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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 11:30

 

Que revendiquaient les p.d dimanche? Le droit de s'aimer au grand jour? Un cadre rassurant pour leurs enfants obtenus de façon illégale? Une société pleine d'amour, d'ouverture, de tolérance?

 

Ou le génocide de la famille, et de la famille catho en priorité?

 

A vous de juger!

 

Ci-dessous ils revendiquent l'éclatement de la famille. Tout le monde sait que le divorce et la garde alternée sont bien plus bénéfiques pour les enfants que la famille unie.

 

http://3.bp.blogspot.com/-wtarnhsDWRM/UQWgGl_4VdI/AAAAAAAADZo/HFLxYHdWR3c/s1600/DSC_0108.JPG

 

Quant à la famille unie ET croyante, c'est le mal absolu!

 

http://2.bp.blogspot.com/-6M64iZrZsiM/UQWgMuKpWZI/AAAAAAAADbY/eukbVeot1p4/s640/DSC_0177.jpg

 

Finalement, le mieux, ce serait que personne n'ait le droit de se marier...

  

http://2.bp.blogspot.com/-DZNKvOzskN8/UQWgJwEpkbI/AAAAAAAADa4/xQkmKB337SY/s1600/DSC_0155.jpg

 

Ne nous y trompons pas: ces gens ne veulent pas l'égalité des droits, ils veulent en avoir plus que les blancs, hétéros, de culture chrétienne. Ils sont déjà mieux lotis puisqu'ils peuvent insulter la partie adverse sans crainte, alors qu'eux-mêmes se sont rendus intouchables grâce au "délit d'homophobie". De nos jours la vie d'un noir, d'un juif (grâce à la LICRA) d'un homo (grâce au lobby LGBT) vaut plus que celle d'un blanc. Eh oui, le crime raciste ou homophobe est plus puni que le crime tout court. Comme s'il pouvait y avoir des crimes plus gratuits, plus abominables que d'autres...

 

Et ils finiront bien par nous exterminer, grâce à des politiciens veules. Qui se moquent d'un rassemblement de "Blancs" comme celui du 13 janvier, mais s'émeuvent de la réunion de trois pelés et cinq tondus du moment qu'ils se foutent des "bites dans le cul". (voir aussi cet article).

http://4.bp.blogspot.com/-KsbWvojOaLA/UQWgOTQqz-I/AAAAAAAADcI/g4vFjfBVUyM/s400/DSC_0192.JPG

 

Et au fait, la PMA, ce sera jamais pour les invertis mâles. Mais à force d'éviter la compagnie des femmes, ces gens-là ont peut-être oublié qu'ils n'avaient pas d'utérus et que leur slogan n'avait pas lieu d'être? A moins qu'ils aient l'intention bientôt d'invoquer un "droit à l'utérus pour tous"? Bon courage, Frankenstein!

 

Toutes les photos viennent du blog de Jeanne Smits.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 10:59

http://i.ebayimg.com/t/VA0846-4x6-Postcard-Winter-Summer-in-Britain-Rain-Sheep-/00/s/NzQ4WDEwMjQ=/$(KGrHqFHJEQE88dE)+y,BPTN+dN8Iw~~60_57.JPG

 

S'il-vous-plaît, ne venez pas! "Il pleut tout le temps ici, vous ne trouverez pas de travail, et vous serez sous-payés."  Voilà en substance le message que les Anglais veulent faire passer aux aspirants immigrés bulgares ou roumains. Une façon de s'attaquer à l'immigration en amont, plutôt que d'avoir, comme les Français, des camps de Roms à gérer, des enfants pickpockets ou mendiants dans le métro, et des mères avec leur nichée indéracinables des entrées de fast food ou du voisinage des distributeurs de billets.

 

Wait a minute... Qui a dit que les immigrés potentiels voulaient travailler? En voilà bien, une idée! Que les Anglais ne se fassent pas de bile: ils viendront, les Roumains et les Bulgares! Ils arriveront bien à dégoter des parapluies, et pour ce qui est du travail, ils auront tout le temps d'y penser une fois sur place.

 

Est-il hors sujet de vous proposer la lecture de cet article édifiant (lu sur Riposte Laïque) en guise de conclusion? (Cliquez sur l'image)

 

http://ripostelaique.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/4-Roumains-tabassent-une-octogénaire-et-sont-relaxés.jpg

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 09:15

http://www.julg7.com/blog/wp-content/uploads/2010/10/eau_polluee.jpg

 

Lu dans Libération:

 

Rémi Barbier, responsable de l’unité «Gestion territoriale de l’eau et de l’environnement» à l'ENGEES (Ecole nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg) décrypte cette carte des dérogations et explique la «fabrication» de l'eau potable en France. Ainsi que les efforts qu'il reste à faire.

Comment est produite l'eau potable en France ?

