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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 16:53

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Revue soeur de RIVAROL, Ecrits de Paris est disponible uniquement sur abonnement. Pour plus d'informations, consultez la page de la revue sur le site de RIVAROL.

 

Le billet de la semaine revient sur l'histoire de la revue:

 

Ecrits de Paris souffle

ses soixante- cinq bougies !

 

 

Une fois n’est pas coutume nous publions in extenso cet article écrit par Jérôme Bourbon pour Ecrits de Paris de janvier 2012 à l’occasion du soixante-cinquième anniversaire de notre revue mensuelle dont nos plus jeunes lecteurs ne connaissent pas forcément la longue histoire.

 

Bien peu de publications peuvent de nos jours se vanter d’avoir soufflé soixante-cinq bougies. Il n’est que de voir la toute récente disparition, cette fois définitive, du quotidien, pourtant grand public, France-Soir, malgré les tentatives de redressement, toutes infructueuses, et plusieurs procédures de rachat. Le journal n’existera désormais que sur Internet, la version papier est abandonnée. Et pourtant, début janvier 2012, l’air de rien, notre modeste mensuel Ecrits de Paris fêtera ses soixante-cinq printemps. Depuis six décennies et demie, et cela sans aucune interruption, cette revue a imperturbablement gardé son format, sa présentation quelque peu austère, reconnaissable à ses couleurs à dominante verte et sa ligne politique de droite nationale. Conformément à la devise de la ville de Paris qui a longtemps illustré sa couverture en forme de voilier, notre revue fluctuat nec mergitur.

En fait, ce périodique est même plus ancien car, avant de prendre le nom d’Ecrits de Paris en janvier 1947, il s’appela d’abord Perspectives en octobre 1944 puis Questions actuelles à partir de novembre 1944. On mesure la performance d’éditer une revue d’orientation nationale à Paris à l’automne 1944 en pleine épuration gaullo-communiste ! La profession de foi que l’on peut lire en tête de Perspectives est éclairante sur l’ambition des rédacteurs : 

 

SOUS L’EGIDE DE DESCARTES ET DE MONTAIGNE

 

« Le bon sens, au temps de Descartes, passait pour la chose du monde la mieux partagée. Si le philosophe tourangeau revenait en son pays, il ne s’y reconnaîtrait plus. Depuis bien plus de quatre ans, les propagandes se sont déchaînées sur notre peuple et s’efforcent d’enserrer son âme du berceau jusqu’à la tombe. Quelle place reste-t-il dans ce déploiement de slogans et de mots d’ordre, pour le retour sur soi-même et la pensée personnelle ? 

« Les auteurs de ces pages ne sont au service d’aucune propagande. 

Ils ne prétendent pas apporter des idées nouvelles, leur seule ambition (...) est au contraire de remettre au jour quelques-unes de ces vérités premières, de ces bonnes vieilles vérités qui se cachent au plus profond de je ne sais quel puits, d’un puits que les passions voudraient bien murer à jamais. Ils se flattent d’obtenir l’adhésion du lecteur non prévenu. S’ils échouent dans cette tâche, ils souhaitent au moins qu’on ne leur dénie pas cette vertu de bonne foi, revendiquée par Montaigne. Ainsi, cette modeste brochure se trouve placée sous le signe des deux grands philosophes français, celui du doute prudent et celui des immuables certitudes. »


Soixante-sept ans plus tard, ces quelques considérations n’ont nullement vieilli, le totalitarisme irrespirable dans lequel nous nous enfonçons n’ayant rien à envier à la période 1944-1946.

 

UNE CONSTANTE : RECONCILIATION DES FRANÇAIS, UNION DES NATIONAUX

 

Le 6 décembre 1944 fut fondé le Centre d’études économiques et sociales (C.E.E.S.) présidé par Georges Delavenne. Vu les rigueurs de la Libération, période noire où la presse était sous le régime de l’autorisation préalable et où tous les journaux ayant paru sous l’occupation allemande avaient été immédiatement interdits tandis que leurs biens étaient saisis, la revue se présente initialement sous la forme du bulletin intérieur d’une association type loi 1901 et qui contient une série d’études sérieuses et pondérées, mais où l’on remarque déjà une grande indépendance d’esprit malgré des prudences d’expression qu’explique largement le climat de l’époque. 


Ces études sont destinées aux membres donateurs, sociétaires et souscripteurs du C.E.E.S. et le bulletin n’est donc pas en vente, ce qui eût été de toute façon inimaginable compte tenu de la liberté de ton et d’analyse de rédacteurs somme toute assez peu respectueux des nouveaux dirigeants autoproclamés de la nation et qui le paieront cher : l’ancien chartiste Pierre Morel, à l’origine de la première brochure Perspectives, est emprisonné deux ans durant sans jamais avoir été interrogé par un juge d’instruction. Quant à René Malliavin, le fondateur de Questions actuelles puis d’Ecrits de Paris, il connaît les joies de l’internement administratif pendant plusieurs mois en 1945 et écrit d’ailleurs quelques éditoriaux de sa prison. 


Outre la publication de brochures, le C.E.E.S. œuvre sur le terrain politique à l’union des nationaux et indépendants. Dans le numéro 11 de Questions actuelles, l’on peut ainsi lire le bref compte rendu d’une réunion tenue le 11 juillet 1945 et où Frédéric Dupont, qui allait être l’inamovible député du VIIe arrondissement de Paris (y compris sous les couleurs du Front national, de 1986 à 1988), insistait (déjà !) sur la nécessité de l’union des partis nationaux face aux communistes, aux gaullistes et aux démocrates-chrétiens. 


