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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 15:18

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/2998.jpgMort de Ben Laden :


une joie indécente

 

Depuis la nuit de dimanche à lundi, les media audiovisuels ne parlent que de la mort d’Oussama Ben Laden, officiellement tué à Abbottabad, une ville située au nord d’Islamabad. Selon le président américain Barack Obama qui, au vu de son impopularité, avait bien besoin de cette capture très médiatisée pour sa réélection l’année prochaine, a indiqué dans une intervention télévisée solennelle que cinq autres personnes, dont un des fils de Ben Laden et une de ses épouses, auraient également été tués dans l’assaut. «Aucun Américain n’a été blessé. Après un échange de coups de feu, ils ont tué Oussama Ben Laden et ont récupéré son corps», a déclaré le premier président mulâtre des Etats-Unis. CBS News donne des détails sur le raid, mené par un commando de Navy Seals (forces spéciales appartenant à la marine américaine). Le correspondant spécialisé dans les affaires de sécurité de la chaîne affirme ainsi qu’«une équipe de deux douzaines d’hommes à bord de deux hélicoptères Black Hawk» a agi sous l’autorité de Leon Panetta, le directeur de la CIA, les forces armées américaines n’ayant pas l’autorisation d’agir au Pakistan.

 

 

Comme ce fut la cas pour les attentats du 11septembre 2001 il y a bientôt dix ans, les radios, les télévisions et l’essentiel de la presse écrite— qui consacre d’épais dossiers à cet événement— relayent sans réserves ni élémentaires précautions la thèse américaine. Dans LeFigaro du 3mai, le directeur de la rédaction Etienne Mougeotte qui titre en une son éditorial «une grande victoire» fait un éloge vibrant du président Obama qui «a trouvé les mots justes» pour annoncer l’assassinat de Ben Laden. Or, s’exclamer «justice est faite» comme l’a fait le locataire de la Maison–Blanche n’est pas digne d’un chef de l’Etat mais correspond plutôt aux mœurs d’un shérif du Far-West! Mais surtout Mougeotte ose conclure de manière manichéenne: «Il s’agit bien d’une grande victoire de la démocratie contre le chantage, de la civilisation contre la barbarie.» Quand on sait que les Etats-Unis n’hésitent pas à utiliser l’uranium appauvri (voir l’article de Michelle Favard-Girard dans RIVAROL du 22avril) et que leurs interventions en Irak et en Afghanistan ont occasionné des dizaines de milliers de morts et de blessés, il est pour le moins aventuré de considérer que l’Oncle Sam représente la civilisation face à la barbarie. Ce discours simpliste qui reprend celui de George Bush junior sur l’Axe du mal, outre qu’il favorise et justifie à l’avance toutes les visées bellicistes, est non seulement indécent mais surtout totalement mensonger.

 

 

Il n’a d’ailleurs fallu que quelques heures pour qu’on soit contraint de révéler un premier gros mensonge. La photo de Ben Laden qui a fait le tour du monde le 2mai au matin et qui avait été diffusée par les télévisions pakistanaises était un faux grossier. Ce cliché, où l’on voyait l’ancien agent de la CIA avec une barbe noire hirsute, le front perforé d’une balle, le haut du visage défoncé, était un vulgaire montage qui avait déjà circulé sur Internet en 2009. Les chaînes CNN et MSNBC ont affirmé que le chef d’Al-Qaïda avait été immergé en haute mer, officiellement pour éviter «un culte du martyr». «Nous nous assurons que son corps est traité en accord avec la pratique et la tradition musulmanes. C’est quelque chose que nous prenons très au sérieux», a affirmé sans rire un haut responsable à Washington lors d’une conférence téléphonique. Quand on sait la façon humiliante dont les Américains traitent les prisonniers de Guantanamo et quand on se souvient du traitement infligé à Saddam Hussein lors de sa capture en décembre 2003 (on examinait sans ménagement ses dents avec une lampe comme on aurait examiné une bête ou un esclave), le doute est permis. Quant à la capture de l’ennemi public numéro un des Etats-Unis, nous n’en avons actuellement aucune preuve tangible. Il est d’ailleurs tout à fait possible que Ben Laden soit mort depuis déjà plusieurs années. Dans une interview donnée quinze jours après son retour d’exil le 2novembre 2007 à David Frost, journaliste vedette à Al-Jazira, l’ancien Premier ministre du Pakistan, Benazir Bhutto, avait ainsi affirmé dans une déclaration fracassante qu’Oussama Ben Laden avait été assassiné par Omar Sheikh, un agent de l’ISI pakistanaise qui aurait joué un rôle-clé dans les attentats du 11-Septembre. Quelques semaines après (est-ce une conséquence?) B. Bhutto était assassinée, ce qui est pour le moins troublant.

