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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 00:08

 

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Vel d’Hiv :

Hollande dans les pas de Chirac

 

 

Les présidents passent, la Mémoire demeure. Plus exigeante, plus vorace que jamais. François Hollande, qui clôturait le dimanche 22juillet en fin de matinée la commémoration de la Rafle du Vel d’Hiv, à Paris, s’est placé dans les pas de Jacques Chirac et en a même rajouté dans la condamnation solennelle de notre pays. Triste époque où le chef de l’Etat censé par sa fonction protéger, promouvoir notre patrie, donner à nos compatriotes la fierté d’être Français condamne sans appel notre nation. Dans le droit fil du discours prononcé par Jacques Chirac au même endroit le 16juillet 1995, le concubin de Valérie Trierweiler a déclaré : « Nous devons la vérité sur ce qui s’est passé il y a 70 ans. La vérité, c’est que le crime fut commis en France par la France ». Et le président d’ajouter : « pas un soldat allemand ne fut mobilisé pour cette opération », oubliant un peu vite que la France avait perdu la guerre de 1940, qu’elle était occupée militairement et qu’elle n’était donc plus indépendante et souveraine. Le propos de Hollande fait évidemment écho à la phrase la plus souvent citée du discours de Chirac en 1995 : le 16juillet 1942, jour de la Rafle du Vel d’Hiv, « la France commettait l’irréparable », avait-il dit. Après de telles considérations, comment refuser aux associations juives (mais aussi africaines, antillaises, etc.) les subsides qu’elles ne cessent de réclamer, les unes pour la Shoah, les autres pour l’esclavage et la colonisation ? Et comment obtenir des étrangers qui vivent chez nous le moindre respect de notre pays, de son histoire, de ses traditions quand le premier magistrat de France, pour complaire à la communauté juive, se montre le plus sévère contempteur de notre nation ?

 

On aurait tort de croire qu’il ne s’agit là que de considérations historiques. François Hollande a en effet insisté dans son discours de dix-huit minutes — et ce fut au fond l’essentiel de son allocution — sur l’enjeu que constitue la “transmission” de cette mémoire : un double enjeu, en réalité, lié selon lui à la fois à la nécessité de lutter contre l’oubli et à celle de faire barrage à l’antisémitisme. « Je ne me résignerai pas à ce que deux jeunes Français sur trois ne sachent pas ce que fut la Rafle du Vel d’Hiv », a ainsi martelé l’ex-compagnon de Ségolène Royal en référence à un récent sondage réalisé par l’institut CSA pour l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). Résultat d’ailleurs étonnant lorsque l’on sait la propagande faite sans discontinuité à l’école, au cinéma, à la télévision sur ce sujet. Estimant que « la Shoah n’est pas l’histoire du peuple juif mais l’histoire, notre histoire », le successeur de Nicolas Sarkozy l’a affirmé péremptoirement : « Il ne doit pas y avoir un seul établissement où cette histoire ne soit pleinement entendue, respectée, méditée. Il n’y aura pas, dans la République française, de mémoire perdue ». Allusion aux établissements de banlieue où certains adolescents d’origine maghrébine se montrent peu déférents envers le Dogme à la différence des jeunes Français de souche qui sont généralement chloroformés. 

 

Et comme si cela ne suffisait pas, répondant servilement aux vœux de Serge Klarsfeld, président de l’Association des fils et filles de déportés juifs de France, et de Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui s’étaient exprimés avant lui, et devant un grand nombre de membres du gouvernement dont le Premier ministre Jean-Marc Ayrault confits en dévotion, François Hollande s’est engagé à lutter encore plus sévèrement contre toutes les formes d’antisémitisme qu’il a qualifié non d’“opinion” mais d’“abjection”. « La République pourchassera avec la plus grande détermination tous les actes et tous les propos antisémites qui pourraient amener les juifs de France à se sentir inquiets dans leur propre pays. Rien en la matière n’est indifférent. Tout sera combattu avec la dernière énergie » a promis le chef de l’Etat, rappelant qu’« il y a quatre mois (à Toulouse), des enfants mouraient pour la même raison que ceux du Vel d’Hiv : parce qu’ils étaient juifs », faisant totalement l’impasse sur la politique criminelle de l’Etat hébreu dans les territoires occupés et ses conséquences. C’est dire que l’on peut s’attendre à un renforcement de la répression dans les mois à venir au détriment des libertés.

 

Plus que jamais, ainsi que nous l’avons souvent écrit, la Shoah est une véritable religion qui singe les rituels catholiques avec son culte des martyrs (les six millions), des saints (les Justes récompensés par l’Etat d’Israël et que Hollande a encore vantés dans son discours), ses pèlerinages et processions (à Auschwitz, au Struthof et ailleurs), ses reliques (les cheveux, les dents des déportés), ses lieux de supplice (les chambres à gaz), son hagiographie, son martyrologe (les livres d’Elie Wiesel, de Primo Levi…), ses grands prêtres (Serge Klarsfeld, Simone Veil…), ses tables de la loi (la déclaration des droits de l’homme), son Evangile (le jugement du tribunal militaire international de Nuremberg), son enfer (les révisionnistes, les antisémites, les droites nationales et radicales autres qu’israéliennes, les catholiques fidèles à la doctrine sur le nouvel Israël et sur la caducité de l’Ancienne Alliance), sa cité sainte (l’Etat hébreu), ses archanges (Tsahal protégeant l’Eretz de tous ses ennemis vrais ou fantasmés), ses temples (les multiples mémoriaux et musées de la Shoah), ses prédicateurs (les enseignants et les organes dirigeants de toutes les institutions), ses juges (les magistrats), sa législation contre le blasphème (la loi Fabius-Rocard-Gayssot). Et l’on peut être sûr que de l’extrême gauche au nouveau Front national personne ne viendra désormais attenter si peu que ce soit à ce super-dogme. Ni non plus l’église conciliaire qui en fait le seul véritable article de foi comme l’affaire Williamson l’a montré de manière spectaculaire en janvier 2009. Notre monde est devenu complètement fou !

