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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 19:51

droit aux lettres

 

 

Extrait du Courrier des lecteurs du 2/02/12

 

 

 De Frédéric SEIGLE-BUYAT :

 

MERCI POUR LE COURAGE ET LA DROITURE DE RIVAROL !

 

Je suis abonné depuis peu à votre hebdomadaire et je regrette vraiment de ne pas l’avoir fait vingt ans auparavant. Mea culpa. Merci pour votre détermination, votre courage et votre droiture. Je m’efforce de faire l’éloge de RIVAROL auprès de la communauté française en Australie.

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 De Anne LYS :

 

LE RÔLE NOCIF DE LA DESTRUCTURATION FAMILIALE

 

Une étude récente du sociologue Sébastian Roché qui a mené une enquête dans le département de l’Isère sur une centaine de multirécidivistes de 13 à 19ans hébergés par les structures départementales de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), par comparaison à un échantillon de 1614 élèves de l’agglomération grenobloise, a permis de constater le rôle important de la déstructuration familiale: la moitié des mineurs suivis par la PJJ est issue d’un couple divorcé ou séparé alors que dans l’ensemble de 1614 élèves, il n’y a qu’un quart d’élèves qui sont dans ce cas.

Cette étude ne fait que confirmer d’autres études qui toutes vont dans le même sens : un enfant dont les parents sont divorcés ou séparés a deux fois plus de risques de tomber dans la délinquance qu’un enfant vivant avec ses deux parents. Le risque d’échec scolaire et de difficultés d’intégration dans la vie professionnel étant d’ailleurs encore plus important…

Ce sont des faits connus, et connus depuis des années, voire des décennies. Et pourtant, quelle que soit leur orientation politique, non seulement les gouvernements ne font rien pour inciter les parents à rester ensemble pour élever leurs enfants, mais ils n’ont de cesse de rendre le divorce plus facile, donc plus fréquent, invoqunt le moindre traumatisme d’un divorce sans obstacles. Moindre traumatisme pour les parents, responsables du choix de leur conjoint et de leur comportement conjugal, mais pour les enfants, qui, eux, sont totalement innocents des difficultés que peuvent rencontrer leurs parents?

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 De Jean-Claude THIALET :

 

LIBRES PROPOS D’UN VRAI HOMME DE GAUCHE

 

Citation: «Si je dis: l’Algérie aux Algériens, tout le monde dit bravo! Si je dis la Tunisie aux Tunisiens, tout le monde dit bravo! La Turquie aux Turcs, tout le monde dit bravo! L’Afrique aux Africains, tout le monde dit bravo!… La Palestine aux Palestiniens, tout le monde dit bravo! Mais quand je dis la France aux Français, on me traite de raciste!». Qui, parmi nos politiciens de “droite” (je n’ose penser à ceux de gauche !) oserait reprendre à son compte ces propos iconoclastes de Coluche, homme de gauche s’il en fut? Pas nos faux hommes et femmes politiques de “droite” qui, dès qu’ils ont prononcé— à l’insu de leur plein gré semble-t-il— le moindre mot sur ce sujet qui fâche, reculent dès le lendemain sous le tollé associativo-médiatique. Comme vient de le faire le député-maire de Montauban, Brigitte Barèges, après avoir évoqué— je cite —la «nécessaire préférence nationale». Qui osera inscrire officiellement dans son «programme présidentiel», et maintenir malgré le tintammare: «la France au Français»?… Le jour où les politiciens de gauche comme de droite, attachés à la conservation de leur mandat, ouvriront les yeux, il sera trop tard. Trop tard pour la France! Trop tard pour leur “gagne-pain”! Le P.M.F. (Parti Musulman de France: il existe déjà!) et d’autres partis allogènes seront les premiers dans un pays où, dans une trentaine d’années, comme l’annoncent en vain les démographes indépendants, les populations d’origine étrangère seront largement majoritaires. Gare aux votes “communautaires”

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 19:35

 

http://img.over-blog.com/600x397/4/17/37/35/DSC_5050.jpg

J. B et André Gandillon, président des Amis de Rivarol.

 

 

Compte rendu à lire dans le numéro à paraitre vendredi 3/02v:

 

Le 28 janvier avait lieu à l’Espace Dubail comme chaque année depuis 1999 le Pot des Amis de RIVAROL. De nombreux rivaroliens avaient fait le déplacement depuis la province voire depuis l’étranger comme notre fidèle ami Max l’Impertinent. Diverses personnalités politiques étaient présentes: le vétéran Pierre Descaves, toujours fidèle au poste et à la bonne humeur légendaire, Bernard Brès, membre du bureau national du MNR, la dynamique Claudine Dupont-Tingaud, présidente de Réagir, venue de Quimper, Pierre Sidos, fondateur de l’Œuvre française, Yvan Benedetti, directeur de Jeune nation, René Burande, directeur administratif de Militant et bien d’autres.

 

LES ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION

 

Le président des Amis de RIVAROL André Gandillon ouvrit la réunion en faisant part d’une triste nouvelle : la mort d’un grand combattant, Jean Castrillo (voir page 2). Jérôme Bourbon fit le rapport moral et financier de l’association qui fut approuvé à l’unanimité. Le bureau sortant de l’association fut également reconduit dans un même consensus, André Gandillon comme président, Jérôme Bourbon comme secrétaire, François-Xavier Rochette comme trésorier et Jean-Paul Chayrigues de Olmetta comme vice-président. En 2011 les Amis de RIVAROL ont commencé à sillonner la France avec des conférences et des dîners-débats à Paris, à Toulouse, à Toulon, à Bordeaux et le rythme va s’intensifier en 2012 (rencontres déjà prévues à Dijon, à Nancy, à Valence, à Quimper, à Nice). Par ailleurs, pour aider à la diffusion du journal, ce qui correspond exactement aux buts et aux statuts de l’association des Amis fondée en novembre 1951, dix mois après la création de l’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne, nous avons décidé d’encourager la distribution de tracts.


Un généreux ami est venu expliquer son projet: il imprime de lui-même plusieurs milliers de tracts en format A4 (deux pages recto-verso) reprenant des articles et échos percutants de RIVAROL et il envoit gracieusement à toutes les personnes qui le désirent et se font connaître en lui téléphonant au 06-18-29-51-13 le nombre de tracts dont elles ont besoin. L’on peut boîter, faire des distributions à l’entrée du métro ou du bus, dans les gares mais la solution certainement la moins risquée et la plus rapide est de mettre des tracts sur des pare-brise de voitures garées dans la rue ou sur le parking d’un centre commercial ou autre. Chaque rivarolien ayant naturellement toute liberté d’agir comme il l’entend. Il faut cependant veiller à ce que la mention «ne pas jeter sur la voie publique» soit clairement indiquée en bas du tract. Lors des réunions qu’André Gandillon et Jérôme Bourbon animeront en province, ils apporteront désormais de manière systématique des tracts à distribuer. Avis aux amateurs!


En 2011 les ventes en kiosque du journal ont progressé de presque 2% alors que l’ensemble des publications accusait une baisse de 7% en moyenne. Ce n’est donc pas un mauvais résultat. En revanche, les abonnements qui avaient augmenté d’une centaine en 2010 ont chuté d’autant en 2011. Mais il est vrai que pour des raisons techniques les abonnements numériques ont été temporairement interrompus il y a plusieurs mois. Nous les rétablissons définitivement cette semaine avec une nouvelle formule, beaucoup plus sécurisée, avec de surcroît la possibilité offerte aux abonnés numériques d’accéder gracieusement aux archives de RIVAROL et d’Ecrits de Paris. Par ailleurs, avec la nouvelle boutique RIVAROL, il est possible désormais de commander directement en ligne des livres de la bibliothèque RIVAROL mais aussi des exemplaires du journal et de la revue, tant en version papier qu’en version numérique (voir ci-dessous) et bien sûr de s’abonner par Paypal.