De ces premières tentatives de rassemblement dans l’immédiat après-guerre jusqu’au soutien au projet d’union patriotique entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret soixante ans plus tard, projet hélas avorté car il ne dura que le temps d’une photo sur le perron de Montretout, on peut dire que notre revue a toujours gardé le même objectif : éviter les guerres fratricides face à des ennemis aussi puissants que nombreux et retors, dès lors que l’on était d’accord sur quelques idées et thématiques nationales fondamentales et que l’on refusait toute allégeance au Système.

 

LA LUTTE CONTRE LE RESISTANCIALISME GAULLO-COMMUNISTE

 

De sa sortie de prison fin 1945 jusqu’à sa mort en septembre 1970, René Malliavin, né en 1896, qui signe ses éditoriaux sous le pseudonyme de Michel Dacier, est l’âme d’Ecrits de Paris, son brillant et affûté éditorialiste ainsi que son principal rédacteur. Il sera aussi le fondateur en 1951 et le directeur dix-neuf ans durant de RIVAROL. En janvier 1947, le Centre d’études économiques et sociales (C.E.E.S.) cède la place à la Société parisienne d’Editions et de Publications (S.P.E.P.) dont la gérance est confiée successivement au grand mathématicien et membre de l’Académie des sciences Paul Malliavin (11 septembre 1925 - 3 juin 2010), son fils, alors âgé de 21 ans, puis, cinq ans plus tard, à l’épouse de René, Madeleine Malliavin qui le dirige jusqu’à sa mort en 1989. En janvier 1947, il y a tout juste soixante-cinq ans, Questions actuelles prend le nom d’Ecrits de Paris. La Société parisienne d’Editions et de Publications (SPEP) durera de début janvier 1947 jusqu’au 30 septembre 2005, date de sa fusion avec les Editions des Tuileries, la société à responsabilité limitée (SARL) qui édite RIVAROL, l’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne. 


Le premier combat historique de la revue Ecrits de Paris, c’est la lutte contre l’épuration et la guerre civile qui ravagent la France. Dès l’automne 1944, les rédacteurs de Questions actuelles n’avaient de cesse d’appeler au rétablissement de l’ordre et d’œuvrer au grand dessein de réconciliation des Français. Ainsi Fernand Payen, ancien bâtonnier du barreau de Paris, et président de l’Association nationale des avocats de France, adresse, à l’orée de 1945, un vibrant appel à De Gaulle, alors chef du gouvernement provisoire : « En tout pays, l’un des premiers mots du Chef nouveau est toujours le mot d’amnistie, de pardon… Ce mot-là, cet habile et noble mot-là, prononcez-le, Général. (...) Ainsi, vraiment, en réconciliant les Français, vous aurez sauvé la France. »


Las, cette respectueuse supplication ne fut nullement entendue par celui qui s’affirmait déjà comme le plus grand commun diviseur des Français. Aussi notre revue s’orienta-t-elle progressivement vers un antigaullisme de plus en plus prononcé, au fur et à mesure que se confirmèrent le sectarisme et la soif inextinguible de vengeance de l’homme de la B.B.C. Œuvrer à la réconciliation de nos compatriotes, c’est forcément dénoncer les factions criminelles qui se sont emparées du pays et qui se laissent aller à une épuration sauvage et sanglante. Aussi Michel Dacier, Emmanuel Beau de Loménie multiplient les articles pour dénoncer le “résistancialisme”, titre du premier éditorial de Dacier dans Ecrits de Paris en janvier 1947. Leur principale cible, c’est évidemment le Parti communiste qui est en pointe dans les exécutions sauvages et qui procède au noyautage du pays. 


L’anticommunisme est une constante de la revue qui dénonce inlassablement les méfaits du bolchevisme en métropole comme dans les colonies. Mais notre mensuel ferraille également contre le tripartisme (MRP, communistes, gaullistes) et appelle avec succès à voter non à la Constitution de la IVe République le 5 mai 1946. Autre réussite de notre revue, le vote par le Parlement des lois d’amnistie en 1951 et en 1953 qui permettent enfin à de nombreux détenus politiques de recouvrer la liberté, dont Lucien Rebatet libéré en 1952 et Pierre-Antoine Cousteau  en 1954.

 

LA DEFENSE ACHARNEE DE L’EMPIRE COLONIAL

 

Mais la IVe se met à peine en place avec les tickets de rationnement et la nécessité de reconstruire un pays et une économie exsangues que déjà notre empire colonial est menacé, d’abord en Indochine puis en Afrique. Ecrits de Paris se fait dès le départ l’ardent défenseur du maintien d’une présence française sur les cinq continents. Pour la plupart hommes de la IIIe République, élevés dans le culte de la patrie dont les taches roses sur la mappemonde indiquaient la présence du drapeau français sur tous les océans, les collaborateurs de la revue sont conscients qu’un renoncement de la France serait perçu comme une abdication de l’Occident blanc et chrétien et qu’il accélérerait le déclin de notre nation. Face aux deux superpuissances américaine et soviétique, le devoir pour la France et pour l’Europe est de maintenir, autant qu’il est possible, leurs possessions ultra-marines. 


