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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 08:16

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Un extrait de l'édito :

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître si une élection présidentielle avait lieu dimanche prochain Nicolas Sarkozy l’emporterait haut la main sur François Hollande. En effet, six mois après son accession à l’Elysée, le ci-devant concubin de Ségolène Royal bat des records d’impopularité. Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro réalisé fin octobre et rendu public le 26, 64 % des Français interrogés sont mécontents de l’action du président. Parmi les principaux griefs, le manque d’autorité et l’inefficacité de son action dans la lutte contre le chômage. La cote de popularité de François Hollande passe pour la première fois sous la barre fatidique des 40 % de satisfaits. Seuls 10 % estiment que la situation de la France s’améliore depuis son élection. Seulement 36 % des personnes interrogées se disent satisfaites du chef de l’Etat (31% «assez satisfaits» et 5% « très satisfaits »). La lutte contre le chômage est le domaine où le président de la République fait le plus de mécontents (69 %), suivi de […]

 

Un extrait de l'article de Jérôme Bourbon qui revient sur l'exclusion de Mgr Williamson et met en lumière, dans cette affaire, la centralité de la question juive:

 

Le 24 octobre la direction de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X annonçait dans un communiqué (voir RIV. du 26 octobre) l’exclusion de Mgr Williamson de l’œuvre fondée par Mgr Lefebvre. A 72 ans et demi celui qui était le doyen des quatre évêques de la FSSPX est en voie d’être expulsé du prieuré de Wimbledon où il résidait jusque-là et se trouve jeté à la rue, sans couverture sociale et sans argent. Depuis des années les relations étaient exécrables entre Mgr Fellay et Mgr Williamson, entre l’évêque le plus jeune et le prélat le plus âgé des quatre clercs sacrés le 30 juin 1988 par le fondateur d’Ecône. En 2003, le supérieur général avait retiré au prélat britannique la direction du séminaire des Etats-Unis et en 2009, à la suite de ses déclarations sur les chambres à gaz et le nombre de juifs tués pendant la guerre, la maison générale de la FSSPX lui avait ôté la direction du séminaire de la Reja en Argentine, l’avait confiné, selon son expression dans une “mansarde” à Londres, lui interdisant tout ministère et toute prise de parole publique, bref voulant le transformer en mort vivant. 

 

Le 4 octobre dernier, dans une ultime lettre Mgr Fellay enjoignait à son confrère sous « dix jours ouvrés » (sic !) de fermer définitivement son blog Dinoscopus, de supprimer ses commentaires Eleison hebdomadaires, de présenter des excuses publiques au supérieur général pour le mal qu’il aurait fait à la Fraternité et de réparer ses torts. Bref, Mgr Fellay demandait une capitulation sans conditions qu’il n’a évidemment pas obtenue. Dans la lettre que nous avons rendue publique dans notre dernière édition Mgr Williamson accuse le supérieur général de trahir l’héritage de Mgr Lefebvre en œuvrant à un ralliement graduel à la Rome moderniste. Et le prélat britannique d’indiquer que la politique de la FSSPX a changé depuis 2000 et le début des discussions avec les occupants du Vatican. A la fin de sa missive, il invite le supérieur général à présenter sa démission car il en va, écrit-il, « de la gloire de Dieu, du salut des âmes et de (son) salut éternel ». Autrement dit si Mgr Fellay poursuit ses menées actuelles, il s’engage sur un chemin de damnation et ceux qui le suivent également. Voilà ce qu’il faut comprendre. C’est dire que la querelle n’est pas secondaire. 

 

On reproche à Mgr Williamson d’avoir désobéi à l’autorité légitime, Mgr Fellay. Mais le prélat britannique a beau jeu de répondre que son devoir est de désobéir puisque la foi est en jeu. Après tout la Fraternité ne s’est-elle pas fait connaître par sa désobéissance à une autorité qu’elle jugeait pourtant légitime mais dont elle estimait qu’elle mettait la foi en danger ?

 

LA CENTRALITÉ DE LA QUESTION JUIVE

 

Au-delà de ce différend certes essentiel sur l’opportunité ou non de trouver un accord avec la Rome moderniste, c’est-à-dire dans les faits de se placer sous sa dépendance, l’exclusion de Mgr Williamson s’explique en grande partie par les propos révisionnistes qu’il a tenus en 2009 et qu’il n’a jamais rétractés depuis au grand dam de son supérieur qui a multiplié les pressions pour qu’il reconnaisse la réalité de la Shoah. Tout laisse à penser que l’exclusion du plus remuant des quatre évêques de la Fraternité a été une monnaie d’échange entre le Vatican et Mgr Fellay, les trente deniers de Judas en quelque sorte. Le Vatican soumis au sionisme international ne pouvait accepter de « normaliser canoniquement » une Fraternité qui comptait dans ses rangs un révisionniste notoire. En effet pour les occupants du Vatican mieux vaut un prêtre pédomane (il n’en manque pas dans l’église conciliaire !) qu’un prélat révisionniste. D’ailleurs, dès son exclusion, le Congrès juif mondial s’est « félicité » de cette nouvelle, regrettant seulement qu’elle vienne « trop tard » et appelant la Fraternité à se débarrasser de toute trace d’antisémitisme en son sein. Que le Congrès juif mondial se rassure : Bernard Fellay va y veiller personnellement. Ainsi que nous l’ont assuré des prêtres il ne fait pas bon nourrir quelque sympathies révisionnistes ou “fascisantes” dans la néo-FSSPX. Mieux vaut avoir des penchants modernistes. Pourtant la question du révisionnisme historique n’est pas secondaire, même d’un point de vue théologique. Ce n’est plus en effet le sacrifice et la mort du Christ au Golgotha qui sont l’élément central et le sommet de l’histoire, c’est l’“Holocauste”. Les imbéciles et les pleutres ne mesurent pas à quel point la contre-religion de la Shoah est une machine de guerre contre la religion catholique, une arme de destruction massive de la foi chrétienne dont elle singe les rituels.

 

Trois jours seulement après l’annonce de l’exclusion définitive de Mgr Williamson, la « commission pontificale Ecclesia Dei » faisait paraître un communiqué, au ton très apaisant et conciliant, disant qu’elle accordait un délai supplémentaire à la Fraternité pour répondre à la déclaration doctrinale du 13 juin et à la proposition de régularisation canonique. Ainsi que l’indique le chroniqueur religieux du Figaro, Jean-Marie Guénois, « il est donc clair que ce communiqué, inédit dans son ton apaisant, est la réponse du Vatican à l’exclusion de Mgr Williamson ». D’ailleurs, le jour même de l’exclusion, le Vatican avait fait savoir, selon La Croix et Le Figaro, que l’exclusion de l’évêque révisionniste était reçue à Rome comme « une bonne nouvelle ».

