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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 22:09

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Il en va de l’homosexualité comme de beaucoup d’autres sujets. La parole n’est pas libre, l’on ne peut plus dire la vérité sans craindre les foudres de la loi. L’on ne peut dénoncer fortement les méfaits de l’immigration de masse et du métissage sans risquer de contrevenir à la loi Pleven, l’on ne peut émettre des doutes sur la version officielle et obligatoire de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale sans subir les foudres de la loi Fabius-Gayssot, l’on ne peut manifester devant les cliniques qui pratiquent l’infanticide de masse sans être condamné au nom de la loi Neiertz qui crée un délit d’entrave à l’IVG. L’on ne peut s’exprimer librement sur la question juive, les races, les allogènes sans craindre les lois Pleven, Perben et Lellouche. Jamais nos dirigeants n’ont autant parlé de droits, de liberté et jamais dans les faits ils n’ont été aussi réduits.  

 

Jérôme Bourbon.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 21:24

 

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Logo du FuN réinventé par Rue 89.

    

Par Jérôme Bourbon.

   

LE moins que l’on puisse dire, c’est que le nouveau FN de Marine Le Pen est incapable de se positionner clairement contre le “mariage” homosexuel. Après avoir répété pendant des semaines qu’il s’agissait d’un sujet secondaire, bien moins important que le chômage — comme si la destruction de la famille, de la filiation, de la parenté, ce qu’aucune civilisation n’a fait jusque-là, était un sujet mineur —, Marine Le Pen a annoncé qu’elle ne participerait pas à la manifestation du 13 janvier contre le projet de loi Taubira car il s’agirait, selon elle, d’un sujet « d’instrumentalisation de la part su PS et de l’UMP » et de diversion pour « faire oublier […] la politique d’austérité, de saccage social ». Le FN aura une délégation au sein de la manifestation mais les principaux dirigeants du mouvement, dont sa présidente, seront volontairement absents. Pour la présidente du FN, la manifestation du 13 janvier n’est qu’une « tentative grossière de récupération politicienne et d’enfumage sociétal ». Si tel est le cas, on ne comprend pas pourquoi le FN aura quand même une délégation, fût-elle squelettique. La ligne du parti est illisible. Quant au vice-président, le falot Florian Philippot, venu de chez Chevènement, et qui s’était déjà illustré en allant déposer une gerbe sur le tombeau de De Gaulle à Colombey, il a précisé à l’issue du bureau politique du 6 janvier que « le parti n’appelle pas à manifester ». C’est dire à quel point le nouveau FN est embarrassé par cette question pourtant capitale. Il craint en effet lors de la manifestation des « débordements homophobes » (sic !)

 

ILS SONT DEVENUS “FOLLES”

 

C’est que le FN a bien changé en quelques années. Le parti est divisé entre la vieille garde, aujourd’hui hélas ultra-minoritaire dans les cercles dirigeants, autour de Bruno Gollnisch qui rappelle sur son blog que ce sujet est « tout sauf anecdotique », et l’entourage de Marine Le Pen qui est composé en grande partie d’homosexuels. Notre confrère Minute ose poser la question cette semaine : « Existe-t-il un lobby gay au FN ? » Et l’hebdomadaire de donner la parole à un certain Jérémy qui rapporte qu’un militant travaillant au “Carré”, siège national du FN, expliquait lors des journées d’été de Marine Le Pen à Nice en septembre 2011 que 60 % des cadres du FN étaient gays, « dont un qui est une folle furieuse » ! Et Jérémy d’ajouter, à propos de l’assemblée présente au dîner de gala à Nice : « C’était la Gay Pride au FN ! Version soft, mais il n’y avait que des gays ! »

Dans le livre Dans l’ombre des Le Pen. Une histoire des numéros 2 du FN, Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard racontent par le menu les raisons du départ de Roger Holeindre du Front. Ce fidèle des fidèles de Jean-Marie Le Pen, avant de quitter le mouvement, était allé voir le Menhir à Montretout. Nous garantissons l’authenticité de la scène qui va suivre car “Popeye”, qui est la sincérité même, nous l’a racontée personnellement plusieurs fois. « Pourquoi tu t’en vas ? » lui a demandé le fondateur du FN. « Parce que ta fille à qui tu as donné le parti ne représente plus mes idées, pas plus d’ailleurs que les tiennes. En plus, elle s’est entourée de pédés et ça ne me plaît pas. » Et Holeindre d’ajouter : « Moi, je suis pour les quotas dans la vie, et là, le quota a été dépassé puisque dans son entourage direct, il y a quinze ou vingt types homosexuels dont beaucoup sont en ménage entre eux ». Le Pen trouvant que Popeye y allait fort, ce dernier a sorti une feuille : « Voilà, il y en a vingt-deux. Voilà la liste. » Haussement d’épaules de Le Pen : « Il faut savoir vivre avec son temps ! ». Nous ne pouvons pas donner de noms (sinon celui de son directeur de cabinet Eric Domard qui a avoué sur France 3 son homosexualité) car nous serions immédiatement poursuivis et lourdement condamnés pour atteinte à la vie privée mais nous pouvons croire Holeindre sur parole. Voilà où en est le nouveau FN !