On le sait, ce combat ne sera pas couronné de succès mais c’est l’honneur de nos devanciers d’avoir tout tenté pour empêcher ou freiner cette liquidation. Que Michel Dacier pressentait fort lucidement dès la Libération. Du traitement ignominieux réservé à l’amiral Decoux, gouverneur français en Indochine et fidèle pendant la guerre au gouvernement légal du maréchal Pétain, il déduisait que les peuples indigènes voyant les colonisateurs ainsi se déchirer ne respecteraient plus leurs maîtres et seraient tentés de s’en affranchir. C’est exactement ce qui se produisit. 


D’une façon encore plus profonde, il est certain, expliquent alors les collaborateurs de Questions actuelles puis d’Ecrits de Paris, que l’insoumission, le viol systématique des règles, l’affranchissement du respect traditionnel envers le pouvoir établi qui furent des constantes de la Résistance et du maquis rendent plus difficiles non seulement le combat pour le maintien des colonies dans le giron tricolore mais même le retour à la concorde civile, à la morale traditionnelle et aux vertus de discipline.


La guerre d’Algérie et la trahison de De Gaulle— éreinté dans nos colonnes et dont Jacques Isorni, le courageux avocat du maréchal Pétain, avait prédit dès son retour aux affaires qu’il n’y avait rien à attendre de lui — ouvrent la voie à une deuxième épuration. Comme en 1944-46, la revue appelle à l’amnistie. Avec hélas aussi peu de succès qu’à la Libération : à preuve l’exécution le 11 mars 1963 de Bastien-Thiry qui, quelques mois avant l’attentat du Petit-Clamart, avait publié dans Ecrits de Paris un implacable réquisitoire— non signé— contre le fossoyeur de l’Algérie française. 

 

LE COMBAT CONTRE L’IMMIGRATION SAUVAGE

 

Avec la fin des guerres coloniales s’ouvre une nouvelle ère. Celle du naufrage de notre civilisation que précipite la crise de l’Eglise avec Vatican II et qu’accélère le gaullisme. Les onze ans de règne du fondateur de la Ve sont l’objet d’une critique acérée de Michel Dacier, de Jacques Isorni, de Lucien Rebatet, de Pierre Dominique, rédacteur de novembre 1951 à sa mort en novembre 1973, premier président de l’association des Amis de RIVAROL et second directeur, de septembre 1970 à novembre 1973 de l’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne, de Jean Pleyber, de Maurice Gaït. Le gaullisme n’est pas seulement condamnable pour avoir été un ferment de guerre civile, tant de 1940 à 1946 que pendant le conflit algérien, mais aussi pour avoir redonné une grande influence dans le champ politique et sociétal aux juifs et aux francs-maçons, pour avoir participé à la marxisation de la société, de l’enseignement, des milieux culturels, syndicaux et médiatiques, pour avoir favorisé une immigration de masse extra-européenne inassimilable dès le début des années 1960, pour avoir pris les premières mesures de destruction de la famille (diminution des allocations familiales, légalisation de la pilule contraceptive avec la loi du très gaulliste et communautaire Lucien Neuwirth), pour avoir  détruit l’école catholique avec l’obligation imposée par Michel Debré dès 1959 à l’enseignement libre d’être sous contrat avec l’Etat, c’est-à-dire dans les faits de lui être complètement soumis au niveau du programme, du recrutement, des grandes orientations pédagogiques, etc.


Ecrits de Paris soutient tout naturellement en décembre 1965 la candidature présidentielle de notre avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour (auquel on doit un unique article en 1961) et  appelle avec succès à voter non au référendum de De Gaulle sur la régionalisation en 1969. Puis, tout en œuvrant à une Europe respectueuse des nations (d’où le combat pour le non à Maastricht en 1992 et à la Constitution européenne en 2005) et à la réconciliation avec l’Allemagne qui fut l’une des grandes préoccupations de René Malliavin, la revue se lance dans le combat pour la défense de l’identité française et contre l’immigration massive. C’est le soutien, critique mais réel, apporté au combat du Front national et de Jean-Marie Le Pen dont Ecrits de Paris appuie les candidatures présidentielles successives, de 1974 à 2007 inclusivement. 


Avec les années, comme il est normal, les collaborateurs se renouvellent : après la famille Malliavin, c’est Renée Versais-Anthon, née le 23 novembre 1916, qui, à partir de 1989, préside aux destinées de la revue. Camille Galic, née le 7 décembre 1940, lui succède en avril 2007 et ce, jusqu’en décembre 2010 où votre serviteur — qui a rédigé pour cette revue plus d’une centaine d’articles et d’éditoriaux depuis 1999 — prend sa suite. A partir de 1972, Camille Galic, Claude Lorne avec ses « Tableaux de ce temps » (1974-1983) signent de nombreux papiers dans un mensuel qui est, rappelons-le, le doyen des organes de la droite nationale et radicale en France. 

 

DE PRESTIGIEUSES COLLABORATIONS

 

Mais Ecrits de Paris, sis historiquement rue de Rivoli, puis rue Saint-Honoré, puis passage des Marais — avec sa mythique imprimerie gutenbergeoise que l’on peut voir furtivement dans Le Dernier métro (1980) de François Truffaut —, enfin aujourd’hui rue d’Hauteville, ce n’est pas seulement le combat politique, c’est aussi un combat culturel. Le grand critique belge Robert Poulet s’en occupe avec toute son autorité trente ans durant, de juillet 1958 à sa mort en 1989. Lucien Rebatet-François Vinneuil y règne sur la musique, Claude Elsen (qui fit connaître en France Robert Ardrey et Konrad Lorenz) sur les lettres étrangères. L’écrivain Pierre Gripari y assure la critique dramatique de mars 1978 à sa mort en décembre 1990. Quant à notre ami Patrick Laurent, il y tient une très dense critique cinématographique depuis 1984 et, dans la rubrique littéraire, feu Georges Laffly et Marcel Signac ont longtemps apporté leurs compétences. Philippe Baillet et Scipion de Salm prennent depuis peu leur suite dans les domaines littéraire et historique.


