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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 17:55

 

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L'euthanasie bientôt légalisée ?


 

Tout laisse à penser que l’euthanasie active sera légalisée dans notre pays très prochainement, sans doute dès cette année si la gauche l’emporte. Cette proposition est en effet au programme de François Hollande qui s’est par ailleurs officiellement engagé le 8 mars à ce que chaque établissement hospitalier ait un centre d’IVG et que l’avortement soit remboursé à 100% par la Sécurité sociale. Il faut dire que les sectateurs de la culture de mort mettent en ce moment les bouchées doubles: depuis le 7 mars l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), composée pour l’essentiel de francs-maçons, a lancé une grande campagne publicitaire, commencée dans l’hebdomadaire Les Inrockuptibles et reposant sur des photomontages où François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, trois candidats (verbalement) opposés pour l’heure à l’évolution de la législation sur l’euthanasie, attendent la mort sur un lit d’hôpital. Une image choc à laquelle s’ajoute une interpellation: «M. le candidat, doit-on vous mettre dans une telle position pour faire évoluer la vôtre sur l’euthanasie?» «On a interrogé tous les candidats à la présidentielle. On laisse tranquille ceux qui ont répondu favorablement et on interpelle ceux qui sont le plus farouchement opposés» à l’euthanasie, a déclaré à l’AFP le directeur général de l'ADMD, Philippe Lohéac. L’ADMD avait diffusé fin février un texte, signé par une cinquantaine de personnalités, pour demander un engagement formel des candidats en faveur de la légalisation de l’euthanasie active et organisera le 24 mars un rassemblement et une réunion à Paris autour de ce même thème.

 

De plus l’on nous rebat les oreilles avec une batterie de sondages indiquant que l’immense majorité de nos compatriotes seraient favorables à la dépénalisation de l’interruption volontaire de vieillesse. La légalisation de l’euthanasie active serait ainsi approuvée par 91% des Français, selon un sondage Harris Interactive pour le magazine Grazia publié le 12 mars. L’ADMP évoque une enquête d’opinion selon laquelle 94% des personnes interrogées seraient favorables à l’évolution de la législation sur le sujet, ce qui est plausible et témoigne de la profonde déchristianisation et, disons-le, de la totale déshumanisation de notre société. De même que la légalisation de la pilule (en décembre 1967) a ouvert la voie à la dépénalisation de l’avortement (en janvier 1975) car l’IVG est inséparable d’une mentalité contraceptive, de même que l’institution du Pacte civil de solidarité (1999) ouvre d’évidence le chemin au mariage homosexuel et à l’adoption par les invertis, la loi Leonetti constitue le premier pas vers l’euthanasie active car elle permet depuis 2005 l’euthanasie dite “passive” de malades incurables, c’est-à-dire l’arrêt des traitements et l’administration d’antalgiques à des doses susceptibles d’être mortelles. Tout geste qui provoquerait directement la mort reste en revanche un crime passible des assises mais c’est un secret de polichinelle que dans les hôpitaux l’on donne couramment la mort sans le dire. Dans son livre Les 7 sujets dont les candidats à la présidentielle ne parlent pas (France-Empire), Jean-Claude Martinez regarde en face cette terrible réalité: «Les chiffres sont là, qui valent bien ceux du déficit budgétaire et de l’endettement public : quinze mille euthanasies actives chaque année, cent vingt-cinq mille passives, cent cinquante mille malades qui font l’objet d’un surdosage volontaire de neuroleptiques et d’antalgiques à effet progressivement éliminatoire et vingt-cinq mille bavures hospitalières. Il y aussi les témoignages; par exemple celui du chef de service de gériatrie d’un hôpital de Marseille. Pour libérer les lits, en fin de semaine “on tue les vieux” (cf. le livre du professeur Jacques Soubeyran, On tue les vieux, Fayard, 2006). On a même vu en octobre 2011, dans un hôpital de Nîmes, une grand-mère de quatre-vingt-quatorze ans battue à mort, massacrée à coup de poing dans sa chambre. Sans que l’hôpital, après lessivage du sang sur les murs (cf. Midi libre du samedi 1er octobre 2011), daigne avertir la police, comme dans un Rwanda gériatrique des mille collines hospitalières et des maisons de retraite.»

 

Au-delà d’obsessions idéologiques, le débat sur la légalisation de l’euthanasie s’explique par de basses raisons économiques. Du fait de l’allongement de la durée de la vie, la question du financement des retraites devient chaque jour davantage un problème aigu. Comme l’on ne peut fortement augmenter les cotisations, les prélèvements obligatoires étant déjà à la limite du supportable, ni réduire les pensions souvent déjà très modestes pour des millions de personnes âgées qui de surcroît votent, la solution est de réduire le nombre des retraités. Dès 1981 Jacques Attali, dans son livre L’Avenir de la vie (Seghers), avait théorisé l’euthanasie comme l’«un des instruments essentiels de nos sociétés futures», avec l’institution de «machines à tuer qui permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera économiquement trop coûteuse». Il faut toujours lire avec attention les penseurs israélites. Cela donne une idée de ce qui nous attend quelques décennies plus tard…

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:18

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Sarkozy giscardisé, Hollande mitterrandisé

 

 

Sauf énorme surprise on voit mal désormais ce qui pourrait empêcher François Hollande d’accéder dans deux mois à la magistrature suprême. Toutes les enquêtes d’opinion le donnent largement vainqueur au second tour et l’antisarkozysme paraît tellement puissant dans le pays qu’il semble quasiment impossible désormais pour le président sortant de se succéder à lui-même. Comme Giscard en 1981 dont Sarkozy a curieusement repris le slogan «La France forte», le chef de l’Etat est le premier responsable du probable retour de la gauche aux affaires. Car en ne tenant pas la plupart de ses promesses de 2007, en désorientant son électorat en nommant à des postes clé des personnalités de gauche, en imposant dans son premier gouvernement des représentants des «minorités visibles», en mettant en place une politique de discrimination positive, en dévalorisant, surtout au début de son quinquennat, la fonction présidentielle, Sarkozy aura été le premier artisan de sa défaite. Le giscardien Jean Lecanuet, alors président de l’UDF, se vantait à la fin des années 1970 de vouloir vider de sa substance le programme commun de la gauche. En augmentant le taux de prélèvements obligatoires qui a dépassé la première fois les 40% sous le gouvernement de Raymond Barre, en instituant avec Chirac le regroupement familial, en légalisant l’avortement, en abaissant l’âge de la majorité à 18 ans, en ouvrant les vannes à l’industrie pornographique, en ne réformant pas l’éducation nationale, en laissant la gauche grouiller dans les media et dans le monde culturel, VGE a ouvert la voie au socialo-communisme. Sarkozy trente ans plus tard a fait la même chose. 

