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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 19:41

 

http://static.mediapart.fr/files/imagecache/100_pixels/media_26883/bienvenue_au_front.jpg

 

Par Fabienne Ballarin dans RIVAROL n° 3041 du 6/04/2012

 

Quiconque a vu Checcaglini face à Marie-Christine Arnautu sur Canal Plus ne peut que s’étonner du contraste entre cette femme malingre, sèche, nerveuse et agressive, et le livre qu’elle a tiré de son expérience d’infiltrée au sein du Front mariniste. Un ouvrage qui se lit d’une traite, comme un roman, sans longueur, lourdeur ou répétition. Un document digne d’intérêt en ce qu’il dévoile les tensions idéologiques de ce parti désireux d’opérer sa mue. Au milieu de nouveaux adhérents qui « n’auraient jamais voté pour Jean-Marie Le Pen » et se félicitent des gages donnés par Marine Le Pen au Système, des anciens, nettement plus sympathiques, qui défendent Gabriac, prévoient (et non pré- parent, comme elle l’affirme) le conflit civilisationnel contre l’islam, lisent les thèses de Thierry Meyssan, Robert Faur- risson ou Vincent Reynouard.


Au début du livre, un chapitre relate en quelques pages le banquet des soixante ans de RIVAROL. Checcaglini, sous le nom de Gabrielle Picard, avait donc infiltré notre réunion champêtre. Or, même Gollnisch avait boudé cet événement dans la vie de notre hebdomadaire, qui n’avait par consé- quent aucun lien avec le FN. Rien qui puisse justifier la participation de notre gauchiste à cette journée qui s’est révélée être un véritable supplice, de son propre aveu. Il faut dire que cette bien-pensante a la tripe sensible : voir les titres des prospectus de Reynouard ou des ouvrages d’Hervé Ryssen, entendre les discours de Holeindre ou de Spieler, lui donnent la nausée.

Quelle était donc l’utilité de ce chapitre ? Il semble que Checcaglini y soit venue chercher le soufre qui faisait défaut au nouveau FN. Les relents de peste brune peuvent ainsi s’étendre sur toute la suite de son expérience, Checcaglini se gardant bien de mentionner les conflits existant entre la nouvelle direction du FN et celle de RIVAROL... C’est un exemple parmi d’autres de sa malhonnêteté, dont la manifestation la plus frappante est l’ infiltration elle-même.


 

On ne peut qu’éprouver de la compassion pour ces militants qui lui accordent leur confiance, lui font des confidences, et qu’ elle méprise profondément, sauf peut-être cette retraitée, militante exemplaire, qui est de tous les tractages et boîtages, donne ses quelques économies au Front, et n’a pour toute récompense que des critiques de son secrétaire départemental. C’est la seule, sans doute,qui ait su l’attendrir. Auprès des autres, elle n’est qu’un appareil enregistreur décidé à débusquer toutes les paroles “nauséabondes”.


Nausées, frissons, sang qui se glace, appétit coupé, tout le champ lexical du film d’horreur est écumé pour décrire les réactions effarées de la journaliste. Un portrait du Maréchal, la télévision rebaptisée « Té Lévy

Sion »,les immigrés qualifiés d’“allocophiles” (amateurs d’ allocations), et des marques d’inquiétude ou d’ exaspération à l’ égard des musulmans, suffisent à mettre l’infiltrée dans tous ses états. Un épisode en particulier a été largement médiatisé : « Philippe Chevrier , le compagnon de Marie-Christine Arnautu, s’interroge sur l’éventuelle sortie de l’ une de mes consœurs : quand est-ce qu’on se l’emmène la Fourest ? On la met à poil, on l’attache à un arbre, on se la prend, on met des cagoules, on va avec la Fourest en forêt de Rambouillet et on la laisse. Au sourire qu’il affiche, le responsable des Yvelines semble content de ses idées de balades en pleine nature. Mon secrétaire départemental trouve aussi la proposition intéressante, qu’il gratifie d’un “c’est une bonne action” et part dans un éclat de rire » (page 186). Consternation sur le plateau de Canal Plus qui se fait un plaisir de partager l’extrait avec ses téléspectateurs. Arnautu, pourtant concernée, puisqu’il s’agit de son concubin, se défend assez mal en niant que la conversation ait eu lieu. Checcaglini, qui a visiblement préparé son coup, affirme avoir enregistré le dérapage.

 

 

 

En fait de dérapage, il s’agit d’une plaisanterie, certes grasse, mais faite dans le cadre d’une réunion de secrétaires départementaux et de leurs adjoints, au cours du repas, dans une ambiance décontractée. Ce n’est absolument pas, comme Checcaglini et Fourest aiment à le faire croire, un véritable plan d’action contre une journaliste qui fait sa carrière et sa renommée en grande partie grâce à son hostilité envers le FN. Ce n’était ni une menace, ni une incitation à la violence, en témoignent le “rire” du SD et le “sourire” de Chevrier. Mais c’est que notre journaliste, inconnue du grand public avant cette expérience, prend très au sérieux sa mission de démasquer les militants du FN. Elle qui n’a de cesse de les décrire comme des paranoïaques, des faibles, des timides, tétanisés par la peur de l’Arabe et du musulman, projette en fait sur eux sa paranoïa de bien-pensante, inca- pable de distinguer le premier du second degré.

 

 

UN PARTI PRIS ÉVIDENT

 

 

Le parti pris (dont elle se défend sur les plateaux) est évident dans les a parte qu’elle partage avec le lecteur. Ainsi cette réflexion typique, devant les propos “islamophobes” de son SD : « Je pense alors : et toi, Sylvain, as-tu eu cette curiosité de t’ intéresser à l’ islam autrement que sous (sic) le prisme du fondamentalisme ? Es-tu allé te rendre compte par toi-même auprès de musulmans de la manière dont ils vivent leur religion ? » A longueur de pages, Checcaglini commente défavorablement les saillies de ses interlocuteurs. Mais lorsque des militants témoignent des injustices qu’ils subissent, elle abandonne ses maigres capacités réflexives et n’a plus qu’un silence éloquent à offrir en lieu et place de ses éclairantes analyses à sens unique. Une seule explication peut justifier l’adhésion de militants qu’elle n’arrive pas à dépeindre en nazis assoiffés de sang : « De cette impossibilité à dépasser cette peur des autres, de cette fragilité finalement, venait peut-être en partie le racisme dans lequel il se confortait » (page 295).