Par ailleurs, tout au long de sa longue existence, Ecrits de Paris a reçu les contributions de prestigieuses personnalités, d’officiers, Jacques Dinfraville (le général d’Esneval à la ville), des généraux Barré, Perré, Le Corbeiller et Paul Vanuxem, du capitaine Pierre Sergent, de l’académicien Henry Bordeaux, du journaliste et écrivain Pierre-Antoine Cousteau prématurément disparu en décembre 1958 d’un cancer foudroyant, de Jean-Louis Lagor, alias Jean Madiran, de l’économiste Maurice Allais, de Me Jean-Yves Jaffré, avocat de Pierre Laval, des écrivains Saint-Loup, Saint-Paulien, Louis Rougier, André Thérive, Willy de Spens, Henri Massis et de beaucoup d’autres. Que nos lecteurs nous pardonnent si nous n’avons pas la place de citer ici tous les collaborateurs, ô combien nombreux et talentueux et qui hélas sont aujourd’hui pour la plupart décédés, de notre mensuel au cours de ses soixante-cinq ans d’existence. 

 

L’AVENIR D’ECRITS DE PARIS EST ENTRE VOS MAINS !

 

Même si la police de la pensée (contre laquelle la revue n’a cessé de lutter, s’opposant énergiquement aux lois Pleven et Gayssot, aux législations Lellouche et Perben) a raréfié la collaboration de personnalités éminentes, et même si le recul généralisé de la lecture et la disparition chez beaucoup de nos contemporains de convictions fortes rendent notre tâche délicate, nous nous essayons, avec nos modestes moyens, de maintenir le cap. Celui de la fidélité à la ligne originelle fondée sur le rassemblement de tous les Français qui refusent les mensonges et qui aspirent à sauver ce qui peut l’être dans le plus grand bouleversement civilisationnel qu’il nous ait été donné de connaître depuis des millénaires. 


Mais, aujourd’hui comme hier, il dépend de vous, amis lecteurs, que l’aventure continue. Notre revue est le complément mensuel et naturel de RIVAROL. Du fait de sa périodicité, elle offre à la fois un plus grand recul par rapport à l’actualité immédiate et permet la rédaction d’études historiques, philosophiques, politiques ou littéraires plus développées, davantage approfondies. Il serait donc infiniment regrettable que notre périodique disparaisse d’autant plus que cela réjouirait évidemment nos ennemis. L’avenir d’Ecrits de Paris qui en est ce mois-ci à son 749e numéro et qui entre dans sa soixante-sixième année est plus que jamais entre vos mains. 

 

Jérôme Bourbon.

 


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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 17:13

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 LE PS et l’UMP dans la tourmente

 

Rien ne va plus au Parti socialiste. Qu’il semble loin désormais l’époque triomphale des primaires où François Hollande était adoubé par le peuple de gauche et caracolait en tête des intentions de vote, avec près de 40% dès le premier tour du scrutin présidentiel! Les éléphanteaux ne cessent de se chamailler et cela fait désordre, surtout après les tensions apparues à l’occasion de l’accord conclu dans la douleur avec Europe-Ecologie. Deux anciens dirigeants de SOS-Racisme se déchirent avec une rare violence. Malek Boutih, ancien président de l’association dite antiraciste, a officiellement saisi la direction du parti afin de demander la suspension de son (ex?) ami député de l’Essonne pour “fraude” et “tricherie”. Nous savions que Julien Dray était un amateur de belles montres, qu’il fut soupçonné de confondre le budget de SOS-Racisme et le sien, voilà qu’il est accusé désormais par son disciple d’avoir «rajouté près de 60 noms de faux électeurs au fichier national des adhérents dans les sections de Morsang-sur-Orge et Grigny. Parmi ces militants, il y a de la famille, des amis et des salariés de Julien Dray». 

 

Il est révolu le temps où Malek Boutih avait cofondé à Grigny la Maison des potes avec son ancien mentor Juju. Désireux d’être le candidat du PS dans la 10e circonscription de l’Essonne (Grigny — Sainte-Geneviève), celle de Dray, mais qui avait été “gelée” à cause de ses soucis judiciaires, Boutih ne supporte pas que son ex-copain fasse tout pour être à nouveau investi par la rue de Solferino et a décidé d’utiliser la méthode forte. Pas très joli, joli pour des “potes” donneurs de leçon à la terre entière et singulièrement aux Français de souche accusés de n’être pas assez accueillants et généreux avec les immigrés qui sont chez eux chez nous. Dray, qui est animateur de la campagne présidentielle de François Hollande, est lui aussi peu amène envers son ex-protégé: «Malek Boutih est en perdition. Je suis triste de le voir réduit à cela, mais je ne le laisserai pas entraîner les militants de la 10e circonscription dans sa chute» s’est défendu le cofondateur de SOS-Racisme qui naturellement comme toujours n’a «évidemment rien à se reprocher». Pour être sûr de faire le maximum de dégâts, outre sa lettre à Martine Aubry, Boutih s’est fendu d’une missive sanglante de deux pages envoyée aux militants socialistes de la circonscription dans laquelle il écrit «Julien a changé» (tu parles!) et où il évoque ouvertement les soupçons de circuits financiers opaques entre SOS-Racisme, le syndicat lycéen Fidl et Dray, dossier qui curieusement n’avait valu à l’intéressé qu’un rappel à la loi en 2009. Dans cette lettre au vitriol Boutih assure avoir «eu accès au fichier officiel des militants électeurs des cinq sections de notre circonscription». Un dirigeant socialiste confiait, vachard, au Parisien: «Malek Boutih n’a pas le droit à ce genre d’accès, ce qui signifie qu’il y a vol de fichiers protégés par la Cnil. C’est très grave et ça pourrait vite se retourner contre lui.»