 

Le probable échec électoral du président sortant ne nous tirera certes pas une larme. Mais son successeur sera bien pire encore. En effet le retour de la gauche au pouvoir sera infiniment plus dévastateur qu’en 1981. D’abord parce que les socialistes et leurs alliés auront cette fois tous les pouvoirs, y compris le Sénat— qui mena pendant les deux septennats de François Mitterrand une opposition résolue aux gouvernements de gauche, de 1981 à 1986 et de 1988 à 1993, sauf, il est vrai, sur la question européenne—, y compris la majorité des grandes villes, des départements et la quasi-totalité des régions, ce qui n’était pas le cas pendant la longue présidence de l’homme de Jarnac. Ils pourront donc mener à bien toutes leurs réformes, y compris les plus criminelles, les plus détestables comme l’extension du droit de vote aux étrangers extra-européens aux élections locales, la régularisation massive des “sans-papiers”, les naturalisations de masse, la légalisation du mariage homosexuel et de l’adoption pour les invertis, la dépénalisation de l’euthanasie et des drogues, l’accroissement des aides et de la propagande en faveur des centres d’IVG et de l’enseignement du gender, l’augmentation massive des impôts, des cotisations et des taxes en tout genre comme ils le font dans les régions et communes qu’ils dirigent, la spoliation de tous ceux qui possèdent encore quelque bien, la création de 60000 nouveaux postes dans l’enseignement et de 150000 emplois jeunes réservés en priorité aux allogènes alors même que nous croulons sous les déficits et sous la dette. Comme la gauche est incapable de résorber le chômage et d’accroître le pouvoir d’achat, elle légiférera en priorité sur ce qui est pour elle le plus facile, c’est-à-dire sur le sociétal (mariage gay, euthanasie, droit de vote des immigrés, etc.). Gageons que les réformes les plus importantes seront votées dès cette année car la gauche ne tarde jamais à appliquer son programme. En quelques mois, à son arrivée au pouvoir en 1981 n’avait-elle pas aboli la peine de mort, dépénalisé l’homosexualité, régularisé les clandestins, institué la retraite à soixante ans, la cinquième semaine de congés payés et voté les lois de décentralisation, source d’une invraisemblable gabegie ?

 

Comme il est probable que le Parti socialiste n’aura pas à lui seul la majorité absolue à l’Assemblée nationale, Hollande devra certainement négocier le soutien des Verts et du Front de gauche qui sont des fous furieux, des fanatiques et qui feront monter les enchères. Qu’un Mélenchon, qu’une Eva Joly puissent dicter leur volonté fait froid dans le dos. La dernière proposition de Hollande consistant à taxer à 75% (en réalité à 83% si l’on ajoute la CSG) les revenus des Français gagnant plus d’un million d’euros par an, outre qu’elle est d’une insupportable démagogie, montre l’influence de la gauche radicale sur le candidat socialiste. Or cette mesure entraînera l’évasion fiscale des investisseurs, des entrepreneurs, des artistes, des sportifs de haut niveau, des grands scientifiques, de tous ceux qui ont réussi, si bien que le trésor public n’y gagnera rien et que la France y perdra. La gauche par nature repose sur la haine et l’envie. Or au lieu d’appauvrir à tout prix les riches, ou prétendus tels (Hollande a expliqué qu’on était riche à partir de 3000 euros par mois, il ne doit donc pas s’aimer lui-même), on ferait mieux d’essayer d’enrichir les pauvres. Mais il faut bien augmenter massivement les impôts pour créer par millions des logements sociaux réservés pour l’essentiel aux immigrés du Tiers-Monde qui seront ainsi à vie des électeurs de gauche, une fois qu’ils auront été régularisés voire naturalisés. Hollande veut d’ailleurs quintupler les amendes des communes refusant d’appliquer la loi SRU, laquelle sera encore aggravée puisqu’il veut porter la part de logement social dans toutes les communes de plus de 3500 habitants de 20 à 25% c’est-à-dire étendre à toute la France, y compris la plus rurale et la plus préservée jusque-là, les métastases de l’immigration-colonisation.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:14

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Loi sur le génocide arménien censurée,

loi Gayssot sacralisée


Le 28 février le Conseil constitutionnel a censuré la loi punissant la contestation du génocide arménien en 1915, à l’origine d’une brouille entre Paris et Ankara. «Le Conseil a jugé qu’en réprimant la contestation de l’existence et de la qualification juridique de crimes qu’il aurait lui-même reconnus et qualifiés comme tels, le législateur a porté une atteinte inconstitutionnelle à l’exercice de la liberté d’expression et de communication», selon le communiqué rendu public par les neuf “sages” du Palais-Royal. Début février, Nicolas Sarkozy avait déclaré en Conseil des ministres qu’il déposerait un nouveau texte en cas de censure constitutionnelle. Aussitôt informé, le chef de l’Etat a «pris acte de la décision» et «mesure l’immense déception et la profonde tristesse de tous ceux qui avaient accueilli avec reconnaissance et espoir l’adoption de cette loi destinée à les protéger contre le négationnisme», indique un communiqué de la présidence qui ajoute que l’Elyséen«a chargé le gouvernement de préparer un nouveau texte, prenant en compte la décision du Conseil constitutionnel».


Son principal concurrent François Hollande est sur la même longueur d’ondes: il s’est engagé à reprendre ce dossier «dans l’apaisement, dans la conciliation et en même temps, dans la volonté d’aboutir», preuve encore une fois qu’entre le candidat du Parti socialiste et celui de l’UMP la soumission aux lobbies est la même. «Je veux dire ici toute ma solidarité aux Arméniens de France parce que je sais ce qu’ils attendaient. Je veux dire aussi aux Turcs de France qui s’étaient mobilisés qu’ils avaient finalement tort d’imaginer que c’était contre eux» a aussi déclaré l’ex-concubin de Ségolène Royal. François Bayrou a pour sa part affirmé que «la relance de cette procédure par Nicolas Sarkozy traduit aujourd’hui une obstination dont on comprend bien l’inspiration en période électorale mais qu’un chef d’Etat dans sa responsabilité ne devrait pas encourager». Le vice-Premier ministre turc Bülent Arinç s’est logiquement réjoui sur son compte Twitter de cette «décision juste, éloignée des considérations politiques» et qui «a évité une probable grave crise entre la France et la Turquie». 