Presstalis (anciennement les NMPP) ayant très fortement augmenté ses tarifs il y a un an, ce qui représente pour nous un manque à gagner de plusieurs dizaines de milliers d’euros annuels, nous avons décidé de confier la distribution du journal à son concurrent, beaucoup plus compétitif, les MLP (Messageries lyonnaises de France). Guidés par le même souci de réduction des coûts, nous allons chercher activement des locaux plus modestes pour le journal, le loyer actuel étant beaucoup trop dispendieux.

 

UNE ÉQUIPE QUASIMENT AU GRAND COMPLET

 

A l’issue de l’assemblée générale ordinaire de l’association, les rédacteurs du journal ont pris la parole : André Gandillon, Léon Camus, Hannibal, Robert Spieler et le jeune Scipion de Salm dont le talent prometteur a enthousiasmé la salle, surtout lorsqu’il a vanté la nécessité de défendre le trésor de notre langue française (surtout dans un journal qui a pour patron Antoine de Rivarol!) et de (re)lire les classiques de notre littérature. Léon Camus, titulaire de la chronique de politique étrangère, ne cela pas les risques immenses d’une guerre désormais imminente contre l’Iran. Il insista aussi sur la nécessité de donner une information précise avec des sources référencées et de se livrer à des analyses fines et de qualité. «On fait la queue devant une boulangerie qui fait du bon pain. Faisons donc du bon pain!» conclut-il. Robert Spieler, auteur de la «Chronique de la France asservie et résistante» qui est très lue, souligna les inquiétantes dérives du nouveau Front national. Hannibal, dont la chronique de dernière page est également fort appréciée, démontra, en s’appuyant, avec son humour habituel, sur un exemple avéré d’invasion végétale, la nécessité du maintien chez les peuples d’une nécessaire xénophobie, indispensable à leur survie, à leur rayonnement.

 

UNE LIGNE CLAIRE ET SANS CONCESSION

 

Après une pause où les visiteurs pouvaient profiter des différents stands (Terre et Peuple, Synthèse nationale qui vendait le dernier livre d’Anne Kling sur le FN, le stand de RIVAROL et d’Ecrits de Paris qui proposait une braderie de livres neufs et anciens) et échanger avec Vincent Reynouard et Hervé Ryssen qui dédicaçaient leurs ouvrages, le vétéran Pierre Sidos rendit hommage à l’actuelle ligne éditoriale du journal, une ligne sans concession qui appelle un chat un chat et ne se croit pas obligée de céder aux modes et aux caprices du temps. Puis Yvan Benedetti évoqua son ami Jean Castrillo et rappela l’extrême importance du refus intransigeant de toute dédiabolisation ou repentance, mais aussi de la place centrale de la fidélité aux idées, à la doctrine dans le mouvement nationaliste. Il transmit au public les salutations du fondateur et président des Jeunesses nationalistes Alexandre Gabriac. 


Le révisionniste Vincent Reynouard présenta, quant à lui, son nouveau livre Appel à Marine Le Pen et démontra, citations à l’appui, toute l’actualité de son analyse faite il y a bientôt dix ans sur les «quinze jours de la haine» qui avaient suivi le 21avril 2002. Enfin Hervé Ryssen expliqua qu’il s’intéressait surtout au combat culturel qui est également essentiel et enflamma l’auditoire en affirmant qu’il avait décidé de ne jamais reculer et qu’il avait fini par vaincre la peur qu’il éprouvait encore il y a quelques années lorsqu’il venait de rejoindre la mouvance nationaliste alors qu’il était issu de l’extrême gauche. Il invita enfin les participants à ne pas faire fonctionner (ou en tout cas le moins possible) l’actuelle société de consommation.


Bref, une journée d’amitié française et nationaliste fort chaleureuse. Rendez-vous (au plus tard) l’an prochain !

 

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 09:26

droit aux lettres

 

De C. BERGER :

 

SUR KEMI SEBA

 

Dans votre numéro 3027, Robert Spieler— dont j’apprécie la pertinente chronique— évoque Kemi Seba, le suprémaciste noir. En 2007, j’ai eu l’occasion de le voir dans le théâtre prêté par Dieudonné. Ce garçon, qui devait avoir 28 ans à l’époque, affirmait de Pétain qu’il «avait plus de courage, en France occupée, que DeGaulle derrière le micro de la BBC à Londres.» Au sujet de l’Afrique du Sud, il dit que ce régime «était un désastre». Répondant un jour, suite à une attaque contre un éboueur africain, par un défilé dans le quartier juif de Paris, sans violence, son groupe était, dès le lendemain, dissous. Un peu plus tard, il envisagea de créer une maternelle, réservée aux enfants noirs, de façon qu’ils restent en contact avec leur culture africaine. Bien entendu, il en fut empêché au nom de l’égalité républicaine qui ne veut aucune discrimination, surtout pas raciale. Et n’assure-t-il pas que lorsqu’une «identité n’est plus qu’une affaire de papier on a affaire à une identité de papier»? Voilà le genre de Noirs avec qui l’on pourrait parler au moins, voire s’entendre. Mais il va de soi que l’on préfère ceux qui, au nom de la laïcité, se disent et veulent être Français à part entière.

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D’Augustin MATTER, professeur à l’école de la Péraudière :

 

BONNE SANTÉ INTELLECTUELLE ET MORALE

 

Voici mon réabonnement à RIVAROL. J’y joins tous mes encouragements pour votre travail, avec l’expression de mon estime pour votre courage dans les circonstances présentes.

En tant que Suisse habitant la France, j’observe parfois avec amusement dans vos colonnes la propension française à la discussion véhémente et à la polémique voire à la division. Mais tout cela est généralement rempli d’une saine émulation intellectuelle. En revanche, vous avez bien raison d’arrêter de temps à autre les règlements de compte entre lecteurs ; tout en continuant de faire une large place au courrier, page que ma femme lit presque en premier…

Ce courrier témoigne de la bonne santé intellectuelle et morale de beaucoup de Français, à l’inverse du courrier des lecteurs d’autres journaux, comme celui de La Croix par exemple, qui souligne tragiquement l’apostasie invisible d’un nombre immense de chrétiens.

Dans RIVAROL, l’éditorial de Jérôme Bourbon me paraît presque toujours aussi pertinent que percutant, appuyé sur des idées claires et des convictions inébranlables. Hannibal a bien fait d’attirer l’attention sur notre dépendance à Wikipédia: je vais faire photocopier cet article pour le faire lire aux élèves de l’école où j’enseigne. Enfin je dois vous dire que ma préférence va aux articles rares mais excellents d’André Gandillon sur des questions de fond en politique, droit, morale, etc. A mon avis ce sont des exposés qui mériteraient un jour une édition en recueil.

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De Dela KARAIB :

 

AVATAR DU LIKOUD

 

Je suis Français natif de France, mais pas de souche gallo-romaine ni hellénistique. Votre combat pour un retour à un paradigme européen est désormais entaché par un flux migratoire qui n’est pas celui que vous pensez. Les musulmans (ah j’en suis un!) ne sont pas des envahisseurs dans le sens strict du terme puisque l’islam permet la préservation culturelle de tous les peuples effectuant un voisinage ou une adhésion avec lui. Votre problème est la somme de mauvaises questions que vous vous faites ingurgiter. Qu’appelez-vous invasion? Qui contrôle la finance, les media, la police, la culture, le modelage scolaire, l’opinion syndicale et politique? Regardez votre Marine Le Pen : à quel niveau de génuflexion elle est arrivée envers un certains pays oriental! Regardez son père incapable d’une once de réactivité face à la noyade idéologique de son parti !