Tout dépend des départements. Il y a deux types de sources à partir desquelles est puisée l'eau brute qui sera convertie en eau potable : les captages superficiels (cours d'eau, réservoirs de barrage) et les nappes d'eau souterraine. La qualité des eaux superficielles est moins bonne que celle des nappes. Mais ces nappes sont fragiles, et il y a quand même des traitements d'assainissement. Qui restent néanmoins beaucoup plus importants pour les captages superficiels. Ils permettent d'assainir et de dépolluer l'eau brute afin de respecter les normes de qualité.

Comment expliquer que la Bretagne, régulièrement montrée du doigt pour la pollution de ses nappes, n'a aucune dérogation ?

Il y a plusieurs réponses possibles. Si les collectivités sont regroupées en grands syndicats de distribution d'eau, elles peuvent faire des mélanges d'eau à partir de plusieurs sources et ainsi être conformes aux normes de qualité. De plus, il peut arriver que l'eau ne vienne pas de sources locales. Par exemple, à Rennes, en Ille-et-Vilaine, la majorité de l'eau distribuée provient des Côtes-d'Armor. Capter de l'eau ailleurs est une solution assez répandue quand un captage local n'est plus suffisant ou trop pollué.

Peut-on considérer le fait de capter l'eau plus loin comme une fuite en avant ?

Ça pose surtout le problème de la gestion technique. Les techniques de traitement ont des limites. Certains pensent que, quelle que soit la qualité de l'eau brute, on aura les techniques pour en faire de l'eau potable. C'est assez faux. On ne pourra pas toujours trouver de nouveaux captages plus propres, et augmenter les techniques d'assainissement. Aujourd'hui, si on arrive à plutôt bien traiter les nitrates ou les pesticides, on découvre de vrais problèmes liés aux résidus médicamenteux par exemple. De plus, les traitements coûtent très cher. Mais ils sont un bon miroir de notre mode de vie. Nous vivons en polluant, donc nous avons besoin de traitements importants pour dépolluer l'eau que nous voulons boire.

Quelle est la solution pour réduire les traitements ?

Il faut évidemment prendre les choses en amont. Accorder plus de place au génie environnemental et ne pas compter que sur l'assainissement. Il faut des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement, avoir une discussion avec les prescripteurs de médicaments par exemple. Sur ce dernier point, certains pays, comme la Suède, sont plus en avance que nous. Nous n'avons pas encore intégré ce facteur de rejet dans les eaux usées, il va falloir le faire. Des collectivités se sont déjà lancées dans des Opérations de reconquête de la qualité de l'eau (Orque) auxquelles industriels, agriculteurs, collectivités et particuliers participent. Elles permettent d'améliorer la qualité des captages souterrains et superficiels avec une meilleure gestion préalable (réduction des pesticides, protection des nappes, etc...). Il faut continuer dans ce sens.

 

L'article renvoie également vers une carte des dérogations sur les normes de qualité de l'eau. Les femmes enceintes doivent être particulièrement vigilantes; on nous a signalé en effet que les malformations de l'appareil génital se multiplient chez les foetus masculins. En cause, les rejets d'hormones féminines de synthèse (la majorité de la population féminine est sous pilule) qui ne sont pas traités et se retrouvent dans l'eau potable, pouvant mettre en danger le développement du foetus.

 


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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 08:43

 

Lu dans Le Parisien:

 

Une forte odeur de gaz de ville incommode depuis lundi la Normandie et l'Ile-de-France. Cette odeur chimique a été provoquée par un «dégagement gazeux» dans l'entreprise Lubrizol de Rouen, mais elle est «non toxique» selon les préfectures et les services de secours.

 

L'incident pourrait prendre fin dans la journée. «Ce produit (le mercaptan) ne présente aucun danger pour la santé», a assuré dans la nuit de lundi à mardi une porte-parole du Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic) de la Sécurité civile.

 

Cette entreprise est spécialisée dans les additifs pour lubrifiants et peintures. Le site de Rouen, à l'origine de l'odeur de gaz ressentie ce mardi en Normandie et en Ile-de-France, est classé Seveso. Il est donc considéré comme présentant des risques d'accidents majeurs.

 

«Le gaz de ville est sans odeur, raison pour laquelle un marquant olfactif inoffensif, le mercaptan, y est ajouté. Un nuage de ce marquant provenant de Normandie est perceptible en région parisienne. Il se dissipera naturellement en fonction des conditions météorologiques», précisent les pompiers de Paris. «Cette instabilité est à l’origine de dégagements d’odeurs de gaz - type gaz de ville. Le gaz, bien qu'ayant une odeur incommodante, n’a pas de caractère toxique», selon la même source. «Le seuil olfactif est très bas, ce qui explique la gêne ressentie par un grand nombre de personnes», précise la préfecture.

 

France 3 Haute-Normandie rapportait déjà lundi que de nombreux habitants de la région se plaignaient d'une odeur de fioul insoutenable. La préfecture de Seine-maritime mettait en avant le caractère non-toxique du nuage de gaz et demandait aux habitants de ne plus appeler les services de secours.