 

Valérie Boyer, députée UMP de Marseille, où vit une forte communauté arménienne, avait porté la loi à l’Assemblée nationale et elle a fait part de sa tristesse face à la décision du Conseil constitutionnel qui crée «une inégalité de traitement, une discrimination parce que la France a reconnu deux génocides: la Shoah et le génocide de 1915». Constatant que «les victimes de la Shoah sont protégées des actes de négationnisme, alors que les victimes et les descendants de victimes de 1915 ne le sont pas», elle juge «cette discrimination intolérable». Sur ce point elle n’a pas tort. Que l’ultra-chiraquien Jean-Louis Debré qui préside le Conseil constitutionnel et qui n’a jamais celé son mépris pour l’ex-maire de Neuilly ait voulu gêner Nicolas Sarkozy en pleine campagne présidentielle n’est pas à exclure mais la décision de la rue de Montpensier remet forcément sur le tapis la question de la constitutionnalité de la loi Fabius-Rocard-Gayssot. Le Conseil en est d’ailleurs conscient puisqu’il aborde en partie la question à la fin de son communiqué de presse. L’institution estime qu’elle «n’avait pas à connaître de la loi du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe qui ne réprime pas la contestation de crimes “reconnus par la loi”.» 


Cette dernière phrase signifie que la loi Gayssot n’est pas rigoureusement identique à la loi punissant la contestation du génocide arménien car la loi du 13 juillet 1990 ne réprime pas la contestation de crimes «reconnus par la loi», à proprement parler, mais de crimes reconnus par des tribunaux, en l’occurrence le tribunal militaire international de Nuremberg (qui soit dit en passant n’avait aucune espèce de légalité puisqu’il s’agissait d’un tribunal créé par les vainqueurs pour juger les vaincus). Une argutie juridique qui pourrait permettre au Conseil constitutionnel de ne pas censurer la loi Gayssot si elle était portée un jour à son appréciation souveraine. D’autant que dans leur communiqué les neuf “sages” précisent qu’il est loisible au législateur de restreindre la liberté d’expression, à condition que les atteintes portées à cette liberté soient «nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi.» Or la lutte contre le racisme et l’antisémitisme n’est-elle pas un objectif suffisamment noble et sérieux qui justifie une atteinte à la liberté de recherche et d’expression? Voilà ce que pourrait répondre le Conseil si on lui transmettait une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) concernant la loi Gayssot. Cependant, s’il agissait ainsi, il montrerait de manière spectaculaire qu’il existe deux catégories de citoyens, les juifs surprotégés et les autres, de seconde zone. Ce qui susciterait certainement des réactions indignées.

 

Plus que jamais il nous paraît  donc nécessaire de tout tenter pour que le Conseil constitutionnel soit saisi d’une QPC concernant la loi Gayssot. Dans le procès qui nous est intenté sur l’occupation allemande en France, nous avions essayé une première fois auprès de la Cour de cassation, notre demande avait été rejetée, les magistrats refusant de transmettre la question à la rue de Montpensier. Puisque nous formons un nouveau pourvoi, nous avons la possibilité de remettre l’ouvrage sur le métier et la décision du Conseil constitutionnel consolide notre position. Espérons que la Cour de cassation ne se dérobera pas une nouvelle fois car, l’expérience nous l’a montré à maintes reprises, le courage n’est certainement pas la première qualité des magistrats.

 

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 16:52

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En l’espace de quelques semaines, en ce seul mois de février, plusieurs épisodes successifs ont montré à quel point les partis politiques, les institutions républicaines, les décideurs étaient soumis, inféodés aux différents lobbies juif, gay et antiraciste. Il y eut d’abord l’affaire Guéant, le ministre de l’Intérieur ayant été accusé d’avoir tenu des propos nauséabonds pour avoir affirmé le 4 février, devant des militants de l’UNI, que les civilisations ne se valaient pas. L’hystérie a été totale, un député socialiste de la Martinique allant jusqu’à apostropher, à l’Assemblée nationale lors des questions au gouvernement le locataire de la place Beauvau en ces termes : « Vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration. M. Guéant, le régime nazi, si soucieux de purification, était-ce une civilisation ? » Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui s’est quant à lui fendu d’une lettre à Claude Guéant pour lui demander si par ces propos il avait voulu viser l’islam et les musulmans. Le ministre a aussitôt pris sa plume pour répondre que non.

 


Quelques jours plus tard, le 8 février, avait lieu le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France au Pavillon d'Armenonville où se pressaient la classe politique, Sarkozy et Hollande en tête, les dignitaires religieux, tous les décideurs. Dans son discours, le président du CRIF avait demandé, comme chaque année, un renforcement de la répression contre toute manifestation d’antisémitisme. « Il faut réunir le comité interministériel de lutte contre lʼantisémitisme et renforcer les moyens des acteurs associa- tifs » exigeait-il. Prasquier l’a demandé, Sarkozy s’est aussitôt exécuté. En effet, on apprenait que lors du Conseil des ministres du 15 février, celui-là même qui suivait le dîner du CRIF, « le ministre de lʼIntérieur, de lʼOutre-Mer, des Collectivités territoriales et de lʼImmigration a présenté un décret instituant un délégué interminis- tériel à la lutte contre le racisme et lʼantisémitisme». De même, dans son allocution, Richard Prasquier s’en est pris vigoureusement à l’Iran « dont le régime négationniste appelle à la disparition du peuple dʼIsraël ». Ce qui soit dit en passant est faux, dire en effet que l’entité sioniste disparaîtra un jour ne signifie pas souhaiter la destruction de ses habitants. Aussitôt le président du CRIF avait-il exprimé sa crainte de la Perse que le gouvernement veillait à le satisfaire. Lors du Conseil des ministres du 15 février, « le ministre dʼEtat, ministre des Affaires étrangères et européennes, a présenté un projet de loi autorisant la ratification de la convention internatio- nale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire. » La cible est évidemment le régime de Mahmoud Ahmadinejad, coupable de vouloir se doter de l’arme nucléaire comme toute grande puissance mais coupable surtout de ne pas croire en la réalité de l’“Holocauste” et d’avoir joint les actes à la parole en décorant les révisionnistes Robert Faurisson et Vincent Reynouard.

 

Troisième épisode : l’affaire Vanneste qui éclatait le 14 février. […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

Dans la suite de l'édito Jérôme Bourbon analyse la réaction du nouveau FN à l'affaire Vanneste. Si vous souhaitez lire la suite de l'édito et que vous n'êtes pas abonné, vous pouvez acheter RIVAROL au numéro dans la nouvelle boutique.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:01

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Sarkozy à tribord toutes !

