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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 12:36

 

http://s1.lemde.fr/image/2013/02/06/534x0/1827753_5_4fde_sondage-tns-sofres-realise-pour-france-info_9c207d7ad2c6b6925ba6afccecfa1781.png

 

Lu dans Le Monde :

 

Le Front national se banalise et plus d'un tiers des Français adhèrent à ses idées. C'est le principal enseignement du baromètre d'image du Front national édition 2013 réalisé par TNS Sofres du 24 au 28 janvier pour France Info, Le Monde et Canal Plus. Ce baromètre présente l'avantage de cerner les évolutions de perception de ce parti sur une longue période, puisqu'il fait l'objet d'une édition annuelle depuis 1983.

  

Aujourd'hui, 47 % des personnes interrogées estiment que le FN "ne représente pas un danger pour la démocratie" (soit 8 points de plus qu'en 2012). Ils sont dans la même proportion à penser le contraire (en recul de 6 points par rapport à 2012). Des chiffres inédits depuis 1984. Mais à cette époque, le FN émergeait à peine sur le devant de la scène politique. Il n'était pas, contrairement à aujourd'hui, le troisième parti de France. A titre de comparaison, plus de 70 % des sondés désignaient ce parti comme un danger dans la seconde partie des années 1990.

  

Ces résultats soulignent donc de manière significative une normalisation du parti d'extrême droite. Et notamment sous le prisme des sympathisants de droite : 54% de ceux de l'UMP disent ainsi ne plus percevoir le FN comme un danger.

  

SANS PRÉCÉDENT

  

Le niveau d'adhésion aux idées portées par le Front national reste pour autant stable, à 32 % (contre 31 % en 2012). Ce qui constitue tout de même un record depuis 1991. 63 % se disent en revanche en désaccord avec les idées défendues par le parti d'extrême droite.

    

Autre signe de normalisation de la perception du FN : pour la première fois, le leader du Front national (aujourd'hui Marine Le Pen), est davantage désigné comme le représentant d'une "droite patriote attaché aux valeurs traditionnelles" (44 % des sondés, contre 41 % l'année précédente) que comme un représentant "d'une extrême droite nationaliste et xénophobe" (43 % des personnes interrogées, contre 45 % en 2012). Cela n'était évidemment pas le cas durant les longues années de présidence de Jean-Marie Le Pen. C'est sans précédent depuis 1983.

   

En particulier, 54 % des sympathisants UMP considèrent, selon cette enquête, que Marine Le Pen est une représentante d'une "droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles". 51 % d'entre eux déclarent adhérer aux "constats exprimés par Marine Le Pen, mais pas à ses solutions".

   

Les idées défendues par le FN rencontrent le plus d'adhésion dans un électorat peu ou pas diplômé, chez les ouvriers (42 % se disent d'accord), les employés (34 %), dans les zones rurales (41 %), les rurbains (36 %) et périurbains (38 % d'adhésion). A l'inverse, ceux qui disent rejeter le plus les idées frontistes sont les diplômés d'études supérieures (79 % pas d'accord avec les idées du FN), les urbains surtout dans les grandes villes, les cadres et professions intellectuelles (85 % de désaccord).

   

Politiquement, 83 % des électeurs de gauche se disent en désaccord avec les idées du FN, avec une pointe de rejet à 86 % au Front de gauche.

   

"Ce n'est pas une rupture. Le mouvement entamé depuis plusieurs années se poursuit : un FN présent de manière continue dans la politique française ne crée pas de crispation comme il pouvait y avoir à une époque, note Edouard Lecerf, directeur général de TNS Sofres. Il y a une forme d'intégration très claire à droite dans la prise en compte du FN comme un élément complémentaire de la vie politique française." Du point de vue des électeurs de droite, le FN devient donc un acteur "comme un autre" du jeu politique en France.

   

"CAPABLE DE GOUVERNER"

   

Ces résultats attestent de la réussite de la stratégie dite de "dédiabolisation" voulue et portée par Marine Le Pen. Ce choix a été conçu, d'abord, pour banaliser le FN, lui "retirer la tunique de Belzébuth" nourrie du "soupçon d'antisémitisme" qui pèse sur lui, selon les termes de Mme Le Pen. Surtout, cette dernière a voulu, depuis son accession à la tête du FN il y a deux ans, élargir son électorat en ne cantonnant plus son parti à la seule fonction protestataire. Mme Le Pen a ainsi mis l'accent dans son discours sur des thèmes économiques et monétaires.

   

Davantage de sondés voient Marine Le Pen comme capable de gouverner. Point sur lequel elle a gagné en crédibilité. Leur proportion est ainsi passée de 31 % en 2012 à 35 % aujourd'hui, alors que dans le même temps, la part de ceux qui voient le FN comme un parti essentiellement contestataire a reculé de 57 à 54 %. Le potentiel électoral du FN est en outre important : 27 % des personnes déclarent envisager de voter FN à l'avenir. Parmi eux, deux tiers de personnes l'ont déjà fait, un tiers est composé de "nouveaux potentiels".

Cette crédibilité nouvelle se note aussi dans l'image que Marine Le Pen revêt chez les sondés. Elle est perçue comme "volontaire" (81 %), "capable de prendre les décisions" (69 %), ou "de comprendre le quotidien des Français" (49 %).