 

Ces odeurs nauséabondes au goût chimique, poussées par le vent, ont atteint la région parisienne après minuit, suscitant des inquiétudes dans la capitale et en banlieue. Des Parisiens inquiets ont appelé l'AFP pour se plaindre de l'odeur et de maux de tête, tandis que sur un site internet des centaines de personnes, habitant Paris mais aussi l'Eure, l'Essonne, les Yvelines, le Val-de-Marne ou le Val-d'Oise, évoquaient une «odeur insupportable», «maux de tête» et «nausées». Hormis «quelques cas isolés d'intolérance au produit, on est surtout dans la réaction psychologique liée à l'odeur», explique une source médicale.

 

Certains témoignages font état d'une certaine crainte au sein de la population, comme celui ce cette mère de famille, «inquiète pour ses quatre enfants» : «Tout le monde dit qu’il ne faut pas s’affoler, mais on a dit la même chose pour le nuage de Tchernobyl».

 

Récapitulons: une fuite en provenance d'un site identifié comme présentant des risques d'accidents majeurs est signalée. Un nuage de gaz, incolore, inodore, s'échappe, et n'est repéré que par son "marquant olfactif", qui incommode toute la population au point de provoquer des maux de tête et des nausées: est-ce l'effet du gaz? de l'odeur? ce n'est pas très clair. Toujours est-il que ces symptômes comptent pour rien et que l'on nous soutient qu'il n'y a "aucun risque". Le nuage inoffensif s'est déplacé jusqu'à atteindre Paris, où là aussi il provoque des inquiétudes. Pas de panique! nous "explique une source médicale" (payée par les dirigeants de l'usine?) à force de psychoter, vous allez vous rendre malade... Que ceux qui se sont réveillés en sentant cette odeur de pétrole aillent gentiment se recoucher, sans se poser de questions sur la concentration de ce gaz dans l'air, qu'ils ont pu renifler à plus de 200 km du lieu de la fuite.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 11:10

 

http://s2.lemde.fr/image/2013/01/18/534x267/1819237_3_8bf2_ignoble-hollande-le-sang-des-musulmans-n-est_18ac3a2f2a20eb132fd5c5225ab044d9.jpg

Page du Figaro de Ivan Rioufol:

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, ce mercredi matin sur RTL : il rappelle que la France est entrée en guerre contre "des groupes terroristes" qui veulent constituer "un Etat terroriste" au Nord du Mali. Sur Europe 1, le Chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, explique que les forces françaises, dépêchées au sol depuis quelques heures, ont pour mission de "stopper l’offensive des groupes terroristes". Le chef de l’Etat lui-même dit faire la guerre à "des terroristes". Mais pourquoi n’être pas plus précis dans la désignation de l’adversaire? Lundi, leConseil français du culte musulman (CFCM) a "salué", dans un communiqué, la "précaution utile et nécessaire" de François Hollande qui n’a pas qualifié "d’islamistes les éléments terroristes visés". Pour l’organisation, cette précaution "écarte tout amalgame et toute confusion entre islam et terrorisme". Elle déplore que "ce principe de précaution ne soit pas toujours respecté par certains hommes politiques et médias de notre pays". Elle rappelle que l’islam est une religion "qui sacralise la vie" et que "90% des victimes du terrorisme international sont de confession musulmane". La République n’ose donc pas dire clairement qu’elle fait la guerre à des terroristes islamistes, de crainte de froisser la susceptibilité de musulmans français et notamment d’un Conseil qui s’aveugle volontairement sur le profil des jihadistes du Mali. Cette réticence de l’Etat à appeler par son nom un ennemi identifié laisse voir un pouvoir intellectuellement prisonnier du politiquement correct et de ses accusations en islamophobie. L’islam radical en est le scandaleux bénéficiaire.

Le rôle du CFCM devrait être de s’élever contre les dérives islamistes qui insultent l’islam. Or sa position de censeur revient à cautionner l’indéfendable. Car voilà ce que dit, par exemple, Oumar Ould Hamaba, au nom du mouvement islamiste du Nord-Mali, Ansar el-Dine : "Notre but est de propager le message d’Allah à n’importe quel prix et continuer le combat. Nous avons la charia au bout de chacun de nos canons, chacun de nos sabres".  Abou Dardar, un des responsables du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest), annonce pour sa part : "La France a attaqué l’islam. Nous allons frapper le cœur de la France. Au nom d’Allah, nous allons frapper le cœur de la France." Dans les faits, Hollande a bel et bien déclaré la guerre à l’islam politique, à l’islam fanatique, à cette idéologie régressive qui tue, viole, coupe des mains, fouette des couples non mariés, lapide des femmes adultères, détruit des mausolées, interdit de fumer, de danser, de dessiner, etc. Or cet acte de courage du président de la République n’est pas même assumé. Il est vrai que la France persiste à sous-évaluer (c’était aussi le cas avecNicolas Sarkozy) la menace islamiste, qui déteste l’Occident et sa démocratie. Les connivences du pouvoir avec les "islamistes modérés", les Frères musulmans, le Qatar sont autant d'erreurs de jugement. Les démocrates et les laïcs du monde musulman (dont les touaregs) sont, eux, le plus souvent ignorés. La "guerre contre le terrorisme" menée par Hollande l’invite à une cohérence politique. Elle est à portée de main. Osera-t-il ?