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 17:42

 

 

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UMP : guerre totale entre Copé et Fillon

 

 

En ce moment à l’UMP les couteaux sont tirés et les haines s’étalent au grand jour. A un point tel que le franc-maçon Xavier Bertrand a estimé dans Les Echos qu’« il y a nécessité de casques bleus » pour mettre fin au conflit violent entre François Fillon et Jean-François Copé qui visent tous deux la présidence de l’ancien parti sarkozien. Comme plus on est de fous plus on rit, l’ancien ministre n’exclut pas à son tour d’être candidat. L’organisation de l’élection du président du parti  prévue les 18 et 25novembre est l’objet d’une véritable bataille en interne. L’ex-Premier ministre soupçonne le secrétaire général de l’UMP d’utiliser les moyens du parti pour faire campagne et de tout faire pour verrouiller le scrutin. C’est le propre des partis politiques dans nos démocraties modernes : le camp qui est aux commandes utilise tous les moyens pour marginaliser et gêner le ou les concurrent(s). On l’a vu au Parti socialiste comme au Front national au moment de la bataille de succession de Jean-Marie Le Pen où le moins que l’on puisse dire c’est que le combat était inégal entre Marine Le Pen et Bruno Gollnisch. Ces derniers jours, des membres de l’équipe Fillon se sont entretenus avec le sénateur Patrice Gélard, président de la Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales (Cocoe) du parti, pour lui faire part de leurs préoccupations. Le 3juillet déjà, François Fillon a envoyé un courrier en ce sens au sénateur proche de Copé. Il y a quelques jours, c’est le député de Paris, Philippe Goujon, qui s’est plaint de la nomination de Géraldine Poirault-Gauvin et de Jérôme Dubus, deux élus parisiens proches de Copé, en tant que secrétaires nationaux, ce qui les fait entrer au bureau politique. « Dans une période préélectorale, le secrétaire général devrait observer une certaine neutralité. Le bureau politique est devenu une association des amis de Copé » s’offusque Goujon. En guise de protestation, le député ainsi que 28 de ses collègues ont envoyé un courrier à  Copé pour lui demander d’annuler ces nominations. Une copie de cette lettre restée sans réponse a été transmise au président de la Cocoe. Autre sujet de controverse entre les deux rivaux : l’envoi de SMS de joyeux anniversaire à des membres des comités de circonscription. « Est-ce le nouveau plan de séduction de Jean-François Copé? En attendant, il utilise les fichiers des adhérents UMP », s’étonne le fillonniste Goujon. Et Copé de répondre avec son audace habituelle que ce dispositif avait été mis en place il y a plus d’un an : « Je ne veux pas le supprimer au motif que certains auraient du mal à convaincre. » Et pan !

 

Autre sujet de friction entre les deux équipes, l’organisation même du scrutin interne dans les fédérations. Fillon réclame « la mise en place d’un bureau de vote par circonscription » et suspecte le camp adverse de faire blocage. « C’est faux. Nous sommes favorables à ce qu’il y ait autant de bureaux de vote que possible dans chaque département », riposte-t-on dans l’état-major du secrétaire général de l’UMP. Forts des bons sondages, les soutiens de Fillon sont convaincus qu’une forte participation jouera en faveur de leur héraut. Le 11juillet, en annonçant que plusieurs modalités de l’élection interne avaient été fixées, la Cocoe a tenté de désamorcer les critiques du camp de l’ancien Premier ministre. « La commission travaille en toute indépendance et reste ouverte à toute suggestion qui émanerait du bureau politique devant lequel elle rend compte régulièrement » a insisté Patrice Gélard dans un communiqué. Une explication qui n’a pas convaincu le camp Fillon : « La Cocoe est composée de lieutenants de Copé. À ce stade, on ne suspecte personne de ne pas être fair-play, mais soyons vigilants. » « Toutes ces attaques sont des signes de fébrilité, Fillon n’est pas serein », ironise-t-on chez les soutiens du député-maire de Meaux. C’est dire que l’ambiance est électrique. [...]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 16:06

 

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Hollande choisit le matraquage fiscal !

 

 

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour savoir à quelle sauce le contribuable français allait être mangé par les requins socialistes. Le projet de budget rectifié présenté le 4juillet par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault prévoit des hausses d’impôts massives censées rapporter 7,2 milliards d’euros cette année et 6,1 milliards supplémentaires en 2013. Ces augmentations de prélèvements porteront en 2012 à 53 % sur les ménages et à 47 % sur les entreprises, selon Bercy. Ceux pesant sur les ménages viseront à 73 % les patrimoines et les revenus « les plus élevés », assure le gouvernement, mais l’on sait que pour François Hollande et ses amis un foyer est jugé riche s’il gagne 4000 euros par mois, ce qui est loin d’être une fortune lorsque l’on a plusieurs enfants à charge. 4000 euros mensuels, lorsque l’homme et la femme travaille, ce qui est le cas aujourd’hui de l’immense majorité des foyers, ce n’est jamais que le salaire de deux instituteurs ou de deux contremaîtres. Le taux de prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) passera de 43,9 % du PIB l’an dernier à 46,2 % l’an prochain, ce qui est un record absolu. Nous étions déjà le pays le plus imposé d’Europe et nos dirigeants poursuivent dans cette voie mortifère. Alors même que le chômage ne cesse de croître, ce n’est pas en décourageant l’initiative, en pénalisant les entrepreneurs que l’on va créer de la richesse. On ne peut à la fois prétendre que l’on va tout tenter pour favoriser la croissance et d’autre part augmenter sans cesse les prélèvements. Non seulement c’est une solution de facilité mais cela ne résout en rien la crise, cela l’aggrave. Alors que nous avons une dette publique estimée à 1800 milliards d’euros, la solution n’est pas d’augmenter les impôts et encore moins d’accroître les dépenses comme le fait le gouvernement, notamment dans l’Education nationale qui est un puits sans fond. En effet, la France pourrait se retrouver plus vite que prévu dans une situation à la grecque. Les socialistes pensent sans doute que ce ne serait pas dramatique car l’Allemagne de MmeMerkel paiera. Ce qui est une vision bien optimiste. 