 

Cette affaire montre une fois de plus la centralité de la question juive et du révisionnisme. On l’a vu au Front national où Marine Le Pen pour se faire accepter des media a exclu tout ce qui était plus ou moins révisionniste ou nationaliste dans le parti. On le voit aujourd’hui à la Fraternité où Mgr Fellay qui est manifestement prêt à tout pour obtenir sa prélature personnelle à vie chasse sans ménagement Mgr Williamson. Il faut dire que les méthodes du supérieur général de la FSSPX sont plutôt expéditives : en 2003 il avait renvoyé au moyen d’un simple fax l’abbé Paul Aulagnier qui fut pourtant dix-huit ans durant le supérieur du district de France de la FSSPX et quasiment le cofondateur de la Fraternité, en 2004 via le district de France il avait envoyé des vigiles et des chiens à l’abbé Philippe Laguérie au prieuré de Bruges, l’excluant de la cultuelle qui lui permettait de bénéficier d’une couverture sociale. Nous sommes là à des années-lumière du comportement traditionnel de l’Eglise catholique. Dans un diocèse lorsqu’un prêtre fautait voire défroquait l’évêque veillait à ce qu’il ne soit pas à la rue et lui donnait même discrètement un peu d’argent pour qu’il ne devienne pas un vagabond. Il faut croire que la charité s’est […]

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 19:49

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Harlem Désir :

l’idéologie antiraciste au sommet du PS

 

Avec l’élection le 18 octobre du quinquagénaire Harlem Désir comme premier secrétaire du Parti socialiste avec 72,5% des voix (la participation ayant été de 46,5%), le mouvement à la rose refondé par François Mitterrand lors du congrès d’Epinay montre très clairement que toute sa philosophie repose plus que jamais sur l’idéologie antiraciste. En effet, qui a oublié que ce Français d’origine martiniquaise fut le très médiatisé président de SOS-Racisme de 1984 à 1992? Il fut notamment l’invité vedette de l’Heure de Vérité de feu François-Henri de Virieux qui confessa que cette émission avec Désir fut le plus grand moment de sa carrière de journaliste.

 

Au moment où le Front national de Jean-Marie Le Pen émergeait sur le plan électoral, l’organisation alors présidéé par Désir a servi avec une grande efficacité à diaboliser la droite nationale, à tétaniser les Français de souche, à détruire leurs défenses immunitaires, à tuer dans l’œuf leur légitime réflexe de survie. SOS-Racisme a été une arme de destruction massive de la race blanche, de l’homogénéité corporelle, culturelle et spirituelle de la France. Et cette arme a été […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 18:06

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La loi Gayssot sacralisée

 

Le 10 octobre la cour de cassation a déclaré irrecevable la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) que Jean-Marie Le Pen, Camille Galic et votre serviteur avaient posée en juillet à l’occasion des pourvois formés contre l’arrêt de la cour d’appel de Paris dans l’affaire dite de l’occupation allemande en France. Voici le texte de sa décision aussi lacunaire qu’indigent : «Attendu que les demandeurs (NDLR : Le Pen, Galic, Bourbon) soutiennent que l’article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 serait contraire au principe constitutionnel de la liberté d’opinion et d’expression consacré par les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée au bloc de constitutionnalité et à celui de légalité des délits et des peines résultant de l’article 34 de la Constitution et de l’article 34 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ; Mais attendu que la même question a déjà été posée par les mêmes demandeurs, dans la même instance, par mémoire du 23mars 2010 ; que, par arrêt du 7mai 2010, la Cour de cassation a dit n’y avoir lieu de renvoyer cette question au Conseil constitutionnel, que la présente question est, dès lors, irrevevable ; par ces motifs déclare irrecevable la question prioritaire de constitutionnalité »

 

Voilà! En un coup de cuillère à pot les magistrats de la plus haute juridiction se débarrassent de la question, ne tenant aucun compte des arguments nouveaux que nous avions développés et se moquant éperdument de l’arrêt du Conseil constitutionnel retoquant le délit de contestation du génocide arménien. Les “sages” du Palais-Royal ayant censuré une loi mémorielle, il était pourtant légitime de leur soumettre le cas de la législation Fabius-Gayssot qui lui est semblable. [...]

 

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:21

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Europe : le désastre vingt ans après Maastricht

 

 

Il y a vingt ans, pendant la campagne sur Maastricht, les sectateurs de ce traité dit de l’Union européenne, à commencer par Jacques Delors, alors président de la Commission de Bruxelles, nous affirmaient, la main sur le cœur, que si les Français votaient oui lors du référendum du 20septembre 1992, l’Europe leur assurerait le plein emploi, la croissance et la prospérité. Le père de Martine Aubry, dans sa rage de voir adopté ce traité, inquiet devant la progression du nombre des eurosceptiques dans les enquêtes d’opinion, était allé jusqu’à dire, lors d’un meeting, que les partisans du non n’étaient pas dignes de faire de la politique. On connaît la suite : le non qui était donné gagnant trois semaines avant le scrutin a finalement perdu. Pourquoi ce basculement ? D’abord, lors d’un débat télévisé à la Sorbonne animé par Guillaume Durand, Philippe Séguin, autoproclamé champion du non, avait été (volontairement ?) lamentable devant François Mitterrand. Ensuite et surtout, la mise en scène médiatique du cancer de la prostate de l’Elyséen, quelques jours avant le scrutin, avait ému les imbéciles, conduisant un nombre non négligeable de nos compatriotes à changer leur vote au tout dernier moment. Même si l’on apprit plus tard que Mitterrand souffrait de cette maladie depuis 1981, le mal était fait : le pays avait abdiqué sa souveraineté et abandonné sa monnaie, le franc, notre compagnon de route depuis Jean II le Bon. 

 

Une fois Maastricht avalisé, toute une série de traités vinrent achever de liquider les derniers vestiges de notre indépendance nationale : Amsterdam, Nice, Lisbonne, ce dernier imposé par voie parlementaire malgré le non très net des peuples français et néerlandais en 2005. Et aujourd’hui la représentation nationale est sur le point de donner son assentiment à un nouveau texte, le traité budgétaire européen, concocté par Merkel et Sarkozy et que Hollande n’a nullement corrigé contrairement à ses promesses de campagne. L’issue du scrutin ne fait aucun doute puisque les socialistes pourront bénéficier du soutien quasi unanime des élus de l’opposition parlementaire (UMP, Nouveau Centre, Divers droite), la majorité des Verts et le Front de gauche ayant fait connaître leur intention de voter contre ce traité. Cette opposition de la gauche de la gauche ne doit cependant pas nous leurrer : si les communistes et les écolo-gauchistes étaient vraiment contre la politique menée par le gouvernement Ayrault, ils le censureraient ce qu’ils se garderont toujours de faire. 

 

Lorsque le Premier ministre ose clamer à l’Assemblée nationale que la ratification du traité n’entame pas la souveraineté de la France, il ment effrontément. Quelle souveraineté budgétaire restera-t-il au Parlement dès lors que le traité grave dans le marbre la fameuse «règle d’or» imposant aux 25 États signataires de ne pas dépasser un déficit “structurel” égal à 0,5% du PIB ? Avec l’adoption de ce nouveau traité scélérat, il faut s’attendre à une nouvelle cure d’austérité dont témoignent déjà les hausses massives de prélèvement, le tour de vis fiscal décidés par le gouvernement. Depuis plusieurs décennies, l’Europe est le moyen pour la finance internationale, et donc pour les gouvernements nationaux qui n’en sont que les zélés serviteurs, de supprimer les souverainetés des nations du Vieux Continent, les frontières, les monnaies, les équilibres ethniques mais aussi d’appauvrir le peuple, de réduire graduellement son pouvoir d’achat. 