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:51

http://2.bp.blogspot.com/-XfmW_6tZxfc/T_bTzWFhufI/AAAAAAAADDg/kOpN6IjiG3w/s1600/91560308orangemec-jpg.jpg

 

Lu dans Le Point. La recension du livre est très orientée, bien évidemment, puisque l'auteur ferait un lien entre immigration et insécurité. Mais voilà qui donne envie de fourrer le nez dans cette "France orange mécanique" :

 

"Pourquoi ce livre ? Parce qu'aujourd'hui un simple regard peut tuer." Pour un premier ouvrage, on peut dire que Laurent Obertone frappe fort. À 28 ans, ce diplômé de l'ESJ Lille a laissé de côté son travail de journaliste local pour se consacrer à la rédaction de La France orange mécanique (*). Il y recense, cliniquement, des faits divers tous plus cruels et gratuits les uns que les autres, qu'il entrecoupe de ses analyses sur la délinquance et la criminalité. Ses sources ? Les enquêtes institutionnelles, des entretiens avec des policiers et le personnel judiciaire, la presse nationale (un peu) et régionale (beaucoup), passée au peigne fin pendant plusieurs mois. Avec un objectif : accréditer la thèse selon laquelle la violence a explosé ces dernières décennies.

"Le bilan réel de l'insécurité, probablement le plus mauvais de l'histoire de la République française, est d'environ 12 millions de crimes et délits par an", estime Laurent Obertone. Pour parvenir à ce résultat, il constate que la criminalité est "trois fois supérieure" aux chiffres officiels, selon les enquêtes dites de "victimisation" de l'Insee et de l'Observatoire national de la délinquance. Ces chiffres sont évalués à environ 3,5 et 4 millions de crimes et de délits chaque année. Il suffirait donc de multiplier. Il décompose la "véritable addition" comme suit : "Toutes les 24 heures, 13 000 vols, 2 000 agressions, 200 viols." Pour lui, le "sentiment d'insécurité" n'est pas fantasmé. À le croire, la courbe de la violence ne cesse de grimper depuis le milieu des années 60, tout en surpassant allégrement celle de la démographie.

Autorité sapée

Laurent Obertone joue-t-il à nous faire peur ? Quel est son but ? "Parler du réel, de la France des victimes." Soit. La question du "pourquoi" vient alors tout de suite à l'esprit. L'auteur établit la causalité, si controversée, entre immigration et insécurité. "En quoi est-il absurde ou effroyable d'émettre l'hypothèse que certaines communautés, leur culture, leur histoire, soient mieux adaptées à certains environnements qu'à d'autres ?" tranche-t-il.

Comme pour Hugues Lagrange ou Serge Roché avant lui, la question sociale (la pauvreté et les inégalités comme source de la violence) n'épuiserait pas la question criminelle. Selon sa thèse, les causes culturelles sont déterminantes, et pas seulement du côté des populations immigrées. Il dénonce ainsi "la compétition morale" à laquelle se livreraient "experts, magistrats, médias et politiques". Par ce terme, il entend l'"idéologie progressiste dominante" qui, pour schématiser, victimise les coupables et culpabilise les victimes. Une course à "l'humanisme", qui aurait largement sapé l'autorité symbolique de la puissance publique et celle de son bras armé qu'est la répression.

Une grille de lecture "zemmourienne", voire machiavélique, qui vise à démontrer en quoi ce bain idéologique coupe la société de la nécessité "biologique" qu'elle aurait à se protéger d'un trop grand "désordre interne". En résumé, les hommes sont méchants, comme on le lirait dans Le Prince. Il faut les juger et, surtout, les punir "réellement" pour faire passer le message.

Justice nulle part ?

Quoi qu'on en pense, cette partie théorique du livre est desservie par un style pamphlétaire. L'auteur semble d'abord chercher la confrontation, alors qu'il se dit attaché aux faits. Des faits pas du tout absents du débat public, comme il aimerait parfois nous le faire croire. Est-ce d'ailleurs le rôle des médias que de relater l'ensemble des délits commis chaque jour en France, surtout s'ils sont des millions ? Ce livre a cependant le mérite d'en rassembler une large part et de les mettre en perspective. Ces exemples illustrent à quel point les rouages de la justice seraient affaiblis. Les prisons, tout d'abord, qui débordent. L'année 2012 "bat tous les records : 67 000 détenus (en 1950 : moins de 20 000), un taux d'occupation de 117 %". Les magistrats face à cette réalité sont poussés au "laxisme". Par "idéologie", selon l'auteur. De quoi rendre moins insupportable l'épouvantail qu'est censée incarner la loi.