 

De manière particulièrement démagogique, la principale mesure annoncée par le gouvernement ce mercredi est ainsi une « contribution exceptionnelle » que paieront cette année les redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), en plus des sommes déjà dues, dans l’attente d’un relèvement “pérenne” de ce prélèvement attendue à l’automne pour une entrée en vigueur en 2013. Calquée sur le barème de l’ISF dû au titre de 2011, cette surtaxe doit rapporter 2,3 milliards d’euros en 2012. Elle concerne les personnes dont le patrimoine net imposable est supérieur à 1,3 million d’euros. Ce qui n’est pas forcément considérable lorsque l’on tient compte de l’explosion des prix de l’immobilier. La France est le seul pays en Europe à avoir un impôt sur la fortune. Les autres pays ont compris à quel point ce prélèvement était nuisible à leur économie et l’ont donc tous supprimé. Nos gouvernants ayant comme obsession de « faire payer les riches » préfèrent le maintenir par pure idéologie, ce qui est un non-sens. La fiscalité est aussi alourdie pour les successions et les donations, ce qui est une façon scandaleuse de spolier les enfants auxquels les parents voulaient légitimement léguer les quelques biens qu’une vie honnête de travail et d’épargne leur avaient permis d’obtenir et éventuellement de faire fructifier. 

 

On voit bien par là combien les socialistes s’en prennent à la famille, à la transmission du patrimoine. Et c’est donc tout à fait logique qu’à la destruction de la famille sur le plan fiscal s’ajoute sa dissolution ou sa grotesque parodie par l’institutionnalisation du mariage homosexuel et de l’adoption lors du premier semestre 2013, ainsi que l’a annoncé à la tribune de l’Assemblée nationale le Premier ministre lors de son long et soporifique discours de politique générale le 3juillet, quelques jours seulement après la vomitive Gay Pride qui, comme chaque année désormais, souille les rues de Paris. Ce sont ceux-là même qui sont contre le mariage pour les personnes de sexe opposé, qui jugent cette institution ringarde et bourgeoise (le président de la République ne s’est ainsi jamais marié, même lorsqu’il eut des enfants, il fut le concubin de compagnes successives) qui sont les plus farouches partisans du mariage pour les invertis. Il s’agit là d’une revendication communautariste complètement folle qui, ne nous y trompons pas, subvertit de fond en comble les fondements de notre civilisation. Que dire en effet du droit à l’adoption pour les homosexuels ? François Fondard, président de l’Union nationale des associations familiales (UNAF), explique fort justement dans Le Figaro du 4juillet que cette détestable réforme « entraîne des conséquences en chaîne pour toutes les familles : modification du mariage, de la filiation, de l’autorité parentale, de l’adoption, de la présomption de paternité ou encore de l’accès à la procréation médicalement assistée. » Quant à l’intérêt de l’enfant, on le passe totalement par pertes et profits. Il est une nouvelle fois la principale victime de la folie des adultes. Matraquage fiscal et destruction de la famille, telles sont les deux mamelles du socialisme hollandais. Un régime prétendument “normal” qui fait froid dans le dos.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

     

   

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 17:43

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Récession, chômage:

la gauche a mangé son pain blanc

 

Maintenant que la gauche dispose de tous les pouvoirs, tant sur le plan national que local, elle ne pourra plus se défausser et devra assumer toutes ses responsabilités. Il n’est pas dit que François Hollande et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui doit tenir son discours de politique générale à la tribune de l’Assemblée nationale le 3juillet resteront durablement populaires. Ainsi, ceux qui espéraient naïvement que l’exécutif accroîtrait fortement les bas salaires, comme le voulait notamment le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, en seront pour leurs frais. Le Smic augmentera seulement de 2 % au 1erjuillet. Hollande ne fait donc aucun geste envers les classes populaires. Il lui est plus facile de satisfaire les Bobos qui ont, eux, généralement des revenus très confortables et sont acquis à toutes les mesures de subversion de la société (mariage homosexuel, euthanasie, drogues en vente libre, droit de vote des étrangers, etc.) Ce que la gauche ne peut ou ne veut pas faire sur le plan social, elle le fera sans états d’âme sur le plan sociétal. Ces mesures ne sont cependant pas de nature à satisfaire une grande partie de la population qui, elle, espère, d’abord et avant tout, une augmentation de son niveau de vie. Selon une étude de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), le pouvoir d’achat individuel des Français devrait baisser de 1,2 % en 2012, enregistrant là son plus fort recul depuis 1984, affecté notamment par le ralentissement des revenus d’activité et la hausse des impôts. Le pouvoir d’achat par unité de consommation, la mesure la plus proche du ressenti des ménages, reculerait ainsi pour la deuxième année consécutive (-0,1 % en 2011). Le pouvoir d’achat plus global diminuerait aussi, de 0,6 %. Ce recul, le plus prononcé depuis presque trente ans, prouve l’appauvrissement de notre peuple, la paupérisation des classes moyennes. Qu’il est loin décidément le temps des Trente Glorieuses ! […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 17:49

 

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Abstention record,

large victoire des socialistes

 

Le second tour des législatives a été d’abord marqué par un taux d’abstention record (44,59%). Près d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé dimanche, signe du désintérêt d’un grand nombre de nos compatriotes pour un scrutin joué d’avance. Le fait d’avoir à se rendre aux urnes quatre fois en moins de deux mois génère une abstention élevée lors des législatives de juin. On l’avait déjà observé en 1988, en 2002 et surtout en 2007. De plus, le scrutin majoritaire à deux tours que la France est le seul pays à utiliser parmi les vingt-sept Etats de l’Union européenne (25 ont adopté la proportionnelle, un seul le scrutin majoritaire à un tour, c’est le Royaume-Uni) ne favorise pas une forte participation, ceux qui veulent voter pour des formations ne faisant pas partie des deux grands blocs parlementaires savent en effet qu’ils n’ont aucune chance de faire élire en grand nombre des élus de leur opinion. Enfin cette abstention prouve que Hollande et son équipe ne suscitent pas d’enthousiasme particulier au sein de la population. L’ex-concubin de Ségolène Royal a été élu par défaut. C’est d’abord et avant tout l’antisarkozysme qui lui a permis d’obtenir la magistrature suprême et non ses qualités personnelles.