 

 

 

Mais aucun commentaire n’est fait sur la mésaventure de cette secrétaire fédérale qui fait imprimer des milliers de tracts à ses frais (17 000 francs), tracts saisis par le syndicat Sud à la Poste et brûlés (page 286). Ni sur ce passant, chômeur et désespéré qui lui confie : « je suis écœuré. Quand vous travaillez, vous n’avez que dalle, quand vous ne travaillez pas, vous avez tout » (page 267). Ou encore sur une enseignante terrorisée, « obligée, pour éviter de se faire agresser ou d’avoir ses pneus dégonflés, de laisser ses élèves faire ce qu’ils veulent » (page 247). Refus de commenter aussi la nostalgie d’un homme « parti  à l’étranger durant plusieurs années » qui, à son retour, « ne [reconnaissait] plus [son] pays. » « L’autre jour, je suis allé à Bruxelles en train. Eh bien, la gare du Nord, ça fait peur, vraiment ça fait peur » (page 217). Le même homme s’insurge des fraudes à la sécurité sociale, dont il est témoin dans son travail, et qui sont principalement le fait d’immigrés. Enfin, l’infiltrée entend également parler des agressions répétées de la libraire du 93 Marie-Neige Sardin que nous avions interrogée. Viol, coups, menaces : la journaliste reste visiblement insensible au calvaire de cette femme courageuse. Checcaglini, comme elle ne cherche pas à comprendre la démarche des militants, comme il n’y a pas de leçon à tirer pour la pensée unique, se tait. Sans doute tous ces témoignages sont-ils pour elle l’expression de cette fameuse paranoïa qui est sa seule clé de lecture. Dans les mains du lecteur malfaisant que nous sommes, cependant, ces échanges poignants ne peuvent qu’encourager à continuer le combat nationaliste. L’auteur, quant à elle, ne mérite que le sou- rire amusé ou méprisant que son aveuglement et sa mauvaise foi font naître.

_____


Claire Checcaglini, Bienvenue au Front, Journal d’une infiltrée, Editions Jacob-Duvernet, 19, 95 euros.

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 17:01

 

http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/societe/mohamed-merah3/4502684-1-fre-FR/mohamed-merah.jpg

 

Par Léon Camus dans le RIVAROL à paraître le 30/03/2012

 

Après l’émotion, le spectacle et les pétarades, vient le temps des questions. Questions qu’il faut poser avec insistance, sans trop espérer obtenir de réponses. Mais les “bonnes” questions sont déjà un pas en avant vers un peu de transparence… cette nécessaire “vérité” sans laquelle la démocratie n’est qu’un vain mot, un hochet.

Pour avancer dans le labyrinthe de cette ténébreuse affaire, il s’agirait en premier lieu de s’efforcer de savoir qui était vraiment Merah: un petit voyou voyageur ou plus? Un homme “manipulé”? En l’occurrence un correspondant stipendié de services occidentaux américains ou français… un agent dormant à l’intersection du crime organisé et des réseaux de l’islam radical? L’intéressant téléfilm scénarisé par Frédéric Krivine et intitulé «Nom de code DP» décrit précisément un cas de figure similaire dont auraient pu s’inspirer à bon escient les auteurs du “montage” qui nous occupe. Dans la fiction (prémonitoire?), une cellule djihadiste dormante se trouve infiltrée par un agent du Mossad…

 

Au-delà de l’hypothèse vraisemblable d’une manipulation, possibilité de plus en plus couramment présente à l’heure actuelle sur la Toile (cependant celle-ci parviendra-t-elle à briser le verrouillage médiatique et à s’imposer, rien n’est moins sûr?), il faut envisager que Merah n’ait pas agi seul et même puisse n’être pas— horresco referens— l’homme qui a perpétré les crimes. Dans ce cas, il pourrait être, suivant un cas de figure classique en matière de terrorisme, un écran, un leurre, jeté en pâture à la meute médiatique pour égarer l’opinion. À ce titre, une question préliminaire se pose: était-il seul ou accompagné? L’affaire annexe des vidéos hâtivement expédiées au bureau parisien de la chaîne qatarie Al Jezirah le jour où Merah se trouve encerclé, remet en cause la thèse du tueur solitaire(1). 

 

Pour accroître notre perplexité, le procureur de Paris, François Molins— le 23, peu après la mort de Merah— avait annoncé la découverte d’un sac «confié à quelqu’un» contenant la caméra du tueur ! On aimerait en savoir plus sur ce «quelqu’un». Alors Merah était-il un isolé comme la DCRI tente d’en accréditer l’idée, ou bien bénéficiait-il d’un réseau de soutien? Au demeurant, les circonstances de sa traque et de sa mort annoncée (pour ne pas dire programmée) sont aussi suffisamment insolites pour ne pas susciter quelques fortes interrogations… Dans l’hypothèse fondée d’une “instrumentalisation” de l’individu, il s’agirait in fine d’éclairer quels objectifs de politique intérieure ou méditerranéenne se trouvaient poursuivis par le truchement d’une telle provocation. Nous nous contenterons de poser ici quelques jalons…

 

MERAH DJIHADISTE GLOBE-TROTTER: UN BOBARD?

 

Dans un premier temps certains analystes ont voulu voir dans Merah, citoyen français d’origine algérienne, l’homme qui fut arrêté le 19 décembre 2007 en Afghanistan et condamné à trois ans de prison pour avoir posé des bombes dans la province de Kandahar… où il aurait été détenu par le Joint Special Operations Command au centre de Sarposa. Merah cependant s’en serait échappé lors d’une évasion de masse organisée par les forces rebelles. C’est à l’occasion de ce séjour carcéral que le Defense Counterintelligence and Human Intelligence Center— autrement dit le contre-espionnage offensif américain— l’aurait recruté afin d’infiltrer les réseaux djihadistes en France. 

 

Une éventualité certes extravagante, mais si parfaitement étrangère à de la pure spéculation, que le Directeur central du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, l’homme qui devait prioritairement connaître le dossier Merah, s’est cru obligé de démentir ce 27 mars toute manipulation du présumé coupable, tant par les Américains que par les Français! Reste que pour en arriver à «cracher le morceau» encore a-t-il fallu que commences à être posées des questions gênantes qu’il fallait bloquer d’urgence. Montrant incidemment que le Directeur du renseignement, s’il n’est pas encore tout à fait sur la sellette, se trouve déjà en première ligne, devant faire face à toutes les incohérences ou les contradictions d’un dossier pourri.