 

[...]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 21:16

 

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Liberté d’expression :

la valse des tartuffes

 

 

L’émoi suscité dans le monde mahométan par le film L’innocence des Arabes et les caricatures de Mahomet de l’excrémentiel Charlie-Hebdo a conduit une nouvelle fois les pouvoirs publics et les responsables politiques français, tant à gauche qu’à droite de l’échiquier, à s’ériger en défenseurs intrépides de la liberté d’expression. La présidente du Front national n’a pas été en reste puisqu’elle a pris la peine de téléphoner personnellement à Charlie-Hebdo — dont elle avait pourtant tout lieu de se plaindre vu le traitement que lui inflige l’hebdomadaire avec lequel elle est d’ailleurs en procès — pour lui manifester son soutien. Et se posant en garante de la laïcité républicaine, véritable religion de substitution, elle a demandé que le voile et la kippa soient interdits dans les transports, dans la rue et dans tous les lieux publics. En défendant une telle revendication, Marine Le Pen rompt en visière avec le discours tenu naguère par son père. En effet, ce dernier, lorsqu’il présidait aux destinées du Front national, s’est toujours opposé à une loi contre le voile. D’abord, disait-il, parce que le port de ce fichu donne une visibilité aux musulmans, ce qui peut permettre aux Français de se rendre compte à quel point leur pays a changé. Ensuite et surtout parce que le combat du FN est historiquement contre l’immigration extra-européenne et donc en faveur de l’inversion des flux migratoires et non contre une religion ou pour la défense sourcilleuse de la sacro-sainte laïcité républicaine. 

 

En effet la progression de l’islam dans notre pays (construction de mosquées, viande halal, horaires séparés dans les piscines pour les hommes et les femmes, port du voile islamique) est directement la conséquence d’une immigration massive. Déplacer ainsi le curseur de la lutte contre l’invasion étrangère vers la défense de la laïcité façon IIIeRépublique est tout sauf innocent. Car qui ne voit qu’en s’en prenant à la kippa et au voile, on ouvre le chemin à une attaque en règle contre la soutane pour les prêtres catholiques, contre le voile pour les religieuses ? Dans cet exercice c’est toujours à la fin la religion chrétienne qui est visée. Ainsi dans la loi votée sous Chirac contre les signes religieux ostensibles à l’école l’on a pris soin explicitement d’interdire les grandes croix. Et dans plusieurs endroits des mahométans ont demandé la destruction de la crèche ou de l’arbre de Noël qui les indisposaient. C’est donc un jeu dangereux que d’agiter le thème de la laïcité. De plus, c’est utiliser le vocabulaire, les références, les symboles, les principes de l’ennemi, ce qui est en soi inacceptable.  

Il est certes de bon ton de répéter que les religions sont à l’origine de guerres et de conflits atroces. Mais ces trois derniers siècles ce sont surtout les régimes athées qui sont responsables de crimes abominables, qu’il s’agisse du communisme partout où il a sévi au XXesiècle, qu’il s’agisse plus lointainement de la Révolution dite française et de sa Terreur ou de l’impitoyable persécution à la fin du XIXe et au début du XXe contre l’Eglise catholique. Le courage serait de dire que si nous refusons en France des religions d’importation, c’est parce que notre pays est une terre de tradition et de civilisation chrétiennes, que nous sommes profondément attachés à cet héritage, à la noblesse et à la véracité d’une loi et d’une morale bien supérieures à toutes les autres. Mais évidemment il est plus difficile de tenir un tel discours que de se réclamer de laïcité. Par ailleurs, comme le rappelle l’excellent site Internet Les Intransigeants (www.les-intransigeants.com), longtemps interdit mais qui fort heureusement fait aujourd’hui son grand retour, le voile a été  porté pendant des siècles par nos aïeules qui seraient scandalisées de la façon impudique dont sont aujourd’hui vêtues les femmes occidentales qui s’habillent soit comme des hommes, soit comme des prostituées, ce qui n’est en rien un progrès ! [...]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 22:06

 

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Mariage gay et adoption :

qui ose encore vraiment s’y opposer ?

 

 

Qu’il paraît loin le temps où plus de cent mille Français défilaient à Paris contre le projet de loi instituant le Pacs, Pacte civil de solidarité, première étape vers le mariage homosexuel ? C’était en 1999, il y a seulement treize ans, et on a l’impression que cela fait une éternité. A l’époque la plupart des élus de la droite parlementaire avaient bataillé ferme à l’Assemblée et au Sénat contre ce projet du gouvernement Jospin, allant pour certains jusqu’à revêtir dans les travées du Palais-Bourbon des tee-shirts avec l’indication, concise mais explicite, « Pacs out ». Certains élus de gauche, essentiellement issus de régions rurales, disaient même tout bas leur malaise devant ce texte révolutionnant le droit de la famille et allant contre leur conscience. Nous sommes aujourd’hui à des années-lumière de ce climat. Selon toute vraisemblance, la gauche, dans toutes ses composantes, votera comme un seul homme cette réforme mettant à bas des siècles et des siècles de civilisation ; beaucoup de députés de droite, ou prétendus tels, joindront leurs voix à la majorité ou s’abstiendront pour ne pas apparaître ringards ou rétrogrades ou tout simplement parce qu’ils sont acquis à cette nouvelle mode. Alain Juppé, un des principaux dirigeants de l’UMP dont on ne dira jamais assez la malfaisance, s’est ainsi prononcé explicitement pour le mariage homosexuel. Jean-François Copé avait incité Nicolas Sarkozy à défendre ce projet pendant sa campagne présidentielle, ce que l’intéressé n’avait finalement pas fait, après moult hésitations, convaincu qu’il avait alors plus à y perdre qu’à y gagner sur le plan électoral. Jean-Louis Borloo, le patron du Parti radical valoisien, s’est lui aussi prononcé pour cette réforme, allant même jusqu’à dire à une élue de droite, maire de sa commune, qui manifestait sa réticence à marier deux invertis : « Tu feras faire l’union par ton adjoint ».

 

Car, et c’est peut-être un des éléments de la réforme auxquels beaucoup de gens ne pensent pas, les maires auront l’obligation sous peine d’être destitués, d’encourir des amendes voire à terme d’aller en prison, de procéder à ces unions, le projet de loi défendu par Christiane Taubira ne prévoyant pas l’institution d’une clause de conscience. Jacques Bompard, le maire d’Orange, a demandé l’inscription d’une telle clause, comme elle existe encore pour les médecins refusant de faire des avortements, mais il est hélas bien seul à la réclamer. Jacques Myard, député de la Droite populaire et que l’on dit être un des parlementaires les plus droitiers, a d’ores et déjà dit que s’il était certes contre le projet, « la loi est la loi. Je l’appliquerai dans ma municipalité parce que je suis un Républicain ». Avec de tels opposants, les promoteurs de cette réforme satanique sont évidemment sûrs de l’emporter ! Quant au Front national, il n’est nullement en pointe contre cette institutionnalisation du vice car cela ne l’intéresse pas. Gilbert Collard a ainsi répété qu’à titre personnel il était pour le mariage homosexuel mais qu’il fallait laisser le temps au temps, ne pas brusquer les choses. Marine Le Pen a toujours dit quant à elle que les questions dites sociétales n’étaient pas sa préoccupation et à en juger par le nombre d’invertis composant son entourage immédiat on ne peut attendre de ce mouvement, déjà acquis à la loi Veil, une opposition vigoureuse. Quant à l’église conciliaire, elle est égale à elle-même. Si le cardinal Philippe Barbarin a subi quelques attaques parce qu’il avait dit un plus vivement que d’habitude son opposition au projet, il a également jugé  qu’ «à l’intérieur de l’Eglise, beaucoup d’homosexuels ont laissé un héritage extraordinaire» (sic !) Quant au président de la « Conférence des évêques de France », le cardinal André Vingt-Trois, il s’est contenté de dire que « les contacts que nous avons notamment avec madame Taubira peuvent être de nature à infléchir le contenu de ce projet de loi». Et d’ajouter : « Si la République change la loi, nous observerons la loi. (…) Un ministre est libre de faire les déclarations qu’il veut».