"L'article 48 du projet de loi pénitentiaire de 2009 contraint les juges d'application des peines à annuler les décisions rendues par les tribunaux. Toute personne condamnée à deux ans de prison ferme doit être libérée avant que ne commence sa peine [...]. Les habitués du système savent qu'en dessous de deux ans de prison ferme ils ne risquent pas grand-chose." Illustration ? Un simple rappel à la loi pour des coups de marteau provoquant une blessure de 14 centimètres, pointe, parmi une myriade d'autres exemples, le journaliste, pour qui "la punition est la première des préventions".

Il s'arrête également sur le cas des policiers, pris en étau entre l'instrumentalisation par le pouvoir politique et les "zones à risque", si soigneusement esquivées par nos élus nationaux. Un chiffre prouve à lui seul leur désarroi : le taux de suicide. Il est de 35 pour 100 000 sur la période 2005-2009, à comparer au 19 pour 100 000 de France Télécom. La police fait donc "pire" que les salariés du groupe historique, si médiatisés ces dernières années.

Droite, gauche, "même échec"

Alors, à qui la faute ? Finalement, il y a une justice, puisque l'auteur distribue des mauvais points à tout le monde ! À droite, les années Sarkozy sont pointées du doigt. Ministre de l'Intérieur puis président de la République, il a joué "aux gros bras", mais "sans résultats". Pire : sa politique du chiffre a surtout permis à certains préfets d'empocher une prime annuelle de 60 000 euros... au prix d'indicateurs trafiqués.

À gauche, François Hollande, le "président des bisous" - un sobriquet dû à son franc succès auprès des plus jeunes. Il incarnerait la gauche qui, face à l'insécurité, "se comporte comme un lapereau devant les phares d'une voiture". Le livre reconnaît cependant au pouvoir socialiste sa volonté de rétablir la vérité sur les chiffres, comme l'a annoncé Manuel Valls. Mais prédit aussitôt que "le gouvernement de gauche, pour ne pas perdre la face ni se fâcher avec la magistrature, sera contraint, comme d'habitude, de se défausser sur les policiers". Réponse en 2017.

Rappelons que si l'insécurité est loin derrière la question sociale dans les préoccupations des Français (le chômage est leur priorité), ce thème devrait pourtant être traité sérieusement par quiconque souhaite lutter contre l'extrême droite. "Le décalque de la carte de l'insécurité et celle du vote FN est parfait", souligne-t-il. Marine Le Pen, une alternative crédible ? "Elle ne propose rien qui permette de sortir de la spirale à emmerdements."

À livre-choc, solutions-chocs

Devant un tel tableau de la France du crime et de la France qui crame, le lecteur terrorisé y trouvera quelques solutions. Elles y sont esquissées et semblent directement importées du modèle américain de la "tolérance zéro", dont les effets restent largement discutés. D'abord, le rétablissement de la peine de mort ou, au moins, l'application de la perpétuité réelle, "qui n'existe presque pas en France". Ensuite, une baisse de l'immigration, évoquée à demi-mot. Enfin, l'augmentation impressionnante du nombre de prisons, pour les porter à 300 000 places. Une solution radicale et coûteuse, mais "remboursée" à terme par la baisse hypothétique de la criminalité.

Avec de telles solutions, La France orange mécanique laisse l'impression que la justice façon Obertone serait une sorte de retour à l'état de nature et à sa loi du plus fort. Drôle de sentiment, alors que l'auteur écrit justement pour "préserver la civilisation".

Par JASON WIELS

 

 

(*) La France orange mécanique, éditions Ring, 18 euros, parution 17 janvier 2013

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 15:42

 

 

Communiqué de Civitas:

 

Cette journée du 13 janvier a été un immense succès. Jamais l'Institut Civitas n'avait réuni autant de monde autour de lui. Près de 50.000 personnes se sont retrouvées place Pinel pour prier pour la France et pour dénoncer l'épouvantable projet de loi que les gouvernants, tels des apprentis sorciers, ont tenté de présenter. Nous tenons à remercier les nombreuses associations amies qui se sont jointes à nous. Dans la capitale ce dimanche, le million de manifestants a été frôlé. Ils venaient de tous horizons et de toutes les régions. La conséquence apparaît clairement. Si le président de la République, ne veut pas que son quinquennat tourne à la catastrophe, il devrait rapidement se mettre à l’écoute des Français qui ne l’ont visiblement pas élu pour sa proposition N° 31.

La démonstration de Civitas s’est déroulée de manière très sereine, malgré la longue attente qu’a imposée l’écoulement du flot de marcheurs de l’une des parties de la « Manif pour Tous » qui utilisait le même itinéraire. Notre colonne n’a pu s’ébranler qu’au bout de trois heures et avant de pouvoir battre le pavé, les chants et les prières ont ranimé tous les cœurs. Les médias auront peut-être l’honnêteté de reconnaître que lorsqu’une manipulation de quelques « femen » n’est pas orchestrée par une journaliste d’extrême gauche, c’est l’ambiance bon enfant qui caractérise nos activités. Quant à ces activistes, elles ont achevé de se ridiculiser ce matin sous les fenêtres du souverain pontife lors de l’Angelus. Nous condamnons fermement cette provocation supplémentaire et remercions les carabineri d’avoir rétabli l’ordre à Rome, comme nous saluons le courage des forces de police française qui ont assuré notre sécurité.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 15:37

http://s1.lemde.fr/image/2013/01/14/534x267/1816570_3_5e95_gilbert-collard-louis-aliot-bruno-gollnisch_19718a4d81c687ba4823cb6542c4118b.jpg

 

Hier, absente de la manif, la présidente du FN n'a visiblement manqué à personne.