 

UNE ÉVOLUTION QUE NOUS AVIONS PRÉVUE

 

Lorsque, dès 2010, nous avions déclaré lors d’un entretien à un site traditionaliste e-deo que l’entourage de Marine Le Pen n’était composé que d’arrivistes sans scrupule, de juifs patentés et d’invertis notoires, que d’attaques véhémentes n’avons-nous pas reçues ! Cela nous a même valu des poursuites de la part de Marine Le Pen, encore plus procédurière que son géniteur. Et pourtant nous ne faisions que dire la vérité. Tout simplement. Mais, comme dit la chanson, il a dit la vérité, il doit être exécuté. Nous ne regrettons rien de nos prises de position à l’époque. Elles étaient totalement fondées et nullement exagérées contrairement à ce que l’on a dit ici ou là tant la réalité est effroyable. Encore faut-il avoir l’honnêteté de la regarder en face. Car, comme l’écrit Bossuet, il n’est pire dérèglement de l’esprit que de voir la réalité non telle qu’elle est mais telle qu’on voudrait qu’elle soit. Las, plus nous avançons en âge, plus nous nous rendons compte que lorsque les gens ont envie de croire en quelque chose ou en quelqu’un, vous avez beau leur donner les arguments les plus imparables, les preuves les plus irréfutables qu’ils s’illusionnent, il n’y a généralement rien à faire. L’homme moderne aime qu’on lui mente, pourvu seulement que le mensonge soit bien enveloppé. C’est pourquoi d’ailleurs le révisionnisme a si peu de succès.

Le problème de Marine Le Pen et de sa clique, c’est qu’ils n’ont aucune ligne politique, aucune conviction, aucune idée, sinon celles du monde, celles à la mode dans les discothèques et salons parisiens. Ce n’est pas un hasard si leurs opposants en interne les appelaient « les night-clubbers ». Ils ne sont pas seulement incultes et arrogants, ils sont aussi profondément décadents. Le nouveau FN est un parti aussi pourri que les autres. En lui accordant sa voix, on participe à son financement public, engraissant ainsi des invertis, des soutiens actifs de la vomitive Gay Pride, des folles dégénérées qui prennent Marine Le Pen pour Dalida !

 

UN CHANGEMENT DE PARADIGME

 

Qu’il est loin le temps où le programme du Front national défendait la famille traditionnelle, exaltait le mariage, se prononçait pour l’abrogation de la loi Veil et du Pacs ! Les programmes législatifs frontistes de 1985 Pour La France, de 1992 300 mesures pour la renaissance de la France, de 2001 Pour un avenir français contenaient tous un chapitre très développé sur la famille et globalement remarquable dans son contenu. Depuis la montée en puissance de Marine Le Pen au sein du parti et plus encore depuis son accession à la présidence à l’issue d’une campagne interne dont les rivaroliens savent ce qu’il faut penser, le Front national ne défend plus l’institution familiale. Dans son discours d’investiture au congrès de Tours en janvier 2011, la nouvelle présidente du FN n’a pas prononcé une seule fois le mot “famille” (et quasiment jamais le mot “immigration”). Lors de son allocution pour la fête du Travail et de Jeanne d’Arc le 1er mai à l’issue du défilé du FN, elle s’est exclamée : « Qu’on soit homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel, chrétien, juif, musulman ou non-croyant, on est d’abord Français ! » Lorsque l’on tient publiquement ce genre de propos, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle !

 

DANS LE SILLAGE DE GEERT WILDERS

 

En réalité, Marine Le Pen s’inscrit dans le sillage des partis populistes européens qui, comme le Vlaams Belang en Flandre, le mouvement de Geert Wilders aux Pays-Bas voire le FPÖ en Autriche, promeuvent la modernité décadente, les droits des homosexuels, le droit des femmes à l’avortement pour lutter contre l’islam qui menacerait ces “conquêtes” et se montrent logiquement très israélophiles. Nous n’avons rien à voir avec ces gens-là car pour nous la défense de la famille, de la filiation, de la morale naturelle ne sont pas des sujets secondaires. D’ailleurs, comme le dit très justement Hannibal dans sa chronique, l’immigration de masse, le métissage généralisé, la promotion de l’avortement, de la pornographie, de l’euthanasie, du mariage homosexuel participent d’une même volonté de destruction de la civilisation européenne, blanche et chrétienne. Ce n’est pas un hasard si tous ces projets de loi sont déjà votés ou en préparation dans la plupart des pays occidentaux. Il y a manifestement une volonté satanique de la part des mêmes cénacles mondialistes de procéder à la submersion du monde blanc, à la destruction de l’Occident par l’élimination de la famille traditionnelle, de la race blanche et des nations du Vieux Continent. De même qu’il faut être résolument contre l’invasion de nos pays européens, l’on doit s’opposer tout aussi fermement aux tentatives mortifères de destruction de la famille traditionnelle.