  

LA PERMÉABILITÉ DE L'ÉLECTORAT DE DROITE

  

Plus étonnant, pour 53 % des personnes interrogées, Marine Le Pen serait "capable de rassembler au-delà de son camp". Un paradoxe quand on se souvient que la présidente du FN ne cesse de rejeter toute alliance avec la droite, se bornant à agréger dans le Rassemblement bleu Marine de minuscules partis sans poids politique.

  

Crédibilité en hausse et perméabilité de l'électorat de droite. Ces deux ingrédients donnent logiquement un souhait d'alliance entre l'UMP et le FN en progression. 28 % des personnes interrogées estiment donc que l'UMP devrait "faire des alliances électorales selon les circonstances" avec le FN. Une progression de 4 points par rapport à l'an dernier. A l'UMP, ils sont 38 % à partager cet avis et 43 % au FN.

Si l'on y ajoute les 11 % des sondés qui estiment qu'il faut que l'UMP traite le FN en allié, le souhait d'alliance entre la droite parlementaire et l'extrême droite atteint 39 % des personnes interrogées. A l'inverse, ils sont 29 % à penser que l'UMP doit refuser "tout accord politique avec le FN mais sans le combattre" et 18 % à estimer que l'UMP doit le combattre. Cependant ces chiffres importants sont contrebalancés par un refus majoritaire d'alliance UMP-FN lors des municipales. 59 % des personnes interrogées ne veulent pas d'alliance au cas par cas (51 % à l'UMP) et 62 % refusent un accord électoral national (53 % à l'UMP).

Sur cette question, ce sont les électeurs FN qui sont le plus demandeurs : 68 % d'entre eux appellent à une entente au cas par cas, 62 % à une alliance globale.

  

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 12:25

 

 

Le Bien normophobe

 hannibal

Ce doit être merveilleux d’être bon. Pas bon comme quand on aide une vieille dame à traverser la rue ou qu’on donne cent sous à un clochard, vraiment bon. Comme François Hollande. Qu’il était beau à Tombouctou, notre René Caillié à lunettes, le menton haut, la jugulaire du casque lourd mentalement serrée sur une glotte affolée, la commissure des yeux tire-bouchonnant sur les chaussures. C’était le jour le plus lumineux de sa vie politique. Le triomphe mérité d’un grand bisounours. Pas encore l’apothéose, mais déjà une métamorphose : le petit chose incertain et tremblotant s’est mué en figure paternelle, Flanby soldat, pudding amidonné. En France factotum de la république, technicien de surface affecté à nettoyer tous les couacs et bévues de sa majorité, au Mali bifidus actif, membre premium. A Marseille, spectateur de performance RAP dans le TGV, à Bamako décideur, ami cher, père Noël, libérateur. Des mamas mamelues comme la dame de Brassempouy le serraient sur leur cœur généreux, dans le chaud mystère odorant d’un drapeau français déployé au vent, et cela le changeait des dominas qu’il à dû s’appuyer toute sa vie, de Ségolèna incisiva à Valéria canina. Avec ça, il n’a pas oublié quand même son petit couplet idéologique. Il a parlé de la “dette” que la France aurait censément contractée envers l’Afrique, et qu’il est venu honorer à Bamako. Une dette de sang ! Pour sûr ! Il y avait un peloton de Maliens dans la suite de Jean l’aveugle à la bataille de Crécy ! La gauche nous ferait toujours pisser de rire si elle ne nous faisait pleurer le sang. J’imagine la bouille du père de Gaulle dans sa tombe, lui qui faillit manger son képi de dépit quand Sékou Touré, démocrate malien, répondit non à son referendum, mettant ainsi fin, de facto, à ce qui devait devenir la communauté française ! Mais sans doute l’a-t-on oublié à l’Elysée, comme on y a oublié toute l’histoire de France.

  

Toujours ce mariage pour tous. Pour tous les “couples”. Un professeur de lettres, Daniel Godard, fait justement remarquer qu’il n’y a pas dans cette affaire plus de “couple” que de mariage en broche. D’abord, parce que, la mauvaise humeur des verts et des communistes devant les cafouillis socialistes le prouve, il s’agit bien d’ouvrir aux “mariés” de même sexe le « droit à l’enfant », donc fatalement la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui — c’est mignon, les sigles, cela permet de faire avaler en douce les pires horreurs, la vente d’un enfant par exemple : il vaudrait mieux dire GPS, gestation pour les salauds). Il s’agit donc d’ouvrir le “mariage” à une troisième personne (voire deux) : on se trouve ainsi en présence non d’un couple, mais d’une triade, peut-être une tétrade. Ce n’est pas une vue de l’esprit depuis que la jurisprudence anglaise reconnaît aux donneurs de sperme des droits de « coparents » : on ne voit pas ce qui empêcherait une mère porteuse de revendiquer le même au nom de l’égalité. De sorte que la polygamie que réclamait explicitement Jacques Bompard dans un amendement se trouve implicitement reconnue par un projet qui prévoit à terme la procréation pour les “couples” homosexuels.