 

On ne change pas une stratégie gagnante. Comme en 2007 où il était parvenu à siphonner l’électorat frontiste, Nicolas Sarkozy a décidé sans surprise de mener une campagne très à droite. En témoigne le long entretien qu’il a accordé au Figaro-Magazine du 11 février et intitulé «Mes valeurs pour la France». Le chef de l’Etat a bien compris qu’il ne gagnerait pas la présidentielle sur les questions économiques et sociales où de toute façon son bilan est désastreux (forte augmentation du chômage, dettes et déficits abyssaux, commerce extérieur déficitaire, etc.) mais qu’en revanche il pourrait l’emporter sur le terrain des valeurs. Il s’agit donc de s’adresser directement à l’électorat de droite et d’extrême droite et de tenir un discours, d’employer des formules, d’égrainer des propositions qui le séduisent. En ce sens, rien ne manque dans cette interview au Fig-Mag: rejet du droit de vote des étrangers extra-européens aux élections locales, refus de la régularisation des immigrés clandestins, référendum sur l’immigration et sur le chômage, opposition motivée au mariage homosexuel et au droit à l’adoption pour les invertis, refus de la légalisation de l’euthanasie, exaltation du travail, de la famille (ne manque que la patrie, ce qui eût été jugé pétainiste et donc dangereux!), de l’autorité, de la responsabilité, reconnaissance appuyée des racines chrétiennes de la France, éloge de la Pucelle d’Orléans, sainte de la Patrie. «Mais enfin, la France a des racines chrétiennes et même judéo-chrétiennes (NDLR: clin d’œil à la communauté), c’est une réalité historique qu’il serait absurde de nier! Voyez le long manteau d’églises et de cathédrales qui recouvre notre pays. La France est née de la rencontre entre la volonté des rois et celle de l’Eglise. Jeanne d’Arc, dont on vient de fêter le 600e anniversaire de la naissance, est au carrefour de cette double volonté.[…] N’amputons pas la France d’une part de son histoire.»

 

Contrairement à Jacques Chirac qui avait un fond radical-socialiste et qui avait donc du mal à faire sien un discours très à droite, même pendant les campagnes électorales (l’ancien président n’a jamais celé sa haine viscérale de Jean-Marie Le Pen et même de Philippe de Villiers dont il disait avec mépris: «ce type est d’extrême droite»), Nicolas Sarkozy qui n’a absolument aucune conviction et qui est prêt à tout pour gagner, n’a pas ses complexes. Bien meilleur orateur que son prédécesseur (il fut avocat), meilleur débatteur (ce qui n’est guère difficile), l’ex-maire de Neuilly a su s’entourer de l’ancien rédacteur en chef de Minute Patrick Buisson, fin connaisseur de la vie politique en général et de la droite nationale en particulier, qui lui donne les codes à même d’attirer l’électorat lepéniste et de Henri Guaino qui lui écrit des discours patriotiques enflammés. Comme en 2007 où il s’était rendu au Mont Saint-Michel et avait fait référence à Jeanne d’Arc dans ses meetings, Sarkozy est prêt à en faire des tonnes pour s’attirer les faveurs de tous les Français qui craignent le retour de la gauche au pouvoir. D’où son choix de mener une campagne très clivante, en feignant de s’opposer fermement aux propositions les plus répulsives des socialistes et des Verts. Si vous ne votez pas pour moi, susurre Sarkozy, vous aurez le droit de vote des immigrés, la légalisation des drogues, de l’euthanasie et du mariage gay, la régularisation massive des “sans-papiers”, une forte augmentation des impôts et des taxes, est-ce vraiment ce que vous voulez? 

 

Une argumentation imparable qui pourrait faire mouche auprès d’un électorat oublieux de ce qu’a été ce quinquennat sarkozien où le Pacs a été aggravé, où les prélèvements obligatoires ont augmenté, où la violence et le crime ont explosé et où l’on a accueilli 200000 nouveaux immigrés légaux chaque année, soit un million en tout. La machine UMP est bien en place et ne doutons pas qu’elle va agir comme un rouleau-compresseur en appelant les électeurs de droite au vote utile: si vous votez pour Marine Le Pen et qu’elle accède au second tour, éliminant ainsi le président sortant, Hollande est sûr de l’emporter le 6 mai avec un score de maréchal et il mettra alors en œuvre une politique détestable d’autant plus facilement que la gauche a désormais la majorité absolue au Sénat, qu’elle contrôle la grande majorité des villes, des régions et des départements et qu’il n’y aura donc face à elle aucun contrepouvoir.

 

Cette stratégie de droitisation sera-t-elle aussi efficace aujourd’hui qu’il y a cinq ans?  […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 17:54

 

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Claude Guéant monte au Front !

 

Cela ne fait aucun doute. Nicolas Sarkozy sera à nouveau candidat à la présidentielle. A preuve les déclarations de son fidèle lieutenant Claude Guéant tenues le 4 février lors d’un colloque organisé par l’UNI, une association estudiantine plutôt droitière, et selon lesquelles «toutes les civilisations ne se valent pas». Des considérations banales mais qui ont suscité l’ire de la gauche, laquelle a dénoncé la lepénisation de l’homme de confiance de Sarkozy et la volonté du chef de l’Etat de récupérer une partie de l’électorat frontiste. Un député socialiste de Martinique allant jusqu’à dire le 7 février au ministre de l’Intérieur, lors de la séance des questions au gouvernement : « Vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration. M. Guéant, le régime nazi, si soucieux de purification, était-ce une civilisation ? » De sorte que la droite a, de manière théâtrale, quitté l’hémicycle et que le gouvernement a refusé de répondre, Fillon stigmatisant une « provocation indécente ». Preuve de plus soit dit en passant que l’“Holocauste” est la clé de voûte du système mondial.


En tout cas, cette sortie de Claude Guéant n’est pas innocente d’autant qu’elle intervient la veille d’un sondage publié par le Journal du dimanche et où pour la première fois l’on proposait aux personnes interrogées une liste des candidats au premier tour de la présidentielle où ne figure pas la présidente du Front national. Laquelle semble toujours éprouver de grandes difficultés à réunir les cinq cents précieux sésames (elle ne disposerait actuellement selon ses dires que de 360 promesses de parrainage) et, dans une intervention télévisée récente, Sarkozy a dit clairement que s’il jugeait certes préjudiciable qu’un courant politique ne soit pas représenté à la présidentielle, il ne ferait rien pour favoriser la collecte des signatures de sa concurrente (« vous ne voulez pas que je m’occupe d’elle! » s’est-il exclamé) contrairement à ce qu’il avait fait en 2007 pour Jean-Marie Le Pen qui, à l’époque, était beaucoup plus bas dans les sondages, Sarkozy ayant perdu beaucoup de soutiens dans l’opinion en cinq ans. 