 

On le voit, il est vain d’attendre une opposition véritable de la part des dignitaires de l’église conciliaire. Mais après tout qu’attendre d’autre d’apostats depuis longtemps ralliés à la République, à ses pompes et à ses œuvres ? Nous vivons vraiment des temps apocalyptiques et antéchristiques.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 21:45

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Hollande et les “mauvais riches”

 

 

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que la cote de popularité du président de la République et du Premier ministre plonge. Alors que François Hollande a été élu il y a seulement quatre mois, selon un sondage BVA pour Le Parisien, près de six Français sur dix (59 %) déclarent en effet être « plutôt mécontents » des débuts de la présidence “normale”. Si le chef de l’Etat comptait sur l’intervention télévisée de dimanche dernier sur TF1 pour remonter la pente, il pourrait sans doute assez vite déchanter tant sa prestation fut médiocre et des plus ennuyeuses, au point que beaucoup d’électeurs, décidément très versatiles, se mettent à regretter son prédécesseur dont la popularité atteindrait désormais 52 %, preuve qu’il est plus facile d’être aimé lorsque l’on n’exerce pas de responsabilités. C’est en vain que l’on chercherait dans cette intervention des mesures concrètes et d’envergure pour résoudre le problème dramatique du chômage de masse. Alors que Hollande et Montebourg avaient roulé les mécaniques au moment de l’annonce du plan social de PSA en claironnant qu’on allait voir ce qu’on allait voir, le président s’est borné à dire : « Lorsque les plans sociaux sont engagés, ce sont les partenaires sociaux qui doivent négocier ! » Autrement dit l’Etat ne fera rien ! S’agissant des couacs répétés dans son gouvernement, l’ex-concubin de Ségolène Royal n’aura pas été plus convaincant : « Sur les 16 ministres pleins, seulement cinq avaient exercé des fonctions gouvernementales et encore il y a dix ans ». Autrement dit, il ne faut pas nous en vouloir si nous sommes incompétents, nous n’avions jamais exercé jusque-là de fonction à responsabilité.

 

Enfin, comme à son habitude, il s’en est pris aux “riches” et notamment à Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, qui a fait part de son intention de demander la nationalité belge, Libération du 10 septembre faisant sa une avec la photo d’Arnault et un titre provocateur : « Casse-toi, riche con ! », allusion au « casse-toi, pauv’ con » de Sarkozy apostrophant un visiteur refusant de lui serrer la main au salon de l’Agriculture. On pourrait prendre au sérieux Hollande et ses soutiens s’ils avaient manifesté la même sévérité envers l’exilé fiscal Yannick Noah. Or non seulement ils n’ont jamais condamné son comportement “anti-patriotique” mais ils étaient ravis que le chanteur participe activement à la campagne présidentielle et aux réunions publiques du candidat socialiste. Il est plus facile de s’en prendre à un chef d’entreprise qu’à un sportif ou à un chanteur qui, eux pourtant, ne créent pas des milliers d’emplois. Que l’on nous comprenne bien : il ne s’agit pas pour nous de prendre par principe la défense des entrepreneurs (et nous savons combien le grand patronat depuis les années1960 a favorisé l’immigration de masse pensant ainsi réduire ses coûts) mais il faut reconnaître que beaucoup d’entreprises sont obligées de se délocaliser pour survivre à cause du poids insupportable des charges et des impôts. Et la proposition démagogique et grotesque de Hollande de taxer à 75 % les revenus annuels supérieurs à un million d’euros favorisera l’exil fiscal. Les immigrés ne cessent d’entrer chez nous toujours plus nombreux tandis que l’on fait fuir les entrepreneurs et les investisseurs qui, eux, pourraient apporter de la richesse et du travail. Nous marchons sur la tête. En réalité, ce discours simpliste sur les “riches” est une façon de culpabiliser les Français qui disposent encore de quelque bien pour qu’ils acceptent docilement d’être matraqués fiscalement. Dans les manuels d’histoire destinés aux collégiens et lycéens, l’on évoque toujours la lourdeur des impôts sous l’Ancien Régime et l’obligation pour le peuple de payer la dîme au clergé mais ces prélèvements étaient somme toute bien peu de choses par rapport à la rapacité de l’Etat socialiste.

 

Les dirigeants de nos démocraties modernes ne savent que nous déposséder, de notre histoire, de nos racines, de nos terroirs, de notre morale, de notre religion, de notre identité et de nos biens. Telle est leur mission et ils l’appliquent à la lettre. Tandis que l’on confisque par l’impôt les biens acquis par le labeur de générations de Français, l’on détruit parallèlement ce qui reste encore de la famille. C’est ainsi qu’il faut interpréter le projet de loi sur le mariage homosexuel et l’adoption présenté par Christiane Taubira dans le quotidien LaCroix du 11septembre (nous y reviendrons longuement la semaine prochaine). Le projet ininterrompu de la gauche est de créer un nouvel homme, une nouvelle civilisation, une nouvelle morale. Multiplier les réformes dites sociétales (mariage des invertis, légalisation de l’euthanasie active, dépénalisation des drogues) permet d’une part de faire oublier l’échec du gouvernement en matière économique et sociale, de satisfaire un certain nombre de lobbies et une majorité d’électeurs de gauche et d’autre part de précipiter la création d’une nouvelle humanité “libérée” de l’ancien ordre moral et participant du nouvel ordre mondial, nomade, métissé, antiraciste, apatride, libertin et apostat, bref le monde de DSK.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:42

 

 

RIVAROL a fait sa rentrée! Le premier numéro de septembre, en kiosque vendredi, peut être téléchargé sur le site du journal, et les extraits habituels sont d'ores et déjà disponibles. Ci-dessous l'édito:

      

 

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La France qui tombe

 

 

La rentrée s’accompagne toujours de son lot de mauvaises nouvelles. Cette année ne fait pas exception puisque tous les chiffres montrent que notre pays va de plus en plus mal. De l’aveu du ministre du Travail lui-même, le cap des trois millions de chômeurs officiels a été franchi au mois d’août. Et encore ce chiffre, déjà très inquiétant, est très loin de rendre compte de la réalité économique et sociale de la France. En effet Michel Sapin fait référence au nombre de demandeurs d’emplois inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans activité. Or cet indicateur ne tient pas compte des habitants des départements d’outre mer : en les comptabilisant, on arrivait en effet fin juillet à 3,232 millions. Le seuil de trois millions a donc déjà été dépassé depuis longtemps. Par ailleurs, si l’on ajoute les demandeurs d’emplois ayant une activité réduite (catégories B et C), le total atteignait, fin juillet, 4,733 millions. 

 

Ce seuil symbolique des trois millions est aussi significatif que l’avait été le passage du cap du million en 1977 et des deux millions en 1982. La première fois que la barre symbolique des 3 millions de chômeurs a été franchie en France, c’était il y a 20ans, au cours du premier trimestre 1993. La gauche était déjà au pouvoir. François Mitterrand était président de la République, Pierre Bérégovoy Premier ministre et Martine Aubry au ministère du Travail. Ces mauvais résultats ont d’ailleurs nui aux socialistes, balayés par la droite parlementaire aux élections législatives de mars. Cette fois encore la cote de popularité du chef de l’Etat s’en ressent avec une forte augmentation des mécontents bien qu’il ait été élu il y a seulement quatre mois. Il faut dire aussi que les bisbilles au sein de la majorité, du Parti socialiste et du gouvernement sont du plus mauvais effet. 