Le mariage homosexuel est d’ailleurs l’étape ultime d’attaques récurrentes contre l’institution familiale : depuis la loi Naquet légalisant le divorce à la fin du XIXe siècle en passant par la loi Neuwirth en 1967 libéralisant la pilule contraceptive, la loi Veil en 1975 dépénalisant l’avortement, la loi Roudy en 1982 le faisant rembourser à 80 % par la Sécurité sociale (et aujourd’hui à 100 %, merci Hollande !), la loi Neiertz en 1993 créant un délit d’entrave à l’IVG, le Pacs en 1999, l’institution d’un ahurissant délit d’homophobie en 2004 jusqu’à l’actuel projet de loi Taubira, la République laïque, maçonnique et antichrétienne n’a eu de cesse de détruire la famille comme elle s’en est également pris avec une redoutable efficacité à la nation, à l’armée, à la religion, aux corps intermédiaires.

Que l’on ne s’y méprenne pas : le mariage homosexuel est l’aboutissement logique de l’idéologie et de la déclaration des droits de l’homme qui postulent qu’il n’y a pas de nature humaine, pas de morale naturelle, pas de Créateur, pas de vérités immuables et intangibles, que tout est en mouvement et que l’homme s’invente, se transforme chaque jour. Bernanos a magnifiquement expliqué dans ses écrits de combat que la civilisation des machines, le paradis des robots était une contre-Incarnation, une contre-civilisation, une entreprise sans précédent de déspiritualisation et de déshumanisation de l’homme. Que ne dirait-il aujourd’hui où l’homme est devenu l’appendice de la technique, où l’on considère comme tout à fait légitime de créer des bébés en laboratoire, des bébés éprouvette, où la techno-science alliée à la finance internationale est devenue complètement folle ? Nous vivons dans un monde de barbares, mais de barbares pianotant sur le clavier de leur ordinateur !

 

LA SOUMISION AU SYSTÈME, A SES VALEURS ET A SES CODES

 

De cela Marine Le Pen et sa bande n’ont même pas conscience. Ce qui fit longtemps la grandeur de Jean-Marie Le Pen, même si hélas sous l’influence de sa fille il s’est beaucoup amolli ces dernières années, c’est qu’il savait dire non et résister à la pression du Système politico-médiatique. Pendant longtemps, essentiellement jusqu’à la campagne présidentielle de 2007, il a tenu la ligne sur l’avortement, sur l’homosexualité (avec sur ce dernier point, reconnaissons-le, certaines déclarations ambiguës dès 1995), sur l’inversion des flux migratoires. De même, quand il s’est agi de défendre Papon ou le maréchal Pétain, de dénoncer fortement la loi Gayssot, quand il a toujours refusé de se rétracter pour ses propos sur les chambres à gaz, il a fait preuve d’un incontestable courage, d’une vraie force d’âme. On ne peut hélas en dire autant de sa fille. Si elle a hérité de lui sa santé et sa verve, elle n’a ni ses références culturelles ni sa capacité à résister au Système, ni ses idées nationales. Malgré ses défauts et son évolution fâcheuse ces dernières années dans un certain nombre de domaines, même s’il a commis à notre sens une grave faute politique et morale en donnant le parti à sa fille sans d’ailleurs aucune contrepartie, aucun contre-pouvoir, il fait indubitablement partie de la famille nationale et n’a jamais renié idéologiquement ses amis politiques, y compris les plus médiatiquement compromettants. Rien de tel avec Marine Le Pen. Le nouveau FN qu’elle préside (elle rêverait d’ailleurs de se débarrasser de ce nom et de ce sigle si connotés !) n’a rien trouvé de mieux depuis deux ans que de condamner Vanneste pour ses propos pourtant de bon sens sur l’homosexualité, de reprocher à Mitterrand d’avoir fleuri la tombe du maréchal Pétain à l’île d’Yeu, de participer à la commémoration officielle de la mort du fossoyeur de l’Algérie française, d’approuver « le droit à l’avortement » et le Pacs, d’adhérer à la religion de la Shoah en condamnant fermement le révisionnisme et l’antisémitisme, d’aller comme Louis Aliot, le concubin sépharade de Marine Le Pen, en Israël dire tout le bien qu’il faut penser de l’entité sioniste, etc, etc. Et en 2007, alors que Marine Le Pen était directrice stratégique de la campagne présidentielle de son père, nous avions eu droit à la Beurette en string et aux immigrés, « branche de l’arbre France », sur la dalle d’Argenteuil. Que faut-il de plus aux nationaux pour qu’ils ouvrent les yeux ?