 

 

En tout cas, l’annonce de la mort officielle de Ben Laden, qui n’arrêtera évidemment en rien les actes terroristes dans le monde, rend encore plus illégitimes les opérations militaires en Afghanistan. Les Américains ont fait la guerre à Kaboul alors que, à en juger par l’endroit où aurait été retrouvé Ben Laden, le danger venait surtout du Pakistan voisin, ce qui est un comble. De plus, comme le note Carl Lang, «la raison initiale invoquée par les Américains pour intervenir militairement en Afghanistan était la recherche de Ben Laden et la destruction des bases d’Al-Qaïda. Chacun sait aujourd’hui que les réseaux d’Al-Qaïda sont établis essentiellement au Pakistan et non en Afghanistan et, quant à Ben Laden, il vient d’être abattu dans une villa cossue étonnamment bien proche d’Islamabad. Aujourd’hui la présence armée occidentale ne remplit plus aucune fonction contre Al-Qaïda mais ne sert finalement qu’à renforcer la légitimité des clans talibans qui déclarent ainsi mener une guerre de libération nationale contre des armées d’occupation par ailleurs composées de “mécréants” et de “Chrétiens”». Il est donc grand temps de quitter Kaboul. Mais Sarkozy, homme-lige des Américains, osera-t-il prendre cette sage décision qui lui serait pourtant électoralement utile?

 

Jérôme Bourbon.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 16:12

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/2997.jpg

 

Spécial 16 pages!

 

 

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Lire le billet, par Hervé Ryssen.

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 17:19
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 14:05
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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 16:36

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 18:12

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/2993.jpg

 

Vous pouvez lire:

 

l'édito ici

 

le billet qui évoque le cas Gabriac, cet infâme nazillon, ici

 

le courrier des lecteurs ici

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:41

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/2990.jpg

LA SCANDALEUSE IMPUNITE DE SUPERMENTEUR

 

 

Il n’est pas encore venu, le temps où Jacques Chirac dormira dans une cellule. Tout est fait pour qu’il n’ait jamais à répondre devant la justice des hommes des crimes et des délits qu’il a commis pendant sa très longue carrière politique. Un jour l’on nous dit qu’il pourrait échapper à son procès parce qu’il serait atteint de la maladie d’Alzheimer, un autre que, compte tenu de la proximité de l’échéance présidentielle, il serait souhaitable de renvoyer le procès aux calendes grecques. Finalement le 8mars le tribunal correctionnel de Paris a décidé pour des raisons de procédure de reporter le procès de l’ancien chef de l’Etat, poursuivi pour des actes délictueux commis lorsqu’il était maire de Paris. Les magistrats se réuniront à nouveau le 20 juin pour voir si cette question est résolue et fixer éventuellement une nouvelle date. Cependant, de l’aveu de différents juristes, et à condition que l’affaire existe encore, l’échéance suivante risque d’être lointaine à cause de diverses circonstances, dont l’encombrement du calendrier judiciaire et la campagne en vue de l’élection présidentielle de 2012.