Lors du petit déjeuner de la majorité le 7 février, le président de la République s’est dit également opposé à l’anonymat des parrainages réclamé à cor et à cri par Marine Le Pen et on voit mal en effet le Conseil constitutionnel dont la composition est très politique déclarer soudainement le 16 février contraire à la Constitution la publicité du nom des parrains alors même que cette règle prévaut depuis 36 ans et qu’elle a donc été scrupuleusement appliquée pendant cinq élections présidentielles successives, de 1981 à 2007 inclusivement. 

 

Ainsi que nous l’avions écrit le 13 janvier, a priori Nicolas Sarkozy a tout intérêt à ce que la présidente du FN soit absente de la compétition électorale. Les différents sondages montrent en effet que c’est le chef de l’Etat qui profiterait le plus de sa non-qualification, beaucoup d’électeurs frontistes se sentant moins éloignés de la droite institutionnelle que de la gauche et de l’extrême gauche, ce qui relativise les études sur le “gaucho-lepénisme”. François Bayrou progresserait également, mais dans de moindres proportions. Certes il ne s’agit là que de simples enquêtes d’opinion sur une hypothèse qui n’est pas aujourd’hui la plus probable (après tout le candidat du FN a toujours obtenu sa qualification depuis 1988, fût-ce in extremis !). Il n’en reste pas moins que la seule chance pour le président sortant de réaliser à nouveau le score très élevé obtenu le 22 avril 2007 (quelque 31% des suffrages exprimés), c’est de neutraliser sa droite. Cela passe par des déclarations (relativement) musclées selon le jeu de rôles habituel: la gauche s’indigne et la droite s’attire en retour la sympathie d’une grande partie du peuple qui juge de « bon sens » les propos tenus. C’est d’ailleurs l’expression que Sarkozy a utilisée pour venir au secours de son ministre.


Pourtant, si l’on regarde de plus près les propos de Guéant, ils sont loin d’être aussi politiquement incorrects qu’on le dit. Dans un entretien au Figaro, le locataire de la place Beauvau précise en effet sa pensée: «J’ai tenu des propos de bon sens, des propos d’évidence pour rappeler que toutes les civilisations ne se valent pas au regard des valeurs humanistes qui sont les nôtres. Qui peut contester qu’il y a une différence de valeurs entre une civilisation qui favorise la démocratie, qui protège les libertés individuelles et collectives, qui promeut les droits des femmes, et une civilisation qui accepte la tyrannie, qui n’accorde aucune importance aux libertés et qui ne respecte pas l’égalité entre les hommes et les femmes? Je pense qu’il faut défendre clairement ce premier modèle de civilisation.» Promouvoir les droits des femmes, c’est-à-dire, dans le langage actuel, favoriser l’avortement et la contraception, n’est certainement pas la marque d’une civilisation supérieure à d’autres. Au contraire cela prouve que l’apostasie est aujourd’hui générale, que nous avons tourné le dos à la civilisation chrétienne et que nous sommes en pleine barbarie! De même ne voyons-nous pas en quoi la démocratie qui est le règne de la ploutocratie, du mensonge, de la médiocrité et des oligarchies malfaisantes serait supérieure à d’autres régimes politiques. Le discours de Guéant, ou en tout cas l’interprétation qu’il en donne, est donc loin d’être de « bon sens ».


Mais qu’importe. En démocratie seule l’apparence compte. Claude Guéant, évidemment téléguidé par Sarkozy pour séduire sa droite, avait déjà suscité la controverse sur des sujets connexes, déclarant notamment en avril que l’augmentation du nombre de fidèles musulmans posait “problème”, ou, fin mai, que «  les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés ». En décembre, il s’était pareillement attiré les foudres de la gauche politique, syndicale et associative en feignant de se lamenter que chaque année 200000 nouveaux immigrés légaux s’installassent en France, soit, ajoutait-il, l’équivalent d’une ville comme Rennes. Avant de préciser sans rire qu’il faudrait réduire l’immigration légale de 200000 à 180000 allogènes supplémentaires chaque année. Ces discours apparemment fermes sont donc un leurre, ces postures martiales une imposture, ces formules énergiques autant de manipulations. Mais il ne faut pas minorer leur efficacité auprès de l’électeur moyen. Charles Pasqua qui n’a jamais rien fait de concret pour juguler l’immigration et le crime a ainsi réussi une très belle carrière politique en se contentant de quelques coups de menton se faisant pâmer d’aise les militants du RPR et avec eux nombre de nos compatriotes. Dans notre monde médiatique la parole tient le plus souvent lieu d’action.

 

C’est au moment où Sarkozy et sa garde rapprochée font semblant de se radicaliser que Marine Le Pen et ses soutiens, eux, tout à leur stratégie de dédiabolisation, donnent des gages de plus en plus nombreux au Système. Le président de son comité de soutien, le franc-maçon Gilbert Collard, n’a ainsi rien trouvé de mieux que de condamner, le 8 février sur France 2 dans l’émission Les 4 vérités, les propos de Guéant jugés extrémistes et erronés tandis que Bruno Gollinisch considérait à l’inverse qu’ils constituaient une “évidence” : « Jamais je n'aurais osé dire (sic) ce qu'a dit M. Guéant, jamais ! [Ces propos], je les ai trouvés surtout imbéciles. Pour qui a lu [l'ethnologue Claude] Lévi-Strauss, les civilisations, au plan de l'histoire universelle, se valent. (resic !) » a déclaré  le ci-devant avocat du MRAP qui a ajouté : « Claude Guéant fait le trottoir pour Nicolas Sarkozy. Mais ils se trompent parce que [l'électorat FN] ce n'est pas un électorat de benêts. Les gens savent très bien que les civilisations se valent (reresic), mais que les systèmes juridiques ne se valent pas.La charia, ce n'est pas la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH) », a-t-il conclu. Voilà où en est le nouveau Front national : à force de rechercher la respectabilité il finira à gauche de l’UMP comme l’ancien néofasciste Gianfranco Fini se situe désormais en Italie à gauche de Berlusconi.  […]