Votre prisme du nationalisme est en fait dirigé, contrôlé par un lobby à tel point que vous êtes devenus des avatars du Likoud en France. Je dis bravo à ce lobby qui a réussi en 40ans à faire de vous des valets idéologiques via ses autoroutes que sont les pseudo-droites laïques, les droites nationalistes et les pseudo-extrêmes droites. Vous êtes des tirailleurs blancs utilisés uniquement pour combattre l’islam et laisser disparaître à jamais votre chrétienté, si tel est votre socle spirituel. Mais le propre du Français est d’être naïf envers ses ennemis les plus dangereux et prétentieux voire arrogant envers les autres.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 16:53

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/media/01/00/1320828516.JPG

 

Interview à paraître dans le prochain RIVAROL

 

Anne KLING :


Jamais le FN n’a fait trembler le système

 


 

RIVAROL: Vous êtes l’auteur de plusieurs livres de référence, dont La France LICRAtisée, Révolutionnaires juifs et Le CRIF, un lobby au cœur de la République. Votre nouveau livre a pour titre: FN… Tout ça pour ça!, sous-titré La très étonnante évolution du FN. Dites-nous quels sont vos objectifs en écrivant un livre tout de même critique envers le FN. Et très réservé à l’égard de Marine Le Pen.

 

Anne Kling: En retraçant l’historique d’un mouvement qui a toujours été considéré par le clan Le Pen comme une propriété personnelle et en établissant un état des lieux actuel, j’ai démontré une véritable appropriation du mouvement qui a été à l’origine de tous les échecs. Jamais son inamovible président n’a cherché à faire du FN un parti d’alternance crédible et ce, malgré des circonstances historiquement favorables. Il l’a géré comme un espace lui permettant, à lui personnellement, d’exister sur la scène politique française. Et même au premier rang, du fait d’une diabolisation qui en réalité a été bénéfique aux deux partenaires: au système et à Jean-Marie Le Pen.

A l’heure où la fille du chef a pris le relais, dans un matraquage médiatique dont le système a le secret, nous devons nous demander ce que cache la stupéfiante promotion dont elle est l’objet. Car ce virage à 180° est éminemment suspect. Après avoir diabolisé, ou fait mine de le faire, le père durant trente ans, voilà que tout à coup le système dédiabolise la fille à tour de bras et lui ouvre toutes grandes les portes de ses media. Dans quel but?

 

R. : Vous affirmez que le système avait besoin du FN?

 

A. K. : Il est évident que le système avait besoin du FN qui remplissait plusieurs fonctions des plus utiles. Celle de bouc-émissaire, la fameuse «lepénisation des esprits» étant naturellement de sa faute et non de celle des irresponsables politiques incapables de résoudre les problèmes qu’ils avaient eux-mêmes créés. Celle de soupape de sécurité car il fallait bien que le bon peuple pût exhaler sa rancœur à intervalles réguliers avant de rentrer sagement dans le rang. Et bien sûr, il a servi, c’était même sa fonction principale, à maintenir la gauche au pouvoir puisque la droite a toujours eu interdiction formelle, pour des raisons de moralité, de s’allier au diable.

Or, à partir du début des années 2000, ce scénario bien huilé a commencé à connaître quelques couacs. Une nette recrudescence d’actes avérés d’antisémitisme dans les banlieues dites sensibles a provoqué une sensible évolution et une instrumentalisation nouvelle du mouvement.

Tout à coup, avec un bel ensemble, les media du système se sont mis à ouvrir toutes grandes leurs colonnes, leurs radios, leurs télés, à la fille du président du parti maudit. Pour quelles raisons? Parce qu’elle était télégénique et avait la langue bien pendue? Allons donc! Son père lui aussi était télégénique et n’avait pas sa langue dans sa poche. Parce qu’elle faisait vendre du papier? Et alors? Son père en faisait vendre tout autant.

L’explication est trop courte et il faut chercher ailleurs en creusant un peu plus profond. Il faut chercher du côté des raisons politiques d’une dédiabolisation du parti qui est actuellement orchestrée comme l’avait été en son temps son exact contraire. A quelles fins?

 

R. : Vous évoquez la naissance du FN. Qui ne fut pas créé par Jean-Marie Le Pen.

 

A. K. : A la création officielle du FN, le 5octobre 1972, Jean-Marie Le Pen a déjà passablement bourlingué à travers la IVeRépublique, avec des succès divers: élu député poujadiste de la Seine en 1956, à l’âge de 27ans, réélu en 1958 sous l’étiquette du CNIP, il est finalement battu aux législatives de 1962. Commençait alors pour lui une longue traversée du désert politique.

Il va être inopinément remis en selle par Ordre Nouveau (ON). Ce mouvement nationaliste, né en 1969, envisage dès 1971 la création d’un parti unitaire, d’un front national destiné à rassembler la famille nationaliste éparpillée, un peu sur le modèle du Mouvement Social Italien (MSI). Ce rassemblement est officiellement annoncé lors du 2e congrès d’ON en juin 1972, sous le nom de Front national pour l’unité française (FNUF). Ses initiateurs se mettent en quête d’un président pour en prendre la tête mais, pour diverses raisons, se voient opposer un refus de la part des candidats initialement pressentis : Georges Bidault, Jacques Soustelle, Jean-Louis Tixier-Vignancour et Pierre Sergent.

La nouvelle fédération voit néanmoins le jour quelques mois plus tard, le 5 octobre 1972. Son appellation initiale un peu compliquée est réduite dans les faits à Front national tout court. Elle se dote d’un bureau central de six membres, à savoir deux représentants d’ON: Alain Robert et François Brigneau, un ancien de l’OAS: Roger Holeindre, Pierre Bousquet, du journal Militant, Jean-Marie Le Pen et son ami Pierre Durand. Le problème de la présidence étant toujours ouvert, c’est finalement Le Pen, en raison de sa notoriété et de ses états de service comme ancien député, qui est désigné à ce poste par ses associés. Le voilà enfin président. Certes, mais en liberté étroitement surveillée par Ordre Nouveau. La dissolution d’Ordre Nouveau, en même temps que celle de la Ligue communiste d’Alain Krivine, va rebattre les cartes. Le Pen est désormais seul maître à bord…

 

R. : Et puis, en 1981, l’arrivée de la gauche au pouvoir…

 

A. K. : Jusqu’à cette date fatidique, les résultats électoraux du FN sont des plus médiocres, lui interdisant tout rôle d’aiguillon ou de nuisance. C’est la gauche enfin officiellement aux commandes— et son subtil président— qui vont puissamment aider au décollage d’un mouvement qui se révélera fort utile à l’avenir. Pour eux.

N’oublions pas que François Mitterrand et Jean-Marie Le Pen se connaissent bien pour s’être croisés dans les couloirs de la IVeRépublique. Tous deux ont été élus députés le 2janvier 1956, quoique naturellement dans des formations différentes. Et, à l’époque, ils avaient siégé de concert à la commission des affaires étrangères. Par la suite, en 1962, ils s’étaient retrouvés témoins à décharge lors du procès du général Salan.

N’oublions pas davantage les nombreuses accointances de jeunesse du président socialiste avec l’extrême droite, ainsi que ses amitiés fidèles, qui lui furent abondamment reprochées par la suite en de nombreux ouvrages. C’est qu’il n’avait pas la vision manichéenne de l’histoire imposée par les lobbys, qui est désormais de règle.

Sans forcément aller jusqu’à l’entente avérée, il faut reconnaître que bien des points de convergence existaient entre les deux compères. Proximité qui facilita grandement le jeu de rôles «toi méchant moi gentil» qui ne tarda pas à s’installer pour le plus grand bénéfice de chacun.

Alors qu’il n’exista jamais le moindre atome crochu entre Chirac et Le Pen dont la vive animosité réciproque a imperturbablement traversé les décennies pour subsister aujourd’hui, intacte.