 

MAJORITÉ ABSOLUE POUR LES SOCIALISTES

 

Comme c’est toujours le cas lorsque les législatives suivent immédiatement la présidentielle, ces élections ont été un scrutin de confirmation. La gauche l’emporte nettement. Les socialistes et leurs alliés divers gauche (radicaux, chevènementistes) disposent de la majorité absolue (316 élus) et n’ont arithmétiquement besoin ni du soutien d’Europe Ecologie-les Verts (17 élus) ni de celui du Front de gauche qui, avec dix élus, obtient le plus faible contingent de députés depuis le début de la Ve République (aux législatives de 1958 le Parti communiste français avait eu également dix élus). Si les Verts obtiennent un nombre d’élus sensiblement supérieur à celui du Front de gauche, c’est parce que les socialistes avaient gelé dès le premier tour 63 circonscriptions pour les Verts, preuve que la rue de Solferino fait désormais des écolo-gauchistes son partenaire privilégié au détriment des communistes. Il est en effet plus facile aux socialistes de satisfaire les Verts sur les questions dites sociétales (mariage homosexuel et adoption, dépénalisation de l’euthanasie et des drogues, immigrationnisme) que de reprendre les propositions de Mélenchon sur la hausse des bas salaires et des retraites. De plus les Verts sont très européistes et mondialistes alors que les communistes sont plus critiques sur le fonctionnement et les politiques de l’Union européenne. Cependant, qu’on ne se fasse pas de soucis pour les communistes, ils auront bien leur groupe parlementaire puisque des députés de gauche ultra-marins ont fait connaître leur intention de former avec eux un groupe si bien que l’Assemblée n’aura même pas besoin d’abaisser à dix le nombre d’élus nécessaire.

 

DÉFAITE DE L’UMP QUI NE S’EFFONDRE PAS

 

L’UMP subit une défaite sévère puisqu’elle n’a plus que 194 élus auxquels il faut cependant ajouter 15 divers droite, 6 radicaux valoisiens 12 députés du Nouveau Centre et 2 de l’Alliance centriste, soit un total de 229 députés pour la droite parlementaire. Si le recul est net, on est loin cependant de l’effondrement et l’UMP parvient même à faire le carton plein dans ses bastions, notamment dans le Var et les Alpes-Maritimes, même en cas de triangulaires. Ceux qui parient sur l’implosion de l’UMP voire sur sa disparition semblent bien optimistes car il ne faut pas minorer la force d’inertie et la capacité de résistance des structures politiques. Même si les mois qui viennent risquent d’être agités dans la perspective du congrès du mois de novembre où doit être élu un nouveau président et où seront candidats Copé et Fillon et sans d’autres personnalités, l’UMP est loin d’être moribonde et croire que bientôt ne restera sur le spectre politique que la gauche et le Front national est prendre ses désirs pour des réalités.

 

FIASCO POUR BAYROU ET ROYAL

 

Si l’UMP ne disparaît pas, tant s’en faut, du paysage politique, il n’en va pas de même pour François Bayrou qui, élu sans discontinuité dans sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques, est largement battu par la candidate socialiste dans une triangulaire où il arrive second, talonné par le représentant de l’UMP. En annonçant son choix de voter pour François Hollande au second tour de la présidentielle, le Béarnais s’est suicidé politiquement : il s’est aliéné son électorat traditionnel sans rien gagner à gauche, les socialistes ayant maintenu avec succès leur candidat. Issu du centre droit, ministre des gouvernements Balladur et Juppé, l’ex-président de l’UDF n’a cessé de dériver vers la gauche au fil des années, à la recherche d’un centre prétendument indépendant. L’aventure s’achève en déroute et l’on voit mal désormais comment il pourrait jouer un rôle important dans la vie politique. Le MoDem n’a d’ailleurs que deux élus dont son ami Jean Lassalle qui, lui, ô humiliation suprême, a été soutenu par l’UMP !

    

La défaite est encore plus cruelle pour Ségolène Royal qui n’obtient que 37% face au dissident socialiste Olivier Falorni. Elle peut dire adieu à ses rêves de perchoir. Le tweet de Valérie Trierweiler n’a pas suscité chez les électeurs un mouvement de compassion en sa faveur. Après son échec à la présidentielle de 2007, au congrès de Reims en novembre 2008 face à Martine Aubry, puis sa déroute à la primaire socialiste en octobre 2011 (elle fut éliminée dès le premier tour avec un humiliant 7%), ce nouveau désaveu est la défaite de trop. Et même si la présidente de la région Poitou-Charentes n’a pas renoncé à un destin national, on voit mal a priori comment elle pourra cette fois remonter la pente. Parmi les battus, on notera les cas de Jack Lang dans les Vosges et à Toul de Nadine Morano qui n’aura pas été sauvée malgré ses appels du pied au Front national. 

 

RÉSULTATS EN DEMI-TEINTE POUR LE FRONT NATIONAL

 

Le Front national qui pouvait se maintenir dans 61 circonscriptions (contre 95 en 1993 et 133 en 1997) dont 29 duels et 32 triangulaires, obtient au final deux députés, les deux élus dans des triangulaires, la juvénile et ravissante Marion Maréchal Le Pen à Carpentras, ce qui est une victoire hautement symbolique vu la machination dont le mouvement avait été scandaleusement victime en 1990 et l’avocat inclassable Gilbert Collard dans la deuxième circonscription du Gard. En revanche la présidente du FN échoue d’un cheveu dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Le socialiste Philippe Kemel l’a emporté avec 50,11% des suffrages et 118 voix de plus. Marine Le Pen s’apprête à déposer un recours devant le Conseil constitutionnel qui dispose de six mois pour annuler ou confirmer l’élection du socialiste. Cette défaite, fût-elle d’extrême justesse, de Marine Le Pen pourrait avoir des conséquences sur le mouvement. En effet la présidente du FN ne bénéficiera plus de l’exclusivité médiatique qui était la sienne jusque-là. Gilbert Collard qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui aime les micros et les caméras fera parler de lui à l’Assemblée et dans la salle des Quatre colonnes. Cet ancien socialiste qui fut avocat du MRAP mais qui fut aussi à un moment proche de la droite parlementaire pourrait parfaitement tenir des discours très éloignés de l’orthodoxie frontiste (si tant est qu’il y ait aujourd’hui une orthodoxie frontiste !) L’homme n’est pas foncièrement antipathique mais il est capable de dire tout et son contraire. A peine élu, il a réservé ses premiers mots aux jeunes issus de l’immigration disant qu’ils avaient vocation à rester en France qui était leur patrie, qu’ils étaient chez nous les bienvenus. La journaliste de BFM TV racontait que le soir de l’élection Collard avait «longuement posé avec une petite fille métisse». Peu avant, le volubile avocat qui aime les effets de manche et qui se définit comme un «casse-couilles démocratique» (sic) avait déclaré que sur l’essentiel rien ne le distinguait des valeurs de l’UMP. Puis, interrogé sur France2 pendant la soirée électorale pour savoir quelle serait son attitude à l’Assemblée, il a indiqué qu’il pourrait voter des textes de loi de la majorité de gauche s’il les juge bon. Ça promet !