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 19:32


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Lors de son intervention télévisée le dimanche 29janvier, Nicolas Sarkozy qui tente de remonter dans les sondages et de regagner la confiance des Français en jouant au président courage a annoncé parmi diverses mesurettes censées relancer la croissance et favoriser l’emploi deux nouvelles hausses d’impôts: la TVA sera augmentée dès le 1eroctobre de 1,6point, de sorte qu’elle passera de 19,6% à 21,2%, ce qui n’est pas une mince différence, et la CSG sera également accrue de deux points sur tous les placements financiers. Autant de décisions qui s’en prennent directement au pouvoir d’achat et à l’épargne et qui sont donc particulièrement inopportunes, surtout dans un contexte de crise économique et de récession. Pourtant, lors de la campagne présidentielle, en 2007, l’ex-maire de Neuilly avait fortement insisté sur la nécessité de réduire fortement la pression fiscale afin de libérer les énergies, de favoriser la croissance, de créer de l’emploi, d’éviter l’évasion fiscale, d’encourager les entrepreneurs et d’inciter les investisseurs à venir en France. Or, pendant son quinquennat, il a fait tout le contraire. Et l’accroissement des impôts nationaux s’est accompagné de l’explosion des impôts locaux (taxe foncière et taxe d’habitation). La fiscalité n’est certes pas le seul domaine où le candidat Sarkozy n’a pas tenu ses engagements. Entre les deux tours de la présidentielle de 2007, sur France 2, il avait promis, une fois élu, de retirer nos troupes d’Afghanistan car, disait-il, la présence de la France n’y est plus nécessaire. Or non seulement l’armée française est toujours à Kaboul mais le contingent tricolore qui était de 3000 hommes il y a cinq ans est aujourd’hui de 6000. Bref, loin de retirer nos soldats, il a doublé les effectifs, multipliant le nombre de morts (82 en tout aujourd’hui) et de blessés. Mais comme le répétait Charles Pasqua, grand ami de Nicolas Sarkozy qui lui a succédé un temps à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine «les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites».

 

Il est coutume de dire que lorsqu’elle est aux responsabilités la droite diminue les prélèvements à la différence de la gauche qui, elle, les augmente. Or si l’on regarde attentivement les quarante dernières années on s’aperçoit qu’il n’en est rien. Au final, pour aussi étonnant que cela puisse paraître, la droite du Système se montre même plus fiscaliste que les socialo-communistes. Certes, lors des campagnes électorales, Chirac et Balladur hier, Sarkozy aujourd’hui, se veulent les champions de la baisse des prélèvements obligatoires et n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer le fiscalisme de la gauche dont en effet la philosophie repose sur la rédemption par l’impôt: prendre aux riches, ou prétendus tels, pour donner aux pauvres, ou supposés tels. A l’arrivée l’expérience prouve que ce sont toujours les classes moyennes et moyennes supérieures qui sont le plus imposées, les personnes les plus riches et les plus influentes usant de montages juridiques et financiers ingénieux et de diverses astuces (comme les paradis fiscaux et les sociétés civiles immobilières) pour échapper au matraquage.

 

Reste que, dès qu’ils sont au pouvoir, le RPRet l’UDFhier, l’UMP aujourd’hui, augmentent systématiquement les impôts et les cotisations. Giscard disait lui-même que le seuil où l’on passe d’une économie de liberté à une économie socialiste, c’est le taux de 40% de prélèvements obligatoires. Or c’est sous son septennat que cette barrière a été allègrement franchie et ses successeurs ont aggravé la situation. Les impôts ont également plus augmenté sous Chirac que sous Mitterrand et davantage dans les périodes de cohabitation où le RPR (Chirac puis Balladur) dirigeait le gouvernement.   […]

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 17:00

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Hollande: le candidat favori des media

 

Au lendemain du meeting de François Hollande au Bourget, dimanche, la presse écrite et les media audiovisuels ne tarissent pas d’éloges sur le candidat socialiste. Finies les accusations sur le flou de ses propositions, sur les couacs de son début de campagne, sur l’inconsistance du personnage soupçonné d’incarner «une gauche molle». Tout à coup l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste est paré de toutes les vertus. Il se serait présidentialisé. Ces dithyrambes sont ridicules car le discours du Bourget n’est qu’un banal catéchisme de propositions fiscalistes, immigrationnistes, européistes et homosexualistes.

 

Les mesures annoncées sont plus catastrophiques les unes que les autres. Hollande prévoit ainsi de multiplier par cinq les pénalités pour les communes de plus de 3500 habitants ne disposant pas de 20% de logements sociaux comme les y oblige la loi SRU. C’est toujours la même méthode : faire crouler sous les amendes ceux qui ne plient pas (Orban en Hongrie, les nationalistes en France, etc.) On voit très bien le but de la manœuvre: il s’agit d’imposer à des municipalités récalcitrantes d’accueillir en nombre des allogènes. Et si elles ne se soumettent pas, elles subiront des pénalités d’un montant insupportable. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une mesure tyrannique bridant la liberté des maires pour étendre à tout le territoire national, y compris aux campagnes jusque-là préservées, la France plurielle.

 

Dans le même ordre d’idées, l’ex-concubin de Ségolène Royal propose la création de 150000 emplois jeunes alors même que le déficit public pour 2011 est officiellement de 90,8milliards d’euros. Or, ces emplois aidés qui, d’après les socialistes, coûteraient 1,5milliard d’euros par an, seront créés en priorité dans les quartiers défavorisés, c’est-à-dire dans les banlieues allogènes en vertu du principe de la discrimination positive, c’est-à-dire de la préférence étrangère. «Là où il y a 40% de chômage des jeunes, c'est là qu'il faut mettre ces emplois» a déclaré Hollande qui s’est bien gardé de préciser que si de nombreux Jeunes des cités sont officiellement sans travail, c’est parce qu’ils se livrent à toute une série de trafics qui leur permet de vivre, souvent très confortablement, sans avoir besoin de se lever tôt le matin pour se rendre au bureau, à la boutique ou à l’atelier.

 

Par ailleurs, alors que nous croulons sous la dette (plus de 1700milliards d’euros) et les déficits, que la France a perdu son triple A, le candidat socialiste ne trouve rien de mieux que de proposer la création de 60000 postes supplémentaires dans l’Education nationale. Or l’expérience prouve que plus l’on injecte de l’argent dans ce secteur qui est de loin depuis vingt ans le premier budget de l’Etat, loin devant celui de la Défense, plus les résultats sont désastreux. Tant que l’on aura une approche purement quantitative des problèmes qui se posent à notre pays en général et à l’école en particulier sans s’interroger sur les causes du désastre, tout ira toujours plus mal.