 

MONOPOLE MÉDIATIQUE

 

On comprend pourquoi depuis dix ans le Système accorde le monopole médiatique à Marine Le Pen au sein de la droite nationale. Pendant trente ans et plus, grâce à son patronyme, au financement public, à ses invitations régulières dans les grandes émissions audiovisuelles, elle va continuer à neutraliser, vitrifier le mouvement national, le conduire non seulement dans une impasse mais en trahir les convictions, les unes après les autres, en diluer voire en supprimer tous les “fondamentaux” comme l’on dit aujourd’hui. Parviendrait-elle un jour au pouvoir, ce qui à l’heure actuelle relève de la politique-fiction, cela ne changerait rien. Le Système se reconstituerait aussitôt sur ses bases. Les millions d’allogènes resteraient en France, l’avortement libre et le mariage homosexuel demeureraient en place, la décadence et l’inversion des mœurs se poursuivraient dans tous les domaines.

Etre nationaliste, antirégimiste aujourd’hui, c’est refuser les mots d’ordre, le vocabulaire, les principes, les valeurs, les codes de l’ennemi. Le néo-Front national les a tous adoptés dans son langage, dans sa mentalité, dans ses mœurs. Il n’est donc plus rien à attendre de lui, sinon le pire. Dire cela n’est pas céder à quelque rancœur ou à un quelconque ressentiment. Nous avons soutenu naguère avec enthousiasme et ferveur le Front national (même si nous avons à l’occasion émis quelques critiques constructives). Cela ne nous est plus possible aujourd’hui. Ni politiquement, ni moralement, ni intellectuellement. Et l’on se demande comment les derniers nationalistes et catholiques qui sont encore au Front s’arrangent avec leur conscience devant une évolution aussi lamentable. Mais cela est une autre histoire. 

   

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:11

 

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L'affaire Depardieu, conséquence du matraquage fiscal

 

 

Disons-le tout net : nous n’éprouvons aucune sympathie pour Gérard Depardieu qui a longtemps incarné la gauche caviar dans ce qu’elle a de plus insupportable et qui se définit encore aujourd’hui comme un citoyen du monde, même si l’on ne saurait nier qu’il est l’un de nos plus grands acteurs, son talent faisant merveille dans nombre de films dont il a été la vedette depuis quarante ans. Pour autant, les tartufes au pouvoir qui le traitent de minable parce que l’acteur a décidé de s’installer en Belgique pour ne pas être écrasé d’impôts et qui dénoncent son manque de patriotisme feraient mieux de se taire. D’abord parce qu’on n’emploie pas le mot de patriotisme lorsque l’on s’acharne depuis des décennies à détruire la patrie, à en modifier en profondeur et de manière irréversible la substance corporelle, culturelle et spirituelle, à favoriser l’invasion étrangère, la dissolution du corps social et le délitement moral, à tout accorder à des minorités (bien trop) visibles au détriment de la majorité invisible et à condamner la colonisation comme a encore cru bon de le faire François Hollande lors de son voyage en Algérie, dénonçant ainsi 132 ans de présence française. Par ailleurs, il est incontestable que l’imposition est tellement forte en France qu’elle devient une véritable spoliation. Les personnes qui travaillent ont le droit de bénéficier et de faire bénéficier les leurs du fruit de leurs efforts. Il est choquant de pénaliser ainsi les talents, les réussites individuelles.

 

Dans une lettre cinglante en réponse au Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui l’a traité de “minable”, et que le Journal du dimanche a publiée, Gérard Depardieu explique : « Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés. Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté. Tous ceux qui ont quitté la France n’ont pas été injuriés comme je le suis. Je n’ai pas à justifier les raisons de mon choix, qui sont nombreuses et intimes. Je pars, après avoir payé, en 2012, 85 % d’impôt sur mes revenus.[…] Je n’ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j’ai payé 145millions d’euros d’impôts en quarante-cinq ans, je fais travailler 80 personnes dans des entreprises qui ont été créées pour elles et qui sont gérées par elles. Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot “minable”. »

 

 

Si tous ceux qui ont réussi et qui créent des emplois, contribuant ainsi à la richesse du pays, au développement de son économie, quittent la France parce qu’ils en ont assez d’être spoliés, qu’y gagnera notre patrie ? […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 15:35

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UMP: la fin du psychodrame ?

 

Un mois jour pour jour après l’élection contestée de Jean-François Copé à la présidence du parti, l’UMP a enfin trouvé un accord entre les partisans de Copé et les soutiens de Fillon. Le 18 décembre le bureau politique du principal parti de l’opposition parlementaire a entériné à l’unanimité cette entente concluant huit jours de discussions à huis clos entre les deux rivaux. Copé reste président mais il remet son mandat en jeu dès septembre 2013 et non plus au lendemain des municipales de 2014 comme il le souhaitait. En contrepartie, le groupe dissident qu’avait constitué à l’Assemblée nationale François Fillon, le R-UMP  sera en principe dissous dès le mois de janvier. Cet accord reste fragile car beaucoup de modalités pratiques restent encore à mettre au point, la défiance demeurant très importante entre deux camps. On peut cependant penser que la raison des ex-belligérants devrait au final l’emporter car les intérêts électoraux et financiers en jeu sont tellement considérables qu’une scission serait suicidaire pour tout le monde.