 

Au conflit violent entre deux dirigeants de SOS-Racisme s’ajoute la guerre ouverte entre l’ancien ministre Jack Lang et le bouillant Arnaud Montebourg. Dans un courrier du 21novembre à Martine Aubry, le chantre de la démondialisation, déjà en première ligne pour dénoncer le système Guérini dans les Bouches-du-Rhône, a alerté la première secrétaire sur «un système de corruption» qui aurait bénéficié à des élus du parti dans le Pas-de-Calais, dont le député-maire de Liévin Jean-Pierre Kucheida, accusé d’être au centre d’un système de financement occulte du PS départemental et d’emplois fictifs. Et au détour d’une phrase, il écrivait: ce «système de corruption[…] dont la présence de Jack Lang dans ce département n’est qu’un des tristes symptômes». Aussitôt Lang, offensé, chargeait son avocat de porter plainte pour diffamation contre Montebourg tandis que Martine Aubry apportait son soutien à l’ancien ministre en flétrissant “l’ego” du député de Saône-et-Loire. Dans le Journal du dimanche du 11décembre, Lang tirait à boulets rouges sur l’étoile montante du PS: «Qu’un homme de loi, il paraît que M. Montebourg est avocat, ne respecte pas la dignité et l’honneur d’un serviteur de sa ville est consternant. Le talent n’autorise pas à calomnier. La ligne jaune a été franchie, ça suffit. » Le PS n’avait nul besoin de ses bisbilles alors qu’éclate après l’affaire Guérini, le Cercle Wagram à Sarcelles et le Carlton de Lille un nouveau scandale touchant de plein fouet la fédération socialiste du Pas-de-Calais. François Hollande qui fut premier secrétaire onze ans durant, de 1997 à 2008, aura du mal à convaincre qu’il n’était au courant de rien et que sa responsabilité n’est nullement engagée alors même que les fédérations des Bouches-du-Rhône et du Pas-de-Calais figurent parmi les plus importantes du parti. […]

 

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 18:15

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Agence de notation, Karachi : Sarkozy dans la mire

 

Le ciel est gris pour le président de la République. Nicolas Sarkozy, qui a fait de la note AAA de la France la marque de sa politique économique, se retrouve dans une situation délicate après les menaces de rétrogradation de l’agence Standard and Poor’s (S&P). En effet, quelques heures à peine après le mini-sommet franco-allemand du 5 décembre, au cours duquel le chef de l’Etat français et la chancelière allemande Angela Merkel ont scellé un compromis pour imposer à l’Union européenne une rigueur budgétaire accrue  et concocté un nouveau traité européiste (encore un !), l’agence de notation américaine annonçait le placement de 15 des 17 membres de la zone euro sous «surveillance négative» dont la France et l’Allemagne. Particulièrement visés: les six pays bénéficiant de la note maximale AAA, y compris nos voisins d’outre-Rhin à l’économie pourtant florissante. A l’intérieur de ce groupe, et c’est là où le bât blesse, la France est le seul pays à être menacé de perdre deux crans (contre un seul pour les autres). S&P a justifié sa sévérité envers notre pays à la fois par la situation des banques françaises qui sont actuellement les plus grandes détentrices sur le Vieux Continent de dettes souveraines de pays européens, par une prévision de croissance extrêmement modeste en 2012 (0,5%, selon l’OCDE, quand Bercy table bien imprudemment sur 1%) et par les prévisibles répercussions sur son économie des «problèmes politiques, financiers et monétaires au sein de la zone euro ». Merkel et Sarkozy veulent convaincre leurs partenaires européens, lors du sommet des 8 et 9décembre à Bruxelles, d’adopter leur accord qui comprend une règle d’or budgétaire et des «sanctions automatiques» pour les élèves indisciplinés. Mais le couple franco-allemand est-il encore crédible ?

 

A moins de cinq mois de l’élection présidentielle, cette menace de l’agence de notation américaine — dont il est choquant qu’elle s’arroge un pouvoir aussi exorbitant et arbitraire — est en tout cas une très mauvaise nouvelle pour le président sortant qui jusque-là remontait dans les sondages. Or, pour tenter de garder le triple A, Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon risquent d’être contraints d’annoncer un troisième plan de rigueur, après les deux précédents, datés des 24 août et 7 novembre derniers, respectivement de 11 et 7 milliards d’euros. De nouvelles mesures d’austérité seraient du plus mauvais effet alors que le président s’apprête à entrer en campagne.

 

C’est dans ce contexte très dégradé que l’on apprend de nouvelles révélations sur l’affaire Karachi. Dans un entretien au Parisien du 1er décembre, Jacques Robert, membre du Conseil constitutionnel de 1989 à 1998, révèle que les neuf “sages” du Palais-Royal, à la demande de leur président de l’époque, le socialiste Roland Dumas, ont validé en 1995 les comptes de campagne de Jacques Chirac et d’Edouard Balladur — dont Nicolas Sarkozy était alors le ministre du Budget et le porte-parole — alors qu’ils savaient pertinemment qu’ils étaient faux. 