 

Merah, super-djihadiste évadé de Kandahar, participe d’un segment du scénario aussitôt passé à la trappe. Parce qu’à moins d’avoir le don d’ubiquité, Merah est en principe, en décembre 2007, incarcéré en France et ce, jusqu’en septembre 2009. À cette époque, il ne se serait donc pas encore rendu au Proche-Orient ni en Asie Centrale(2)… car, aux dires de Bernard Squarcini, dans un long entretien publié le 23 mars dans Le Monde, à partir de septembre 2010 Merah «a passé du temps chez son frère au Caire après avoir voyagé au Proche-Orient: Turquie, Syrie, Liban Jordanie et même Israël. À Jérusalem, la police découvre un canif dans son sac puis le relâche. Ensuite, il se rend en Afghanistan en passant par le Tadjikistan. Il prend des parcours qui sont inhabituels et n’apparaît pas sur nos radars, ni sur ceux des services extérieurs français, américains et locaux. Il arrive le 13novembre à Kaboul, il est contrôlé le 22novembre à Kandahar et il rentre en France le 5décembre 2010»(3).

 

Remarque quant à la biographie de Merah: celle-ci semble très instable, ses différents éléments ne sont pas encore définitivement emboîtés les uns dans les autres. Et de jour en jour l’embrouillamini d’informations contradictoires grossit. Et c’est bien là peut-être le but de la manœuvre, rebuter l’opinion afin qu’elle renonce à vouloir comprendre face à un écheveau inextricable et par conséquent prête à faire siennes toutes les certitudes que lui prodigue une presse réputée libre. Pourtant, les bémols se multiplient. Dépêche AFP du 22 mars : les Services pakistanais et afghans, mais également les forces américaines et celles de l’Otan dans ce dernier pays déclarent «n’avoir aucune trace des séjours de Mohamed Merah, contrairement aux déclarations des autorités françaises»(4). Une info «passée dans l’épaisseur du trait», c’est-à-dire passée totalement inaperçue du public… Ce qui n’a pourtant pas empêché M. Squarcini de reprendre et de confirmer, dans son entretien au Monde, la version désormais officielle du djihadiste globe-trotter et de ses pérégrinations orientales. Corroborant de cette façon les déclarations du procureur de la République de Paris, François Molins, qui avait mentionné deux séjours, l’un en Afghanistan en 2010, l’autre au Pakistan, de deux mois, en 2011.

 

Ainsi, de la bouche même de l’un des pontes, et non le moindre, de la DCRI, nous apprenons que Mérah, délinquant multirécidiviste, passe d’un pays à l’autre sans la moindre difficulté grâce à son passeport de la République. Une interrogation seulement! Merah ne pouvait entrer en Israël avec un visa syrien (obligatoire), ni entrer en Syrie avec un tampon israélien sur son passeport… Rappelons que l’état de belligérance n’ayant jamais cessé depuis 1948 entre la Syrie et l’État hébreu l’on ne passe pas d’un pays à l’autre avec un document visé officiellement dans l’un des deux pays en guerre perpétuelle. Pourtant les Services spéciaux du Shin Bet, l’équivalent israélien de la DCRI [Haaretz du 26 mars], confirme la chose! Comment expliquer ce tour de passe-passe? Est-ce à dire que Merah possédait deux passeports? La question se pose, tout comme celle de connaître la source des moyens financiers avec lesquels il pouvait s’offrir des voyages forcément coûteux— s’ils ont réellement tous eu lieu— au-delà de l’Égypte, d’Israël et de la Jordanie. Et qu’allait-il donc faire en Israël? Acquérir les rudiments dans le maniement des armes— du pistolet mitrailleur compact 8 mm parabellum Uzi par exemple? Une teinture d’expérience qu’il n’aurait pas acquise au Waziristân en cours particuliers(5), surtout s’il n’y a jamais mis les pieds. Ici, l’on peut supposer que M. Squarcini s’est encore laissé aller à des révélations inconsidérées suscitant plus de curiosité que de certitudes apaisantes.

 

MERAH ET L’INFO MANIPULES ?

 

Doit-on finalement en déduire que si Merah, déjà connu conjointement des services de police et de la sécurité nationale, bénéficie d’une aussi longue lisière [laisse] lui permettant de se rendre dans les zones chaudes du Proche-Orient et de l’Asie centrale, ce serait évidemment parce qu’il serait une honorable recrue de la DCRI, à défaut d’être un infiltré du DCHC américain [voir supra]? Même le très conformiste Figaro ne peut— sous peine de décevoir ses plus subtils lecteurs ou de manquer le coche d’une tendance générale au scepticisme qui se dessine dans le contexte des échéances présidentielles et de la guerre des chefs— évacuer totalement une telle éventualité et toutes les questions qui s’y rattachent. [...]

 

 

 

 

Lire la suite sur le site de RIVAROL. Profitez-en, l'article est disponible dans son intégralité !

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 11:22

droit aux lettres

 

 

 De David VEYSSEYRE :

 

EXCELLENT NUMÉRO !

 

Félicitations pour la dernière édition de RIVAROL, Jérôme Bourbon s’est derechef surpassé, j’ai fort goûté la péroraison de son éditorial; bien sûr, c’est évident, ce sont les francs-maçons qui sont derrière le projet de légalisation de l’euthanasie comme tous les sujets “sociétaux”, ils croient que cela obéit à leur vocation d’être les avant-gardes du progrès et à leur devoir de perfectionnement moral et intellectuel intérieur. Ils ne rendent pas compte, eux aussi, que le “sociétal” est le pire suppôt de la brutalisation, de la réaction et de la régression enfantées par le capital et ses sicaires de la droite financière. 

 

Magnifique aussi l’entrevue donnée par Lajos Marton à J. Bourbon, c’est grandiose de donner la parole à des gens de cette trempe et de les faire connaître. Il y a des hommes que la Providence a bénis et à qui elle a donné force, vaillance, grâce, intelligence et noblesse. Cet homme est un exemple, son parcours est logique, il est passé de la lutte anti-soviétique à la lutte anti-gaulliste, les deux faces d’une même pièce, toujours la même qui est le mensonge, le parjure, la dissimulation, l’imposture et la malhonnêteté. Gaullisme qu’il ne faudra jamais laisser de dénoncer et de combattre jusqu’à notre dernier souffle. 

 

Par ailleurs, la chronique de Robert Spieler est encore magnifique et drôle. Les articles de Rochette également (superbe, celui sur la viande Hallal, j’aime bien sa plume, elle est assez singulière, il ne mettrait pas son nom que je la reconnaîtrais), ainsi que le papier d’Hannibal qui se meut encore dans l’excellence.