 

Ainsi que nous l’avions écrit, si cet accord se confirme, l’UMP ne devrait pas pâtir du spectacle lamentable offert un mois durant. A l’heure actuelle, l’hypothèse la plus probable est que le parti fondé en 2002 par Jacques Chirac — qui, aujourd’hui octogénaire et malade, semble se désintéresser complètement de son enfant — remporte les élections intermédiaires de 2014 tant l’impopularité et le discrédit du pouvoir en place sont forts quelques mois seulement après le changement de majorité. C’est si vrai que la droite parlementaire a remporté haut la main dimanche les trois législatives partielles, réussissant dans l’Hérault à reconquérir un siège qui avait été gagné par une socialiste en juin dernier. C’est dire que l’électorat ne s’inscrit pas aujourd’hui dans une démarche antirégimiste ou révolutionnaire. Il semble se satisfaire de l’alternance classique et sempiternelle entre la gauche et la droite du régime. De ce point de vue, toutes les analyses faites ici ou là et évoquant un éventuel sursaut national du peuple français (ou de ce qu’il en reste ou en tient lieu) semblent erronées. Pendant vingt ans, avant chaque élection, Jean-Marie Le Pen annonçait régulièrement que cette fois ça y est, les Français avaient compris, qu’on ne les y reprendrait plus et que le Front national allait enfin dépasser la barre fatidique des 20 %. Or, ni depuis sa création il y a quarante ans, ni depuis son émergence électorale il y a bientôt trente ans, ni même depuis le changement de direction il y a deux ans, le mouvement n’est parvenu à franchir ce cap. Et ce n’est pas faute d’enthousiasmes militants, de moyens humains et financiers, de talents de ses dirigeants. Bruno Mégret a en son temps partagé la même illusion. Pendant des années dans Français d’Abord, l’organe officiel du Front national techniquement très bien fait, le délégué général du FN expliquait que le FN était dans une logique de  […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 10:53

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L'UMP en crise triomphe dans les urnes !

  

Alors que la crise de l’UMP ne cesse de s’étaler à la une des gazettes et que les media audiovisuels en parlent ad nauseam, les électeurs ont placé le mouvement dirigé par Jean-François Copé très largement en tête dans les trois législatives partielles qui ont eu lieu le dimanche 9 décembre. Dans la première circonscription du Val-de-Marne, le député sortant UDI investi par l’UMP Henri Plagnol (26 %) et le dissident UMP Sylvain Berrios (23,3 %) sont arrivés en première et deuxième positions, le candidat du PS, Akli Mellouli, ayant été carrément éliminé, avec un modeste 19,9 %. Dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, président du conseil général et ancien ministre UMP, est arrivé en tête du premier tour avec plus de 49 % des voix, devant le candidat chevènementiste (MRC) Julien Landfried, qui a enregistré 32 % des suffrages. Enfin, et c’est peut-être le cas le plus intéressant, dans la 6e circonscription de l’Hérault, alors que le député sortant était socialiste, le candidat de l’UMP Elie Aboud est arrivé largement en tête au premier tour, avec 42 % devant le député sortant, Dolorès Roqué (27 %), qu’il affrontera en duel au second tour le 16 décembre. 

    

Dans cette région où le Front national est puissant, le parti de Marine Le Pen a été, à la surprise générale, éliminé dès le premier tour, la mariniste France Jamet obtenant 23 % des suffrages. Or, la veille du scrutin, la présidente du Front national s’était déclarée « convaincue que France Jamet [pourrait] arriver devant le candidat de l’UMP ». Or, elle est presque vingt point derrière ! Certes les élections partielles sont rarement favorables aux mouvements situés à la droite de l’UMP. Mais il y a des exceptions. Marie-France Stirbois fut ainsi élue à la faveur d’une législative partielle en décembre 1989 il y a tout juste vingt-trois ans. Ce fut le cas également lors de cantonales partielles pour Jean Roussel et Philippe Adam dans les Bouches-du-Rhône puis pour Gérard Freulet à Mulhouse. On aurait donc pu penser que la crise à l’UMP qui exaspère nécessairement les sympathisants de ce mouvement allait profiter, au moins en partie, au Front national d’autant que Marine Le Pen a été très présente dans les grands media ces derniers temps, cherchant logiquement à surfer sur les difficultés rencontrées par le principal parti de la droite parlementaire. 

    

Le seul motif relatif de satisfaction dans ces partielles, c’est le très haut niveau d’abstention (de 58 à 63 %) qui montre le dégoût, ou à tout le moins, l’indifférence d’un nombre grandissant de nos compatriotes pour l’actuelle offre politique. Cela dit, le taux de participation est traditionnellement faible lors de partielles. Cela ne signifie pas nécessairement que l’abstention restera élevée lors d’un scrutin national. 