 

 

La procédure qui a provoqué la sortie de route du procès Chirac est une «question prioritaire de constitutionnalité» (“QPC”) présentée habilement in extremis le 7 mars, jour de l’ouverture du procès. Cette procédure créée en 2008 et entrée en vigueur depuis un an permet à un justiciable de contester une loi qui lui est appliquée. C’est ce que pour notre part nous avions tenté en contestant au printemps dernier la loi Gayssot dans le cadre du procès intenté contre nous à la suite des propos de Jean-Marie Le Pen sur l’occupation allemande. Hélas notre démarche ne fut pas couronnée de succès puisque la Cour de cassation avait refusé de transmettre cette question au Conseil constitutionnel. Il faut dire que tout ce qui touche de près ou de loin au révisionnisme est tabou. Gageons que les prévenus dans le procès Chirac auront plus de chance d’être entendus puisqu’un avocat se contente de mettre en cause certaines règles d’application de la prescription ayant permis les poursuites, bref rien de bien méchant. La Cour de cassation a trois mois pour dire si elle transmet ou non cette “QPC” au Conseil constitutionnel pour qu’il tranche. Si elle le fait, le délai pour la décision finale est de trois mois. Si la Cour de cassation refuse de transmettre, le procès peut en théorie reprendre.

 

 

Les avocats des parties civiles ont à juste titre fait part de leur indignation devant cette décision. Ils y voient un moyen pour la justice de fuir le procès de l’ancien chef de l’Etat poursuivi pour «détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêt» et qui encourt jusqu’à dix ans de prison. Une peine très théorique. Si le procès a lieu un jour, Chirac s’en tirera au pire avec une peine de prison avec sursis comme son ex-collaborateur Alain Juppé. Quant à une éventuelle peine d’inéligibilité, elle n’aurait aucun effet pratique vu que l’ex-maire de Paris est bientôt octogénaire et qu’il ne détient ni ne brigue plus aucun mandat électif. «C’est un déni de justice. Il ne faut pas s’étonner que Marine Le Pen soit à 23% car des gens échappent à leurs responsabilités. Les politiques sont des gens responsables mais il y a une minorité qui discrédite la classe politique» a ainsi confié, dépité, aux journalistes l’avocat de l’association anti-corruption Anticor, Me Jérôme Karsenti.

Lequel se trompe cependant sur un point: ce n’est pas une minorité de la classe politique qui est irresponsable et corrompue, c’est sa totalité car l’on ne peut faire partie de ce système intrinsèquement pervers sans se compromettre et se corrompre. Chacun sait bien en effet que le financement des partis politiques se fait essentiellement par des moyens détournés et malhonnêtes. La démocratie est en réalité une ploutocratie et ce sont ceux qui peuvent disposer d’un maximum d’appuis financiers qui l’emportent. Celui qui n’a pas d’argent n’a aucune chance dans ce système. Et c’est pourquoi les élus font la politique non de leurs mandants mais de ceux qui leur assurent de précieux et confortables subsides.

 

 

Naturellement Jacques Chirac a déclaré la main sur le cœur dans un communiqué qu’il n’était pour rien dans l’ajournement de son procès. Cependant l’un de ses avocats, Me Jean Veil, fils de Simone, a estimé à l’audience que le procès, s’il se tenait un jour, devait attendre que passe l’élection de mai 2012. «En juin prochain, nous serons en pleine campagne présidentielle. Il est inenvisageable d’examiner cette affaire dans cette période» a-t-il dit. De qui se moque-t-on? En quoi cela pourrait-il être gênant puisque Chirac ne brigue pas la magistrature suprême? On voit bien que Supermenteur utilisera toutes les arguties pour échapper à ses responsabilités dans une affaire politico-financière où sa culpabilité ne fait de doute pour personne. Sarkozy a aussi intérêt à ce que le procès n’ait pas lieu car il dégraderait encore davantage l’image de la droite institutionnelle dans son ensemble et du RPR en particulier, parti dont est issu l’actuel chef de l’Etat et où il joua un très grand rôle. La gauche ne souhaite pas davantage ce procès puisque la mairie socialiste de la capitale a retiré sa constitution de partie civile à la suite d’un accord financier où Jacques Chirac lui a remboursé 500000 euros et l’UMP 1,7million d’euros. On peut être sûr que les coquins et les faquins s’entendront toujours entre eux lorsqu’il s’agit d’assurer leur immunité et leur impunité. Chacun sait bien pourtant que si Chirac n’avait pas mis en coupe réglée la mairie de Paris pendant les dix-huit ans qu’il fut édile de la première ville de France, pour s’assurer de confortables financements et s’acheter les services de nombre de personnalités influentes, jamais il n’aurait pu accéder à l’Elysée et s’y maintenir douze ans durant. Tout le reste n’est que littérature…

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 16:57

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/2989.jpg

Jusqu’où Sarkozy descendra-t-il?