  

Surtout, Daniel Godard, qui est un bon professeur, nous rappelle pourquoi on ne peut en toute hypothèse parler de “couple” homosexuel. Même si conjoint un et conjoint deux, brûlant d’un chaste feu, n’éprouvent nulle envie de se perpétuer, même si, loin des obligations poulinières et natalistes, ils souhaitent seulement vivre au sein de leur chaumière un amour sanctifié par la République. Même s’ils n’ont jamais d’enfant, conjoint un et conjoint deux ne formeront jamais un “couple” pour une raison grammaticale que le dictionnaire nous dévoile. Deux éléments de même nature constituent ensemble non un “couple”, mais une paire : une paire de ciseaux, et non un couple de lunettes. Une paire de bœufs. Une paire de jumeaux, et de jumelles. En français, le couple suppose la différence, l’altérité. Le Robert 2012, qui fait la paire avec le Robert 2011, définit le couple comme « un homme et une femme unis par des relations affectives, physiques ». Pour l’instant il n’a pas encore été brûlé en place de grève pour homophobie. Mais il faut vivement espérer qu’une fois le code civil chiffonné, les lobbies qui s’essuient les pieds sur notre tête récriront aussi les dictionnaires et les grammaires. Ils l’ont fort bien compris d’ailleurs : la gauche n’a pas plus dangereuse adversaire que la grammaire, la langue française est depuis des décennies la cible de ses vigilantes attaques. […]

 

Pour lire la suite, achetez RIVAROL en kiosque dès vendredi, ou téléchargez le pdf dès aujourd'hui, ou mieux encore ABONNEZ-VOUS (plusieurs formules possibles).

  

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 18:18

 

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Faut-il vraiment bien travailler à l'école ? Alexandra Sublet, animatrice télé, nous propose cette réponse:

 

"Je n'étais pas une fille très cultivée avant de prendre C à Vous. Maintenant, je mets un point d'honneur à lire et à voir les films, les pièces. Parfois je n'arrive pas à finir les livres, mais ça me permet de poser la question qui tue : qui lit 550 pages de philosophie ?" confesse-t-elle.

Et l'animatrice n'hésite pas non plus à révéler son salaire ! "J'ai commencé C à Vous à 8 000 euros net par mois, j'en suis à 12 000. Des chaînes m'ont parfois proposé trois fois plus." (source)

 

Nous sommes dans une société de médiocres, qui paye grassement des gens inutiles tels cette Sublet, et fait crever les infirmières, les auxiliaires de puériculture, et autres personnes qui ne sont pas moins cultivées et dont le travail est indispensable. Mais torcher les malades ou les enfants, ça ne vaut quand même pas une présentation d'émission (nullissime au demeurant).

  

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 17:39

 

http://www.ndf.fr/files/fiv.jpg

Avec la réforme du mariage, et donc de la filiation, les juges ont du souci à se faire. Ce serait presque drôle, si le bien être d'enfants innocents n'était pas en jeu... En regardant ce qui se passe dans les pays "ouverts", "tolérants" et tout le tralala, on peut avoir un aperçu de ce qui nous attend.

 

Lu dans Le Figaro:

 

Certains pays qui ont légalisé l'homoparentalité se trouvent parfois confrontés à des situations éthiques et juridiques bien complexes.

  

La question de la filiation est au cœur du projet de loi du «mariage et de l'adoption pour tous». Les profondes transformations du modèle familial depuis les années 1970 (multiplication des séparations, démariages) et le développement des techniques de procréation médicalement assistée ont donné naissance à des familles à géométrie variable.

 

Chez certains de nos voisins, l'assouplissement des règles éthiques a donné au phénomène une autre dimension. Certaines situations complexes d'homoparentalité, où un enfant est souvent entouré de plusieurs adultes qui se définissent comme ses parents, mettent en avant de manière aiguë les questionnements éthiques et juridiques sur ces nouvelles compositions familiales.

 

La pluriparentalité va-t-elle se développer avec l'avènement de parents sociaux ou d'intention venant s'ajouter ou se substituer aux parents biologiques? À qui donner raison quand un parent biologique et un parent social s'opposent? L'ouverture de la procréation médicalement assistée à des personnes qui ne souffrent pas d'infertilité médicale risque-t-elle de produire des «enfants de tout le monde» et donc de personne?

 

En France, les techniques de procréation médicalement assistée ne sont aujourd'hui autorisées qu'aux couples hétérosexuels infertiles mariés ou faisant la preuve d'une durée de vie commune d'au moins deux ans. Quant à la gestation pour autrui, elle reste interdite. Dans le projet de loi du gouvernement, deux personnes de même sexe pourraient devenir parents ensemble par la voie de l'adoption plénière.

 

La disparition des mots «père» et «mère» dans certains passages du Code civil au profit du mot «parents» serait déjà une étape vers la multiplication du nombre de parents pour un enfant, soulignent les détracteurs du texte. Ce bouleversement de la filiation pourrait par ailleurs ouvrir la voie à la procréation médicale assistée pour les couples de femmes - des amendements en ce sens seront d'ailleurs examinés au Parlement - voire à la légalisation des mères porteuses. Pour les opposants au projet de loi du gouvernement, la porte serait alors ouverte à toutes les dérives du droit à l'enfant comme certains pays étrangers en font déjà l'expérience.