      

Ces trois législatives partielles prouvent une fois de plus que l’électorat est fondamentalement légitimiste et conservateur et qu’il vote massivement pour les principaux partis du Système. Lorsque l’UMP est au pouvoir et qu’immanquablement elle déçoit une grande partie du corps électoral, nombre d’électeurs se tournent alors  […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 22:02

 

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LE MINISTÈRE de l’Intérieur a annoncé il y a quelques jours que douze millions de points ont été retirés en France en 2011, soit une augmentation de plus de 19 % par rapport à 2010, un chiffre record ! Jamais depuis la création du permis à points il y a tout juste vingt ans, en 1992, on n’avait connu une telle situation. Ce sont les excès de vitesse qui constituent, et de très loin, la première infraction. 5 660 403 contraventions (78 % du total des infractions, + 13,56 % par rapport à 2010) ont ainsi été infligées à des automobilistes qui sont de plus en plus le souffre-douleur et la vache-à-lait de la République. Par ailleurs, près de cent mille personnes (85 067 exactement) se sont vu retirer tous les points de leur permis, per dant ainsi le droit de conduire leur véhicule.

   

Cette situation est ubuesque : en effet les personnes qui, du fait de leurs obligations professionnelles ou familiales, doivent prendre quotidiennement la voiture s’exposent à perdre rapidement des points de leur permis. L’expérience prouve en effet que, même en faisant attention, en res- tant vigilant, il est quasiment impossible de ne jamais dépasser les vitesses légales autorisées, sauf à avoir toujours les yeux sur le compteur, ce qui est d’ailleurs dangereux. Par cette loi détestable l’on transforme d’honnêtes citoyens en délinquants puisque désormais un nombre gran- dissant d’automobilistes qui ont perdu tout leur capital de points, la peur au ventre, prennent le risque de conduire sans permis en poche parce que c’est pour eux une nécessité vitale. On en arrive à des situations potentiellement dramatiques car si ces personnes ont un accident de circulation leur assu- rance refusera de les prendre en charge car elles roulent sans le précieux sésame rose. (...)

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 19:23

 

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C'est le lobby rose qui commande !

 

 

En democratie, on le sait, ce sont les lobbies qui gouvernent. Il suffit ainsi que le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) menace pour que les politiciens, de droite comme de gauche, s’exécutent. Il en va de même désormais pour le lobby homosexualiste. Le 20 novembre, en ouverture du congrès des maires de France très hostiles pour beaucoup d’entre eux au projet gouvernemental de “mariage” homosexuel, François Hollande avait concédé que les édiles pussent user d’une « liberté de conscience » en ne procédant pas eux-mêmes à l’union civile de deux invertis. Tollé immédiat dans les milieux gays activistes. L’association Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), piquée dans son honneur et s’érigeant en donneuse de leçons, en arbitre des élégances, en gardienne sourcilleuse d’une morale à rebours, annonçait sur-le-champ que, “scandalisée”, elle suspendait « toutes ses relations » avec le gouvernement. Panique à gauche où l’on s’efforçait de rassurer le lobby arc-en-ciel et où l’on tançait d’importance le chef de l’Etat. « C’est une faute sémantique pour la portée symbolique de l’expression et de calendrier au lendemain de la mobilisation » des anti-“mariage” gay, selon un député socialiste, « un reniement », « une capitulation en rase campagne » expliquait Noël Mamère qui fut le premier édile, le 5 juin 2004, à procéder à un simulacre de mariage entre deux hommes dans sa mairie de Bègles, une cérémonie alors très médiatisée, « une proposition scandaleuse » pour le PCF, des propos “inadmissibles” pour Europe Ecologie-les Verts. Pas moins ! Le ministre de la Justice Christine Taubira s’est même fendu d’un communiqué pour mettre les choses au clair. « La célébration du mariage “pour tous” (y compris pour les pédomanes et les incestueux ?) sera assurée « dans chaque commune de France au nom de l’égalité des droits » et « l’Etat en sera le garant scrupuleux », a insisté Taubira. Le fabiusien Claude Bartolone a précisé quant à lui que « la clause de conscience n’est pas prévue dans la loi » à venir.


Du coup, le président qui n’est pas un modèle de courage et qui ne sait même pas se faire respecter par ses concubines successives a reçu toutes affaires cessantes l’association Inter-LGBT et a cédé à toutes ses revendications, rétropédalant sur toute la ligne. « Il n’y aura pas de liberté de conscience dans le projet de loi sur le mariage pour tous qui sera présenté », a affirmé, faraud, son porte-parole Nicolas Gougain, citant le président à l’issue de l’entretien. François Hollande a reconnu que le terme de « liberté de conscience » employé la veille n’était pas “approprié”, selon Gougain, qui s’est dit “rassuré”. « Le président a utilisé le terme, liberté de conscience, dans un contexte spécifique, parce qu’il avait été employé à plusieurs reprises par les personnes qui  l’interpellaient. Il répondait à cette interpellation », a-t-on tenté d’expliquer à l’Elysée. « Mais comme cela a été mal compris, qu’il y a eu de nombreuses interprétations philosophiques, le chef de l’Etat a jugé que l’expression devait être mal appropriée. La réalité, c’est la loi qui sera votée et appliquée dans les 36000 communes », assure-t-on encore dans l’entourage du président de la République. 