 

Si Collard pourrait donner du fil à retordre à la direction du Front, l’arrivée au Parlement de Marion Maréchal Le Pen qui est à 22ans la plus jeune députée de toute l’histoire de la Ve République et qui incarne un nouveau visage du mouvement pourrait également faire de l’ombre à l’actuelle présidente du parti. Jeune, jolie et souriante (et l’on sait à quel point ces choses comptent dans nos démocraties modernes), elle passe très bien dans les media audiovisuels et semble beaucoup moins agressive et autoritaire que peut l’être parfois sa tante. Elle pourrait à moyen et long terme être une concurrente redoutable pour Marine Le Pen d’autant que les media, avides de chair fraîche, feront tout pour la mettre en valeur. Très proche de son grand-père Jean-Marie Le Pen qui est venu la féliciter à Carpentras le soir de sa victoire, elle n’a à notre connaissance jamais tenu jusque-là des propos contraires au programme et à la ligne traditionnels du FN. Soulignons également dans la 4e circonscription du Vaucluse la nette victoire de Jacques Bompard qui revient à l’Assemblée nationale après 24ans d’absence. Le maire et conseiller général d’Orange tire là les bénéfices de sa bonne gestion. 

 

Ajoutons que, contrairement à ce qui a été parfois dit, ce n’est pas la première fois que le FN fait élire des députés au scrutin majoritaire à deux tours : ce fut le cas de Yann Piat en 1988, de Marie-France Stirbois en 1989 et de Jean-Marie LeChevallier en 1997 dont l’élection fut injustement invalidée quelques mois plus tard. Cependant, que l’on ne se fasse pas d’illusions, ce ne sont pas trois députés (en comptant Bompard) sur 577 qui pourront changer quoi que ce soit à la politique menée. De plus, le Parlement dispose de pouvoirs extrêmement réduits, 80% des lois et directives émanant de Bruxelles. Ce n’est sûrement pas par la voie parlementaire que l’on pourra un jour redresser la France.

 

Jérôme Bourbon.

 

 

 

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 17:36

 

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Bienvenue dans l’état PS !

 

Sans surprise les socialistes ont emporté largement les élections législatives et obtiennent leur meilleur résultat depuis 1981. Car en 1988 et en 1997 ils avaient dû s’appuyer sur les députés communistes et écologistes pour réunir une majorité. La gauche dispose désormais de tous les pouvoirs : elle a l’Elysée, Matignon, la majorité absolue au Sénat et à l’Assemblée nationale ; elle dirige 23 régions sur 26 (l’UMP n’administre que la Guyane, la Réunion et l’Alsace), 61 départements sur 101, 29 villes de plus de cent mille habitants sur 41. Si l’on ajoute à cela qu’elle exerce une domination quasiment absolue sur le monde judiciaire, associatif, médiatique, culturel, syndical voire cultuel, il est permis de s’inquiéter sur les espaces de liberté qui nous resteront. D’autant que les nouveaux ministres et députés ne sont pas de la génération Mitterrand, ce sont des post-soixante-huitards se moquant éperdument de la patrie, de l’armée, de la famille, de la morale traditionnelle, de la civilisation et des valeurs chrétiennes. Seul élément positif, la gauche ne dispose pas de la majorité des trois cinquièmes (il lui aurait fallu pour cela 378 députés, elle en a en tout 343) qui lui aurait permis de réformer la Constitution à sa guise et notamment d’imposer le droit de vote des étrangers extra-européens aux élections locales. Certes il n’est pas exclu que certains parlementaires du centre et de droite mêlent leurs voix à la gauche pour approuver cette réforme mais il sera néanmoins difficile d’atteindre le seuil requis d’autant que l’opposition UMP-Nouveau Centre n’a aucun intérêt à ce que les étrangers hors Union européenne puissent voter, les allogènes se prononçant massivement pour la gauche ainsi qu’on l’a vu à la présidentielle.

 

Dans quelques jours le Premier ministre Jean-Marc Ayrault prononcera son discours de politique générale et l’on connaîtra plus en détails le catalogue des mesures que la nouvelle équipe gouvernementale compte mettre en œuvre mais il faut d’ores et déjà s’attendre à un matraquage fiscal de grande ampleur, Martine Aubry ayant annoncé qu’il y avait d’«énormes marges de manœuvres» pour faire entrer l’argent. Les revenus du capital seront les premiers touchés, certains s’en réjouissent en les opposant aux revenus du travail. La réalité n’est pas si simple car on ne voit pas pourquoi les Français qui ont pu épargner grâce à leurs efforts et qui ont souscrit des assurances vie ou fait d’autres placements seraient sanctionnés. L’impôt sur le revenu et la CSG vont également augmenter, au moins pour les classes moyennes et supérieures.. L’objectif de l’Etat PS est de nous déposséder dans tous les domaines, de nous priver de notre terre, de nos droits de Français et de nous spolier. Les milliards qui seront ainsi prélevés serviront à créer 150000 emplois jeunes réservés en priorité aux jeunes de banlieue et à embaucher 60000 nouveaux fonctionnaires. Donc non seulement on accroît les prélèvements mais de plus on dépense davantage de sorte que la dette et les déficits se creuseront. Une évolution à la grecque est des plus vraisemblables à moyen terme.