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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 11:08

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Par Léon Camus

 

Difficile, au moment de boucler (mercredi 21 mars 2012 à 15 heures), d’anticiper vraiment le dénouement de la sale affaire de Toulouse, ni de réécrire de fond en comble l’article initialement prévu dont cependant la substance reste pour l’essentiel inchangée. Au moment présent le tueur identifié (et pas seulement présumé puisque la plume libre n’est pas serve!) est retranché dans un appartement. En toute logique, le suspect ne devrait finalement répondre aux questions des enquêteurs qu’à la morgue. La chronique des heures suivantes sera peut-être celle d’une «mort annoncée». C’est d’ailleurs la prophétie auto-réalisable de M. Marc Stzulman, secrétaire général du Conseil représentatif des Institutions juives de France de Midi-Pyrénées qui déclarait ce 21 mars au matin: «Il semblerait» qu’au moment même où les dépouilles de ses victimes arrivaient en Israël, l’individu cerné par le Raid à Toulouse, «ne veuille pas se rendre». On s’en douterait! Ce genre d’affaire s’achève rarement par un procès en bonne et due forme!

 

Le tueur de Béziers qui, le 2 septembre 2001, liquida le directeur de cabinet du maire et tirait au bazooka sur les véhicules de police, Samir Berkera, un repris de justice de 27 ans, fut attiré dans un guet-apens et proprement liquidé. Le tireur du Conseil municipal de Nanterre (27 mars 2002— 8 morts, 19 blessés), se défenestrera (spontanément?) le lendemain lors de son interrogatoire… Pensons également à Lee Harvey Oswald, assassin présumé solitaire de John Kennedy le 22 novembre 1963, abattu par un membre de la mafia de Chicago, le judéo-américain Jack Ruby, 48 heures après son arrestation… Ruby décédera lui-même de «mort naturelle» quelques années plus tard avant son second procès. Quant au protagoniste de l’affaire de Carpentras (voir note 3), il connut un sort analogue… pour ne pas parler des auteurs (présumés) des grands attentats de Madrid, de Bali ou de Londres qui disparurent dans les cendres de leur repaire ou dans le fracas de leurs bombes.

 

Mais dès à présent certaines questions et réflexions s’imposent. Pourquoi la police n’a-t-elle pas procédé immédiatement à l’arrestation de cet individu bien connu des services de police, notamment de la section anti-terroriste pour ses séjours en Afghanistan, cela immédiatement après le premier assassinat d’un militaire à Toulouse? Serait-ce à dire qu’“on” l’aurait volontairement laissé poursuivre son parcours sanglant en toute connaissance de cause? Que toute cette affaire pourrait en un mot relever d’un savant montage? La question n’est pas du tout oiseuse…

 

Retour sur quelques faits. Le meurtrier avait donné rendez-vous à sa victime via Internet en vue de lui racheter une moto. Ayant utilisé l’ordinateur de son frère pour établir le contact, le tueur vient d’être identifié maintenant— mais un peu tard— par son adresse IP. Pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? Ou bien la mort d’un soldat n’a-t-elle aucun intérêt aux yeux de l’Administration ? C’est peu probable. La cible toulousaine avait servi en Afghanistan et l’affaire était d’entrée de jeu “sensible”. Car comment se fait-il que le meurtrier, suivi pour différents séjours en zone de guerre et avec un passé de délinquance— il aurait été arrêté pour des faits de droit commun à Kandahar au Pakistan à la frontière afghane [Ouest-France 21 mars]— n’ait pas été appréhendé plus tôt? À l’instar du tueur de Béziers, notons la connexion de crimes supposés “politiques” ou religieux, avec la criminalité ordinaire, mais à caractère “explosif” dans le sud de la France, notamment en relation avec les narcotrafics. 

 

Résumons-nous : si les services de police avaient matériellement tous les éléments en mains pour procéder à une arrestation quasi immédiate du tueur, pourquoi ne l’ont-ils pas fait? Est-ce par défaillance ou volontairement que l’enquête primaire n’a pas abouti avant la prolongation de la série? Si c’était le cas, faut-il imaginer que l’homme a été sciemment laissé dans le circuit sachant qu’il allait poursuivre son sanglant parcours? Là, il s’agirait de remonter la chaîne des responsabilités, de démonter le mécanisme de cette machine infernale qui a explosé au visage de la Nation à un tournant décisif de la campagne de la présidentielle.

 

Questions qui sont très loin d’être gratuites surtout si l’on se demande en outre comment un homme suivi par la Sécurité intérieure peut acquérir et conserver un nombre indéterminé d’armes de guerre. En effet, il aurait également utilisé un pistolet mitrailleur compact Uzi chambré en 9 mm Parabellum… une arme peu courante sur le marché, de fabrication israélienne. Rappelons au passage que certains éléments de nos Forces spéciales ont suivi des entraînements à la guérilla urbaine, justement en Israël dont l’excellence en la matière est universellement reconnue, notamment par les Palestiniens qui en font les frais!

 

À l’évocation de ces quelques faits, on aura compris que l’affaire a des chances d’être beaucoup moins linéaire qu’il n’y paraît de premier abord… et dans ce qui en surnagera dans la soupe médiatique des prochains jours. À savoir, l’histoire somme toute banale de nos jours, d’un jeune type de 24 ans qui «pète les plombs» et passe à l’acte pour venger les innocents martyrisés en Palestine et ailleurs… Ça, ce n’est cependant qu’un aspect de l’histoire, mais pas toute l’histoire, uniquement la version utile à repaître l’opinion. L’analyse (ci-dessous) rédigée pour l’essentiel avant l’identification du présumé coupable se proposait de montrer que dans toutes les cas similaires nous avons à faire à des «poupées russes», des emboîtements gigognes, des affaires qui— comme les trains— peuvent en cacher beaucoup d’autres. 

 

À ce stade, ne perdons pas de vue que nos Forces spéciales ont été clandestinement à l’œuvre en Libye avec un PC de campagne à Benghazi et pire, étaient encore il y a peu sur le terrain de la guerre subversive que l’Occident mène actuellement en Syrie par djihadistes irakiens et commandos de choc qataris et séoudiens interposés. Qu’à ce titre les missions confiées à notre armée (ou à ce qu’il en reste: la totalité des forces françaises tiendraient dans le Stade de France !), n’ont plus rien à voir avec la défense de nos intérêts vitaux, mais s’inscrivent dans une stratégie d’empire dont nous ne sommes plus que les exécutants serviles. Cela pour dire que l’armée française (nous ne parlons pas des hommes qui n’en peuvent mais et ne sont que du “matériel” expandable, du “consommable”, en dépit des discours ronflants et des larmoiements de circonstances), n’est pas “blanc-bleu” et qu’elle doit se percevoir comme un calque de sa grande sœur américaine… À ce titre, rien n’exclut qu’elle autofinance ses opérations clandestines de guerre subversive, de la même façon que l’armée américaine… laquelle inonde putativement la planète de l’héroïne produite en Afghanistan, premier Narco-État depuis la chute des Taliban en novembre 2001: à cette date l’Émirat islamique ne produisait plus— après la promulgation de fatwas ad hoc— que 140 tonnes d’opium, sept ans plus tard la production était passée à quelque 8 mille tonnes sous l’œil indifférent des soldats de l’Otan. C’est dire que derrière les guerres fraîches et joyeuses que livre le monde (dit) libre aux barbus rétrogrades sont des cloaques. Des sentines que l’on se garde bien de laisser entrevoir aux opinions publiques sempiternellement intoxiquées et baladées.