 

R. : Pourquoi cet étonnant anti-lepénisme de Chirac? Vous parlez notamment dans votre livre de «promesses de Chirac aux officines juives».

 

A. K. : Sans vouloir sonder les reins et les cœurs, on peut hasarder sans trop de crainte de se tromper au moins deux raisons essentielles à cette hargne constante dont les conséquences politiques furent importantes: tout d’abord les forts penchants communistes de Chirac dès sa jeunesse, alors que Le Pen a toujours fait preuve d’un anticommunisme sincère et virulent. Et deuxièmement, ses liens étroits, tout au long de sa carrière, avec les responsables communautaires juifs.

Voilà pour les raisons “avouables”. Moins avouable, mais politiquement facile à comprendre, à partir du moment où il lui sera strictement défendu de s’allier avec lui, la droite aura elle aussi intérêt à diaboliser le FN qui empiétait fâcheusement sur ses terres et venait saccager ses plates-bandes. Evidemment, si elle avait eu le droit de s’entendre avec ce concurrent encombrant, les choses eussent été différentes. Mais la gauche et les responsables communautaires juifs le lui avaient expressément interdit.

Car Chirac avait effectivement pris des engagements fermes auprès de ces responsables. Le fait n’est en rien un mystère puisque LeMonde le relate en ces termes le 26mars 1986: «Enfin, les associations B’nai B’rith lancent un appel à la vigilance, attirent l’attention des partis de la nouvelle majorité contre toute tentation de vouloir reprendre les slogans extrémistes sur l’insécurité et les idées xénophobes à l’encontre des immigrés et rappellent aux représentants de ces partis leurs engagements pris, au cours des forums du B’nai B’rith, devant la communauté, déclarations reprises après proclamation des résultats du vote, de ne s’allier en aucun cas au Front national».

Voilà qui a le mérite de la clarté. Le B’nai B’rith a interdit tout rapprochement de la droite et de l’extrême droite. Et la droite obéit servilement.

En 1987, Chirac récidivera devant le CRIF en réaffirmant solennellement que jamais il ne contracterait d’alliance, ni à titre personnel, ni en tant que responsable d’un mouvement politique, avec tel ou tel parti d’extrême droite. Ce qui ne l’empêchera pas de perdre en 1988.

 

R. : Pourquoi Mitterrand a-t-il favorisé l’implantation du FN dans le paysage politique français ?

 

A. K. : Enfin parvenue à l’Olympe, la gauche se rend vite compte qu’il est plus facile de «changer la vie» dans les discours que dans la réalité. Les lendemains qui devaient chanter cèdent rapidement la place aux réveils douloureux. L’immigration se fait de plus en plus visible et revendicative, la délinquance explose et la crise sociale s’amplifie, sur fond de chômage et de mondialisation.

Face à ce constat, il est clair que la droite classique risque de reprendre des couleurs. Et même de ravir à terme à la gauche ce pouvoir si longtemps convoité. Heureusement, l’Elysée est occupé par un président qui ne manque ni de ressources ni de passerelles. La solution se trouverait-elle du côté de l’extrême droite? Il sait, pour bien l’avoir pratiquée, qu’elle ne présente aucun danger réel. L’idée de faire grimper le FN au détriment de la droite classique commence à faire son chemin dans l’esprit présidentiel. Le succès de cette stratégie passe par l’accès aux media, notamment à la télévision, et Mitterrand va faire le nécessaire en ce sens. Le résultat ne se fait pas attendre: dès 1983, les scores électoraux du FN décollent enfin.

Mais voilà: faire grimper le FN au détriment de la droite classique est une chose. Voir s’allier ces deux adversaires en est une autre, toute différente! C’est même un danger mortel pour la gauche.

Il faut donc à tout prix empêcher ces alliances. Ce sera le rôle assigné à la diabolisation, véritable assurance-vie des socialo-communistes.

Ce grand tabou jeté par les excellences morales du pays sur un parti qui ne présente aucun danger réel, mais de grands avantages pour la gauche, va charger la droite d’un handicap insurmontable. Et installera le FN dans son périmètre bien délimité.

 

R. : Vous parlez de cette «réécriture de l’histoire en forme d’imposture» à propos de l’assertion “FN=Vichy”?

 

A. K. : A la fin de la guerre, les communistes triomphent. Ce sont eux qui imposent alors le mythe de la gauche résistante et de la droite collaboratrice. Cette droite “collaboratrice” devait par conséquent être châtiée pour l’éternité. Aussi incroyable que cela paraisse, la gauche dans son ensemble— alors même que le totalitarisme communiste mettait les peuples à genoux dans une bonne partie du monde— parvint à imposer l’idée qu’elle seule incarnait l’avenir, le progrès et la solidarité.

Le régime de Vichy fut assimilé à l’ordre bourgeois, au conservatisme, au profit, à l’égoïsme sous toutes ses formes. Ainsi qu’à l’odieux antisémitisme. Et à la droite, naturellement.

Cette réécriture de l’histoire en forme d’imposture a été puissamment réactivée lors de la percée du FN. Le plat était tout prêt, il suffisait de le réchauffer. Ce qui fut fait. Pour diaboliser le mouvement, il suffisait d’en faire l’héritier du régime de Vichy. Répétée matin, midi et soir, cette antienne ne pouvait que finir par pénétrer les cervelles malléables des électeurs. Puisque tous les media s’y mettaient, et la télé aussi, ça devait forcément être vrai, non?

Du côté de la “droite”, ce ne sont pas les idiots utiles qui manquèrent qui, par ignorance crasse de l’histoire et/ou par pusillanimité, n’eurent pas même l’idée ou le courage de répliquer en rappelant aux vertueux donneurs de leçons les horreurs du communisme.

 

R. : Jean-Marie Le Pen a-t-il réellement tenté de se rendre en Israël?

 

A. K. : En 1986/87, Jean-Marie Le Pen est sur un petit nuage: député européen, député national— car en ces heureux temps, les deux mandats n’étaient pas encore incompatibles—, riche à millions grâce à l’héritage Lambert, il envisage l’avenir avec sérénité. Et la présidentielle de 1988 avec gourmandise. Car il y croit, alors. Il doit donc asseoir sa crédibilité pour apparaître en France comme un homme d’Etat potentiel. Et amadouer la communauté juive de France, ce qui n’est pas le plus simple. C’est dans ces dispositions qu’il entreprend en 1987 une série de voyages à l’étranger.

En février, Le Pen s’envole pour les Etats-Unis pour y rencontrer Edgar Bronfman, président du Congrès Juif Mondial. L’objectif est de normaliser les relations du mouvement avec la communauté juive et de préparer le voyage en Israël qui constitue le point d’orgue obligé de toute carrière politique digne de ce nom. On ne va plus à Canossa, on va en Israël à présent. Les temps changent, l’esprit demeure.

Mais voilà: les responsables communautaires français réagissent violemment à cette rencontre à New York et font part sans équivoque de leur opposition. Ils sont viscéralement hostiles à une normalisation qui ferait capoter tout le montage “médiatisation/diabolisation” mis sur pied dans l’hexagone. Ces Américains ne comprennent rien aux affaires françaises. Ils n’ont pas saisi que Le Pen, qui n’a pas encore “dérapé” à ce moment-là, doit rester pour toutes sortes de raisons le grand méchant loup de la politique. On peut donc penser que c’est ce veto des responsables communautaires français qui fit capoter en fin de compte le voyage en Israël. Et non pas le «point de détail» qui n’interviendra qu’en septembre de la même année.

 

R. : A-t-il “dérapé” volontairement? Votre analyse?

 

A. K. : Jean-Marie Le Pen est un vieux routier de la politique. Impossible de lui faire l’injure de la naïveté ou de la méconnaissance des ressorts qui régissent la vie politique du pays. Il connaît parfaitement le poids des lobbys et l’influence déterminante de certains d’entre eux sur les carrières faites et défaites en fonction du degré de soumission à des non-dits impératifs.