 

 

De la Belgique au Canada, tout n'est pas rose dans les unions arc-en-ciel

 

Des papas qui veulent être un peu plus que des donneurs de sperme, des lesbiennes qui se disputent des paillettes congelées… Dans les familles arc-en-ciel, tout n'est pas toujours rose. L'émergence de nouvelles formes de filiation et de parenté, dans des pays qui autorisent depuis plusieurs années le mariage homosexuel et l'adoption, a parfois donné lieu à des situations dramatiques et d'étonnants imbroglios juridiques.

 

En Grande-Bretagne, le traumatisme de l'épouse du donneur

 

Elle ne s'était «pas rendu compte». Ann* avait tout d'abord consenti à ce que son mari Michael* fasse don de son sperme. Mais à l'annonce de la naissance d'une petite fille chez un couple de lesbiennes, elle a craqué: le sperme ne fait-il pas partie des «biens matrimoniaux»?, s'interroge-t-elle, bouleversée «comme si (s)on mari l'avait trompée». Les lesbiennes étant trop âgées, elles avaient fait appel à une mère porteuse, tout en entamant une procédure d'adoption. Laquelle échouera, justement à cause de leur âge… La mère porteuse accouchera donc sous le nom de l'une d'entre elles. Et le tribunal, devant lequel Ann et Michael tentèrent de récupérer l'enfant, donnera finalement raison au couple de lesbiennes.

 

Au Canada, 13 paillettes de sperme à partager

 

Chacune avait eu un enfant du même donneur. Lors de leur séparation, elles sont toutes deux parties avec leur enfant respectif et la moitié de leurs biens. Mais elles avaient oublié les 13 paillettes de sperme congelé qui leur restaient! Quelques années plus tard, l'une, ayant retrouvé une compagne, a voulu un deuxième enfant du même donneur. Mais l'autre s'y est opposée, demandant la destruction des paillettes, pour des «raisons morales». Le juge a statué que bien que le sperme ait «un statut émotionnel» différent, il devait être considéré comme faisant partie des biens matrimoniaux, donc être partagé. Restait à décider qui aurait la 13e paillette: le juge a choisi celle qui avait le projet d'enfant.

 

En Belgique, «six parents» condamnés

 

Après sept ans de rebondissements dans l'invraisemblable histoire de la petite Donna, née d'une mère porteuse belge qui l'avait revendue 15.000 euros à un couple de Néerlandais, après l'avoir «promise» (pour 8000 euros) à son père biologique et à sa compagne stérile, puis à un couple de gays, le tribunal d'Audenaerde vient de statuer: les six «parents» ont été condamnés. La justice belge avait finalement décidé de poursuivre les trois couples (la mère porteuse et son mari, les Néerlandais et le père biologique et sa compagne) devant le tribunal correctionnel pour avoir infligé des «traitements inhumains et dégradants» à Donna. Quant à la fillette, elle demeurera aux Pays-Bas, auprès de ses parents adoptifs, sans jamais connaître son père naturel.

 

Au Texas, «les premiers jumeaux sans mère»

 

Tous deux quadragénaires, célibataires, amis de longue date… pourquoi ne pas faire un enfant, et l'élever ensemble? Sauf que quelques heures après l'accouchement, en juillet dernier, Marvin révèle son homosexualité et réclame la garde exclusive des jumeaux: Cindy, a-t-il expliqué devant la justice, n'est qu'une mère porteuse. Elle n'a aucun lien génétique avec les bébés, puisqu'à 47 ans, elle a eu recours à un don d'ovules… En attendant que la justice tranche, les jumeaux ont été confiés à Marvin et son partenaire. «S'ils gagnent, lance l'avocat de Cindy, les quatre seules personnes au monde à ne pas avoir de mère seront Adam, Eve, ainsi que ces jumeaux.»

 

En Australie, le père rayé de l'acte de naissance

 

En 2001, un couple de lesbiennes avait eu une petite fille avec un donneur gay. Celui-ci avait répondu à une annonce recherchant «une figure d'oncle». Mais le couple se sépare. Toutes deux veulent les mêmes droits sur l'enfant. Comme il n'est pas possible d'inscrire trois noms de parents sur un acte de naissance, le juge décide de rayer celui du père, pour inscrire celui de l'ex-compagne de la mère. Dévasté, le quinquagénaire a appris que sa fille de dix ans n'était plus «juridiquement» la sienne.

 

En Grande-Bretagne, le donneur qui voulait juste rendre service…

 

Son nom n'est pas sur les actes de naissance, souligne-t-il. «Mandy voulait des enfants, j'ai fourni les ingrédients, raconte prosaïquement Mark, un gay de 47 ans. Je n'ai jamais eu le désir d'être père.» Mais cet «acte de bonté» envers une lesbienne «non conventionnelle», qui pense qu'«il doit y avoir un père et une mère», a donné naissance à deux filles. Et puis la compagne de Mandy l'a quittée, et la quadragénaire, en difficulté financière, a retrouvé les coordonnées de Mark. Aujourd'hui, elle lui réclame une pension alimentaire! «Pourquoi ne poursuit-on pas la deuxième mère, qui les a élevées, et qui, elle, a les moyens?», s'énerve-t-il. Quant aux filles de 12 et 14 ans, elles sont très perturbées psychologiquement. «Jamais je ne pourrai me marier ni avoir des enfants», assène l'aînée.