 

Un dernier mot pour signaler qu’en Irak, ce mardi 20 mars, jour du neuvième anniversaire de l’invasion américaine, une série d’attentats coordonnés a touché quinze villes, causant une cinquantaine de morts… A Paris, notons l’explosion ce 21 mars au matin d’une bombe artisanale déposée devant l’ambassade d’Indonésie dans le XVIe arrondissement de Paris, sans victime collatérale. Pour ceux qui s’entêteraient à l’ignorer, la jonchée de cadavres qui traverse le continent, de Kaboul à Bagdad et de Damas à Paris via Toulouse, doit nous rappeler que la guerre est là et que les stratèges de la terreur— ceux qui sèment les morts anonymes— savent à merveille manipuler les peurs collectives pour faire accepter aux peuples l’inacceptable. Et l’inacceptable, c’est la servitude et la guerre accueillies comme le salut! […]

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 17:38

 

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Cette semaine, à lire sans doute en priorité à la sortie du kiosque (après l'édito et un extrait des pages internationales déjà disponibles sur le blog), la chronique d'Hannibal consacrée à l'exposition de Degas, ou plutôt à la critique du peintre faite par une féministe juive. Un très court extrait qui donne une idée du propos de notre Hannibal :

 

"Comment un artiste d’avant-garde put-il être réactionnaire, comment une perception si fine pouvait- elle habiter un monstrueux antisémite ? Tel est la question obligée de la critique contemporaine."

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 17:32

 

Dans le RIVAROL n°3038 du 16 mars 2012, p. 4.


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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 17:54

 

http://www.alternatives-paloises.com/IMG/arton5463.jpg

 

Par Léon Camus

 

Le 8 mars nous avons senti passer de très près le vent du boulet. L’offensive sur l’Iran était à l’ordre du jour et il s’en est fallu d’un cheveu… mais l’opposition des militaires, tant à Tel-Aviv qu’à Washington, a eu raison de la virulence des “politiques”, néoconservateurs et autres Likoudniki, Netanyahou et Obama en tête. N’aiment et ne désirent vraiment la guerre que ceux qui ne la connaissent pas et ne la pratiquent que depuis leur bureaux ou sur le papier, en écrivant l’histoire avec leur plume trempée dans le sang des autres. 

 

Ne pouvant frapper l’Iran, Tsahal s’est mis par dépit à matraquer la bande de Gaza, une vengeance à sa mesure. Gaza d’où sont partis d’opportuns tirs de roquettes artisanales al Quod(1), improprement nommées “missiles” par une presse perpétuellement atteinte d’un fort strabisme divergent. Les morts gazaouis— vingt-cinq au 12 mars— ne valent en effet pas de commentaires. Autant la presse occidentale se complaît à donner un bilan quotidien des victimes syriennes, autant elle ne voit pas les cadavres qui «sortent du cadre»… les victimes collatérales d’une guerre dont pourtant elle— la presse officieuse et zélée— s’est fait le vecteur, ne distinguant pas les civils des militaires, les rebelles salafistes des morts collatérales d’innocents, les mercenaires des loyalistes… bref prodiguant larmoiements et compassion à l’égard de ceux qui cherchent à jeter leur propre pays dans le brasier de la guerre civile! Une guerre intercommunautaire, mais au nom de quoi et pour quoi? De la démocratie soi-disant! En vérité par haine confessionnelle (sunnite contre Alaouite chiite) et par soif de vengeance (venger l’écrasement en février 1982 des radicaux musulmans à Hama par Hafez el Assad après la tentative d’assassinat du Raïs par les Frères musulmans?), par appétit phylogénétique d’épuration ethnique?

 

Une presse qui dans ce cas se présente comme l’ardent défenseur de la Liberté et de la Démocratie mais en réalité agit comme un poste de tir avancé pour l’artillerie lourde de la guerre des mots et des images. La guerre majeure du XXIe siècle, celle par laquelle les peuples finissent par ignorer qui les dirige, par croire qu’ils sont en paix alors que leur propre pays est en guerre permanente, qui réécrit l’Histoire au seul bénéfice des vainqueurs pour mieux harasser les vaincus et rendre dociles les prétendus vainqueurs qui n’ont fait que tirer les marrons du feu au profit de minorités dominantes.

 

Reste qu’en Syrie le rouleau compresseur occidentaliste ne semble plus ni devoir, ni pouvoir faire machine arrière. Seul obstacle, l’intransigeance du Kremlin qui a bien compris qu’après Assad, Vladimir Poutine arrive en second sur la liste des coups d’État et des “renversements” à venir… ceux qui ne disent pas leur nom et se cachent derrière une chimérique volonté populaire, pur produit de ce qu’autrefois les révolutionnaires marxistes nommaient “agit-prop”. Agitation et propagande démesurément amplifiées par les porte-voix électroniques des «réseaux sociaux». La foule n’est jamais si bien tenue que quand elle se croit libre!

 

À Moscou les oppositions fourbissent leurs armes, soutenues en sous-mains et encouragées par la voix de l’Occident désintéressé et des globalistes truqueurs des bilans grecs. Gouvernements aux ordres, technostructures et médiacrates, tous appliqués à remplir le cahier des charges que leur ont remis les cryptarchies— autant dire les mafias tribales— qui, de Londres à Shanghaï, de New-York à Francfort via Tokyo et Paris, s’entendent désormais à mettre la planète en coupe réglée… et les peuples au pas !

 

L’IRAN NE PERD RIEN POUR ATTENDRE

 

Ainsi donc, pour des raisons certainement assez éloignées de la pure philanthropie, les classes dirigeantes américaines et israéliennes se montrent aujourd’hui très divisées quant à l’opportunité d’une offensive aérienne sur les sites nucléaires iraniens et au-delà sur l’hypothèse d’un renversement du régime par la force, au moins dans l’immédiat.