Lors de l’affaire du «point de détail», en septembre 1987, il a été dit et redit que Le Pen s’était trouvé piégé, avait fait une énorme bourde, laissé échapper le mot infernal sans réfléchir, etc. Curieux. Voilà un homme qui manie admirablement le verbe, dont l’expérience politique s’étend sur plusieurs décennies. Cet homme connaît parfaitement le contexte politico-communautaire français très particulier et la sensibilité plus qu’exacerbée sur ces questions. Sans parler de l’instrumentalisation qui en est faite, il est bien placé pour le savoir.

Et il lâcherait ce «point de détail» par inadvertance? C’est assez difficile à croire. Dans le meilleur des cas, si l’on peut dire, c’était une formulation extrêmement malheureuse. Dans le pire, une provocation délibérée. Survenue dans un contexte de sondages très favorables: il planait alors à des 18%. Ce qui rend d’autant plus étonnant qu’il ait choisi ce moment-là pour lâcher une provocation de ce calibre. Quoi qu’il en soit, son ascension devenait dangereuse pour la classe politique et il était urgent de faire retomber le soufflé, d’une façon ou d’une autre.

 

R. : Le FN a-t-il fait ‘trembler” le système? Pourquoi ne l’a-t-il pas abattu?

 

A. K. : Il est clair que Le Pen a toujours obstinément refusé tout avenir au FN en dehors de lui et a constamment voulu faire accroire, tant aux militants qu’aux électeurs, que le parti ne pouvait exister sans un Le Pen à sa tête, seule et unique condition de son succès.

Et puisqu’il s’est toujours considéré, non seulement comme le numéro un du mouvement, mais comme le seul et unique numéro existant, c’est à lui, et à lui seul, qu’incombe en priorité la responsabilité de l’échec.

Car au moment de la passation des pouvoirs entre le père et la fille, il est clair que l’échec politique du FN est patent. Jamais, malgré les circonstances exceptionnellement favorables, si l’on ose dire, ce mouvement n’a réussi à s’imposer comme une alternative crédible aux yeux des Français. Jamais il n’a fait “trembler” le système, contrairement à ce qu’affirmaient à intervalles réguliers les gros titres racoleurs des media pour entretenir la fiction et faire vendre du papier.

Bien plus grave, avec la complicité active du système à qui il a rendu là un énorme service, Le Pen a réussi à accaparer tout le terrain national et identitaire en diabolisant délibérément par ses outrances les idées qu’il prétendait défendre. Il est parvenu ainsi à stériliser les suffrages de toute une partie de la population, la plus vulnérable, celle qui plaçait ses espoirs en un parti perçu comme le seul capable de résister à l’arrogance de la classe politique. Une population fragile qui ne se doutait guère qu’elle était “représentée” par un milliardaire dont les préoccupations premières ne rejoignaient pas forcément les siennes.

Cette stagnation s’étend quand même sur vingt-cinq années. S’il est exact que durant tout ce temps le mouvement a dû lutter contre des ennemis extérieurs nombreux et déterminés— et contre la diabolisation orchestrée—, force est de constater que les raisons internes à ce surplace ont été au moins aussi déterminantes. Et sans doute davantage. Des raisons liées à l’ego dévastateur du président et à son refus obstiné d’encourager l’émergence de nouveaux talents. Couper toutes les têtes qui dépassaient et durer, encore durer, toujours durer, ont constamment été ses préoccupations. Au détriment du développement du mouvement qui, de purges en exclusions et en départs plus ou moins volontaires, a fini par virer au huis clos familial que nous connaissons aujourd’hui.

 

[...]

 

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Propos recueillis par Robert SPIELER

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 11:49

chard-quotient-fami.jpg

 

- Ceux qui n'ont pas encore lu l'édito de J. Bourbon sur la destruction de la famille par l'UMPS peuvent se rattraper ici ;

 

- En page 2, l'agenda et le courrier, dont vous pouvez lire un extrait ici ;

 

- Vous retrouvez en page 3 la chronique de la France asservie... et résisante de Robert Spieler, que l'on ne présente plus ;

 

- En page 4, un article de Pierre Péraldi sur la perte du triple A ;

 

- En page 5, signalons un article de Michelle Favard-Jirard sur le nucléaire ;

 

- Vous retrouvez ensuite les pages internationales avec les articles de Léon Camus, toujours très fouillés. Au menu de cette semaine, Sarkozy et la Syrie.

 

- En page 8 et 9, un dossier de René Blanc sur "une France qui a perdu son âme" et la promotion systématique des cultures qui viennent d'ailleurs : de Yannick Noah, personnalité préférée des "Français", aux chanteurs français qui puisent leur inspiration dans ... la musique des "niggers" US !

 

- Dans vos pages magazine, citons notamment un article de Michel Fromentoux sur le 600è anniversaire de Jeanne d'Arc et les enseignements que l'on peut tirer de sa mission et qui sont encore pertinents aujourd'hui ;

 

- Enfin, en page 12, la chronique d'Hannibal sur le meilleur ami des élèves décérébrés : la très politiquement correcte encyclopédie Wikipedia.

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 20:54

 

 

http://image.toutlecine.com/photos/j/e/w/jewish-connection-holy-rollers-16-02-2011-1-g.jpg

 

Par Robert Spieler

 

A paraître dans le RIVAROL du 20 janvier 2012.

 

 

C’est Fred Guilledoux, journaliste au quotidien La Provence qui raconte cette incroyable escroquerie: 5 milliards d’euros détournés. Ils sont aujourd’hui installés avec leurs familles à Herziliya, dans la quartier de Pituach, le “Neuilly” israélien. Une station balnéaire huppée, à proximité de Tel-Aviv. Des yachts, des déplacements en hélicoptère, des villas à 2 millions de shekels (5 millions de dollars), des escapades en jet en Floride. Heureux de vivre dans le luxe, mais inquiets quand même… “Ils”? Une bande d’escrocs juifs, la plupart originaires de Marseille.

 

DES ESCROCS JUIFS DETOURNENT 5 MILLIARDS DE $

 

L’affaire remonte au 1er janvier 2008, lorsque le protocole de Kyoto a instauré un système de droit à émettre des quantités limitées de dioxyde de carbone (CO2) en vue de lutter contre le réchauffement climatique. «Des droits à émettre» que les bons élèves peuvent revendre aux cancres. Des escrocs ont compris qu’ils pouvaient intervenir sur ce marché en facturant une TVA qu’ils ne rembourseraient pas. Conséquence: de colossaux profits réalisés au détriment des Etats. «Les mecs du CO2», comme on les appelle dans le Milieu, ont pour ancêtres ces Pieds-Noirs de la jewish connection qui “tenaient” Paris dans les années 1970 et ont été portés à l’écran dans «Le Grand Pardon». Après avoir touché le jackpot, ils ont utilisé «la loi du retour» pour se mettre à l’abri en Israël. La «loi du retour» avait été votée en 1950 par la Knesset et garantit à tout juif, escroc ou non, le droit d’immigrer en Israël et d’éviter toute extradition. Mais l’affaire n’est pas terminée. Le Milieu, qui s’était fait gruger au passage, et les voyous qui avaient pris tous les risques en jouant les hommes de paille sans voir la couleur des sommes vertigineuses détournées, n’apprécient pas franchement et cherchent à se venger. Fin 2010, le cerveau parisien du CO2 était assassiné. La mafia russe, puissante en Israël tente de les racketter. Du coup, ils prennent des mesures de sécurité incroyables, avec notamment des gardes du corps qui accompagnent leurs enfants à l’école. Et ils cherchent à se faire très discrets. Mais ils poursuivent leurs petites affaires. Ils agissent aujourd’hui sur les marchés du gaz et de l’électricité…