  

Face à l’urgence actuelle, François Hollande a consacré le premier conseil des ministres de la rentrée, le 29août, à « la bataille pour l’emploi », considérée comme « l’enjeu numéro un du quinquennat », des expressions ronflantes que l’on entend depuis de nombreuses années et qui n’ont jamais rien changé. Le ministre du Travail a présenté sa première mesure phare, les «emplois d’avenir» pour les jeunes non qualifiés, visant 150000 contrats en 2014, dont 100000 dès 2013. Après ce projet suivront en 2013 les «contrats de génération», qui, nous promet-on, vont « permettre à des jeunes de rentrer dans l’emploi en CDI et permettre à des plus âgés de rester dans l’entreprise ». Or il s’agit là de fausses bonnes idées car ces emplois payés par l’argent du contribuable et réservés en priorité aux jeunes des banlieues allogènes au nom de la sacro-sainte discrimination positive vont obligatoirement alourdir les impôts et donc à terme accroître encore le chômage dans une spirale infernale. D’ailleurs, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) prévoit d’ores et déjà 200000 chômeurs de plus l’an prochain. Car l’activité n’est pas suffisante pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail — 800.000 jeunes par an — et redonner un emploi aux chômeurs : d’après les experts, pour que le chômage baisse, il faudrait une croissance annuelle de 1,5 % du PIB. Or le gouvernement prévoit une croissance de 0,3 % en 2012 et s’apprête à abaisser celle de 2013, à moins de 1 %. Sur le front de l’emploi, le pire reste encore à venir… 

 

Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, la France recule fortement en terme de compétitivité. Elle ne fait plus partie de la liste des vingt pays les plus compétitifs établie chaque année par le World Economic Forum (WEF). Elle est tombée à la 21e place cette année, alors que notre pays était encore en 18e position l’année dernière et en 15e place en 2010. Thierry Geiger, économiste au WEF, a indiqué à l’AFP que cette tendance était inquiétante, car elle reflétait une baisse de l’efficacité des gouvernements français ces dernières années, ainsi qu’une détérioration de l’environnement économique et notamment du marché du travail. C’est la Suisse qui remporte pour la quatrième année d’affilée le titre de pays le plus compétitif au monde. Or la Confédération helvétique ne fait partie ni de la zone euro, ni de l’Union européenne. Preuve que, contrairement à ce que les européo-mondialistes nous serinent, l’Union européenne et l’euro (dont la crise ne s’est nullement calmée, bien au contraire) ne sont pas une chance pour nos nations d’Europe mais une véritable catastrophe. Il faut s’en souvenir en ce vingtième anniversaire du funeste traité de Maastricht que le peuple français vota à une très faible majorité, apitoyé par la médiatisation du cancer de la prostate du président Mitterrand dont on apprit plus tard qu’il en souffrait en réalité depuis 1981 !

 

Quand tout va mal et qu’il n’y a pas d’espoir de redressement les politiques ne voient généralement d’issue que dans une guerre. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui n’a jamais été gêné par les bombes au phosphore qu’Israël déversait sur les Palestiniens a ainsi menacé ces derniers jours la Syrie des pires représailles si ce pays ne se plie pas au remodelage politique de la région décidé par les Etats-Unis. Une bonne guerre, comme celle du Golfe pour Mitterrand en 1991, voilà de quoi faire remonter, au moins temporairement, la popularité de l’exécutif ! Sauf que l’on ne sait jamais à quelles extrémités un conflit armé peut conduire et jusqu’où il peut s’étendre.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 00:47

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Le Bébête show

 

 

Le crépuscule des démocraties

 

« Commence le monde que nous avons nommé, que nous ne cesserons pas de nommer le monde moderne. Le monde de ceux qui ne croient à rien, pas même à l’athéisme, qui ne se dévouent, qui ne se sacrifient à rien. Le monde de ceux qui n’ont pas de mystique. » Charles Péguy (1873-1914), Notre jeunesse (1910).

 

« Otez le surnaturel ; il ne reste plus que ce qui n’est pas naturel. »

Gilbert Keith Chesterton (1874-1936), L’Homme éternel (1925).

 

Jamais la démocratie libérale n’a été en apparence si triomphante. Tous les pays, tous les continents ont adopté peu ou prou, avec plus ou moins d’enthousiasme, le modèle occidental reposant sur le pluralisme des partis politiques, le suffrage universel et des élections à intervalles réguliers. Partout un centre droit s’oppose à un centre gauche et l’alternance se fait plus ou moins facilement entre ces deux grands blocs. Les derniers pays qui résistaient encore à ce système ont dû s’aligner de gré ou de force ; ainsi en est-il des pays communistes (à l’exception de Cuba, de la Corée du nord et de la Chine) mais aussi des dernières “dictatures” de droite, le Chili du général Pinochet et l’Argentine du général Videla. Quant à l’Afrique du sud, elle a dû mettre fin à son système d’apartheid si décrié en étendant le droit de vote aux populations noires. La mondialisation des économies, l’uniformisation des modes vestimentaires (le blue jean et les baskets), alimentaires (la restauration rapide type McDonald’s), 1’universalisation des nouvelles technologies (Internet, télévisions par satellites) transforment le monde en un village planétaire et induisent à l’évidence une généralisation du système démocratique. De ce point de vue, que le régime soit une monarchie comme c’est encore le cas dans la moitié des pays d’Europe occidentale ou une république, que la religion dominante soit le christianisme, l’islam ou une autre confession, tout repose désormais, au moins théoriquement, sur le suffrage, sur la compétition électorale entre différentes factions et sur un unique credo : la religion des droits de l’homme, même s’il existe encore des nuances importantes entre l’Orient et l’Occident, le Nord et le Sud. Cette situation de monopole des démocraties est sans précédent dans l’histoire de l’humanité où ont toujours coexisté des régimes aux orientations idéologiques et aux configurations fort dissemblables. Elle constitue incontestablement un appauvrissement considérable.

 

L’ERE DU DESENCHANTEMENT

 

Alors qu’à en croire ses sectateurs, l’avènement de la démocratie universelle devait assurer le bonheur de l’humanité enfin parvenue à un âge adulte, on observe au contraire un peu partout à la surface du globe un certain désenchantement, une indifférence sans cesse grandissante des citoyens, quand il ne s’agit pas d’un dégoût caractérisé, à l’égard des rites de ce système désormais mondial. Ce désintérêt, voire ce désaveu des peuples se manifeste par différents signes concordants. Le niveau de participation électorale ne cesse de baisser dans la plupart des pays occidentaux. Les élections législatives de juin 2012 ont ainsi atteint un nouveau record d’abstention, tant au premier qu’au second tour du scrutin pour une consultation de ce type. Mais c’est le référendum sur la réduction du mandat présidentiel à cinq ans qui a vu en septembre 2000 le plus grand pourcentage d’abstentionnistes (70 %), un record toutes élections confondues depuis l’instauration du suffrage universel en France. Depuis le début de la Ve République, la participation aux différents scrutins a décru de façon constante, même pour l’élection reine du système, la Présidentielle (évolution des chiffres du second tour : 87,33 % en 1974, 85,85 % en 1981, 84,06 % en 1988 et seulement 79,60 % en 1995, 28,40 % en 2002), à l’exception de 2007 où les électeurs, traumatisés par le 21 avril 2002 et la présence de Jean-Marie Le Pen en finale, sont allés massivement dans l’isoloir avant de s’abstenir à nouveau fortement, dès les législatives de juin 2007 !. Ce phénomène n’est pas seulement français. Les pays anglo-saxons, avec leur système de bipartisme, connaissent depuis longtemps une forte abstention, d’environ 50 % pour les scrutins présidentiels. Bill Clinton fut ainsi le président le plus mal élu de toute l’histoire des Etats-Unis ne réunissant sur son nom en1992 que 42 % des suffrages exprimés mais à peine 20 % des inscrits. D’aucuns pensent que l’extension du champ du référendum et la création du référendum d’initiative populaire permettraient aux citoyens de voter à nouveau massivement. Or, l’exemple suisse tend à infirmer cette vision des choses. Les votations populaires qui se pratiquent dans la Confédération helvétique sur les sujets les plus divers et parfois les plus insolites se caractérisent précisément par une très modeste participation du corps électoral, comme si, en définitive, trop de votes tuait le vote.