 

«Comme tous les dossiers électoraux, celui d’Edouard Balladur a été examiné par trois conseillers rapporteurs détachés auprès de nous par la Cour des comptes et le Conseil d’Etat. Leur rapport, présenté en séance plénière, était sans équivoque: les comptes du candidat Balladur accusaient dix millions de francs de recettes d’origine inconnue. Ils étaient donc irréguliers. (Ces experts) ont écrit à trois reprises, par lettre recommandée, mais Edouard Balladur ne leur a jamais répondu. L’explication selon laquelle ces dix millions provenaient de la vente de tee-shirts, esquissée par son trésorier, ne tenait pas la route. C’était une somme énorme. On s’est tous dit que Balladur se fichaient de nous. Les comptes de Jacques Chirac n’étaient pas corrects non plus. Mais les irrégularités n’avaient pas une telle ampleur.[…] Juste avant le vote Roland Dumas a passé une heure à l’Elysée avec Jacques Chirac. Sans doute lui a-t-il dit que la situation était délicate et qu’il avait dû manœuvrer pour faire régulariser les comptes. Mon impression, c’est que Roland Dumas, Jacques Chirac et Edouard Balladur se tenaient à l’époque par la barbichette. Et que nous avons servi de caution à une belle entourloupe.»

 

Ces révélations fracassantes intéresseront sûrement le juge Van Ruymbeke dont les investigations sur les circuits de financement occulte liés aux contrats d’armement se heurtent régulièrement au secret-défense. Or, dans ce dossier, il y a mort d’hommes. Le 8 mai 2002, un attentat contre les techniciens de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi fait 14 morts dont 11 salariés français. Une vengeance après que Chirac eut ordonné l’arrêt de versement de commissions en marge de contrats d’armement avec le Pakistan car le Corrézien était convaincu que la campagne de Balladur avait été alimentée par des rétrocommissions à hauteur de dix millions de francs. […]

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 18:17

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Le PS otage des Khmers Verts

 

L’accord sur le nucléaire signé ces jours-ci entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-les Verts (EELV) donne une idée assez affolante de ce que serait une présidence Hollande. Alors que parmi les différents candidats aux primaires socialistes, l’ex-concubin de Ségolène Royal était le plus réservé sur une sortie du nucléaire, il s’est soumis en grande partie aux exigences les plus irresponsables et économiquement les plus suicidaires des écolo-gauchistes que Lionel Jospin lui-même traitait de “zozos”.   L’épisode n’est pas sans intérêt  car il montre que, pour tordre le cou à sa réputation d’homme mou et pondéré et satisfaire, au moins partiellement, ses alliés sur sa gauche, le ci-devant premier secrétaire du parti à la rose est décidé à aller très loin. Naturellement, aux yeux des Khmers Verts, le prétendant socialiste à la magistrature suprême n’en fera jamais assez. Le 23novembre, sur RTL, Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie-les Verts au scrutin d’avril 2012, a ainsi refusé de dire si elle appellerait à voter pour Hollande au second tour de la présidentielle, expliquant: «Pour moi, la sortie du nucléaire est une vraie question, c’est une question morale, industrielle aussi». Et Joly d’ajouter que l’accord avec le PS «ne la fait pas rêver». Une position intransigeante qui suscite des remous au sein même du parti écolo-gauchiste: à la direction d’EELV, «tout le monde est énervé, elle n’a pas un mot pour positiver» l’accord soutenu par la secrétaire nationale Cécile Duflot et entériné à 74% par le Conseil fédéral, dénonce sur TF1 News un dirigeant du parti tandis qu’un autre attaque bille en tête l’ex-juge: «Eva Joly dit en gros: à elle les valeurs, aux autres la tambouille. Elle cède à une dérive solitaire, investie d’une mission de pureté et reste sur le bord du chemin en se bouchant le nez.»

 

Quel que soit le jugement que l’on porte sur le nucléaire, les deux mesures phares de l’accord entre le PS et les Verts— le passage de 75 à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité en France d’ici à 2030, et l’arrêt de 24 centrales sur les 58 que compte le pays d’ici à 2025— sont financièrement désastreuses au moment même où notre pays connaît une croissance quasiment nulle et se voit plombé par une dette et des déficits abyssaux. […]

 

RIVAROL, jeromebourbon@yahoo.fr

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 18:54

 

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Ombres et lumières de Silvio Berlusconi

 

 

A la grande joie de la presse européenne, et même mondiale, Silvio Berlusconi a enfin chuté. L’ex-président du Conseil italien qui, on ne le souligne pas assez, a eu, comme chef du gouvernement, le plus long règne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale — ce qui n’est pas une mince performance compte tenu de la traditionnelle instabilité ministérielle de nos amis italiens — et qui occupe une place majeure sur l’échiquier politique de la péninsule depuis bientôt vingt ans a donc remis sa démission le 12 novembre dans la soirée, à la suite de l’adoption de la loi d’austérité par la Chambre des députés et par le Sénat, au président Giorgio Napolitano, au palais du Quirinal. Sur la place, devant la résidence présidentielle, quelques centaines d’opposants l’ont conspué une dernière fois, car si le Cavaliere a bénéficié tout au long de sa carrière politique de soutiens enthousiastes, il a toujours eu également contre lui des opposants farouches.