Le CRIF s’indigne. Il ne s’indigne pas du montant de l’escroquerie. Non, non, mais du contenu de l’article du 4 janvier de La Provence dans lequel on pouvait lire: «l’arnaque à la TVA est devenue une spécialité du milieu juif». Michèle Teboul, présidente du CRIF Marseille-Provence suffoque et écrit au journal: «De quel milieu parle-t-on ici? S’agit-il de milieu dans le sens mafia ou bien d’un milieu ethnico-religieux? L’ambiguïté de cette phrase nous interpelle par la stigmatisation qu’elle peut entraîner.» Et elle rajoute: «Stigmatisation que d’autres avant les Juifs ont eu à subir ces derniers temps.» Il fallait oser. Remarquez qu’elle aurait aussi pu évoquer la Shoah. Mais ce sera pour une prochaine fois…

 

L’ARCHEVEQUE ANNULE UNE MESSE EN L’HONNEUR DE JEANNE D’ARC

 

Comme tous les ans, une messe était annoncée le vendredi 6 janvier, dans la crypte de la cathédrale de Strasbourg. L’office devait être célébré par le curé de la cathédrale, le chanoine Michel Wackenheim, dans le rite romain traditionnel. Une cinquantaine de personnes étaient présentes. Elles ont appris sur place que Mgr Grallet avait interdit la célébration sans fournir la moindre explication. Pas très étonnant, à vrai dire, quand on connaît l’oiseau. Il avait pris l’initiative, il y a quelques semaines, de rassembler à Strasbourg les représentants d’une dizaine de religions: orthodoxes russes, roumains, grecs, arméniens, anglicans, hindouistes, et même des baha’is (religion “inventée” au 19e siècle en Iran). Les représentants des quatre principales religions d’Alsace, dont l’islam, en étaient évidemment. L’objectif était de signer un «décalogue pour la paix» où figure notamment cette phrase: «Que soit édifié et consolidé un monde de solidarité et de paix fondé sur la justice.» Le mensuel édité par la ville de Strasbourg nous précise que cet acte se situe dans la lignée de l’«Appel pour le respect mutuel et le dialogue», initié par le maire socialiste Roland Ries. Ce dernier avait déclaré, à propos des menus servis dans les cantines scolaires de Strasbourg: «Nous servons de la viande hallal par respect pour la diversité mais pas de poisson le vendredi, par respect pour la laïcité.» En attendant, Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, vient de déclarer sur BFM TV: «L’islam n’est plus à considérer comme une simple religion, mais comme un fait politique majeur de notre temps. C’est un phénomène absolument socio-politique, c’est une idéologie de lutte, c’est une idéologie d’agression.» Si c’est lui qui le dit…

 

BHL, LA TETE DE TURC

 

Bernard-Henri Lévy est une de nos têtes de turc préférées, mais nous ne sommes plus les seuls sur le créneau. Les Guignols de l’info, sur Canal+, l’ont proprement ridiculisé dans une séquence dont le titre est: BHL Charia express, en référence à DHL, société spécialisée dans le transport ultra-rapide de colis. On entend ceci dans cette pseudo-publicité: «Envie d’instaurer les islamistes dans votre pays? Ayez le reflexe BHL Charia express. Sur simple demande, BHL met en œuvre un réseau logistique ultra-performant capable d’intervenir dans n’importe quel pays au monde (on voit à l’écran des avions militaires français), pour renverser le pouvoir en place et le remplacer par un régime islamique. Avec Charia express, la loi islamique est livrée chez vous en moins de 9 mois… Appelez Charia express, parce que l’envie de lapidation, ça n’attend pas…» Excellent, n’est-ce pas?

Le pauvre BHL a quelques soucis. Il est en effet mis en examen, suite à un article paru dans Le Point, au lendemain des «Assises internationales sur l’islamisation de nos pays». S’étant mis en tête de «défendre l’honneur des musulmans», il n’avait rien trouvé de plus malin que de qualifier le Bloc Identitaire de groupuscule “néo-nazi”. Ce dernier n’a apprécié que modérément et a porté plainte. Mais ce n’est pas tout. Un des organisateurs de ces Assises était Pierre Cassen, responsable de Riposte laïque. BHL, ni une, ni deux, a attaqué violemment, avec des mots tels “racisme”, «extrême droite », “rouge-brun”… Bernard Cassen qu’il confond avec Pierre Cassen. Problème: Bernard Cassen n’est pas n’importe qui. Il est le fondateur d’ATTAC et journaliste au Monde Diplomatique. Il ne goûte absolument pas la plaisanterie et traîne, lui aussi, notre BHL préféré devant les tribunaux…

 

JEAN-MARIE LE PEN DECONSEILLE A SA FILLE DE SE RENDRE EN ISRAËL

 

JMLP était interrogé, il y a quelques jours, sur la chaîne i-télé. La journaliste le questionne: «Votre fille Marine rencontre l’ambassadeur d’Israël à l’ONU et souhaite être invitée en Israël.» Il paraît stupéfait: «Elle a dit cela?». Réponse: «Elle a dit cela sur notre plateau. Elle a dit qu’elle attendait, qu’elle espérait l’invitation. Est-ce que vous la soutenez?» JMLP: «Personnellement je lui déconseillerai de se rendre en Israël, parce que rien ne le justifie et qu’elle n’a pas une situation politique en France telle qu’elle puisse se permettre de faire ce genre de démarche.» Et JMLP de rajouter: «Je n’accepte pas les oukases de la société dominante, je n’entre pas dans le jeu du politiquement correct.» Il est probable que certaines initiatives ou propos tenus dans l’entourage de Marine Le Pen agacent prodigieusement son père. On a ainsi pu voir dans une vidéo d’une visite guidée du siège de campagne de MLP, sis au 64 boulevard Malesherbes à Paris, un portrait de Charles De Gaulle dans le bureau de Florian Philippot, directeur stratégique de la campagne de MLP, et ancien soutien de Jean-Pierre Chevènement. Philippot déclare: «De Gaulle c’est pour moi la référence absolue». Et le journaliste Jacques Demarthon précise: «Florian Philippot n’a jamais voté pour Jean-Marie Le Pen à une présidentielle et n’aurait pu travailler pour le fondateur du FN.» Pas sûr que le Menhir goûte ce genre de propos.

 


 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 11:03

 

http://www.islamisation.fr/media/02/01/1630940912.jpg

 

Un extrait de la dernière chronique de Robert Spieler, parue dans le RIVAROL n° 3029 :

 

 

 

Monsieur (Monseigneur) Aubertin confiait récemment à la Nouvelle République qu’il souhaitait que les Tourangeaux ouvrent leurs portes aux migrants, annonçant la diffusion d’un tract imprimé à 3000 exemplaires, « dans lequel on explique leurs difficultés, l’immigration en Indre-et-Loire, comment on peut les aider… »

 

Un archevêque collabo, un de plus…

 

Il poursuit en déclarant : « Il faut avoir confiance… Certains s’affolent, disant que l’on va vers un islamisme dur. Le pire n’arrive pas toujours. » Monsieur Aubertin était bien entendu présent aux côtés de ses amis musulmans lors de la pose de la première pierre de la mosquée de Tours. Comme l’écrit excellemment le site Vox populi, « Quasiment à chaque fois qu’une soutane se mêle de politique, on fonce droit dans le mur. Chacun son travail, on ne demande pas à un maçon de plaider au tribunal, pas plus qu’on ne demande à un avocat de construire une maison. Profiter de sa posture d’évêque pour diffuser un message politique est à la frontière de l’abus de pouvoir. » Ce clergé dévoyé évoque évidemment immanquablement celui qui est décrit dans Le Camp des Saints de Jean Raspail. Ces idiots utiles de l’islamisme seront au demeurant les premiers à être massacrés par les envahisseurs. Qu’ils aillent au diable !