 

… et celui qui avait «beaucoup à offrir»

 

L'annonce, dans le Gay Times, le présentait comme un «trentenaire solvable», qui avait «tout, sauf des enfants» et qui avait «beaucoup à offrir». Le couple de lesbiennes, bien plus modeste, en a profité par deux fois: un garçon puis une fille sont nés. Mais la mère a bientôt trouvé le père trop envahissant, l'accusant de «marginaliser» sa compagne. Quant au père, aujourd'hui quinquagénaire en couple depuis vingt-cinq ans, il estimait que le fait de payer les factures lui donnait le droit de voir davantage ses enfants… Qualifiant cette bataille juridique de «grande honte», le juge a finalement accordé la garde partagée aux deux couples. «Ce qui est particulièrement injuste, a-t-il conclu, c'est qu'une enfance gâchée de la sorte marquera sans doute ces enfants à jamais.»

 

*faux prénoms.

 


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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 17:29

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2013/01/31/eda9cd3a-6bc5-11e2-84d6-2dd0c64b2cb4-493x328.jpg

 

A lire dans le Figaro:

 

Pour quelques dizaines de milliers de dollars, les agences en pointe de cette étrange filière proposent des jeunes femmes triées sur le volet.

 

Elle ne veut pas d'enfant mais pense que ce serait «un gâchis» de ne pas «utiliser de si bons ovules»… Sourire enjôleur et décolleté avantageux, Jennifer, 29 ans, figure dans le catalogue de «plus de mille donneuses aux profils des plus exceptionnels et divers» proposé par l'agence américaine Egg Donation (Don d'ovule), «leader du marché». Chez CSP, elle aussi pionnière en matière de «création de familles», c'est la photo de stars comme Elton John que l'on met en avant: ce prestigieux centre de gestation pour autrui vient d'organiser la naissance d'un deuxième bébé pour le chanteur britannique et son compagnon.

  

Trente-deux ans d'expérience, plus de 1700 enfants dans 45 pays, 40 % de clients étrangers: CSP vante ses spécialistes «de premier ordre» dans tous les domaines et un bilan sans failles. «Nous avons environ la moitié de clients homosexuels, explique Sherrie Smith, administratrice du centre de la côte Est, dans le Maryland. Et en ce moment, une dizaine de couples français. Quel que soit leur pays d'origine (même ceux qui, comme la France, interdisent la GPA, NDLR), nous avons toujours réussi à faire rentrer les bébés chez eux.» Faire un bébé avec CSP, «c'est comme un voyage en Mercedes, résume un père comblé. Calme, efficace et fiable».

  

Dans ce monde décomplexé et dûment tarifé, l'aventure commence par une rencontre, via Skype, entre le couple et les représentants de CSP. Les femmes acceptant à la fois de donner leurs gamètes et de porter l'enfant étant très rares, «le centre travaille avec une agence comme Egg Donation, précise Kara, coordinatrice des mères porteuses chez CSP. La plupart de ces donneuses choisissent de rester anonymes». D'autres dévoilent leur personnalité sur Internet. Comme Jennifer, jolie blonde de mère allemande et de père norvégien, «niveau bac», qui «aime la cuisine mexicaine» et «ne dort pas avec une peluche»… Certaines acceptent d'être contactées à la majorité de l'enfant.

  

L'agence de donneuses, approchée par «plus de 10.000 volontaires chaque année», propose des «nouvelles recrues» chaque semaine. Pour être sélectionnée, il faut avoir entre «21 et 35 ans», être «en bonne santé, intelli­gente, attirante et responsable». «En plus de la gratitude des parents», la donneuse reçoit entre 5000 et 10.000 dollars… et l'agence, presque autant.

  

«État émotionnel bouleversé»

  

Chez CSP, la sélection des mères porteuses est tout aussi drastique: sur quelque 400 demandes reçues chaque mois, on en garde une douzaine! «On vérifie tous leurs antécédents, indique Kara, très fière d'avoir elle-même été deux fois mère porteuse. Les couples veulent une femme parfaite: jeune, grande, pas trop grosse, mariée, avec des enfants.» La plupart se font recaler «parce qu'elles posent trop de questions sur la rémunération, souligne-t-elle. Pour éviter la marchandisation des corps, on exige qu'elles soient indépendantes financièrement». D'autres ne sont pas sélectionnées car elles refusent un éventuel avortement, en cas de handicap ou de grossesse multiple, par exemple.

  

Fausse couche, handicap, avortement, déroulement de l'accouchement, tout est abordé lors de la première rencontre entre les futurs parents et la mère porteuse. Après une consultation de quatre heures avec un psychologue (210 dollars), le couple enchaîne sur une visite médicale. Il faut compter de 6000 à 10.000 dollars de frais d'avocats, notamment pour l'établissement d'un contrat entre les deux parties. Puis de 15.000 à 25.000 dollars pour chaque cycle de fécondation in vitro (FIV).

  

Lors du deuxième voyage aux États-Unis a lieu le transfert d'embryon. Un troisième, à six mois de grossesse, permet d'assister à une échographie. Et le quatrième est pour l'accouchement. L'enfant repart muni d'un passeport américain. Sur son acte de naissance figure, «pour les couples gays, soit le nom d'un seul père, soit les deux, selon la loi en vigueur dans leur pays d'origine», in­dique-t-on chez CSP. L'agence empoche un peu plus de 20.000 dollars.