 

Comme nous l’avions naguère écrit nous ne sommes nullement berlusconiens. Sa tumultueuse vie privée, guère plus reluisante que celle de Dominique Strauss-Kahn — qui, lui, cependant, n’a jamais été diabolisé et traîné dans la boue ainsi que l’a constamment été Sua Emittenza — prouve que l’homme ne s’embarrasse guère de morale et de vertu. On peut même penser que si on lui a permis de rester si longtemps chef du gouvernement malgré toutes ses casseroles judiciaires et ses frasques sexuelles, c’est parce qu’il s’est comporté sur le plan géopolitique en exécuteur des plans mondialistes, entraînant follement son pays dans les guerres de l’Oncle Sam au Proche-Orient et ne manquant pas une occasion de redire sa totale solidarité avec l’Etat d’Israël.  Ainsi que l’explique très bien Hannibal dans sa chronique, il aura également servi à réintégrer dans l’arc constitutionnel italien l’extrême droite mussolinienne. En accompagnant la transformation du MSI d’Almirante en l’Alliance nationale de Gianfranco Fini. Un Fini qui s’est longtemps comporté en fidèle allié de Berlusconi avant, par pur carriérisme, de le lâcher et de créer une scission... à sa gauche car l’ex-chef du MSI qui célébrait encore en 1992 le soixante-dixième anniversaire de la marche sur Rome de Benito Mussolini et de ses chemises noires a totalement renié l’héritage politique et historique du Mouvement social italien.

 

Mais malgré tous les gages que Berlusconi a donnés au Système, il n’a jamais vraiment été aimé, tout juste toléré, par l’intelligentsia. Pourquoi ce désamour ? […]

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 16:51

Qui arrive sur le site un jour plus tôt en raison du 11 novembre:

 

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Le plan de rigueur n'évitera pas la faillite!

 

 

Qu’il est loin le temps des Trente Glorieuses! Depuis le premier choc pétrolier de 1973 il n’est question que de rigueur et d’austérité. Et chacun pressent que le pire est à venir. Jamais sans doute depuis la fin du règne de Louis XVI la France n’a connu une situation financière aussi catastrophique. Et ce n’est pas seulement notre pays qui est touché, ce sont toutes les nations de la zone euro et même plus largement, bien qu’à des degrés divers, tous les pays riches. Le 7 novembre, François Fillon a présenté un nouveau plan de rigueur, le second en trois mois à cause d’une croissance revue nettement à la baisse (1% au lieu de 1,75%). L’objectif est de garder le triple A dont la France est créditée par les agences de notation. A cette fin, le gouvernement dit vouloir ramener le déficit public à zéro en 2016, ce qui semble tout à fait irréaliste, surtout dans le cadre de la politique actuelle. L’Exécutif dit qu’il «faudra économiser plus de 100 milliards d’euros» dont 7 milliards en 2012 et 11,6 en 2013. Fillon a égrainé des mesures d’austérité pudiquement dénommées «plan d’équilibre des finances publiques» comme si les gouvernements qui se sont succédé depuis trente ans étaient capables de résorber des déficits et une dette qu’ils n’ont eu de cesse de creuser. Au reste, le Premier ministre qui avait déjà déclaré récemment que «la France était au bord de la faillite» a répété lundi que «le mot de faillite n’est plus un mot abstrait». Mais si nous sommes en faillite, à qui la faute sinon à toutes les équipes gouvernementales, à tous les partis et à tous les politiciens qui ont alterné aux responsabilités et qui, toute honte bue, malgré leur gestion désastreuse des finances publiques, osent encore donner des leçons à la terre entière et se présenter aux suffrages d’électeurs… qui, et c’est le plus stupéfiant, les réélisent à chaque fois!

 

Le plan du gouvernement qui devra, nous dit-on, être effectif dans les trois mois à venir et représenter 7 milliards d’euros d’économies dès 2012 et 17,4 milliards sur la période 2012-2016 (mais encore faut-il pour qu’il soit appliqué jusque-là que Sarkozy soit réélu dans six mois, ce qui n’est pas évident) repose essentiellement sur l’augmentation des prélèvements obligatoires. C’est en effet la seule chose que savent faire les politiciens, de droite comme de gauche. Alors qu’il faudrait réduire drastiquement le train de vie de l’Etat, supprimer les subventions à toute une foultitude d’associations au mieux inutiles, au pire nocives, les pouvoirs publics ne trouvent rien de mieux à faire que d’augmenter la TVA qui passera de 5,5% à 7% sur tous les produits, sauf ceux dits de première nécessité. Dès janvier 2012, le prix des livres, des restaurants, des titres de transports et des travaux dans les logements augmentera. Par ailleurs, l’impôt sur le revenu et l’ISF, contrairement aux promesses de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle en 2007, vont encore croître. Le locataire de Matignon a en effet indiqué que le gouvernement allait «geler pour les deux prochaines années le barème de l’impôt sur le revenu, de l’ISF et des donations et successions par rapport à l’année dernière». Ces barèmes n’étant plus indexés sur l’inflation, les personnes dont le salaire a augmenté, même modestement, en 2011, risquent de changer de tranche et donc de payer davantage. De la même manière, l’impôt sur les sociétés sera augmenté de 5% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 250 millions d’euros par an. Quant aux niches fiscales, notamment le prêt à taux zéro pour le logement, elles sont encore rognées.