 

On le sait, le Parti socialiste est par excellence le parti de l’étranger, le camp de l’anti-France. Les allogènes ont voté massivement pour lui et en retour le PS s’ouvre à eux. Le Monde.fr s’en félicite ouvertement : «Essentiellement “blanche” jusqu’à présent, l’Assemblée nationale va refléter un peu plus les couleurs de la France après les élections législatives du dimanche 17juin. Huit députés d’origine africaine, maghrébine, asiatique ou brésilienne vont rejoindre les élus d’outre-mer ou originaires de ces départements sur les bancs du Palais-Bourbon. Tous ces nouveaux élus sont issus des rangs du Parti socialiste.Cinq nouveaux députés sont originaires du Maghreb: Kader Arif (Haute-Garonne), Malek Boutih (Essonne), Kheira Bouziane (Côte-d’Or), Chaynesse Khirouni (Meurthe-et-Moselle) et Razzy Hammadi (Seine-Saint-Denis); une du Tchad, Seybah Dagoma (Paris) un de l’Iran, Pouria Amirshahi (Français de l’étranger), et un du Brésil Eduardo Rihan Cypel (Seine-et-Marne). Deux autres, Hélène Geoffroy, élue dans le Rhône, et Corinne Narassiguin (Français de l’étranger) viennent de départements d’outre-mer. Une autre députée ultra-marine, la ministre George Pau-Langevin, seule Noire élue en 2007 en métropole, a conservé son mandat à Paris.» N’en doutons pas, tout sera fait pour favoriser la colonisation de notre pays par les immigrés du Tiers-Monde et si les socialistes et leurs alliés ne peuvent accorder le droit de vote aux étrangers, il leur suffira de contourner l’obstacle en les naturalisant en masse et en régularisant les clandestins. C’est ainsi qu’ils ont agi à chaque fois qu’ils ont été aux responsabilités. C’est un moyen de se faire des électeurs nouveaux sans aucune difficulté. Et avec la loi SRU sur le logement social ils imposeront les allogènes partout en France, les municipalités récalcitrantes devant s’acquitter d’amendes qui vont quintupler!

 

Si les minorités ethniques seront particulièrement gâtées, les minorités sexuelles le seront tout autant […]

 

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 18:33


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Nouvelle victoire de la bipolarisation

       

Nous aimerions ne pas avoir à nous répéter mais le premier tour des législatives est une nouvelle victoire du Système et de la bipolarisation entre l’UMP et le PS qui se taillent la part du lion. Toutes les autres forces politiques reculent par rapport à la présidentielle, sauf les Verts mais il ne s’agit là que d’un résultat en trompe-l’œil car les 5,46 % dont ils sont crédités sont surtout dus au fait que les socialistes leur avaient laissé la place libre dans 63 circonscriptions sur 577. Le Modem, le Front de gauche, Lutte ouvrière, le Nouveau Parti anticapitaliste, Debout la République et le Front national obtiennent, tant en voix qu’en pourcentage, des résultats nettement inférieurs à ceux réalisés le 22 avril. Preuve que les législatives favorisent les partis ayant des notables, fortement implantés localement. Preuve surtout qu’une grande partie du peuple français se satisfait finalement de cette alternance entre deux forces également mortifères. Certes l’abstention a été élevée (42,78 %). C’est même la plus forte de toute l’histoire de la République pour des législatives mais la chute brutale de la participation en l’espace de quelques semaines tient plus à une lassitude et à un désintérêt de citoyens conscients que les jeux étaient déjà faits qu’à un rejet viscéral de l’établissement. Le nombre de bulletins blancs et nuls a d’ailleurs fortement régressé par rapport à la présidentielle.

 

Ainsi que nous l’avions annoncé, le Front national, fût-il pour l’occasion rebaptisé Rassemblement bleu Marine, n’a pas confirmé dans les urnes les résultats de la présidentielle. Il a perdu près de la moitié de ses voix par rapport au 22 avril du fait de l’abstention qui touche particulièrement son électorat mais aussi du fait qu’il a perdu plus de quatre points (13,60 % contre 17,90 %). Ce n’est pas une surprise puisqu’il cède toujours quatre à cinq points entre la présidentielle et les législatives organisées immédiatement après. Ce fut vrai en 1988, en 2002, en 2007, cela reste vrai en 2012. De ce point de vue la stratégie de dédiabolisation opérée par Marine Le Pen n’a pas obtenu les effets escomptés. En 1997 le FN avait fait mieux en voix et en pourcentage, obtenant 14,94 %. Et en mars 1993, il obtenait 12,42 % des voix. Autrement dit en l’espace de vingt ans il n’a pas progressé alors même que le chômage a explosé, que les impôts ont flambé, que la violence a augmenté, que les derniers pans de notre souveraineté nationale ont été abandonnés et que le processus de substitution de population dans notre pays s’est accéléré. Et par la mécanique implacable du scrutin majoritaire à deux tours, il ne pourra au mieux faire élire dimanche qu’une petite poignée de candidats, les mieux placés étant a priori Marine Le Pen à Hénin-Beaumont qui réalise incontestablement un excellent résultat dans cette circonscription très populaire et ravagée par la désindustrialisation, sa nièce Marion-Maréchal Le Pen à Carpentras puisque la décision de la socialiste, arrivée troisième, de se maintenir contre les consignes de Martine Aubry pourrait lui permettre de devenir comme son grand-père en 1956 le plus jeune député de France, l’avocat Gilbert Collard arrivé en tête dans la deuxième circonscription du Gard. L’objectif initial d’obtenir un groupe parlementaire paraît en revanche inaccessible même si le PS accepte comme cela semble acquis d’abaisser de 15 à 10 le nombre nécessaire de députés pour sa constitution afin de complaire aux Verts et surtout au Front de gauche, dont les résultats sont médiocres comme l’illustre notamment le retentissant échec dans le Pas-de-Calais de Mélenchon qui est éliminé du second tour, ô injure suprême, par un socialiste transparent et peu connu. 