 

De manière tout aussi irresponsable et démagogique, le député de Corrèze a déclaré au Bourget: «Il sera mis fin à la règle aveugle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite». Pour financer ces mesures très dispendieuses, les socialistes, conformément à leur habitude, envisagent d’accroître massivement les impôts des classes moyennes et supérieures (augmentation de l’impôt sur le revenu, élargissement de l’assiette de l’ISF, fusion à un haut niveau de la CSGet de l’IRPP) et, on l’a dit, de supprimer le quotient familial pour les foyers avec enfants jugés suffisamment riches dès lors qu’ils perçoivent en tout 4200euros mensuels. On aide les parasites, les paresseux et les allogènes et l’on spolie les Français qui font l’effort de travailler dur !

 

Si la famille traditionnelle est donc la mal aimée de la gauche, que les homosexuels militants se rassurent. Hollande s’est en effet engagé, tout en maintenant l’actuel Pacs aggravé par Sarkozy, à légaliser le mariage homosexuel et l’homoparentalité avec droit à l’adoption pour les invertis et à l’insémination artificielle. Par ailleurs, le président du conseil général de Corrèze a promis d’ouvrir le droit de vote aux étrangers aux élections locales, mesure qui, en cas de victoire des socialistes aux législatives de juin 2012, devrait être adoptée sans difficulté désormais puisque la gauche dispose de la majorité absolue au Sénat, et qui s’appliquera donc dès  les municipales de mars 2014.  […]

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 16:35

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Marine Le Pen aura-t-elle ses cinq cents signatures?

 

 

Depuis un quart de siècle une question agite la presse et le monde politique lors de chaque campagne présidentielle: le candidat du Front national disposera-t-il avant la date limite du dépôt des signatures au Conseil constitutionnel des précieux sésames? Lors des quatre dernières élections présidentielles Jean-Marie Le Pen avait eu le plus grand mal à les obtenir (il en avait déposé finalement 601 en 1988, 591 en 1995, 537 en 2002 et 554 en 2007) et la décision s’était faite dans les derniers jours, aux forceps. Lors de ses vœux à la presse, le 5 janvier, Marine Le Pen s’est montrée particulièrement alarmiste sur le sujet: «En ce début d’année 2012, je suis très loin du compte en ce qui concerne les parrainages de maires nécessaires. Si les choses continuent à ce rythme, je risque de ne pouvoir être candidate en avril prochain. Cette vérité, les Français doivent la connaître» a-t-elle déclaré. Rappelons qu’à ce stade il ne s’agit que de promesses, les parrainages proprement dits étant recueillis au moyen d’un imprimé officiel envoyé aux 47462 élus habilités à donner leur signature. Ces formulaires dûment remplis sont alors adressés aux “sages” du Palais-Royal entre le 23 février et le 16 mars 18 heures, soit directement par le “parrain”, soit par le candidat s’il préfère recueillir lui-même par sécurité les paraphes. Inquiet, le vice-président du Front national, Louis Aliot, a déclaré au Figaro que «si Marine Le Pen ne pouvait pas être candidate à l’Élysée, l’UMP le paierait très cher à la présidentielle et aux législatives». «Il y aurait un mouvement naturel parmi nos sympathisants pour sanctionner Nicolas Sarkozy, qui serait considéré comme responsable de l’impossibilité faite à Marine Le Pen de se présenter», assure le numéro deux du mouvement. 

 

Contrairement à ce qu’écrivent certains commentateurs qui analysent ces déclarations comme une manœuvre, un moyen habile de se victimiser et ainsi d’engranger aisément des soutiens supplémentaires, cette inquiétude de la direction du Front national n’est pas feinte. Les candidats ne bénéficiant pas d’un solide réseau d’élus locaux éprouvent tous de sérieuses difficultés à obtenir ces cinq cents sésames. Christine Boutin ne cesse de se plaindre de la réticence des édiles à signer en sa faveur, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan mais aussi le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste Philippe Poutou se heurtent au même problème. Du fait de l’intercommunalité, les maires se sentent de moins en moins libres, dépendent d’échelons supérieurs pour l’octroi de subventions et craignent de se mettre à dos beaucoup d’administrés mais surtout beaucoup d’élus locaux et nationaux influents en accordant leur signature à des candidats qualifiés de marginaux, d’extrémistes, de dangereux et qui sont de surcroît souvent accusés de diviser leur camp. N’oublions pas que la nouvelle carte des intercommunalités voulue par Nicolas Sarkozy se négocie actuellement dans chaque département sous l’égide du préfet. L’adhésion à une communauté de communes est désormais obligatoire pour toutes les communes jusqu’ici réfractaires. Un maire pourrait donc hésiter à accorder sa signature à un candidat à l’Élysée qu’il sait susciter l’hostilité des autres édiles de la communauté de communes avec qui il va devoir travailler chaque jour. D’autant plus que dans notre monde moderne, les gens sont de moins en moins courageux et ont des convictions de plus en plus évanescentes. Par conséquent il n’est pas étonnant que l’on ne trouve pas de maires en nombre suffisant pour parrainer des postulants hors du système UMPS. A part avoir des ennuis et des soucis de toute sorte, un maire n’a strictement rien à gagner à parrainer la candidate soutenue par le Front national.

 

En outre, le formulaire officiel qui sera adressé fin février aux élus n’emploie pas le mot de parrainage. Le terme officiel est celui de «présentation d’un candidat à l’élection présidentielle», formulation pour le moins ambiguë. À la lecture de cet imprimé, il est impossible de savoir si accorder sa signature revient ou non à partager les idées du candidat. Cette équivocité est certainement voulue et a également de quoi dissuader de nombreux édiles, peu désireux d’être soupçonnés de sympathie pour une candidate qualifiée d’extrême droite malgré tous les gages qu’elle donne. Ce qui se passe actuellement prouve d’ailleurs que faire des concessions à la pensée unique, envisager de se rendre en Israël, ne suffit pas à s’attirer les bonnes grâces des élus. La leçon mériterait assurément d’être retenue.


Le 22 décembre Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du Front national, s’est rendue au Conseil d’Etat afin d’y déposer un recours et une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) concernant les parrainages des élus pour la présidentielle, le FN jugeant le système actuel “anticonstitutionnel”. Le Front national conteste le fait que le nom des parrains soit rendu public. Il est vrai qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Jusqu’en 1976 il ne fallait que 100 signatures et le nom des parrains restait secret. A partir de 1976 on a élevé de 100 à 500 le nombre nécessaire de paraphes et l’on a décidé de rendre publique l’identité des signataires, officiellement afin d’empêcher les candidatures fantaisistes style Marcel Barbu. 