Lu dans  Le Monde:

 

Bruno Gollnisch savoure le moment. La participation du FN à la "Manif pour tous", c'est un peu sa renaissance, lui qui fut oublié depuis sa défaite face à Marine Le Pen lors du congrès de 2011. Dimanche matin, il est arrivé avant les autres cadres, porte Maillot. Il a pu ainsi enchaîner les interviews sur les chaînes d'info en continu ou sur les radios. A pu dire qu'il regrettait l'absence de sa présidente. Plus tard dans l'après-midi, il lancera les slogans, prenant même les rênes du cortège, disant quand s'arrêter, quand reprendre la marche.

En cette fin de matinée, en tout cas, celui qui reste très populaire à la base du FN, a la vedette, et il en profite, car cela ne durera pas : dans quelques minutes, tous les médias se rueront sur Marion Maréchal Le Pen, députée FN du Vaucluse.

MARINE LE PEN "AVAIT TOUT À GAGNER À VENIR"

Dimanche, dans le cortège FN, l'absence de Marine Le Pen se remarquait. Beaucoup de membres de sa famille – au sens propre – étaient là, en tête de cortège. Louis Aliot (son compagnon) et Marion Maréchal Le Pen (sa nièce), sa sœur Yann (mère de Marion Maréchal Le Pen) étaient présents tout comme Jany Le Pen, la femme de Jean-Marie Le Pen, qui était, lui, retenu à Nantes pour une réunion militante mais qui appuyait fortement la participation.

Parmi les troupes frontistes, la non-participation de Marine Le Pen – qui a toutefois soutenu les manifestants –, a laissé les militants "dubitatifs", selon le mot d'un cadre régional qui souhaite rester anonyme. "Ils sont en plein désarroi, ils ne comprennent pas, elle avait tout à gagner à venir", continue-t-il. Beaucoup de dirigeants s'obstinent eux dans un "pas de commentaire"... qui veut tout dire. Gilbert Collard, député du Gard, a quant à lui expliqué l'absence de l'ancienne candidate à l'Elysée en la comparant... au général de Gaulle : "Elle cherche à se hisser au-dessus des manifestants (...). On n'a jamais vu de Gaulle manifester (...). Si j'avais été à sa place, je serais venu mais moi, c'est moi, avec mes défauts et mes excès."

"DÉCISION MI-CHÈVRE, MI-CHOU"

Mais il y a aussi ceux qui justifient la position floue de Marine Le Pen, comme Louis Aliot, un des vice-présidents du FN : "Il fallait être présent mais aussi démontrer que François Hollande utilise cette loi pour faire oublier l'absence de politique alternative à celle de Sarkozy." Ou encore Marion Maréchal Le Pen, en tête du cortège FN, entourée d'une nuée de caméras, selon laquelle Marine Le Pen a pris une "décision mi-chèvre, mi-chou en nous opposant au projet tout en dénonçant la manœuvre de diversion du gouvernement". Un non-choix, donc ? Pas selon elle : "C'est un choix courageux, pas évident, ni électoraliste." La députée explique les différentes stratégies du FN quant à la participation à cette manifestation : "Certains ont considéré que dénoncer la manœuvre de diversion de François Hollande était prioritaire – comme Marine Le Pen et Florian Philippot. D'autres ont considéré que c'était participer à la manifestation."

Une Marion Maréchal qui a déclenché, dimanche, les mêmes réactions que sa tante, puisqu'à son passage, des manifestants lui témoignaient leur sympathie en criant son nom, ou demandaient à être pris en photo avec elle. Toutefois, d'autres militants s'adressaient aux journalistes pour préciser qu'il ne fallait pas "mélanger" le reste de la manifestation et le FN.

Difficile de savoir, en tout cas, si la participation du FN aux défilés a été importante ou pas : il est impossible de chiffrer le nombre de participants, le cortège n'étant pas clos, de nombreux badauds se mêlaient aux frontistes. Beaucoup de cadres régionaux ont manifesté, mais aussi des dirigeants nationaux comme Steeve Briois, Nicolas Bay (secrétaire général et secrétaire général adjoint), Marie-Christine Arnautu (vice-présidente chargée des affaires sociales) ou encore Alain Jamet, 78 ans, premier vice-président du FN et figure historique du parti.