  

Autre signe tangible de désaffection, l’effondrement des effectifs des partis politiques mais aussi des centrales syndicales qui sont pourtant les deux piliers du système démocratique. Même s’il est impossible de connaître le nombre exact des membres de chaque formation politique, le mensonge sur les chiffres étant général et la pratique des fausses cartes très répandue (les Verts languedociens, le RPR parisien, le PS marseillais et nordiste ont été ainsi mis en cause pour avoir organisé de tels trafics), il est aujourd’hui évident qu’aucun parti français n’est capable d’attirer à lui, ne serait-ce que quelques centaines de milliers d’adhérents. La démobilisation des masses se manifeste également dans la raréfaction des défilés, des manifestations de rues, des cortèges, des réunions publiques qui ne comptent au maximum que quelques milliers de participants. Où est le temps des immenses rassemblements du RPF ou du PCF ?

   

En fait, l’évolution de la société rend beaucoup plus difficile le militantisme politique et même le débat d’idées. Les Français qui disposent presque tous de la télévision la regardent en moyenne trois heures par jour, temps qui est irrémédiablement perdu pour la lecture, la réflexion, la vie intérieure ou l’engagement politique. Par ailleurs, l’extension vertigineuse de la publicité commerciale, la prise en otage de la presse par de grands groupes bancaires ou industriels ont considérablement raréfié le nombre des journaux d’opinion. Avant-guerre, et même jusqu’à la fin des années soixante, il existait un nombre de périodiques balayant tout le spectre politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite. De surcroît les lignes éditoriales étaient fort dissemblables. Or, aujourd’hui, quelles sont les différences réelles entre Le Monde, Libération et L’Humanité ? Peut-on encore parler d’une droite et d’une gauche lorsqu’un Franz-Olivier Giesbert peut passer sans aucune difficulté de la direction de la rédaction du Nouvel Observateur à celle du Figaro, comme ce fut le cas en 1988 ? Par ailleurs, l’affichage politique est soumis à des règles tellement draconiennes qu’il est en voie de disparition au profit des publicités commerciales et notamment des annonces et photographies à caractère pornographique.

 

L’ESTOMPEMENT DES CLIVAGES IDEOLOGIQUES

 

Mais là n’est pas l’essentiel. La dépolitisation des masses s’explique surtout par l’estompement, voire la disparition, des divergences philosophiques, politiques et programmatiques entre la gauche et la droite. Quelle différence y a-t-il en effet entre Hollande et Juppé, entre Fabius et Copé ? La gauche s’étant ralliée dans presque toutes ses composantes à l’économie de marché et au capitalisme mondialisé, la droite s’étant soumise aux oukases moraux et intellectuels de la gauche, la classe politique apparaît de plus en plus comme un tout indifférencié. Il n’est plus de débat d’idées, d’affrontements idéologiques. Rien ne le manifeste davantage que l’évolution de la droite parlementaire ces dernières décennies. En 1986, la plate-forme RPR-UDF de gouvernement comprenait un certain nombre de mesures de bon sens dont le seul énoncé paraîtrait aujourd’hui inimaginable telle la réforme du code de la nationalité selon le droit du sang. De même, avant leur retour aux affaires en 1993, ces deux partis avaient organisé des colloques, des états généraux de l’opposition destinés à se doter d’un programme politique, certes déjà passablement recentré par rapport à celui de 1986. Or, à l’heure actuelle, et malgré une éphèmère droitisation purement verbale de Nicolas Sarkozy cornaqué par l’ancien rédacteur en chef de Minute Patrick Buisson, la droite a été incapable d’énoncer la moindre proposition, de formuler une quelconque ébauche de programme, d’organiser ne serait-ce qu’un colloque ou une convention. Pis, l’on peut être sûr que lorsque la gauche soumettra aux votes des parlementaires l’octroi du droit de vote aux étrangers extra-européens aux élections locales, il se trouvera des députés et des sénateurs de l’opposition pour mêler leurs voix à celle de la majorité. Même chose pour le mariage homosexuel et l’euthanasie. Ce n’est pas nouveau : lorsque l’Assemblée nationale avait autorisé en 2000 à la quasi-unanimité la distribution gratuite de la pilule du lendemain à l’école les sénateurs de droite s’étaient surpassés en veillant à ce que le Norlévo puisse également être à la disposition des adolescentes pendant les vacances scolaires !

   

Au fond, ce qui compte désormais, c’est de se montrer dans des émissions de divertissement à la télévision, de paraître le plus sympathique, le plus drôle, de jouer les modestes, de pratiquer tour à tour l’autodérision et la repentance. Aux Etats-Unis c’est Bill Clinton qui hier se ridiculisait dans un sketch télévisé d’une dizaine de minutes ; en France c’est à celui qui sera invité le premier à une émission de variétés. Ainsi l’on a vu tour à tour Giscard jouer de l’accordéon, Jospin interpréter « Les feuilles mortes», Laguiller chanter Pierre Perret. C’est la guignolisation de la vie politique. Les hommes publiques sont devenus des saltimbanques, des intermittents du spectacle. Puisqu’ils n’ont plus rien à dire ni à proposer, puisque le vrai pouvoir est ailleurs qu’en leurs mains, puisqu’ils sortent des mêmes écoles, ont les mêmes idées ou plutôt la même absence d’idées, puisqu’ils sont soumis aux mêmes forces occultes, aux mêmes lobbies financiers, qu’ils sont les zélés serviteurs de l’Union européenne, de l’Otan, de l’ONU et du mondialisme américano-sioniste, il ne leur reste plus qu’à se grimer, à faire le clown et à chercher à nous amuser, à nous attendrir ou à nous apitoyer.

 

LE TRIOMPHE DU CYNISME

 

Jamais sans doute le cynisme n’a atteint un tel degré. On ne compte plus les promesses non tenues, les revirements incessants (Jacques Chirac fut en la matière un champion toutes catégories, ses retournements de veste étant légion, de l’Europe au quinquennat, de la parité à la réforme de la justice, ce qui ne l’a pas empêché de réussir une magnifique carrière politique et de continuer à caracoler dans les sondages malgré ses casseroles tintinnabulantes). Quant à la corruption sous toutes ses formes, elle est générale. Trafics d’influence, abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, recels, emplois fictifs, blanchiments d’argent, la liste est longue des crimes et des délits commis sans vergogne par nos responsables politiques. Comment les électeurs n’auraient-ils pas un sentiment de nausée devant une telle putréfaction ? D’autant que ce phénomène dépasse de loin les frontières hexagonales. L’Italie avec l’opération Mani Pulite, l’Allemagne avec le financement illégal de la CDU d’Angela Merkel, le Royaume-Uni avec les affaires touchant les travaillistes, les Etats-Unis avec tous les scandales financiers entourant les dernières présidences, ne sont pas non plus épargnés par ces dérives qui affectent l’ensemble du monde politique occidental (mais pas seulement lui : l’Afrique et les pays de l’Est sont mis en coupe réglée par des mafias ne reculant devant rien). Ces agissements témoignent d’une perte du sens de l’honneur, du devoir et en disent long sur l’état de délabrement moral et spirituel de nos « élites » et de nos sociétés. Oh ! certes l’homme étant l’homme, la corruption a existé dans tous les régimes, à toutes les époques, sous toutes les latitudes. Mais jamais sans doute nous n’avons connu à l’échelle de la planète un tel triomphe du cynisme, de l’irresponsabilité, du mensonge et de la malhonnêteté.