 

Si la publicité des noms présente de sérieux inconvénients car elle autorise évidemment toutes les pressions (des édiles ont en effet été insultés, leurs maisons taguées parce qu’ils avaient donné leur signature à Le Pen ou à Mégret, certains ont même dû démissionner, leur conseil municipal s’opposant vivement à leur initiative), l’anonymat ne nous semble pas une meilleure solution car qui ne voit qu’il permettrait aux principaux partis de multiplier les grandes manœuvres et les coups fourrés sans aucun risque qu’ils soient ébruités (des élus de droite favorisant ainsi des candidats dissidents de gauche et inversement, la droite aidant des candidatures d’extrême gauche, la gauche des candidatures d’extrême droite pour neutraliser le camp d’en face, etc.)? Le remède serait selon nous pire que le mal. Si l’on raisonne dans le cadre du système actuel (mais nous croyons pour notre part qu’il n’est ni réformable ni amendable et que rien de bon ne peut venir de la démocratie et de l’électoralisme), seule la proportionnelle intégrale à toutes les élections résoudrait le problème. Si tous les députés, tous les sénateurs, tous les conseillers généraux et régionaux étaient élus selon ce mode de scrutin très équitable, le FN n’aurait évidemment aucun mal à obtenir ses 500 paraphes. Il n’y aurait même pas besoin de changer la loi. Mais évidemment le Système se gardera bien de prendre une telle initiative. Au contraire, puisque la réforme territoriale de Sarkozy qui s’appliquera en principe dès 2014 prévoit l’élection de tous les conseillers territoriaux au scrutin majoritaire uninominal à deux tours, façon certaine de laminer le FNet d’imposer le bipartisme ou, à tout le moins, la bipolarisation. Ce qui soit dit en passant rendra encore plus difficile dans cinq ans pour le candidat frontiste la collecte des précieux paraphes.

 

Cela dit, pour être tout à fait honnête, si le Système ne recule logiquement devant aucune astuce pour gêner ses adversaires, fussent-ils très modérés, le FN a lui aussi ses responsabilités dans la situation actuelle. En effet depuis trente ans il n’a quasiment rien fait pour s’implanter dans la durée sur le plan local, perdant de surcroît toutes les municipalités qu’il avait conquises, se fâchant inutilement avec des élus implantés comme Jacques et Marie-Claude Bompard, maires respectifs d’Orange et de Bollène, se séparant d’un Fernand Le Rachinel, d’un Pierre Jaboulet-Vercherre qui apportaient chacun, grâce à leur réseau, des dizaines de signatures en Normandie et en Bourgogne, se dispensant du savoir-faire technique d’un Carl Lang qui, par deux fois, en 1995 et en 2002, a sauvé une situation désespérée. […]

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 16:53

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Sarkozy plus que jamais candidat

 

 

C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes. Le 6 janvier Nicolas Sarkozy se rend à Domrémy pour le six-centième anniversaire de sainte Jeanne d’Arc. A trois mois et demi de la présidentielle le geste est éminemment électoraliste; il s’agit de séduire les nationaux et nationalistes qui vénèrent la sainte de la Patrie, celle qui en son temps résista aux envahisseurs. Déjà, lors de la campagne de 2007, il avait  visité le mont Saint-Michel, imitant ainsi la démarche de Jean-Marie Le Pen qui y était allé vingt ans plus tôt dans le cadre de la présidentielle de 1988. Sans doute doit-on cette idée à Patrick Buisson qui fut longtemps un proche du fondateur du Front national, eut un rôle important à Minute et participa au premier album Le Pen à la gloire du Menhir. On peut donc compter sur le chef de l’Etat pour droitiser son discours d’ici le premier tour du scrutin. N’a-t-il pas déjà exprimé devant des maires de la majorité reçus récemment à l’Elysée son opposition soudaine au droit de vote des étrangers aux élections locales? L’objectif est toujours le même: il s’agit de siphonner dès le premier tour l’électorat de la droite nationale et populiste.

 

Cela dit, l’exercice est beaucoup plus délicat aujourd’hui qu’il y a cinq ans. Pendant la campagne présidentielle de 2007, bien qu’il fût ministre pendant quasiment tout le second mandat de Jacques Chirac, il réussit à se grimer en homme neuf susceptible d’apporter un vrai changement. Il avait su trouver les codes, les formules à même de séduire et de tromper une grande partie de l’électorat frontiste. En 2012, la tâche est beaucoup plus difficile car il est cette fois en première ligne. Chacun peut d’ailleurs se rendre compte que, sous le quinquennat sarkozien, la délinquance et le crime n’ont pas été jugulés, que les prélèvements obligatoires n’ont pas diminué et que le nombre d’allogènes ne s’est nullement réduit, bien au contraire. En décembre, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant feignait de se lamenter que chaque année 200000 nouveaux immigrés légaux s’installassent en France, soit, ajoutait-il, l’équivalent d’une ville comme Rennes. C’est donc cela la politique ferme en matière de flux migratoires de l’ex-maire de Neuilly! Devant les protestations de la gauche à la suite de ces déclarations, Guéant avait précisé le plus sérieusement du monde qu’il souhaitait réduire l’arrivée annuelle d’immigrés légaux de 200000 à 180000. Peut-on davantage se moquer du peuple français (ou de ce qu’il en reste)?

 

Conscient que la relative et temporaire radicalisation de son discours ne suffirait sans doute pas pour qu’il décroche à nouveau la timbale, le président de la République, critiqué pour son image d’homme nerveux, instable et virevoltant (Le Pen parlait d’écureuil s’agitant dans sa cage), a décidé de dramatiser la situation au cours de ses traditionnels vœux télévisés de la Saint-Sylvestre. Le visage grave, Nicolas Sarkozy, debout devant un grand drapeau français (l’emblème européiste aux douze étoiles était particulièrement discret cette année, une novation qui là non plus ne doit certainement rien au hasard), a évoqué tour à tour une économie mondiale «au bord de l’effondrement» depuis la faillite de banques new-yorkaises en septembre 2008 aux Etats-Unis, une «crise inouïe, la plus grave sans doute depuis la Seconde Guerre mondiale», des «circonstances exceptionnelles », le «destin de la France» qui peut «une fois encore basculer». Un discours aux accents gaulliens voire churchilliens soigneusement choisis pour convaincre les Français de le reconduire à la tête de l’Etat. Il devrait d’ailleurs annoncer sa candidature fin février ou début mars, la limite du dépôt des précieux paraphes au Conseil constitutionnel étant fixée au 16 mars. […]

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