 

 

Le millésime 2011 est décidément une annus horribilis pour le chef de l’Etat. Alors que tous les sondages montrent que l’image de l’Elyséen est désastreuse auprès des Français et que les candidats de gauche, quels qu’ils soient, le battraient en finale de la présidentielle l’an prochain, Nicolas Sarkozy a dû improviser dans les pires conditions un énième remaniement gouvernemental, le dixième depuis son élection le 6 mai 2007, le quatrième en un an, preuve que quelque chose s’est gravement déréglé dans une machinerie qui avait parfaitement fonctionné de 2002 à 2007 lorsque l’ex-maire de Neuilly était ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac puis candidat à l’Elysée.

 

 

Alors que dans les semaines qui viennent la majorité présidentielle va être durement éprouvée sur le plan tant judiciaire avec les procès en correctionnelle de Chirac dès lundi prochain et de Villepin à partir du 2 mai qu’électoral avec des cantonales qui pourraient être calamiteuses (58 départements sur 100 sont actuellement dirigés par la gauche; combien y en aura-t-il en plus le 27 mars au soir?), le président de la République n’avait nul besoin de devoir gérer d’urgence une grave crise gouvernementale et de se séparer sous la pression politique et médiatique d’un poids lourd de la droite parlementaire. Car Michèle Alliot-Marie qui fut la dernière présidente du RPR est la seule personnalité politique de la Ve République à avoir enchaîné successivement quatre ministères régaliens: elle fut en effet membre des différents gouvernements sans discontinuer de 2002 à 2011, occupant les postes de ministre de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice puis des Affaires étrangères.

 

 

Il devenait impossible à Sarkozy de conserver Michèle Alliot-Marie au sein du gouvernement après les révélations du Canard enchaîné sur ses vacances en Tunisie fin 2010 alors même que les manifestations populaires étaient en cours depuis plusieurs semaines. D’autant que, avant la chute de Ben Ali, elle avait proposé que « le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type. » Une déclaration pour le moins maladroite et déplacée qui était apparue comme un soutien à peine déguisé au régime alors en place.

 

 

Fort curieusement si MAM a été poussée à la démission le 27 février, son concubin Patrick Ollier garde son portefeuille ministériel. Il reste chargé des Relations avec le Parlement. Or, l’hebdomadaire satirique avait révélé que lors de son voyage en Tunisie Michèle Alliot-Marie était accompagnée de Patrick Ollier et que le couple avait effectué deux trajets gracieux dans le jet privé d’Aziz Miled, un homme d’affaires très proche de Ben Ali. De plus, les propres parents de MAM ont conclu avec cet affairiste une acquisition immobilière. On comprend donc mal qu’Ollier ait échappé, lui, à la sanction. Il semblerait que l’ex-ministre des Affaires étrangères ait directement négocié avec Sarkozy le maintien à son poste de son compagnon. Tout cela n’est guère ragoûtant!

 


C’est Alain Juppé qui remplace Alliot-Marie, ce dont se sont félicités les ténors de la majorité. La pilule doit être amère pour Sarkozy car les deux hommes se détestent cordialement. C’est en effet l’actuel chef de l’Etat qui a volé son bébé, l’UMP, au fils préféré de Chirac, « le meilleur d’entre nous ». Et lors de la guerre fratricide entre balladuriens et chiraquiens, de 1993 à 1995, Juppé et Sarkozy n’avaient pas été avares de coups bas. Que le locataire de l’Elysée ait dû faire appel à Juppé prouve donc le peu de marge de manœuvre dont il dispose actuellement. Il avait d’ailleurs déjà dû céder la présidence de l’UMP à un autre chiraquien honni, le très ambitieux Jean-François Copé. Contrairement à ce qu’écrit Le Figaro qui a catalogué Juppé du titre d’« homme providentiel » il n’est pas sûr que ce choix soit si pertinent. Outre que l’ex-Premier ministre de Chirac a été condamné dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris et qu’il est donc un repris de justice, la suffisance et l’autoritarisme du maire de Bordeaux l’ont toujours rendu impopulaire comme l’ont montré les grandes grèves de novembre-décembre 1995 où, bien que « droit dans ses bottes » il avait dû reculer devant la rue sur son projet de réforme des régimes spéciaux de retraite.