 

Le 8 mars, le président de la Commission de la Défense et des Affaires étrangères de la Knesset, le lieutenant-général Shaul Mofaz, ancien chef d’état-major et ministre de la Défense de l’Etat hébreu, réagissait sur Radio Israël au discours de Benjamin Netanyahou à Washington le 5 mars (par conséquent la veille de sa rencontre «au sommet» avec le président américain) devant les milliers de sionistes fanatiques de l’AIPAC, en dénonçant le caractère fallacieux de la présentation faisant de l’Iran et de son programme nucléaire, une menace imminente pour Israël.

 

Le même jour, faisant écho à leur collègue israélien, douze hauts gradés américains du cadre de réserve de l’armée et du renseignement montaient au créneau par le truchement d’un «encart publicitaire» d’une pleine page dans le Washington Post, jugeant à l’identique que l’«action militaire contre la République islamique d’Iran à l’heure actuelle n’est non seulement pas nécessaire et qu’elle-même serait dangereuse, tant pour les États-Unis que pour Israël… Nous vous demandons [à Obama] de résister à toute pression en faveur d’une guerre préventive contre l’Iran», concluant en ces termes: «l’armée des États-Unis est la plus formidable force existant en ce monde, il n’en reste pas moins que tous les défis n’ont pas toujours une solution militaire»!

 

Parmi les signataires du libelle notons le Général Martin Dempsey, chef d’état-major des armées des États-Unis depuis octobre 2011 et l’ancien Secrétaire à la Défense Robert Gates ainsi que Paul Pillar, ancien chef d’antenne de la CIA au Proche-Orient qui, de son côté, n’hésite pas à enfoncer le clou, toujours le même jour, dans le Washington Monthly, insistant sur le fait que «personne ne peut connaître toutes les conséquences d’une guerre avec l’Iran, et en ceci réside la principale question préalable à toutes propositions de recours à la force contre le programme nucléaire iranien. Il est cependant assuré que les conséquences négatives au regard des intérêts américains seront très probablement sévères». 

 

D’un point de vue partagé par Pillar et Dempsey, la classe politique et les militaires iraniens sont et restent jusqu’à preuve du contraire des acteurs rationnels dont le propos ultime est assurément de sanctuariser leur territoire— en d’autres termes, mûs par une logique purement défensive et dissuasive— et non de porter la guerre à l’extérieur alors que le rapport de forces joue absolument en leur défaveur… «Un Iran doté d’une arme nucléaire serait loin d’être aussi dangereux que l’on veut bien le croire ou le faire croire», soulignant en outre que l’absence de «menace existentielle iranienne» pour Israël est communément admise par la plupart des dirigeants politiques et militaires de l’État hébreu hormis une poignée d’excités, tout comme aux États-Unis où une «telle menace est brandie de façon hystérique par une faction comprenant aussi bien des néoconservateurs que des Démocrates, y compris le Président Obama». 

 

Dans un second article publié le lendemain (le lundi 6 mars, jour de l’entretien décisif Netanyahou-Obama), dans The National Interest, Pillar remarque à ce propos que «les remarques du président [Obama] sur la manière dont aucun gouvernement israélien ne peut tolérer l’arme nucléaire dans les mains de l’Iran, ainsi que sa référence au droit souverain d’Israël à décider de sa seule autorité ce dont il est besoin pour remplir ses besoins en matière de sécurité, sonnent presque comme une invitation [implicite] à Netanyahou pour qu’il lance une attaque». Insistant lourdement sur l’aspect contreproductif d’une action à contretemps: «Il n’est pas prudent à ce moment précis de décider d’une attaque sur l’Iran[…] Je pense qu’il serait prématuré de décider de manière unilatérale que le temps est venu de recourir à l’option militaire[…] Des frappes à l’heure actuelle auraient un effet déstabilisateur et ne permettraient pas [à Israël] d’atteindre ses objectifs à long terme». […]

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 22:06

 

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-- EXCLUSIF ! Une interview de Carl Lang, le candidat de l'Union de la Droite Nationale : "Dire des vérités qui dérangent plutôt que des mensonges qui rassurent". Vous pouvez en lire un court extrait ci-dessous:

 

RIVAROL : Pourquoi êtes-vous candidat à l’élection présidentielle et sur quels axes programmatiques et stratégiques ?

CARL LANG : Contrairement à un cer- tain nombre de vrais-faux candidats qui ont fait un tour de piste avant d’annoncer leur retrait médiatique et médiatisé, Nihous, Boutin, Morin qui ont bénéficié pendant des mois d’une présence à la radio et à la télévision avant de se déballonner lamen- tablement et d’appeler à voter Sarkozy, je souhaite porter, comme je l’avais annoncé lors de ma déclaration de candidature le 13 septembre 2011, un projet de droite nationale et européenne, un projet de rup- ture avec toute la classe politique en place et c’ est probablement la raison pour laquelle je suis censuré par la totalité des media nationaux. Je crois que cette candi- dature de droite nationale et européenne répond à une nécessité voire à une urgence et que par ailleurs elle est crédible pour proposer au pays un projet de reconquête nationale et européenne. Cette candidature répond à un enjeu de civilisation. La ques- tion n’est pas simplement de savoir quel président de la République nous allons élire ni même de savoir si l’on choisit tel ou tel modèle de société mais si l’on opte pour tel ou tel modèle de civilisation. Dans les années qui viennent, au maximum dans les 20 ans qui viennent, selon les choix du peuple de France et des peuples d’Europe, nous saurons si nous vivrons dans une société porteuse de nos valeurs de civilisa- tion européenne et chrétienne ou si nous aurons basculé dans un modèle de civilisa- tion qui sera à des années-lumières de notre héritage, de nos traditions, de nos valeurs et de notre culture.  

 

 

-- Dans les pages internationales, Léon Camus pose cette question rhétorique : "La guerre contre l'Iran est-elle imminente?" Entrevue entre Obama et Netanyahou, mise à l'écart de la Russie via la contestation des élections, élections législatives en Iran... sous la plume de Camus, tous les éléments de l'actualité internationale récente se mettent en place pour montrer comment la guerre est à notre porte. Jim Reeves quant à lui décortique les résultats du "Super mardi" des primaires américaines.

 

-- Retrouvez comme d'habitude votre chronique de la France asservie... et résistante, par Robert Spieler.

 

-- N'oublions pas également la chronique d'Hannibal, dans laquelle il revient sur "50 ans de malheur", à savoir l'abandon de l'Algérie.

 

           ... Et bien d'autres articles, pour 3,50 euros en kiosque dès vendredi, ou 2,50 euros, en pdf depuis la boutique en ligne de RIVAROL !