 

Ainsi que l’indiquent tous les sondages, la gauche disposera logiquement de la majorité absolue dans la prochaine Assemblée. Reste à savoir si elle franchira la barre des 370 députés lui permettant ainsi de réformer la Constitution et donc notamment d’institutionnaliser le droit de vote des étrangers aux élections locales. L’absence d’accord, fût-il purement défensif, entre l’UMP et le Front national, fait évidemment le jeu de la gauche. L’UMP divisée sur la conduite à tenir a choisi faute de mieux le ni-ni : ni Front national ni front républicain même si l’UMP Roland Chassain, maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, qui pouvait se maintenir au second tour dans les Bouches-du-Rhône, s’est désisté en faveur de la frontiste Valérie Laupies, arrivée derrière le socialiste Michel Vauzelle. Quant au député UMP de la Gironde Jean-Paul Garraud, membre du collectif de la Droite populaire, il a été immédiatement désavoué par Alain Juppé pour avoir dit dans un entretien accordé le 12 juin à 20Minutes.fr, qu’« il y a un certain nombre de convictions communes avec le FN, notamment sur le souci de préserver notre identité française » et qu’« une majorité des électeurs du FN ne sont pas des extrémistes, des pestiférés. La question du maintien d’un cordon sanitaire autour du FN se pose donc. C’est la responsabilité de la Droite populaire que d’y répondre. Après les élections, nous nous réunirons et nous y répondrons ». Mais qu’attendre d’autre du repris de justice Juppé qui en 1996, alors qu’il était Premier ministre [...]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 19:53

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La gauche aura-t-elle les pleins pouvoirs ?

 

 

Traditionnellement les législatives qui suivent de quelques semaines l’élection présidentielle sont marquées par une forte abstention. Ce fut vrai en 2002 (35,58 %) comme en 2007 (39,58 %). Et tout laisse à penser qu’il en ira de même cette fois-ci, les Français semblant globalement peu intéressés par ce scrutin. Une faible participation, autour de 60 %, aura cependant des conséquences non négligeables. Elle devrait d’abord fortement réduire le nombre de triangulaires sachant qu’il faut 12,5 % des inscrits et donc plus de 20 % des exprimés pour pouvoir se maintenir au second tour. Les chances d’avoir des élus pour le Front national rebaptisé pour ce scrutin Rassemblement bleu Marine seront donc minces car il est plus difficile pour ce mouvement de l’emporter en duel, seul contre tous, qu’en triangulaires. De toute façon, contrairement à la présidentielle, les législatives ne sont pas un scrutin très favorable au Front national car il pâtit de son absence d’implantation locale. Il ne compte en effet aucun député sortant, aucun maire et un seul conseiller général sur 4000 (d’ailleurs actuellement en délicatesse avec la direction du parti car il soutient Jacques Bompard dans sa circonscription du Vaucluse contre le candidat présenté par le Front) et les 571 candidats qu’ils présentent sont pour la plupart de parfaits inconnus. C’est pourquoi dans les dernières enquêtes publiées les intentions de vote en faveur du FN tournent autour de 14 à 15 %, soit trois à quatre points de moins que le score réalisé par Marine Le Pen le 22 avril. L’on avait déjà constaté cette déperdition en 1988, 2002 et 2007. Le score du Rassemblement Bleu Marine pourrait être proche de celui obtenu par le FN aux législatives de 1997 (14,94 %). Si tel était le cas, ce ne serait pas un résultat extraordinaire car ne pas progresser en quinze ans malgré l’aggravation de la situation dans tous les domaines et une politique de dédiabolisation destinée à séduire un plus grand nombre d’électeurs montrerait une fois de plus que tout espoir électoral est vain pour ce qui s’apparente de près ou de loin à la droite nationale. Par ailleurs, les différents instituts prédisent entre zéro et trois élus au FN, ce qui tend à prouver une nouvelle fois que le scrutin majoritaire à deux tours reste une barrière infranchissable pour le parti aujourd’hui présidé par Marine Le Pen.

 

Outre le score du Front national et le nombre d’élus qu’il parviendra à faire élire, probablement aucun ou au mieux un ou deux, il sera intéressant de voir si l’on s’oriente vers un raz-de-marée de gauche ou si la droite parlementaire résiste fortement. Du fait de la balkanisation des droites, de la trahison de Bayrou et de l’absence d’entente entre l’UMP et le FN, la gauche, pourtant sans doute minoritaire en voix et en pourcentage au premier tour, risque de l’emporter assez nettement au second. Rappelons en effet qu’à l’exception des législatives de juin 1981 la gauche n’a jamais été majoritaire en voix au premier tour d’un scrutin sous la VeRépublique. La perspective d’une Assemblée nationale majoritairement rose-rouge-verte n’a rien de réjouissant car en s’emparant du Palais-Bourbon la gauche disposera le 17juin au soir de tous les leviers de pouvoir : de l’Elysée, de Matignon, de l’Assemblée, du Sénat, de vingt régions métropolitaines sur 22, de la majorité des départements, des grandes villes et des communautés de communes et d’agglomération, ce qui est sans précédent. Si l’on ajoute à cela, comme nous l’avons souvent écrit, que la gauche dispose de relais extrêmement puissants dans la magistrature, dans les media audiovisuels, dans le monde syndical, associatif, culturel et enseignant, l’on se dirige vers une véritable tyrannie des consciences. Et l’on peut à bon droit craindre le pire sur le plan sociétal. Les propos du ministre du Logement Cécile Duflot, par ailleurs dirigeante d’Europe écologie-les Verts, sur la dépénalisation du cannabis, en disent long sur ce que la majorité fera si elle gagne les législatives. Car, on l’aura noté, les déclarations de Duflot, si elles ont embarrassé le gouvernement à quelques jours du scrutin, ont été aussitôt approuvées par Jean-Luc Mélenchon. Or tous les sondages indiquent que les socialistes n’auront pas à eux seuls la majorité absolue le 17juin et qu’ils auront besoin de l’appoint des Verts et des communistes qui monnaieront leur soutien contre des “avancées” sur les sujets qui leur tiennent particulièrement à cœur : légalisation des drogues, mariage homosexuel et adoption, dépénalisation de l’euthanasie active, matraquage fiscal des classes moyennes et supérieures, guerre contre les écoles catholiques hors contrat, etc. […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 19:00

 

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L'émission d'Emmanuel Ratier du 30 mai avec Jeanne Smits, Jérôme Bourbon, et Patrick Cousteau est disponible sur le site d'E. Ratier.