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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 15:53

 

http://s1.lemde.fr/image/2013/01/09/534x267/1814665_3_7df6_nicolas-bedos-sur-le-plateau-de-l-emission_3255395446d0e569db43d085170a2d0a.jpg

 

Nicolas Bedos ne comprend pas. Il faisait tranquillement son "boulot d'humoriste" lorsqu'une association communautraire, CollectifDom, a porté plainte contre lui pour injure raciale. Il pensait naïvement que les poursuites, c'était réservé aux vrais fachos: les Le Pen, Dieudonné, Ménard et autre Faurisson. Il n'avait pas intégré le principe de liberté d'expression à la française: ma liberté s'arrête là où commence l'histoire, la mémoire et tout le tralala. Ni celui qu'on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui, et qu'en France, on peut rire de tout, mais seul ou sur Twitter.

 

Sa sympathique apostrophe "enculé de nègre", qui d'ailleurs est tout sauf raciste puisqu'il fait l'apologie de l'enculé en question, ainsi que son expression "indolence insulaire" aux relents de Guerlain, ont donc rendu les industrieux insulaires rouges de colère--si tant est que leur pigmentation se prête, aussi bien que celle des Blancs, au caméléonisme émotionnel.

 

Vont-ils retirer leur plainte? C'est ce qu'espère l'humoriste, qui pensait pourtant leur faire plaisir en écrivant "une satire du touriste gros con facho qui vient justement dans les îles pour se dorer la couenne". On ne pouvait pas plus politiquement correct. 

 

Mais les chantres de l'antiracisme sont enragés. Le Monde rapporte les termes de la plainte:

 

Ces expressions employées par Nicolas Bedos "ne peuvent être justifiées par l'humour car l'humour n'autorise en aucune façon l'injure raciale", note dans sa plainte l'association. Interrogé par France info, l'un des deux avocats du CollectifDom, Jules Ramaël, estime que le recours à des "préjugés infamants"pour la communauté antillaise contribue "à vulgariser et à banaliser des propos racistes".

 

Que Nicolas Bedos soit privé de la liberté d'exercer son métier ne nous tirerait cependant pas une larme. Il n'est que de lire le fastidieux papier incriminé pour se dire que, une fois n'est pas coutume, l'antiracisme pourrait nous rendre service...


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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:56

http://www.lalsace.fr/fr/images/69C53F7C-0435-452E-B310-C828D6A394A1/ALS_03/une-manifestante-lors-du-rassemblement-contre-le-mariage-homosexuel-du-groupe-civitas-a-paris-le-18.jpg

 

Le Figaro du 10/01/2013:

 

«J’ai été élevé par deux femmes» À 66 ans, Jean-Dominique Bunel, opposé au projet de loi ouvrant l’adoption aux couples homosexuels, décide de sortir du silence pour dire combien sa vie a été perturbée par le fait d’avoir eu deux mamans. Ne cherchez pas le scandale, vous ne le trouverez pas. L’homme est posé, assis même sur une vie désormais mûre, sans rancœur excessive, mais passablement gâchée. Sa vie, ce célibataire de 66 ans l’a d’ailleurs «donnée», passant le plus clair de son temps au service d’associations humanitaires dans des pays en guerre. Comme en Bosnie, où il a passé quatre ans, de 1992 à 1996. En Irak, où il coordonnait toutes les aides de Caritas et d’où il a dû être exfiltré en 2004, après l’enlèvement de membres de son équipe. Au Burundi et au Rwanda, où il a vécu une expérience très dure. Il raconte ces mémoires dans un livre publié chez L’Harmattan en 2010, Carnet de guerres d’un humanitaire.

 

Ce docteur en droit – spécialiste du droit humanitaire et des génocides – n’est donc pas un enfant de chœur, même si ce croyant a gardé sous une carapace de baroudeur, expert en missions d’urgence, un cœur sensible. Très sensible parce que blessé au fond par un drame personnel dont il n’avait jamais parlé mais que le projet du gouvernement de permettre l’adoption d’enfants par des couples homosexuels a, tout d’un coup, révolté. Une révolte intime et sourde. Comment dire en effet la souffrance d’avoir été élevé par deux femmes, sa mère et l’amie de celle-ci, sans manquer à l’amour qu’il éprouve pour ces deux personnes à qui il doit beaucoup et qui sont aujourd’hui décédées ? Comment parler, sans impudeur, de ce que l’enfant n’avait pas compris de cette relation entre femmes et qui s’est éclairée plus tard, au prix d’un écroulement intérieur ? D’ailleurs, de cette douleur, il parle mal. Il ne peut pas. On la sent. Elle jaillit à travers un long silence qui suit une question indiscrète et qui reste sans réponse. Elle colore d’émotion un visage pourtant buriné. Il écrira, un jour, peut-être. C’est même décidé, depuis peu. Ces Mémoires-là ne seront plus de guerre, mais de rêves déçus.