 


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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:17

 

http://vintage-radio.com.au/photos/advertisment-awa-radiolette-1-070607.jpg

 

 

Le “pluralisme” à la sauce France Culture

 

 

Par René Blanc

 

France Culture, sous l’égide de Poivre, dit d’Arvor, ne donne à peu près jamais la parole à la droite nationale. En revanche, en l’espace d’une dizaine de jours sera très longuement accueillie à deux reprises Claire Checcaglini— sur le temps de parole du Front?— dont le livre Bienvenue au Front, rend compte de son infiltration clandestine dans le FN afin de dénoncer le racisme qui y règne. Une technique plusieurs fois utilisée dans le passé par des petites dindes ayant vocation à faire carrière dans le journalisme de délation. C’est sans doute ce que dans cette officine, qui se gargarise en permanence de sa déontologie libertaire de gauche, on appelle l’ouverture et la tolérance.


On y a aussi le sens du débat, de l’impartialité, de la justice féconde dont les grands événements du monde apportent chaque jour une illustration. Les envoyés spéciaux de France Culture n’ont de souci que la ligne éditoriale de leur direction. Et ne présentent jamais une information équilibrée mais une désinformation lourdement orientée.


A l’occasion des élections russes, des dizaines d’heures de reportages, de débats, d’interviews ont été consacrées, notamment par la correspondante à Moscou Iliana Moryoussef, à tabasser Poutine. Pas une seule de ces émissions qui se succédèrent pendant 24 heures ne lui faisant le moindre compliment, rien de positif à lui reconnaître. A l’inverse de ce que fait depuis New York l’Obamaniaque Fabienne Sintès pour le locataire de la Maison-Blanche.


A ceux qui en ont la possibilité on conseillera de se reporter sur le site Internet de France-Culture et de consulter les dizaines de références et de liens concernant ces élections russes. Tous, bien avant qu’elles aient lieu, dénonçaient violemment Poutine, son administration, les truquages dans les urnes, saluant la «révolution russe» en marche. En un compactage intellectuel qui laisse planer bien des doutes sur le QI moyen des fidèles de cette radio.


Tout au long des «révolutions arabes», jusqu’à la Syrie et la Libye, pas une fois les envoyés spéciaux de Radio France, sorte de délégation des radios nationales Qatari ou Nord Coréenne, ne donnèrent la parole aux représentants des gouvernements ou citèrent les agences de presse nationales. Pas un seul journaliste ne s’est rendu dans Syrte pourtant infiniment plus martyrisée que ne le fut Homs. Se souvient-on encore de cet Omar Ouamane, à l’élocution plus qu’approximative qui, sitôt arrivé au Caire, s’installa Place Tarir, mettant son micro au service des opposants et devenant en somme le porte-parole et la radio de ces derniers?


Mais sans doute tout cela est-il malignité d’esprits revanchards. Voici comment M. Poivre considère son impeccable sens de l’équité : «Je veille scrupuleusement, écrit-il dans un communiqué en réponse aux attaques injustes, à ce que France Culture soit un media pluraliste, ouvert à toutes les sensibilités, dans le respect des règles en vigueur, y compris et surtout en ces temps de campagne électorale». On vous le dit… Entre le Qatar et la Corée du Nord!

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:13

 

Billet hebdomadaire : un article de René Blanc.

 

http://www.sudouest.fr/images/2011/12/14/omar-sy-est-donc-intouchables-pour-l-elysee-et-le_596944_460x306.jpg


 

Césars, Sy, Noah, Mélenchon :

 

en finir avec la suprématie blanche et chrétienne


 

Dès le début janvier nous avions quelques doutes sur la légitimité de l’Opération Omar Sy, tendant à faire de cet acteur africain de série Z le troisième Français «préféré des Français». Nous nous étonnions que l’on débarque sans ménagement de ce classement bidon Mimi Mathis qui n’avait rien fait à personne et occupait cette place, au titre «de femme et de handicapée», derrière les inamovibles Noah et Zidane. Et certes nous avions souligné l’imposture représentée par ce classement conçu par le Journal du Dimanche pour faire parler de lui. Dénonçant le racisme de pratiques qui en quelques années nous ont fait passer de la dénonciation de «minorités invisibles» à l’occultation d’une majorité «de moins en moins visible». Au point qu’à Radio France, à France-Info en particulier, c’est depuis quelques mois un déferlement de jeunes “journalistes” maghrébins(es) embauché(e)s évidemment au détriment des jeunes «mâles blancs» dont le recrutement semble avoir été interrompu. Un processus qui doit obligatoirement conduire dans une quinzaine d’années à la quasi-disparition de ces derniers du PAF. A l’image de ce qui se passe aux Etats-Unis où les lois raciales devraient autoriser la présence de 70% de Blancs dans les media quand un œil exercé percevra que les WASPs— White Anglo Saxons Protestants— ne sont même plus 30%.


C’est donc Omar Sy qui pour son rôle de brancardier dans Les Intouchables aura obtenu le César du Meilleur Comédien. Et cela suscite bien des questions. 


Interrogé par France Info sur ce que lui inspirait le fait d’être le premier Noir à recevoir cette récompense, Omar Sy ne s’embarrassa pas de pensée unique: «J’ai envie de dire Vive la France, voilà. Vive la France parce que ce qu’il y a dans le film c’est la France que j’aime, moi, c’est celle que je vis et c’est celle que je vais inculquer à mes enfants (marié avec une Blanche, il est le père de quatre métis). Vive cette France-là, de Tahar Rahim, de Omar Sy, de tout le monde. De cette France de toutes les couleurs». On ne peut pas douter de son enthousiasme à participer à la diffusion en France du métissage. La France de toutes les couleurs ou bien cela veut dire très exactement cela ou bien les mots n’ont plus de sens.


