. Pourtant la solution de la crise ne pourra venir que de Rome. Après BenoîtXVI.

 

R : Alors comment voyez-vous la solution de ce désaccord jugé par beaucoup scandaleux de la FSSPX avec Benoît XVI?

 

Mgr TISSIER : Il est vrai que la FSSPX est une « pierre de scandale » pour ceux qui résistent à la vérité (cf 1 Petr 2, 8) et cela est un bien pour l’Eglise. Si nous étions “réintégrés”, nous cesserions par le fait-même d’être cette épine enfoncée dans le flanc de l’église conciliaire, d’être un vivant reproche à la perte de la foi en Jésus-Christ, en sa divinité, en sa royauté. 

 

R : Mais, Monseigneur, vous avez écrit avec vos deux collègues une lettre à S.E. Mgr Fellay pour refuser un accord purement pratique avec Benoît XVI. Quelles sont les raisons de ce refus ?

 

Mgr TISSIER : La diffusion de notre lettre est due à une indiscrétion dont nous ne sommes pas coupables. Nous refusons un accord purement pratique parce que la question doctrinale est primordiale. La foi passe avant la légalité. Nous ne pouvons pas accepter une légalisation sans que le problème de la foi soit résolu. Nous soumettre maintenant sans condition à l’autorité supérieure imbue de modernisme serait nous exposer à devoir désobéir. Alors à quoi bon ? Mgr Lefebvre disait dès 1984 : « on ne se place pas sous une autorité quand cette autorité a tous les pouvoirs pour nous démolir ». Et je crois que c’est sagesse. Je voudrais que nous produisions un texte qui, renonçant aux finasseries diplomatiques, affirme clairement notre foi et par conséquent notre refus des erreurs conciliaires. Cette proclamation aurait l’avantage premièrement de dire la vérité ouvertement au pape BenoîtXVI qui est le premier à avoir droit à la vérité et deuxièmement de restaurer l’unité des catholiques de tradition autour d’une profession de foi combative et inéquivoque.

 

R. : D’aucuns croient que le statut de prélature personnelle qu’on vous propose vous garantira suffisamment de tout péril d’abandonner le combat de la foi. Que répondez-vous ?

 

Mgr TISSIER : C’est inexact. Selon le projet de prélature, nous ne serions pas libres d’implanter de nouveaux prieurés sans la permission des évêques locaux et en outre toutes nos récentes fondations devraient être confirmées par ces mêmes évêques. Ce serait donc nous asservir tout à fait inutilement à un épiscopat globalement moderniste.

 

R. : Pouvez-vous nous préciser ce problème de foi que vous souhaitez voir résolu en premier lieu ?

 

Mgr TISSIER : Volontiers. Il s’agit, comme MgrLefebvre le disait, de la tentative du concile Vatican II de réconcilier l’Eglise avec la révolution, de concilier la doctrine de la foi avec les erreurs libérales. C’est BenoîtXVI lui-même qui l’a dit dans son entretien avec Vittorio Messori en novembre 1984 en disant : « le problème des années 1960 (donc celui du concile) était l’acquisition des valeurs les mieux mûries des deux siècles de culture libérale. Ce sont des valeurs qui, bien que nées hors de l’Eglise, peuvent trouver leur place, une fois purifiées et corrigées, dans sa vision du monde. Et c’est ce qui a été fait. » Voilà l’œuvre du concile : une conciliation impossible. « Quelle conciliation peut-il y avoir entre la lumière et les ténèbres ? », dit l’Apôtre, « quel accord entre le Christ et Bélial ? » (2 Cor 6, 15). La manifestation emblématique de cette conciliation est la Déclaration sur la liberté religieuse. A la place de la vérité du Christ et de son règne social sur les nations, le concile place la personne humaine, sa conscience et sa liberté. C’est le fameux « changement de paradigme » que confessait le Cardinal Colombo dans les années1980. Le culte de l’homme qui se fait Dieu à la place du culte de Dieu qui s’est fait homme (cf. PaulVI, discours à la clôture du concile, 7décembre 1965). Il s’agit d’une nouvelle religion qui n’est pas la religion catholique. Avec cette religion nous ne voulons aucun compromis, aucun risque de corruption, aucune apparence même de conciliation, et c’est cette apparence que nous donnerait notre soi-disant “régularisation”. Que le Cœur immaculé de Marie, immaculé dans sa foi, nous garde dans la foi catholique.

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