 

Ou sur dailymotion ci-dessous, merci à Confiteor.

 


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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 17:22

 

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UMP : le retour de la guerre des chefs

 

 

Guy mollet le disait déjà en son temps : nous avons en France la droite la plus bête du monde. Ainsi l’UMP n’a même pas été capable d’attendre le second tour des législatives pour afficher ses divisions. L’ancien Premier ministre François Fillon qui déteste viscéralement l’actuel secrétaire général du mouvement (ex ?) sarkoziste a fait part publiquement dans un entretien au Figaro-Magazine de son intention de présider l’UMP car, selon lui, le parti n’a plus de leader naturel depuis le retrait de la politique du président sortant. «Jean-François Copé est secrétaire général de l’UMP, il fait parfaitement son travail mais il ne peut pas prétendre être le leader de cette formation politique sans qu’il y ait eu un débat démocratique, sans que les militants se soient prononcés» a dit sur RTL celui qui fut cinq ans le locataire de Matignon. «Quelle hypocrisie!», s’est même exclamé François Fillon comme on lui faisait remarquer que Jean-François Copé appelait l’UMP à se concentrer sur les législatives. Les deux hommes devraient se disputer en octobre, lors d’un congrès qui désignera les instances dirigeantes, la direction d’un parti fondé en 2002 pour fédérer les différentes familles de la droite parlementaire. Mais que ces politiciens n’aient même pas pu attendre les résultats des législatives des 10 et 17juin pour afficher leurs ambitions et s’affronter publiquement en dit long sur leur mépris du bien commun. Si, comme ils l’ont dit tout au long de la campagne présidentielle, l’application du programme socialiste est une catastrophe pour le pays avec son cortège de hausse d’impôts, son laxisme et son immigrationnisme forcené, il faudrait logiquement tout tenter pour conserver la majorité à l’Assemblée nationale et empêcher ainsi la gauche socialo-écolo-communiste de disposer de tous les pouvoirs. Or tout se passe comme si l’UMP avait déjà accepté le fait qu’après dix ans aux responsabilités elle allait faire une cure d’opposition et qu’elle pourrait donc se laisser aller aux délices des petits jeux politiciens. En effet, celui qui contrôle l’UMP et sa manne financière— qui devrait cependant être sensiblement réduite à l’issue des législatives— se place en position idéale pour être candidat à la présidentielle de 2017. Car sans parti, sans argent, sans réseaux, sans puissants appuis, il est impossible de gagner dans les démocraties modernes.

 

L’ancien Premier ministre Alain Juppé qui, n’a, semble-t-il, pas renoncé aux plus hautes fonctions malgré sa condamnation naguère à une peine d’inéligibilité pour le financement illégal du RPR qu’il dirigeait avec Chirac via la ville de Paris joue les sages: «Nous sommes engagés dans une bataille législative qui peut nous conduire à la victoire et la condition de cette victoire, c’est bien sûr d’être rassemblés» a déclaré le maire de Bordeaux qui aura 72 ans en 2017. L’homme préféré de Jacques Chirac («le meilleur d’entre nous») se veut le rassembleur d’une formation tiraillée entre les postures relativement radicales et populistes de la Droite populaire et des courants plus centristes. En réalité, il n ‘y a aucune différence de fond entre Juppé, Fillon et Copé qui sont et seront toujours trois politiciens du Système. Mais leur positionnement politico-stratégique n’est pas le même : Fillon, tout comme Juppé, veut rassurer les centristes (Bayrou a d’ailleurs dit qu’il le préférait à Copé), le maire de Meaux veut, quant à lui, poursuivre la stratégie droitière de Sarkozy qu’il juge plus profitable électoralement. Mais les trois hommes ont une commune détestation de tout ce qui se rapproche de près ou de loin de la droite nationale et il ne faut pas compter sur eux pour proposer ou mettre en œuvre demain une politique alternative à celle des socialistes.

 

Au fond, l’histoire de la droite parlementaire ces dernières décennies, c’est d’abord celle de ses divisions et de ses trahisons. Guerre des chefs entre Chaban et Chirac, puis entre Giscard et Chirac, puis entre Chirac et Barre, puis entre Chirac et Balladur, puis entre Chirac et Sarkozy et aujourd’hui entre Fillon et Copé. Moins l’on a de convictions, moins l’on a de grands desseins pour le pays, moins l’on croit à quoi que ce soit, plus âpres, plus meurtrières, plus dévastatrices sont les ambitions personnelles. L’élection du président de la République au suffrage universel direct d’une part, le rôle de plus en plus déterminant des grands media audiovisuels d’autre part ont transformé les partis en écuries au détriment du débat d’idées. De sorte qu’un politicien peut parfaitement un jour se dire opposé au mariage homosexuel ou au droit de vote des étrangers et le lendemain y être favorable. Il n’y a plus aucune colonne vertébrale de nos jours de sorte que l’on ne peut mettre de manière inconditionnelle sa confiance en aucun parti, en aucune structure, en aucun homme prétendument providentiel. C’est pourquoi il est si difficile de s’engager aujourd’hui. Dès que l’on épouse une cause, que l’on fait confiance à une organisation, politique, religieuse ou syndicale, on est quasi systématiquement trahi par ses chefs qui n’hésitent pas à faire preuve de duplicité, à mentir et à manipuler pour parvenir à leur fin. Ainsi, pendant longtemps, le RPR était hostile à l’Europe supranationale, il s’y est rallié depuis Maastricht. Et ses militants qui étaient sincèrement nationaux ont fini par accepter ce changement de cap tant il est vrai que lorsqu’un chef trahit la plupart des membres de l’organisation continuent à le soutenir, certains par suivisme, par grégarisme, d’autres par lâcheté, d’autres encore par bêtise, d’autres enfin par intérêt. Disons-le franchement, les hommes de notre temps n’ont pas beaucoup de caractère et sont quasiment tous atteints par le subjectivisme et le relativisme ambiants, tant sur le plan moral que doctrinal. […]

 

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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