 

Albi : un double calendrier

 

Un groupe de chrétiens et de musulmans d’Albi publie un calendrier à la fois grégorien (2012) et de l’Hégire (1433). Le calendrier est réalisé par un groupe d’échanges (les modernistes adorent ‘échanger’) entre fidèles des deux religions, qui se réunit chaque mois, une fois à la mosquée, une fois à la paroisse. Un prêtre, le père Jean-Marc Vigroux, est évidemment dans le coup, aux côtés de Salah Mehamdia, président de l’association Lueurs de l’islam. Il a été huit ans missionnaire au Pérou, et se montre tout ému de cette initiative dont le but est : mieux se connaître entre pratiquants des deux grands monothéismes. Certes, déclare-t-il, « ce que nous faisons est une goutte d’eau dans un océan de méconnaissance sur le sujet sensible des rapports entre musulmans et catholiques. » Salah Mehamdia en a la larme à l’œil : « On nous contacte de Poitiers pour nous en demander (des calendriers). Une dame de Graulhet en a amenés à Paris. » C’est vraiment trop émouvant… Rappelons, en conclusion, ces propos tenus par Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l’Orient dans l’émission  C’est dans l’air, sur France 5, en novembre 2008 : « Le dialogue islamo-chrétien, c’est de l’imposture. »

 

 

La suite sur le blog de Robert Spieler.

 

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 16:57

 

hannibalHannibal est très en forme en ce moment ! Sa dernière chronique, Jeanne d'Arc et la France d'aujourd'hui, est brillante. Il parle de la récupération politique dont la sainte de la patrie fait l'objet, de la baisse impressionnante du niveau de culture générale, du sondage IFOP établissant le classement des personnalités préférées des Français, de la Légion d'honneur, du nom que les habitants de la Somme se sont donné, etc. sans jamais perdre son fil directeur: il montre combien ce symbole qu'est Jeanne d'Arc est incompatible avec l'état actuel de la société.

 

Dans le RIVAROL de cette semaine, vous lirez aussi:

 

La chronique de la France asservie et résistante est une chronique des dhimmis cette semaine puisque Robert Spieler évoque les nombreuses initiatives de cathos bisounours et autres franchouillards visant à établir un "dialogue" et un "partage" avec les musulmans.

 

Dans un article intitulé Grandes victimes de l'exclusion raciale, René Blanc décrit le parcours de Rachida Dati et d'Azouz Begag, dont le seul mérite est bien de ne pas être "de souche". Tandis que l'on fait croire au Gaulois forcément raciste et collabo que les immigrés sont les opprimés, les laissés pour compte de notre sciété inégalitaire, Dati, Begag et les autres se gavent, et constituent une caste riche à millions, les milions de la République...

 

Deux pages internationales sont consacrées au Qatar, minuscule mais richissime pays qui rachète la France par morceaux, du PSG aux banlieues allogènes...

http://dessinsdechard.free.fr/img/detropdanslequartier.gif

Deux autres montrent la politique d'ingérence de Washington, et traitent des élections américaines : où Ron Paul, le candidat dont les media refusaient de parler, mais que les rivaroliens connaissent bien grace à Jim Reeves, est celui qui effraie aussi bien Républicains que Démocrates.

 

Les deux pages magazine : recensions de livres (Umberto Eco, Le cimetière de Prague, et Renaud Camus, Le Grand Remplacement), théâtre, et cinéma. 

 

Et bien évidement, l'édito de Jérôme Bourbon, plus long qu'à l'accoutumée cette semaine,pour notre plus grand bonheur : Marine Le Pen aura-t-elle ses cinq cent signatures?

 

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/3029.jpg

 



 


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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 19:19

droit aux lettres

 

 De Christiane VANSTEELANT (Picardie, Somme) :

 

UN GRAND BOL D’AIR FRAIS

 

Bonne et sainte année à Jérôme Bourbon et toute son équipe de RIVAROL et à ses lecteurs. 2012 sera une année turbulente, les prix sont partis à la hausse, alors, nous, nationalistes, devront aussi monter d’un cran dans nos convictions, nous battre avec acharnement contre tous les pourris.

Réveillons les Français que je considère comme des moutons dirigés par un mauvais berger, remplacé peut-être par un autre tout aussi piètre. Je suis du signe du Lion, bien loin du mouton, j’ai envie de rugir contre tous ces crétins qui malmènent notre chère France. Certains Français sont outrés par les salaires des joueurs de foot, et avec raison, mais savent-ils combien touchent nos dirigeants; avec le cumul des mandats, c’est pire. Des exemples, le sénateur PS de l’Oise, Yves Rome, dix mandats en fonction, à droite, idem avec Eric Woerth dans l’Oise, Xavier Bertrand dans l’Aisne. Il faut lire Michel de Poncins La rigueur pour les autres, pour comprendre et connaître les revenus de ces politiques. Jean-Luc Mélenchon à gauche des gauches, député-sénateur, total des gains 37000€/mois, 440 000€/an ou 370 fois le smic. Voir Lectures françaises, page 27 du mois de décembre 2011, c’est à vomir. Les joueurs de foot s’arrêtent à 40ans mais les cumulards sont toujours là à 70 ans pour la gamelle. Ceci dit, cela n’enlève rien à la nullité du foot. […]

Alors chers amis, battons-nous, ne nous laissons pas faire, quitte à prendre des coups. Faites attention quand même avec toutes ces lois scélérates qui nous enlèvent le droit à la parole.

Il faut rebondir et prier de toutes nos forces la Sainte Vierge qui est très puissante, pour qu’elle vienne à notre secours, qu’elle nous trouve un nouveau Charles Martel, une Jeanne d’Arc, un Vercingétorix, une Sainte Geneviève dans nos rangs. 

Et haut les cœurs pour transmettre nos idées politiques. La solution est chez nous et pas ailleurs. A défaut de mourir idiote, je voudrais mourir le plus tard possible dans un pays libéré.

Encore merci pour tous les articles de RIVAROL qui m’enchantent chaque fois, un vrai bol d’air frais.

________________________

 

 De Jean-François GAUCHOTTE :

 

FÉLICITATIONS POUR LE NUMÉRO DE DÉBUT D’ANNÉE

 

Hannibal est à la hauteur de son talent: à poursuivre dans la même veine.

Votre remarque sur l’Action Française: il y a quelques années j’avais acheté à la sortie d’une messe tradi un exemplaire de la revue. J’avais été horrifié par les propos d’une certaine Altesse: métissage, bien-pensance et autres foutaises. La famille d’Orléans est bien composée de fins de race.

J’ai lu récemment un autre exemplaire : du pipi de chat.

J’avais été choqué par le philosémitisme d’un candidat d’une dite «Alliance Royale».

La messe est dite: Tel Aviv vaut bien une circoncision.

L’alliance des souverains avec la grande crapulerie est une constante depuis des siècles; Louis XVI le serrurier l’a payé de sa vie, la France avec.

________________________

 

 De Michel CARÉ :

 

SUR LES ECRITS DE PARIS

 

Je remercie Jérôme Bourbon pour son article très documenté dans RIVAROL du 23 décembre 2011 et dans Ecrits de Paris de janvier 2012, rappelant la ligne directrice fondamentale de la revue. Ecrits de Paris occupe une place de premier plan non seulement dans l’histoire de la droite nationale mais aussi dans l’histoire de la presse engagée. 