QUE CE SOIENT des transsexuels, des bisexuels, des sodomites revendiqués qui dirigent de facto notre pays et donnent des ordres au chef de l’Etat qui s’exécute aussitôt et qui fait repentance pour avoir simplement envisagé une « liberté de conscience » pour les édiles peu désireux de se livrer à ce simulacre de mariage en dit long sur le régime que nous subissons et sur les temps apocalyptiques que nous vivons où l’inversion triomphe dans tous les domaines, où le bien, le beau, le vrai sont foulés au pied ainsi que le plus élémentaire bon sens. Pourtant, la concession de François Hollande n’était pas très importante puisqu’il s’agissait seulement de permettre la délégation du “mariage” à un adjoint et non pas d’empêcher cette union contre-nature en mairie. Mais même cette revendication minimaliste ne sera pas satisfaite car le lobby homosexualiste ne veut pas en entendre parler. Ainsi en a-t-il décidé, les élus de la République n’ont qu’à entériner son diktat. Le chef de l’Etat préfère écouter l’Inter-LGBT plutôt que d’entendre les maires. Voilà où nous en sommes ! Quant au président du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, il opte pour une solution encore plus radicale: que les maires qui ne sont pas d’accord pour marier des homosexuels démissionnent. Point barre. 


En effet ceux qui contestent ce projet de loi qui bafoue des millénaires de civilisation et s’attaque aux fondements même de la famille et de la vie en société sont accusés de n’être pas républicains. Et demain, fort logiquement, s’ils refusaient de procéder à ces pseudo-mariages (ce qui est peu probable vu le manque de bravoure et de convictions des hommes de notre temps), ils seraient démis de leurs fonctions, rendus inéligibles voire mis en prison. Telle est la logique tyrannique, liberticide du monde actuel. C’est à cela que l’on voit à quel point  […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

    

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 18:52

 

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PRESIDENCE DE L'UMP:

SARKOZY LE GRAND GAGNANT

 

 

Les élections rendent fou. Le spectacle lamentable offert par l’UMP ces derniers jours le montre de manière presque caricaturale. Accusations réciproques de triches, de fraudes, de magouilles, de bourrages d’urnes, de passages en force, mise en cause de procurations en blanc, d’électeurs fantômes, tout y passe. Ce scénario catastrophe n’est pas l’apanage de la droite parlementaire. Il y a quatre ans quasiment jour pour jour nous avions vécu un psychodrame semblable au Parti socialiste, alors dans l’opposition, lors du congrès de Reims entre les deux finalistes, Martine Aubry, qui l’emporta d’un cheveu et Ségolène Royal. Les deux camps s’accusèrent mutuellement de triches, les uns dans les Bouches-du-Rhône acquises à l’ex-concubine de François Hollande, les autres dans le Nord, fief de la fille Delors. Trop d’élections tuent l’élection. Quasiment chaque fois désormais que se tient un scrutin quelque part dans le monde, le perdant en conteste les résultats. On se souvient encore de la longue et dispendieuse bataille juridique entre le camp Bush fils et le camp Al Gore en novembre et décembre 2000 tant les résultats étaient serrés entre les deux prétendants à la succession de Bill Clinton. Au moment même où nous commémorons le soixantième anniversaire de la disparition de Charles Maurras, le 16novembre 1952, auquel Michel Fromentoux a rendu un hommage appuyé dans notre dernier numéro, rappelons-nous sans cesse les propos catégoriques du maître de Martigues : « la démocratie, c’est le mal, la démocratie, c’est la mort ». Rien de bon ne peut en effet en sortir. Elle corrompt les meilleurs comme on l’a vu même au Front national où l’électoralisme a fait renoncer à des éléments doctrinaux et programmatiques essentiels et où la bataille de succession offrit un spectacle bien peu édifiant. 

 

L’UMP est très temporairement affaiblie par cette élection étriquée du secrétaire général sortant Jean-François Copé mais l’on aurait grand tort de l’enterrer. Pas plus qu’il n’est mort du crime du sang contaminé ni de tous les scandales nauséabonds de l’ère Mitterrand, le Parti socialiste n’a pâti durablement de l’image désastreuse du congrès de Reims en novembre 2008. C’est si vrai qu’il gagna haut la main les élections intermédiaires (régionales et cantonales) de 2010, le Sénat à l’automne 2011 et la présidentielle et les législatives au printemps 2012. A son tour, l’UMP semble a priori disposer de fortes chances de regagner les leviers de pouvoirs, locaux en 2014 et 2015 et nationaux en 2017 en fonction du système de balancier entre la droite et la gauche du système. La force d’inertie des partis est extrêmement puissante. Il y a trop d’intérêts électoraux et financiers en jeu pour que l’on s’aventure dans des scissions. Les rares qui s’y sont essayé ont quasiment toujours échoué. Il est donc peu probable que les fillonnistes quittent l’UMP. 