 

 

Plus surprenante est l’éviction de Brice Hortefeux de son ministère de l’Intérieur. Ce fidèle parmi les fidèles de Sarkozy paye sans doute là son manque de résultats place Beauvau et son impuissance à juguler la montée en puissance sondagique de Marine Le Pen. Il est remplacé par un autre sarkoziste pur jus, Claude Guéant, ex-secrétaire général de l’Elysée et homme de l’ombre rompu aux manœuvres politiciennes que l’on dit aussi discrètes qu’efficaces. Cette nomination illustre la volonté du chef de l’Etat de reprendre la main et de rassembler son camp en droitisant son discours à un peu plus d’un an d’une présidentielle qui s’annonce bien difficile pour lui.

 

 

Même si les cantonales sont généralement marquées par une forte abstention, d’autant que cette année ces élections ne sont couplées ni avec les municipales comme en 2001 et 2008 ni avec les régionales comme en 1992, 1998 et 2004, il sera intéressant de voir si l’électorat de droite qui l’avait plébiscité en 2007 se reconnaît encore en Sarkozy ou s’il a déjà tourné la page.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 16:24

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/2988.jpgDSK : le candidat officiel du Système


 

Le suspense est insoutenable. Dominique Strauss-Kahn sera-t-il candidat à la présidentielle de 2012? On nous rejoue aujourd’hui le scénario de 1994 quand pendant des mois les media se demandaient si Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, allait se lancer dans la course élyséenne. Après des mois de tergiversations, le socialiste devait décliner l’offre lors d’un 7 sur 7 animé par… Anne Sinclair. Or, voilà que l’on retrouve l’ex-présentatrice de télévision dans un nouveau rôle: celui de chauffer la place de son mari en attendant qu’il se déclare officiellement candidat. En effet, alors que son époux est tenu à un officiel devoir de réserve en tant que directeur général du Fonds monétaire international ainsi qu’il l’a indiqué le 20 février lors d’une interview au journal télévisé qui fut regardée par quelque sept millions de personnes tant l’intervention de DSK avait été partout annoncée, Anne Sinclair distille des confidences soigneusement soupesées sur son blog. Un jour elle écrit qu’elle ne souhaite pas que “son” Dominique fasse un second mandat à la tête du FMI, un autre, pour montrer que son mari est bel et bien un homme de gauche, elle s’en prend à la politique de Sarkozy, dénonçant son projet d’organiser un débat sur l’islam et la République qui, selon elle, ne peut que faire monter la cote du Front national.


 

Tout indique actuellement que l’on prépare le terrain à une candidature de l’ex-grand argentier du gouvernement Jospin. Comme elles titraient hier sur l’irrésistible ascension de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy, comme elles ont volontairement mis en avant ces derniers mois Marine Le Pen, les gazettes consacrent aujourd’hui d’épais dossiers au ci-devant ministre de l’Economie. L’Express du 23 février fait ainsi sa une sur «DSK objectif Elysée» et lui consacre treize pleines pages avec des titres volontairement alléchants («comment retrouver la France», «Ce que Sarkozy lui réserve», «Les autres pièges») et des sondages évidemment très flatteurs. Selon l’institut BVA, 52% des personnes interrogées souhaiteraient ainsi que DSK soit élu président de la République l’année prochaine contre seulement 21% qui voudraient que ce soit Sarkozy. Le pronostic de victoire est encore plus élevé: 60% des sondés pensent que le directeur du FMI remportera la présidentielle (contre 24% pour l’Elyséen). Les media ont clairement choisi: ils veulent que DSK succède à Sarkozy, qu’un juif remplace un autre juif à la tête de notre pays pour conduire la même politique mondialiste, antinationale, antifamiliale, américanophile et sioniste. Car l’ex-ministre des Finances de Jacques Chirac et de Lionel Jospin est encore plus israélophile que l’actuel chef de l’Etat. Ainsi, interrogé le 13 mai 2004 par Stéphane Paoli sur France Inter à propos de l’Etat hébreu, Dominique Strauss-Kahn avait osé déclarer: «Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël.»