J’ai plaisir à lire les noms cités dans l’article illustrant plus d’un demi-siècle de combat pour la France, l’Europe, la chrétienté. Citant Jean Pleyber, Jérôme Bourbon conduit le lecteur à penser qu’il écrivait dans RIVAROL. Son article hebdomadaire dans RIVAROL était signé «Les propos du Chouan», mais dans Ecrits de Paris, il signait Jean Pleyber une chronique intitulée «Les travaux et les jours». Agrégé d’histoire, luthérien, décédé entre 1985 et 1990, Emile Granjean fut gouverneur en Indochine sous l’amiral Decoux. Connaissant bien les pays de l’Indochine française et leurs habitants, il commentait dans Ecrits de Paris les événements militaires et surtout politiques jusqu’à la fin de la guerre. 

Jean Madiran écrivait dans RIVAROL chaque semaine et quitta cet hebdomadaire lorsque Lucien Rebatet y entra après sa libération: en prison, Rebatet avait écrit Les Deux étendards où il critiquait les Jésuites bien que le titre du livre fût emprunté à Saint Ignace de Loyola.

Au paragraphe des prestigieuses collaborations pourrait être ajoutée la personnalité du père Emile Martin de l’Oratoire, maître de chapelle à Saint-Eustache à Paris, célèbre musicien d’Eglise. Ma mémoire fait défaut mais je pense y avoir lu jadis un article rédigé par Henri Pourrat.

Je redis mon grand intérêt pour l’article de Jérôme Bourbon qui offre une riche rétrospective.

________________________

 

 De Jean-Pierre NAUDIN : 

 

NOUVELLE RELIGION 

 

Je viens de découvrir tout a fait par hasard (sur Google) que notre cher président a encore de l’argent. En effet il vient d’offrir 5millions d’euros a Simone Weil pour sa fondation d’Auschwitz, pour l’entretien du camp!

La France n’est pas la seule à être généreuse avec l’argent des contribuables, l’Autriche, la Belgique, la Pologne piochent dans les poches de pays exsangues pour donner aux riches bénéficiaires de la nouvelle religion. Je salue le courage du combat implacable que vous et votre équipe menez chaque semaine.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 16:32

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2b/Ingres_coronation_charles_vii.jpg/300px-Ingres_coronation_charles_vii.jpg

 

Jeanne d’Arc et la France d’aujourd’hui

 

 

Harlem Désir parlant de Jeanne d’Arc pour donner une leçon de patriotisme à Marine et Sarkozy: j’imagine ce qu’en aurait tiré Léon Bloy! Hélas je n’ai ni le talent ni la colère nécessaires pour faire un sort à cet étron-là, et peut-être ne faut-il pas gaspiller l’invective sacrée. D’ailleurs, si l’on se veut chrétien, on doit admettre que Notre Seigneur est mort pour rédimer aussi Harlem Désir, et qu’à force de tripoter la pucelle, la saleté socialiste (SS) trouvera peut-être la grâce. Cela, c’est l’ordre religieux; dans l’ordre politique, rappelons que, pour un catholique, Jeanne est une sainte tout à fait à part: elle a reçu du Ciel une mission politique, c’est le personnage spirituel envoyé pour justifier l’action politique, et pas n’importe laquelle. Il est évident que l’odieux Harlem Désir, ce qu’il représente, ses copains affidés à l’association de malfaiteurs qu’on nomme parti socialiste, les idées qu’ils professent, les sentiments qu’ils répandent, les projets qu’ils portent sont à la fois des insultes à la France et les ennemis irréconciliables de Jeanne d’Arc. C’est évident, mais dans l’espèce de bol d’Arménie où nous trempons, cela soulage de rappeler les évidences. 

 

Monsieur et Madame Finirparlafermerouiounon? ont une fille, comment l’appellent-ils? Eva, bien sûr, Eva qui tombe à trois pour cent dans les sondages, mais continue à déposer jour après jour son kilo de salive quotidien dans les médias. Il y a une gradation dans le mal politique, et madame Joly n’est aujourd’hui pas loin du pire. Lorsqu’elle parle d’environnement, elle n’est que sotte, tendancieuse et mal informée. Quand elle touche à la France, cela devient insupportable. Au début, j’ai cru qu’elle était simplement taillée dans la nouille, authentique, pleine pâte, pas du placage, mais en fait c’est beaucoup plus grave que ça: elle incarne et manifeste l’imposture de l’écologie politique, qui est la forme moderne de la révolution mondialiste; de même que l’antimatière s’oppose à la matière, de même Eva Joly est-elle entièrement composée d’antination. Elle secrète sans discontinuer sa propagande antinationale. Après sa sortie contre le défilé du Quatorze-Juillet, voilà qu’elle disserte sur Jeanne d’Arc, symbole ultranationaliste blâmable selon elle. Que cette Norvégienne sans attrait retourne donc se noyer dans quelque fjord, et qu’on supprime sans tarder la double nationalité. M. Tarik Ramadan en Suisse et M. Lionel Stoleru chez nous se sont efforcés d’apprendre le français correctement. Notre baudroie verte ne s’est pas donnée cette peine. Elle radote ses blasphèmes dans un dialecte compris d’elle toute seule. N’y aura-t-il pas un jeune cœur généreux pour l’entarter à la fin? On ne frappe certes pas une femme, même avec une fleur, mais une couche de crème rafraîchira cette vieille peau, un bon peu de chantilly masquera opportunément aux yeux des enfants ce rutabaga rébarbatif et sectaire.


Deux mots maintenant de Sarko et des Le Pen. A l’instigation de Messieurs Guaino et Buisson, le président de la République a célébré le six centième anniversaire présumé de la naissance de Jeanne d’Arc à Domrémy, dans l’intention manifeste de ratisser l’électorat patriote et de tailler des croupières au Front National, accusé par lui d’accaparer Jeanne d’Arc et de diviser les Français en instrumentalisant abusivement celle-ci. Jean-Marie Le Pen est aussitôt monté à la tribune pour remarquer que l’héroïne «n’appartient sûrement pas aux partis qui n’en parlent jamais ou qui n’en parlent que dans les périodes électorales[…], aux partis qui ont livré la France à l’européisme et au mondialisme, qui veulent la dissoudre dans une Europe fédérale, qui ont abandonné la garde millénaire des frontières, qui dénient la légitime priorité nationale, qui ont organisé une immigration étrangère massive, ce qui ne respecte aucun des principes qui ont fait agir Jeanne et qui l’ont fait mourir.»

Il faut reconnaître que ces propos respirent le meilleur bon sens. 


Dans le langage plus enveloppé qui plaît aux journalistes, Marine Le Pen a ajouté: «Ce n’est pas le tout de rendre hommage à Jeanne d’Arc, mais encore faut-il partager les valeurs qui étaient les siennes[…] Or, rendre hommage à Jeanne d’Arc, qui était en même temps héroïne et sainte, quand dans le même temps on mène un mandat comme l’a fait Nicolas Sarkozy, qui est un mandat d’abandon de la souveraineté nationale, de disparition de la liberté du peuple et d’islamisation progressive de notre pays, très objectivement il y a quand même une incohérence.»


Autant il est important de répéter que la dérive sioniste de Marine Le Pen, qui peut avoir de graves conséquences en politique étrangère, fausse déjà sa perception de l’immigration en réduisant abusivement le phénomène à la dimension de l’islamisme, autant il convient de noter que, sur le dossier Jeanne d’Arc, la famille Le Pen a correctement tenu son rôle. On doit préparer le moment où, la stratégie Marine-Aliot ayant échoué, il faudra réintégrer les cadres et les militants de bonne foi du FN dans un grand mouvement national. Quant à l’agitation électoraliste de Nicolas Sarkozy, il ne faut surtout pas s’en plaindre: comme ses déclarations brutales de 2007 visant à siphonner l’électorat du FN, elles auront pour effet de sensibiliser l’opinion à la cause nationale et de légitimer celle-ci aux yeux du grand public. Le président de la République croit travailler pour lui, il travaille pour nous. [...]


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