  

La mère porteuse, elle, reçoit entre 25.000 et 35.000 dollars (ses tarifs augmentent à chaque grossesse). Plus 8.000 si elle est enceinte de jumeaux. «De nombreux couples, notamment les gays, qui rêvent d'un bébé chacun, expriment le désir d'avoir des jumeaux, témoigne le Dr Michael Feinman. Vu les dépenses et les efforts considérables, ils pensent que ce serait bien d'avoir “deux bébés pour le prix d'un”.» Mais les grossesses mul­tiples sont risquées… Toute une série de frais médicaux éventuels, détaillés sur deux pages, sont à envisager. La facture totale peut paraître assez «intimi­dante», convient l'agence, mais «le bonheur d'être parent» n'a «pas de prix»…

  

L'aventure, toutefois, ne ressemble pas toujours «à un conte de fées». Lundi, Nicole, 31 ans, a fait un test de grossesse. Elle exulte: elle est enceinte «d'un couple de gays français». Est-ce la même excitation que celle qu'elle a ressentie pour ses propres enfants, qui ont aujourd'hui 11 et 7 ans? «Pas du tout, lâche-t-elle. Eux n'étaient pas prévus. Pour eux, j'ai au contraire beaucoup pleuré…» Il y a trois ans, elle a aidé un couple américain. À l'accouchement, ce sont eux qui ont pleuré - de joie - et la séparation d'avec l'enfant s'est faite facilement. «Je l'aime comme une nièce», dit-elle de cette fillette, dont elle reçoit des nouvelles. Les 25.000 euros ont servi à rembourser les crédits de son pavillon. Mais après, il y a eu six tentatives pour un couple norvégien. Six échecs. Puis une fausse couche tardive. «Avec tous ces traitements, mon corps est fatigué, soupire-t-elle. Quant à mon état émotionnel, il est un peu bouleversé… Alors cette fois-ci, ce sera la dernière.»

  

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 10:49

 

http://2.bp.blogspot.com/-EqM8FlyZX6Y/UQmLVda1UpI/AAAAAAAADjo/vGQ7JjITwek/s400/eltonJohnFamily220_2463763f.jpeg

 

Qui aura le dernier mot, entre Ni Pute Ni Soumise (sic) et le lobby LGBT, qui nourrit l'espoir secret de voir légalisée en France la GPA (en fait l'idéal serait de choisir ses enfants sur catalogue, mais chaque chose en son temps, tout est question de préparation de l'opinion publique) ? L'association féministe somme en effet Taubira de retirer sa circulaire encourageant la GPA à l'étranger (voir édito du RIVAROL d'aujourd'hui), car "elle laisse place à ce marché honteux, de ventres à louer" (source). Oui mais voilà, les socialos doivent à tout prix redorer leur blason auprès des homos depuis qu'ils ont supprimé la PMA du texte de loi sur la réforme du mariage. Sans parler du couac de l'objection de conscience, la promesse de Hollande, vite retirée, que les maires pourraient refuser de marier des paires homos, de même que des médecins peuvent refuser de pratiquer un IVG. La PMA est prévue au printemps, mais le principe d'un lobby, c'est de demander toujours plus, pour obtenir un peu. Et les LGBT ont bien raison de menacer Hollande ("si Hollande recule, on l'encule", ont-il promis sur leurs joyeuses banderoles) puisque Taubira cède et fait un geste en faveur de la GPA.

 

Au tour des féministes, donc, de descendre dans l'arène. La PMA, elles n'y voient pas d'inconvénient: une femme qui a le droit d'avorter doit aussi avoir le droit de fabriquer une grossesse. C'est monstrueux mais d'une logique implacable. Mais la GPA, ça veut dire vivre une grossesse, pour de l'argent, et potentiellement, exploiter la misère...

 

Il ne peut malheureusement, par définition, y avoir de lobby infantile, qui défende les droits des enfants. Ils en auraient, pourtant, des droits à défendre: le droit de naître, le droit d'être élevés par leur père et leur mère biologiques, le droit de ne pas être fabriqué expressément pour être abandonné à la naissance par leur mère qui les aura vendus à des homos, le droit d'être le fruit d'un père désireux de les concevoir, et non d'un donneur anonyme, le droit d'avoir une seule mère biologique (et non pas deux, comme cela peut être le cas lorsque l'ovule d'une donneuse est implanté dans l'utérus d'une receveuse), etc.

 

Pour conclure, une petite information people, tirée du blog de Jeanne Smits: Elton John est de nouveau papa! Mazeltov! Et qui a dit que le désir d'enfants des homos était égoïste? Elton John est bien conscient de la situation délicate de son fils:

 

Lors de la naissance de Zachary, fin 2010, Elton John avait déclaré ;

 

« Cela va lui fendre le cœur de grandir et d'apprendre qu'il n'a pas de maman. »

 

Réflexion de Jeanne Smits:


En mettant le petit Elijah dans la même situation, il pense sans doute avoir réglé le problème de Zachary.