 

Dans cette lente mise au jour, timide, commencée par un simple coup de fil de confiance au Figaro, aucun relent d’homophobie. «Je n’ai jamais souffert de l’homosexualité, assure-t-il. Bien au contraire, rétrospectivement, ma famille était très tolérante pour son époque.»  C’était l’immédiat après-guerre. Le court mariage de ses parents est perturbé par une liaison forte qui unit sa mère à l’une de ses amies. Son père quitte le domicile. Les deux amies cohabitent et élèvent les trois enfants. «Ce n’est donc pas le tabou de l’homosexualité qui m’a fait souffrir, mais l’homoparentalité. Les homosexuels doivent naturellement être accueillis avec fraternité ; ils enrichissent l’humanité et s’il faut, bien entendu, leur accorder le plus possible les mêmes droits qu’aux hétérosexuels, cette égalité ne peut évidemment pas s’appliquer à un “droit à l’enfant” qui n’existe nulle part et qui ne figure dans aucun texte.» Voilà bien ce qui ne passe pas : l’homoparentalité. De quoi a-t-il souffert ?  «De l’indifférence des adultes aux souffrances intimes des enfants, à commencer par les miennes. Dans un monde où leurs droits sont chaque jour évoqués, en réalité, c’est toujours ceux des adultes qui prévalent. J’ai également souffert du manque d’un père, une présence quotidienne, un caractère et un comportement proprement masculins, une altérité par rapport à ma mère et à sa compagne. J’en ai eu conscience très tôt. J’ai vécu cette absence de père comme une amputation.» «Je vous offre un témoignage, il n’a pas valeur de sondage»

 

Quand on lui objecte que beaucoup d’enfants vivent cette situation en cas de divorce, il rétorque :  «Le divorce ne prive pas nécessairement l’enfant de ses deux parents, qui en ont ordinairement la garde partagée ou alternée. Surtout il ne remplace pas le père par une deuxième femme, accentuant ainsi le déséquilibre affectif, émotionnel et structurant de l’enfant. Tous les psychiatres devraient reconnaître que celui-ci ne se repose pas sur une femme comme il le fait sur un homme, et que l’idéal pour lui c’est que l’un et l’autre l’accompagnent d’une manière égale, mais complémentaire.» Et de préciser :  «Lorsque j’étais enfant puis adolescent, je n’avais absolument pas conscience de cela et j’adorais naturellement les deux femmes qui m’élevèrent seules et avec courage. Mais je ne me posais pas de questions sur la nature de leur liaison, que je ne qualifiais donc pas. Mon père, qui avait quitté ma mère lorsque j’avais trois ans, justement en raison de la nature de la relation que celle-ci entretenait, ne fut jamais présent, notamment quand j’avais besoin de lui. Aussi me reportai-je le plus possible sur des hommes de mon entourage, qui prirent une place surdimensionnée et parfois malsaine.»

 

On n’en saura pas davantage sur les conséquences pour sa vie d’homme. Ce seuil-là est encore infranchissable :  «Toute ma vie d’adulte a été bouleversée par cette expérience», lâche-t-il simplement. Mais il s’arrête net : «C’est trop intime…» Pressé, il concède :  «Je vous offre un témoignage. Il n’a pas valeur de sondage. D’autres enfants que moi, placés dans les mêmes conditions, ont certainement grandi et réagi différemment. Mais, à ma connaissance, aucune enquête sérieuse n’a jamais été diligentée sur ce sujet dans des conditions scientifiquement indiscutables et portant sur un grand nombre de personnes. Je doute que beaucoup de fils et de filles de couples homosexuels s’ouvrent facilement et honnêtement à des journalistes sur un sujet aussi délicat. C’est déchirant de raconter une souffrance qu’on voudrait taire.»

 

Aujourd’hui donc, les mots manquent. Reste le cri :  «Lorsque j’ai appris que le gouvernement allait officialiser le mariage entre deux personnes du même sexe, j’ai été bouleversé. Non pas tant par le mariage lui-même, qui constitue pour moi plus un sacrement qu’une union civile, mais par le fait qu’on ouvrirait nécessairement cette mesure à l’adoption, institutionnalisant ainsi un état qui m’avait tant perturbé. Il y a là une injustice que je ne peux supporter.» Il ajoute en juriste :  « Je m’oppose à ce projet de loi parce qu’au nom d’un concept dévoyé de lutte contre les inégalités et les discriminations, on refuserait à l’enfant un de ses droits les plus sacrés, qui se fonde sur une tradition universelle et millénaire, celui d’être élevé par un père et une mère. Lorsque deux droits s’opposent : celui-ci et le “droit à l’enfant”, c’est ce dernier qui doit s’effacer. La Convention internationale des droits de l’enfant précise en effet que l’“intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale” (art. 3, § 1). En l’espèce, cet “intérêt supérieur” ne fait aucun doute. » Mais c’est l’homme blessé qui conclut : «Si les deux femmes qui m’ont élevé avaient été mariées après l’adoption d’un tel projet de loi, je me serais lancé dans ce combat et j’aurais porté plainte contre l’État français devant la Cour européenne des droits de l’homme pour violation de mon droit à avoir un papa et une maman.»

    

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