   

En tout état de cause, on ne saurait nier que les démocraties connaissent une crise structurelle, comme si elles étaient parvenues au terme de leur cycle historique. Elles ne voient en l’homme qu’un agent économique, un consommateur, un jouisseur. L’Europe anonyme et vassalisée qu’on nous propose avec son marché unique, sa monnaie unique, demain son gouvernement unique, n’a pas de quoi déclencher l’enthousiasme populaire. De surcroît, nos démocraties, prétendument désireuses d’apporter la liberté, s’assimilent de plus en plus à des régimes totalitaires : par l’oppression fiscale qui dépossède les gens du fruit de leur travail, par une Police de la pensée sans cesse plus sourcilleuse qui empêche de s’exprimer librement sur des sujets toujours plus nombreux : la politique d’immigration, l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, la doctrine catholique concernant le nouvel Israël, la question juive, les races, l’homosexualité, etc.

 

L’ABSENCE D’ALTERNATIVE CREDIBLE

 

Pour autant, s’il y a bien une crise profonde et durable des démocraties, il serait hasardeux de parier sur leur prochain effondrement. On ne saurait en effet mésestimer la force colossale du système actuel qui détient tous les pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) mais aussi tous les contre-pouvoirs (syndical et associatif, économique et scientifique, éducatif et médiatique, spirituel et culturel) et qui tire sa force de l’alliance des politiques et des puissances d’argent. D’autre part, si les gens adhèrent de moins en moins activement aux rites de la religion démocratique, il est illusoire de croire qu’ils sont hostiles dans leur grande majorité à son principe. Nous vivons en effet à une époque où le fait d’être républicain et démocrate apparaît comme une évidence tranquille. Et si par miracle des individus échappaient au formidable pouvoir de sidération du mirage démocratique, ils resteraient néanmoins prisonniers du système. Parce qu’il faut bien gagner sa vie et donc faire des concessions, montrer patte blanche. Parce que les gens sont souvent très endettés, parce qu’ils vivent grâce à des aides et des allocations diverses que le régime leur verse comme une pitance. Parce que surtout le matérialisme ambiant annihile toute forme de révolte radicale. Pour aller défier un pouvoir, il faut n’avoir plus rien à perdre. Or, qui peut dire dans la société actuelle qu’il n’a rien à perdre ? Au reste, pourquoi les gens se plaindraient-ils ? On les distrait avec les jeux télévisés qui ne cessent de croître en nombre et en imbécillité ; on leur permet de gagner des sommes astronomiques sans aucun mérite ni effort de leur part. Et puisqu’il faut évacuer l’agressivité inhérente à la nature humaine, par la technique de la diabolisation, on leur jette en pâture à chaque équinoxe un grand méchant loup contre lequel tout est permis, tour à tour Saddam Hussein, Slobodan Milosevic, Jean-Marie Le Pen, Jörg Haider, Kadhafi voire aujourd’hui Vladimir Poutine et surtout les chefs d’Etat syrien et iranien. Ainsi le citoyen se satisfait de son sort, se félicitant de ne pas devoir subir le joug de tels monstres.

    

Si les démocraties ne sont sans doute pas près de s’éteindre, c’est qu’au fond elles ont terrassé ou mis hors d’état de nuire tous leurs adversaires potentiels de sorte qu’il n’y a pas aujourd’hui d’alternative crédible à leur opposer. Le retour à la royauté ne résout rien, dès lors que les princes sont eux-mêmes d’ardents propagandistes des idées libérales et démocratiques. Le coup de force est illusoire, non seulement parce que sous nos climats l’armée a une solide tradition légaliste mais surtout parce que l’institution militaire est en voie d’extinction et que ses reliquats sont métissés, colorisés à l’image de la société plurielle, gangrenés par la franc-maçonnerie ou paralysés par le carriérisme. Quant à l’Eglise catholique, qui lutta longtemps contre le libéralisme philosophique et politique, elle est depuis la mort de Pie XII occupée, occultée et éclipsée par des modernistes et des apostats qui se font les  sectateurs les plus zélés du démocratisme, du droit-de-l’hommisme et de l’antiracisme empêchant ainsi tout ressourcement spirituel, du moins dans ses structures “officielles”. De surcroît il est raisonnablement impossible d’envisager une arrivée au pouvoir par les urnes d’une droite de conviction ; d’ailleurs aucun bouleversement historique majeur n’a jamais eu lieu par les élections d’autant qu’actuellement le pouvoir échappe pour l’essentiel aux responsables politiques, aux gouvernements nationaux. Au reste, même si la droite nationale gagnait les élections, que se passerait-il ? Croit-on qu’on lui laisserait le champ libre ? C’est peu probable.  Qu’on se souvienne de ce qui s’est passé en 1991 lorsque le FIS en Algérie avait largement gagné des élections législatives presque aussitôt annulées et en France de la quinzaine de la haine en 2002 entre les deux tours de la présidentielle. Ou alors il faudrait que l’on soit sûr que son arrivée au pouvoir ne représente une menace pour personne. Et en effet vu l’évolution de la plupart des droites nationales en Europe elles ne constituent plus un danger réel pour le Système (à supposer qu’elles en aient jamais constitué un). 

   

Les révolutionnaires influencés par les conceptions mécanistes héritées de la philosophie cartésienne ont longtemps pensé que, par le recours au suffrage universel, on pouvait asservir le peuple sans que ce dernier s’en aperçût, les structures mentales de l’homme leur apparaissant comme une pellicule, un disque dur qu’il suffirait d’effacer et de remplacer par un autre. Puis ils se sont rendu compte que les gens pouvaient ne pas être aussi malléables qu’ils l’avaient imaginé, qu’ils pouvaient ne pas toujours voter comme il le fallait. C’est pourquoi historiquement sont apparus des mécanismes juridiques ou administratifs de contrôle de la légitimité et de la constitutionnalité des lois selon des critères parfaitement arbitraires afin que le peuple ne mît pas en péril les desseins des forces occultes. Si par impossible les citoyens décidaient aujourd’hui par référendum d’instituer des mesures de préférence nationale, le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel censureraient ce vote populaire. De plus, les instances européennes fulmineraient aussitôt des sanctions.

 

LE REGNE DU NEANT

 

C’est dire qu’il est bien difficile d’envisager à vue humaine un redressement de notre pays, de notre civilisation. D’autant que deux siècles de démocratie ont engendré une crise du sens, une perte des repères sans précédent. De plus, toutes les autorités ont été déligitimées au nom de la démocratisation et de l’égalitarisme qui lui est consubstantiel. Or, à force de briser les institutions, de fouler au pied toutes les valeurs et tous les principes, on finit par aboutir au règne du néant et de l’absurde, à une société atomisée, dépourvue de sens. Celle dans laquelle nous devons survivre.