 

Notre pays est véritablement sous occupation israélienne et cela ne changera pas en 2012 quel que soit le nom du vainqueur. Car même si à gauche les candidats se bousculent au portillon et que tous ne voient pas d’un bon œil la candidature du patron du FMI, de François Hollande qui a rencontré secrètement DSK à sa demande lors de son passage en France à la fin de la semaine dernière à la première secrétaire du PS Martine Aubry en passant par Manuel Valls et Arnaud Montebourg, tous s’agenouillent devant le Lobby. Et même ceux qui sont officiellement plus critiques envers l’entité sioniste, comme Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot, appelleront au second tour de la présidentielle à voter en faveur de DSK, ce qui prouve à quel point ils ne sont en rien une solution alternative.

 


De toute façon, l’électoralisme est la tare et la sauvegarde du régime. Il est vain d’attendre des urnes le salut de la France et la défense de notre peuple. Croire aux vertus de la démocratie et du suffrage universel est faire preuve d’une confondante naïveté et d’un incroyable aveuglement.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 18:31

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/2987.jpg

Vers un exode massif des Tunisiens en Europe ?

 

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que les événements graves qui secouent la Tunisie depuis plus d’un mois aient des conséquences catastrophiques pour les pays européens déjà submergés par l’immigration du Tiers Monde. En l’espace de quelques jours seulement 5 000 immigrants tunisiens ont ainsi débarqué à Lampedusa, une petite île italienne plus proche du continent africain que de la “botte”. Spectacle hallucinant que ces réfugiés fuyant un pays en proie au désordre et où dominent les mafias. En majorité jeunes, ils sont partis des villes côtières tunisiennes où le taux de chômage crève le plafond et espèrent trouver une vie meilleure sur le Vieux Continent. Sur le quai du port de Lampedusa, un groupe de Tunisiens raconte au Parisien du 15 février son histoire : “Nous sommes descendus dans la rue à Tunis. Nous avons vécu les manifestations, les affrontements, les blessés, les arrestations. En sortant, nos parents nous ont donné de l’argent qu’ils avaient économisé et nous ont dit de partir en Italie, en France ou en Allemagne”, soit les pays européens encore les plus riches et où ils peuvent espérer bénéficier d’un travail en vertu de la discrimination positive et surtout d’aides sociales, médicales et d’allocations familiales. Ces 5 000 immigrants ont souvent payé mille euros à des passeurs, spécialistes de ce genre de trafics et qui ont profité de l’absence de garde-côtes du côté tunisien pour organiser les traversées. Ce sont très majoritairement des hommes de moins de quarante ans. Un des migrants raconte à Aujourd’hui en France que “depuis que Ben Ali est parti (le 14 janvier pour se réfugier à Djeddah en Arabie séoudite), ce sont les bandes armées et la mafia qui commandent”.

 

En voyant ces réfugiés arriver en masse et en un laps de temps très court à Lampedusa et désireux de s’établir durablement en Europe, comment ne pas se souvenir des immigrants érythréens et somaliens qui, il y a un peu plus de deux ans, débarquaient au même endroit après un voyage à travers le désert et une traversée de la Méditerranée? Ce sont tous les habitants des pays pauvres qui rêvent de venir s’installer dans un Vieux Continent qui leur apparaît comme un Eldorado. A n’en pas douter les scènes décrites par Jean Raspail dans son maître livre Le Camp des Saints ne sont pas derrière nous mais devant nous. Le processus de submersion de notre pays et de notre continent européen n’en est encore qu’à ses débuts si l’on en juge par les masses allogènes qui peuvent les rejoindre.