Et il n’est pas indifférent, qu’à la suggestion de la journaliste qui l’interroge, Florence Leroy, toute émoustillée, il cite Tahar Rahim. Rappelons pour ceux qui l’ont oublié, qu’il y a deux ans, le César du Meilleur Acteur était allé pour la première fois à un Maghrébin, Rahim, pour sa performance dans Un Prophète. Film qui sous couvert de dénoncer l’islamisme intégriste n’est qu’un prétexte de plus à la banalisation de l’islam en France. Sans doute n’y a-t-il plus de grands acteurs français ni européen dans notre pays. Il faut savoir en effet que la filmographie de Rahim, jusqu’à Un Prophète et aux neuf Césars que ce film aura décrochés, était encore plus squelettique que celle de Sy. Et pourtant, pour ce seul film, il aura reçu le Prix du meilleur comédien européen 2009, le Prix Lumière du meilleur acteur 2010, et aux Césars 2010 il obtint— récompense extraordinaire—, outre celui du Meilleur acteur, celui du Meilleur Espoir Masculin. Il n’est probablement pas anecdotique d’ailleurs qu’il ait enchaîné ensuite dans une super-production du metteur en scène, écossais— mais petit-fils du cinéaste judéo-britannico-hongrois Emeric Pressburger— Kevin Mac Donald, L’Aigle de la 9e Légion. L’action se passe 150ans avant Jésus-Christ dans l’Ecosse des Pictes, et notre Oranais y joue le rôle du prince des Phoques, une peuplade celte dont tous les autres figurants étaient des Ecossais! Puis il tourne l’Or Noir, un film de Jean-Jacques Annaud dans lequel il est un cheik, dans le Moyen-Orient, des années 1930. Producteurs : Tarek Ben Ammar, un Franco-Tunisien, neveu de Bourguiba, qui détient un pouvoir considérable dans le cinéma français, et Naoufel Ben Youssef. La plupart des acteurs étant Maghrébins. 

 

LE MYSTERE FRANÇOIS CLUZET

 

On ne peut sous-estimer le tonnerre d’applaudissements et de hurlements qui aura salué l’annonce de la désignation de Sy pour le César du meilleur acteur 2012. Alors qu’à l’évidence il s’agit de discrimination positive, Jean Dujardin dont la prestation dans The Artist est époustouflante, méritant sans conteste cette récompense qu’il a heureusement obtenue deux jours plus tard lors des Oscars 2012. Certains iront jusqu’à dire que leur déception de ne pas voir celui-ci couronné aux Césars fut largement compensée par le fait que Omar Sy le soit. Or on récompense rarement aux Césars un film ayant eu un très gros succès commercial et moins souvent encore une comédie. Il doit donc bien y avoir une raison peu avouable dans ce choix. Les producteurs sépharades du film, Nakache et Toledano, ont justifié le succès de leur œuvre par sa vigoureuse défense de la diversité. Jean-Marie Le Pen est allé un peu plus loin en soulignant la métaphore scandaleuse du représentant invalide de la race blanche que vient sauver le vigoureux migrant arrivé des Tropiques. Nous avions bien compris tout cela mais nous nous étions posé il y a plusieurs mois une autre question.

 

Des deux personnages du film, incontestablement Omar Sy joue le second rôle. Le premier est interprété par l’un des meilleurs acteurs français, avec Depardieu, Auteuil et Dujardin, François Cluzet. Nous nous étions alors étonnés que Sy soit bombardé à la troisième place des «Français les plus aimés des Français», exclusivement du fait de sa prestation dans le film Les Intouchables, alors que Cluzet, remarquable dans ce film, n’apparaissait en fait qu’à la 45e place du même classement. Serait-ce que les Français ne l’aiment pas vraiment parce qu’il est Blanc. Qui peut croire ça dans une République comme la nôtre? Et pourtant si Cluzet avait été dans la salle lors de la remise du César à Omar Sy comment éviter de lui décerner au moins un prix ex-aequo? Ce qui sans doute eût fait de l’ombre au triomphe du jeune Mauritano-Sénégalais. En d’autres termes, pour que Sy fût couronné, il fallait que Cluzet ne fût pas là. Voilà bien où nous conduit la diversité: Cluzet n’était pas là… «pour des raisons personnelles». Lesquelles? Dans ce milieu ordinairement fouineur jusqu’au voyeurisme, nul ne s’y intéressa. Pourtant ce film était nominé neuf fois. Etrange que le principal acteur, cependant annoncé et nominé lui-même, ait brusquement fait faux bond. Alors que, de surcroît, s’il fut par le passé à 8 reprises nominé, il n’a obtenu qu’un seul César en 2007 pour Ne le dis à personne. Le contentieux est donc lourd.

 

OU L’ON RETROUVE LE PARTI COMMUNISTE

 

Il n’y a pas de hasard dans la résonance existant entre la «discrimination positive» en plein essor qui se répand dans le spectacle comme dans le sport (lire ci-dessous) et les professions de foi métisses et multiraciales hurlées dans ses meetings par Jean- Luc Melenchon. Elles relèvent les unes et les autres de la même volonté d’en finir, ainsi que le clamait l’activiste maghrébine Houria Bouteldja, avec «la suprématie blanche et chrétienne» qui n’a pas été totalement éradiquée de ce pays. 


En 1912, il y a exactement un siècle, paraissait aux Etats-Unis Un programme racial pour le 20esiècle(1), ouvrage écrit par Israël Cohen (1879-1961), auteur communiste et sioniste prolifique qui fut secrétaire général de l’Organisation Sioniste créée en 1897 par Théodore Herzl, devenue en 1960 l’Organisation Sioniste Mondiale: «Nous devons comprendre, peut-on lire, que l’arme la plus puissante que possède notre parti est la tension raciale. En imprimant dans la conscience des races de couleur que pendant des siècles elles ont été opprimées par les Blancs, nous pouvons les insérer dans le programme du Parti Communiste. En Amérique nous recherchons une victoire subtile. Tandis que nous soulèverons la minorité noire contre les Blancs, nous instillerons dans ces derniers un complexe de culpabilité dû à leur exploitation des Nègres. Nous aiderons ceux-ci à s’élever dans tous les domaines de la vie, dans les métiers et dans le monde du sport et du spectacle. Y acquérant du prestige, le Noir pourra se marier avec des Blanches, mettant en mouvement un processus qui nous livrera l’Amérique».


Tout cela, n’est-ce pas, relève de la théorie du complot et, de ce fait, doit être rejeté. Il n’empêche, nous continuons à ne pas comprendre selon quel racisme acceptable Noah, Zidane et Sy seraient «les Français préférés des Français». Comme nous ne comprenons pas pourquoi brusquement tous nos grands acteurs cesseraient d’être Européens et les musiques traditionnelles très riches de nos régions en ayant été expulsées, seules les mousek du monde auraient droit d’expression sur Radio-France

 

René BLANC.

_____

 

Parce que les contrôleurs sionistes prétendent que ce texte est un faux, aucun Parti Communiste n’ayant existé avant 1919, on dira ici simplement que c’est jouer sur les mots. Depuis 40ans d’innombrables précurseurs du Parti Communiste existaient déjà en Occident comme le Sozialdemokratische Arbeiterpartei (SDAP) allemand, fondé en 1869 à Eisenach par les communistes August Bebel et Wilhelm Liebknecht.


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