 

Jérôme BOURBON

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 00:45

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Avec Valls à l’Intérieur

la France est en état d’invasion libre !

 

 

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que la gauche de retour au pouvoir manifeste haut et fort son immigrationnisme hystérique. Dès le 25 juillet le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, que certains imbéciles croient être un homme de droite et le ministre le moins  gauchiste du gouvernement Ayrault, s’est démarqué de son prédécesseur Claude Guéant sur l’immigration, annonçant sa décision de ne pas appliquer les nouveaux critères de naturalisation et de mettre fin au pouvoir discrétionnaire de l’adminisration en matière de régularisations. Intervenant devant la commission des Lois du Sénat, le ministre qui n’a la nationalité française que depuis 1983, ce qui ne l’habilite guère à défendre les intérêts de la France et des Français d’abord, a également écarté l’hypothèse d’un rétablissement du contrôle aux frontières pour lutter contre une « Europe passoire » comme l’avait promis Nicolas Sarkozy  lors de la campagne présidentielle. « Je suis très attaché au principe de libre circulation et je serai très scrupuleux quant à la préservation de l’acquis Schengen. Je refuse la fermeture unilatérale des frontières », a déclaré Valls, en précisant que « tout doit être décidé par le Conseil, sur proposition de la Commission ». Quand on connaît l’immigrationnisme forcené de la Commission de Bruxelles, il n’y a certes pas de quoi être rassuré.

 

Sur l’acquisition de la nationalité, Manuel Valls a donc fait part de sa décision de « revenir sur les critères » de naturalisation « introduits subrepticement (sic !) par (s)on prédécesseur » et qui relèvent, selon lui, d’une « course d’obstacles aléatoire et discriminante ». Le ministre strauss-kahnien a ainsi évoqué le test concernant la connaissance de la culture et de l’histoire de la France, qui devait rentrer en application le 1erjuillet. « Des ministres et des sénateurs auraient du mal à y répondre tellement il est hors des clous », a plaidé le ministre en estimant que le test, sous la forme d’un QCM, « ressemble à un jeu télévisé ». Il a par ailleurs évoqué une « politique délibérée » du précédent gouvernement « d’exclure de la nationalité des gens méritants et ne posant aucune difficulté ». Résultat: « le nombre de naturalisations est en chute libre » et « si rien n’est fait, ce nombre va chuter de 40 % entre 2011 et 2012 après une chute de 30 % entre 2010 et 2011 ». Le but est bien là : naturaliser massivement, ce qui permet d’accélérer le processus de substitution de population et de créer par millions de nouveaux électeurs pour la gauche. Les prolétaires français de souche qui ne votent plus guère pour le Parti socialiste sont ainsi aisément remplacés par des allogènes analphabètes.Qu’on ne nous dise pas en effet qu’il est scandaleux de demander à un étranger souhaitant acquérir la nationalité française qu’il connaisse un tant soit peu notre langue, notre histoire, nos institutions et nos traditions. Mais une telle revendication est jugée “discriminante” par le ministre qui se comporte ouvertement en organisateur actif de l’invasion de notre pays.« Le défi de l’immigration sera relevé si la naturalisation n’est plus vécue, ou perçue, comme la fin d’un parcours du combattant, mais comme l’issue d’un processus d’intégration qui a sa part d’exigences », a déclaré Manuel Valls. Mais l’on se demande de quelles exigences il parle puisqu’il a supprimé toutes les restrictions à la naturalisation. Se défendant d’être “naïf” ou “angélique”, il a annoncé une concertation dès cet été avec les associations antiracistes et les syndicats (de gauche) sur les critères permettant de régulariser les “sans-papiers”. On s’achemine donc vers des régularisations massives comme la gauche l’avait fait à son arrivée au pouvoir en 1981. Or, on le sait, la régularisation est la première étape de la naturalisation. Les critères de régularisation « portent sur les années de présence sur le territoire, les attaches familiales, la scolarisation des enfants, la situation par rapport au travail, donc sur ce qui fait la réalité d’une vie construite sur notre territoire », a détaillé Valls en annonçant la création d’un titre de séjour pluriannuel, de trois ans contre un an actuellement. Ces critères ne présentent aucune difficulté pour l’immigré clandestin : par exemple tous les enfants d’un allogène illégalement présent sur le territoire national sont obligatoirement scolarisés. Si la scolarisation des enfants est un critère de sélection, autant avouer que tous les clandestins ayant une progéniture seront régularisés. 

 

Par ailleurs, toujours dans la même veine, un projet de loi présenté à l’automne va « mettre fin au “délit de solidarité” qui permet de poursuivre l’aide désintéressée apportée à des étrangers en situation irrégulière, sur la même base juridique utilisée pour les filières criminelles d’immigration ». Des militants de défense des immigrés “sans-papiers”, notamment dans le Pas-de-Calais, avaient été poursuivis en justice pour avoir favorisé l’installation chez nous de ces délinquants mais, rassurez-vous, ils n’avaient pas été lourdement condamnés ! Le député UMP Eric Ciotti a affirmé le 30 juillet sur Europe1 que Manuel Valls était « de façon un peu détournée, en train de modifier profondément la politique d’immigration », évoquant « un effondrement de près de la moitié du nombre de reconduites à la frontière » depuis mai. Le directeur de la campagne de François Fillon pour la présidence de l’UMP a réclamé un débat à l’Assemblée nationale sur la modification des critères de naturalisation prônée par le ministre de l’Intérieur. « Il n’y a pas de débat à l’Assemblée nationale, il ne remet pas en cause de façon directe les lois que nous avons votées, il procède par circulaires, par annonces, il y a des instructions qui sont données qui, manifestement, sont beaucoup plus laxistes. Il y a une politique très laxiste en matière d’immigration régulière, on a rouvert de manière dangereuse les vannes de l’immigration régulière, avec les nouvelles annonces, notamment sur les étudiants », a-t-il aussi critiqué. Certes, en disant cela, le député des Alpes-Maritimes entend défendre la politique d’immigration de Nicolas Sarkozy dont les rivaroliens savent qu’elle n’était nullement satisfaisante (l’on se souvient des discours sur la discrimination positive, les quotas d’immigrés et l’immigration choisie qui s’ajoute de fait à l’immigration subie). Reste que le retour de la gauche au pouvoir aggrave considérablement les mesures en faveur de l’immigration de masse, de l’invasion et de la colonisation de notre pays. 

 

Enfin Manuel Valls a annoncé le 31 juillet pour la fin octobre un projet de loi visant à permettre la rétention administrative pendant douze heures (seulement !) des immigrés clandestins, en réponse à la fin de la garde à vue pour les “sans-papiers” ordonnée par la Cour de cassation. Le 5juillet, la juridiction suprême a en effet décidé que conformément à la législation européenne, très laxiste en la matière, il était désormais illégal de placer des clandestins en garde à vue (24 heures renouvelables une fois), pour le seul motif de séjour irrégulier. Les policiers ne disposaient donc plus que des quatre heures d’un contrôle d’identité ou d’une audition libre pour engager la procédure préalable à une éventuelle expulsion. Cette décision de la Cour de cassation concernait 60000 personnes par an, selon les associations de défense des immigrés clandestins. Proposer une rétention administrative de douze heures est se moquer du monde. Ce délai est en effet beaucoup trop bref pour connaître l’identité, l’origine, la situation et les motivations du clandestin. […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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Published by Rivarol blog - dans Articles de J. B.
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