 


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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:24

 

http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/monde/nmachi-bebe-blanc-parents-noirs/1851775-1-fre-FR/Nmachi-bebe-blanc-parents-noirs_articlephoto.jpg

 

Lu dans Le Figaro en 2010:

 

Les lois de la génétique sont parfois indéchiffrables. Un couple de Britanniques d'origine nigériane, tous deux noirs de peau, a donné naissance à une petite fille blanche, aux cheveux blonds et aux yeux bleus dans un hôpital de Londres, révèle le journal britannique The Sun. Une surprise d'autant plus grande que ces parents ont déjà eu ensemble deux enfants à la peau très foncée et qu'ils n'ont pas connaissance d'ancêtres blancs dans leur famille respective.

La stupeur passée, le mari s'est tout d'abord interrogé sur la fidélité de sa femme. «S'agit-il bien de mon enfant ?», s'est demandé Ben Ihegboro. Des doutes rapidement dissipés par les médecins de l'hôpital qui lui ont affirmé que la petite fille n'était ni albinos, ni métissée. «Ma femme est sincère avec moi. Et même si elle m'avait trompé, le bébé n'aurait pas la peau aussi blanche et les cheveux aussi blonds», a conclu le père du nouveau né. Sa femme, Angela, a quant à elle qualifié la naissance de sa fille de «miraculeuse». «Elle est magnifique», s'est-elle réjouie, tandis que son mari a assuré que l'essentiel est que leur fille «soit en bonne santé».

 

Même réaction chez cette autre maman noire qui a donné naissance à un bébé blanc en 2011:

 

La maman de Daniel, 25 ans, explique également avoir eu peur d'une maladie génétique qui mettrait à mal la santé de son enfant. Mais elle a rapidement été rassurée:

"Comme n’importe quelle maman qui vient de mettre un enfant au monde, ma principale préoccupation était qu’il soit en bonne santé, ce qui était le cas. Tout ce que nous pouvons dire c’est que Daniel est notre miracle, et même si nous sommes surpris par sa peau blanche, nous sommes vraiment chanceux. Il est très beau."

Francis Tshibangu, quant à lui, ne s’inquiète pas au sujet de sa paternité :"Je sais que certains diront que ma femme m’a trompé, mais j’ai complètement confiance en elle et je sais que ce n’est pas le cas."Il ajoute :

"On peut voir les gens nous regarder en pensant 'Que fait ce couple noir avec ce bébé blanc ?' Je suis sûr que certains pensent que nous l’avons volé. Mais pour nous, sa couleur de peau n’a aucune importance. Ce qui compte c’est que nous ayons un petit garçon en bonne santé et que nous aimons énormément."

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:57

 

Le mot race va bien être supprimé de la Constitution car, c'est bien connu, les races, ça n'existe pas. Les races, c'est pour les animaux, pas pour les hommes, voyons! La preuve en image.

 

Un labrador appartient à la famille des chiens, mais il a les caractéristiques physiques et comportementales de sa "race". Très adapté pour les enfants, il a un heureux caractère, une bonne bouille mais attention, une certaine tendance à l'embonpoint:

http://www.come4news.com/images/stories/Divers/labrador-retriever.jpg

 

Ci-dessous un rottweiler. Très prisé par les agents de sécurité, il peut être, à la différence du caniche, dressé à l'attaque. Mais c'est toujours un chien.

http://rottweiler.chiensderace.com/imagesbis/rottweiler.jpg

 

Deux races différentes, donc, puisque les poils, la taille, les comportements sont différents, mais une seule famille: les chiens.

 

Voyons maintenant les hommes.

Entre celui-ci,

http://csimg.webmarchand.com/srv/FR/29052633594/T/340x340/C/FFFFFF/url/blanc-bandeaux-cheveux.jpg

Et celui-là

 

 

 

http://www.famili.fr/data/photo/mw600_c18/7d9c9111e28amin.jpg

Ou celui là

http://ac.img.v4.skyrock.net/6412/23466412/pics/2847110286_1.jpg

 

Ou encore

http://img.over-blog.com/541x303/2/49/85/45/destiny/image-bebe-noir.jpg


Aucune différence: même couleur de peau (pour les chiens on regardait les poils), même yeux, même texture de cheveux, même tout, quoi. Pas de race dans la grande famille des hommes. CQFD.

 

Et puisqu'il n'y a pas de races, ô joie, il ne peut plus y avoir de racistes! Eh oui, plus personne ne pourra haïr son voisin parce qu'il est noir, ou jaune, ou vert (?) ou blanc... puisque ces couleurs n'EXISTENT PAS. Regardez bien le pendule... Les couleurs et les races n'EXISTENT PAS. Vos paupières sont lourdes... Les races, ça n'EXISTE PAS...

 

Serait-ce donc la fin des associations anti-racistes? Ce serait toujours ça d'économisé en ces temps de crise. Ah non? Julien Dray a besoin d'une nouvelle montre?

    

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:47

 

http://www.theagoraproject.org/uploads/gallery/album_15/gallery_2078_15_5577.jpg

Lu dans Le Figaro:

 

Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné jeudi à Twitter de communiquer les données d'identification des auteurs de tweets racistes ou antisémites diffusés ces mois derniers.