 

La victoire, fût-elle de 98 voix, de Jean-François Copé (50, 03 %) est intéressante à plus d’un titre. Elle prouve d’abord que celui qui tient l’appareil dispose d’un avantage très important. On l’avait vu au FN avec Marine Le Pen contre Gollnisch. Mais au-delà de ce constat force est de remarquer que la stratégie droitière de Copé, bien conseillé par Patrick Buisson, a séduit un grand nombre de militants de l’UMP. Ses propos sur le racisme anti-Blancs et sur le pain au chocolat subtilisé par un mahométan pendant le Ramadan ont manifestement fait mouche. Copé a fait du Sarkozy tandis que Fillon faisait du Chirac. Il n’est donc pas étonnant que le premier l’ait finalement emporté. Ce n’est pas un hasard si l’ancien maire de Paris n’a jamais dépassé 20% au premier tour de la présidentielle ; tant par tempérament que par conviction radical-socialiste, il n’a jamais été à l’aise sur une ligne populiste et droitière. A la différence de Copé et de Sarkozy qui sont de purs démagogues et qui n’hésitent pas à dire ce que leurs militants et électeurs veulent entendre. En ce sens, la victoire de Copé est plutôt une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen car le héraut d’une « droite décomplexée » est mieux à même que le centriste Fillon d’empêcher les électeurs de voter pour la présidente du Front national. D’autant que dans le débat sur le «mariage homosexuel» il a été plus en pointe que la direction du FN qui croit à tort qu’il ne faut surtout pas s’engager sur les questions dites sociétales de crainte de perdre des appuis et de paraître pour réactionnaires et rétrogrades. […]

 

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

  

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 08:32

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COMMEMORATION DU 19 MARS:

L'INSULTE FAITE A LA FRANCE   

 

 

Elle a osé. Il n’a pas fallu longtemps à la gauche au pouvoir pour imposer le 19mars 1962 comme date anniversaire du cessez-le-feu et « journée nationale du souvenir en mémoire des victimes de la guerre d’Algérie ». Le 8novembre le Sénat à majorité socialiste a donné son feu vert à la proposition de loi PS votée le 22janvier 2002 par l’Assemblée nationale, de sorte que le texte est définitivement adopté par le Parlement. Le Palais du Luxembourg qui resta à droite jusqu’à l’automne 2011 s’était toujours opposé à cette initiative. Les socialistes et leurs alliés disposant désormais de la majorité absolue dans les deux chambres, ils peuvent faire quasiment tout ce qu’ils veulent. Les sénateurs se sont ainsi prononcés par 181 voix contre 155 en faveur de cette proposition de loi, dont l’adoption intervient quelques semaines seulement avant la visite que doit effectuer en décembre François Hollande en Algérie. Un gage donné aux autorités algériennes et à la FNACA (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) qui a toujours milité pour faire du 19mars la date officielle de la fin de la guerre d’Algérie. 

 

Ce vote est une véritable provocation (et l’on sait que le sectarisme idéologique de la gauche n’en est pas avare) et une insulte aux harkis et aux Français d’Algérie car cette date du 19mars marque […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 17:52

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Obama réélu avec une courte laisse

 

C’est fait. Le candidat républicain reconnaissait sa défaite à sept heures du matin, heure française. Battu avec un écart très faible en nombre de voix — quelques centaines de milliers au mieux — la démocratie indirecte (à étages successifs) des États-Unis qui opère à travers des «grands électeurs», aura été fatale au candidat de Tel-Aviv. L’Ohio perdu, l’élection est jouée. Pourtant ce n’est pas faute à Netanyahou qui avait lundi soir, dans les ultimes instants de l’affrontement électoral, usé de toute son influence en faveur du candidat républicain. S’adressant non seulement aux Juifs d’Amérique, mais aussi et surtout aux trente à quarante millions de sionistes judéo-protestants (sur un ensemble d’environ 90 millions de chrétiens évangélistes), il avait brandi une nouvelle fois la menace de la guerre. Las, rien n’y a fait. Les électorats noirs (afro-américains), hispaniques, “jeunes”, féministes, gays et transgenres ont fait bloc et barré le passage au mormon.

  

Lundi soir, à quelques heures du scrutin, le Premier ministre israélien jetait en effet tout son poids dans la balance électorale, déclarant ubi et orbi dans un entretien télévisé diffusé dans l’Etat hébreu: «Je suis bien sûr prêt, s’il le faut, à presser sur le bouton… et à lancer une attaque conventionnelle contre les sites nucléaires iraniens» [AFP 6/11]. Autant dire que Barak Hussein Obama— réélu quasiment sans aucune marge de manœuvre et de ce fait condamné à composer avec l’opposition républicaine— va devoir diriger les affaires états-uniennes avec suspendue au-dessus de sa tête l’Épée de Damoclès de la menace judéenne. Sérieuse hypothèse— l’éventualité d’une guerre contre l’Iran à la seule initiative de Tel-Aviv— autant qu’hypothèque qui pèsera de façon démesurée sur les décisions de la Maison-Blanche. Certes les esprits forts ne manqueront pas d’avancer que les Israéliens ne peuvent rien sans l’appui stratégique et logistique des États-Unis. Peut-être? Mais rien aujourd’hui n’est moins sûr. […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

 

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