Et face à cela que font les différents gouvernements? Prennent-ils la mesure du danger? Bien sûr que non ! Paralysés par l’idéologie droitdel’hommiste et antiraciste, soucieux de ne pas déplaire aux cercles mondialistes dont ils dépendent, ils ne tentent rien contre l’invasion des pays dont ils président aux destinées. Devant l’afflux massif d’immigrants tunisiens, le gouvernement italien de Silvio Berlusconi, pourtant le plus droitier d’Europe, celui qui comprend comme ministres des dirigeants de la Ligue du Nord d’Umberto Bossi, un mouvement en pointe contre l’immigration extra-européenne, a décrété “l’état d’urgence humanitaire”. Roberto Maroni, ministre italien de l’Intérieur, a ainsi déclaré le 13 février que “les personnes fuyant un pays en désarroi ont droit à une protection internationale”.

 

Mais les Italiens n’ont pas, eux, le droit d’être protégés contre l’invasion de leur terre par des étrangers à leur peuple, à leur foi, à leur race, à leur civilisation? Plutôt que de décréter l’état d’urgence humanitaire, c’est l’état d’urgence tout court qu’il eût fallu instituer et renvoyer ces migrants dans leur pays. Puisqu’ils ont fait la révolution et chassé Ben Ali du pouvoir, qu’ils s’occupent de l’avenir de leur patrie, qu’ils s’emploient à la reconstruire, à l’embellir, à redresser son économie plutôt que de fuir ! Il en va d’ailleurs des Tunisiens aujourd’hui comme des Algériens hier. On ne peut d’un côté faire la guerre à la France pour obtenir son indépendance, chasser sans ménagement les Français d’un pays où ils résidaient depuis 132 ans et où ils avaient construit toutes les infrastructures et de l’autre le quitter pour venir en métropole et s’y installer dans l’espoir d’une situation matérielle plus confortable comme l’ont fait nombre d’Algériens depuis bientôt un demi-siècle.

Nicolas Sarkozy ne s’est pas montré plus conscient du danger que le gouvernement italien. Dans son discours du 9 février au CRIF où il a vanté “les racines juives de la France” (voir pages 3 et 8), — reprenant en cela les propos du rabbin Josy Eisenberg, responsable de l’émission juive du dimanche matin sur France 2, qui a osé déclarer : “Il n’y a pas de Français de souche, sauf peut-être les juifs de France” ! — le chef de l’Etat a vanté ces émeutes en Tunisie et en Egypte (où Hosni Moubarak a finalement démissionné le 11 février de son mandat de président de la République pour fuir à Charm el-Cheikh avec sa famille, le vice-président Omar Souleiman assurant la transition) : “Ce début d’un printemps des Peuples est positif parce qu’il est authentique. Les manifestants de Tunisie ou d’Égypte n’ont pas crié “à bas l’Occident”, ils n’ont pas crié “à bas l’Amérique”, ils n’ont pas crié “à bas Israël”. Ils n’ont pas prôné un retour vers le passé d’un âge d’or islamique mythifié. Et ces manifestants ne se sont attaqués à aucune minorité.”

 

Que ces mouvements ne soient pas antiisraéliens et antiaméricains (ce qui est d’ailleurs loin d’être totalement vrai), voilà ce qui importe à Sarkozy. Mais qu’ils puissent avoir pour conséquence un exode massif vers le Vieux Continent en général et vers notre pays en particulier de populations fuyant l’instabilité et la misère, cela, l’Elyséen n’en a cure. Il devrait pourtant méditer ces déclarations implacablement lucides de Mehdi Houas, le ministre du Tourisme tunisien, qui déclare à l’AFP : “La situation n’a pas changé, les pauvres du Sud veulent toujours rejoindre l’eldorado du Nord. Ce n’est pas parce que l’on s’est débarrassé de la dictature que tout s’est arrangé. Il y a toujours 10 millions d’habitants, dont certains pensent qu’il n’y a plus d’espoir.” Peut-on être plus clair?

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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