 

Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné jeudi à Twitter de communiquer les données d'identification des auteurs de tweets racistes ou antisémites diffusés ces mois derniers. Le réseau social américain avait été assigné en référé en novembre 2012 par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et plusieurs autres associations après la création sur Twitter, en octobre, du hashtag «#UnBonJuif». Cette page, qui déclinait toute une série de commentaires du type «un bon juif est un juif mort», était parmi les plus fréquentées.

  

Des tweets «constitutifs d'injure raciale, de diffamation raciale et d'incitation à la haine raciale sur un espace public», avait jugé l'avocat de l'UEJF, Stéphane Lilti. A sa demande, par lettre recommandée au siège californien, Twitter avait retiré plusieurs centaines de ces tweets. Mais pour les associations, cette mesure ne réglait pas le fond du problème qui, selon elles, réside dans l'absence de modération du contenu sur Twitter. Pour preuve, quelques mois après, d'autres propos antisémites circulaient à foison et de nouveaux hashtags, homophobes et racistes, se créaient. On trouvait ainsi mille formules douteuses dans «#SiJ'étaisNazi» (… «j'aurais continué ce que Hitler a commencé»), «#SiMonFilsEstGay» ou «#SiMaFilleRamèneUnNoir».

  

Pour les plaignants, le principe de territorialité «doit s'appliquer»

  

«Certes la régulation des propos illicites sur Internet est complexe mais pourquoi Google, YouTube, Facebook et les autres y arriveraient très bien et pas Twitter?», interroge Stéphane Lilti. L'association qui demandait un dispositif de signalement des contenus outrageants a obtenu gain de cause avec la décision du tribunal jeudi, qui a également ordonné à Twitter «de mettre en place dans le cadre de la plate-forme française» un dispositif «facilement accessible et visible». Jusque-là, seul un formulaire en anglais le permettait, accessible en plusieurs clics, dans des sous-rubriques. Lors de l'audience, le 8 janvier dernier, la défense de Twitter avait fait valoir la difficulté, avec l'absence de frontières d'Internet, de savoir à quelle loi se conformer. «Dès lors qu'un Français tweete en français pour le public français c'est le principe de territorialité qui s'applique, s'indigne Elie Petit, vice-président de l'UEJF. L'éditeur doit se conformer aux lois du pays sinon c'est trop facile.»

  

Aujourd'hui satisfaites de cette condamnation, les associations restent pourtant vigilantes. «Si Twitter refuse d'appliquer la décision de la justice française en prévalant la compétence d'un juge américain, nous n'hésiterons pas à aller devant le tribunal correctionnel, prévient Stéphane Lilti. Ce qui engagerait la responsabilité pénale de Dick Costolo (CEO de Twitter, NDLR) qui serait alors poursuivi comme un vulgaire délinquant et encourrait un an d'emprisonnement et 75.000 € d'amende.» «Nous sommes aussi très contents d'avoir obtenu gain de cause pour les victimes de ces injures, qui pouvaient se sentir seules ou démunies, précise Jonathan Hayoun, le président de l'UEJF. C'était l'autre objet de notre procédure.»

   

Avec l'obtention des données d'identification des auteurs de tweets antisémites, l'UEJF «ne compte pas poursuivre un par un» ces internautes. «On veut seulement que la justice en dispose, on laisse la liberté au parquet de poursuivre ou non, explique Elie Petit qui dit vouloir juste «faire évoluer la loi». L'avocat confirme une volonté de moralisation d'Internet. «On ne veut plus que Twitter soit le mauvais élève des réseaux sociaux, martèle Stéphane Lilti. En s'enfermant dans une protection aveugle d'anonymat, il renforce le sentiment d'impunité qui fait le lit de toutes les dérives».

   

Twitter a 15 jours après signification de cette ordonnance pour exécuter la demande du juge des référés, faute de quoi la société sera soumise au paiement d'une astreinte de 1.000 euros par jour.

   

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 11:48

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSbwTZO5_0xwYruZblB-2vaIeK7ICd_6rTD88GcKFM-C7W23gqhmlo974xLzg

 

Extrait d'un article du Figaro. Ces gens-là dégoulinent de vulgarité:

 

La Fédération lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) n'en démordait pas. «La procréation assistée doit devenir un droit pour tous», haranguait l'une de ses pasionarias, dans une salve d'applaudissements, entrecoupée de simulations d'orgasmes («oui-oui-oui») braillées au micro par la chauffeuse de foule: «Oui au mariage, oui à l'adoption, oui à la PMA!» Dans cette ambiance de carnaval, un étudiant exhibait sa «tapette à homophobe», tandis que le flot des manifestants rivalisait de slogans iconoclastes: «Enfilez-moi… une bague au doigt» ; «Marre des soirées sex-toys, on veut des soirées biberon» ; ou encore : «Vous nous avez faits homos, nous vous ferons des hétéros.»

L'Église n'était pas épargnée. «Jésus avait deux pères et une mère porteuse», scandait un membre du cortège, en clin d'œil aux nombreux catholiques mobilisés il y a deux semaines dans la capitale. Moins subtil, un autre déclarait: «Les curés au diocèse, nous on baise.»

Une cohorte de lycéens suivait une drag-queen en habit de prélat. «Priez pour nous, on baise pour vous», lançait l'un d'eux.

   

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