 

C’est une grave erreur d’augmenter les impôts pour réduire les déficits car l’accroissement des prélèvements réduit le pouvoir d’achat et donc la consommation et cela freine la croissance. C’est une spirale infernale dont il faudrait sortir en faisant des coupes sombres dans la politique d’immigration, en supprimant immédiatement l’Aide médicale d’Etat (c’est-à-dire la scandaleuse gratuité des soins pour les immigrés clandestins!), en réservant les prestations sociales et les allocations familiales aux Français, en supprimant les aides aux associations, en réduisant dans les secteurs où cela est possible le nombre de fonctionnaires et surtout en s’attachant à recouvrer notre indépendance économique et monétaire, ce qui nous donnerait davantage de marges de manœuvre. Il faudrait aussi que les élus montrent l’exemple et se serrent la ceinture en réduisant fortement leur salaire et les frais de fonctionnement des différentes collectivités, tant au niveau local que national (frais de bouche, cocktails, voyages, personnel pléthorique…). Vu l’utilité de nos politiciens, le nombre des élus devrait également être fortement diminué, ce qui ferait autant d’économies. A cet égard l’annonce par Fillon du gel du salaire des ministres (11000 euros) et du président de la République (19 500 euros) est une aimable plaisanterie. Si le gouvernement avait diminué par deux ces traitements exorbitants, on aurait peut-être pu commencer à le prendre (un peu) au sérieux. On en est loin. La rigueur et l’austérité, c’est bon pour les autres!

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 19:26

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La crise va-t-elle profiter à Sarkozy ?

 

 

On le sait d’expérience, en politique l’on n’est jamais mort définitivement. Même si Nicolas Sarkozy se trouve actuellement dans une situation compliquée à quelques mois de l’élection présidentielle où, selon toute vraisemblance, il sera candidat à sa succession (il se prononcera sur cette question fin janvier ou début février 2012 a-t-il dit lors de son entretien télévisé le 27octobre au soir), il dispose encore de plusieurs atouts. La grave crise économique et financière que connaît actuellement l’Occident en général et l’Union européenne en particulier pourrait paradoxalement lui profiter. Lorsque les citoyens sont très inquiets pour leur avenir, craignent leur ruine ou, pis encore, l’imminence d’une guerre, ils ont plutôt tendance à faire bloc autour de l’exécutif par besoin de se raccrocher à quelque chose. La cote de François Mitterrand avait fortement remonté lors de la première guerre du Golfe en 1990-1991 ainsi que celle de Jacques Chirac lors de la seconde en 2003, beaucoup de Français faisant alors corps avec leurs dirigeants même si en l’occurrence leur choix fut opposé. La plupart de nos compatriotes ne croyant ni à Dieu ni à diable, lorsque tout va mal, ils attendent tout de l’Etat, ne se rendant pas compte que nos dirigeants n’ont aucun souci du bien commun et qu’ils ne sont là que pour nous détruire, car ils obéissent à des cénacles mondialistes.

 

Preuve de plus que les citoyens font plutôt confiance au pouvoir en place en cas de grave crise, la prestation télévisée du chef de l’Etat le 27octobre a convaincu 55% des personnes interrogées, ce qui est un résultat remarquable lorsque l’on connaît le désamour de nos compatriotes envers le locataire de l’Elysée depuis bientôt quatre ans. Même s’il faut certes toujours se méfier des enquêtes d’opinion, ce chiffre est plausible. Non seulement parce que Sarkozy a du métier et qu’il est un bon client télé (hélas l’on peut être performant dans le maniement des media audiovisuels et conduire par ailleurs une politique intérieure et extérieure tout à fait détestable) mais aussi à cause de l’angoisse de beaucoup de Français.

 

En se mettant beaucoup en avant depuis le début de son mandat présidentiel, Sarkozy s’est surexposé et a pris les coups à la place de son Premier ministre, inversant ainsi une tradition solidement ancrée sous la Ve République. Le septennat qui avait été voté au début de la IIIe par une Assemblée alors majoritairement monarchiste protégeait beaucoup plus le chef de l’Etat, en établissant une différence importante entre la durée d’une législature (5 ans) et celle du mandat du président de la République. Avec le jeu des cohabitations successives, le septennat était même devenu ces dernières décennies, ainsi que l’avaient remarqué d’éminents politologues et constitutionnalistes, une machine à faire réélire le chef de l’Etat, comme les exemples de François Mitterrand et de Jacques Chirac l’ont amplement démontré. Avec l’instauration du quinquennat votée par référendum en septembre 2000 (avec quelque 70% d’abstention, un record absolu de toute l’histoire électorale en France), la situation du chef de l’Etat est plus périlleuse.

 

Mais ce qui est un handicap en temps ordinaire et ce qui s’est révélé jusque-là un inconvénient pour un Sarkozy qui, par son omniprésence et sa vulgarité, a incontestablement nui au prestige de sa fonction, peut tout à coup devenir un avantage en cas de crise d’une exceptionnelle gravité, la parole présidentielle étant là pour exposer avec solennité les difficultés et dangers présents mais aussi rassurer les Français affolés. Est-il raisonnable, susurre Sarkozy, de changer d’attelage, de renvoyer le capitaine et de faire appel à un candidat inexpérimenté (Hollande) alors que le bateau France fait face à une violente tempête? Un argument qui peut faire mouche, la plupart des électeurs étant finalement plutôt conservateurs et craignant de perdre davantage avec le changement, même si en l’occurrence, rien ne changera fondamentalement quel que soit l’heureux élu en mai 2012.

 

Cependant pour que ce scénario soit efficace, encore faut-il éviter la faillite totale du Système et la panique qui en résultera au moins jusqu’à la prochaine présidentielle. A cet égard, l’annonce le 31octobre au soir par le Premier ministre  grec Georges Papandréou d’un référendum organisé début 2012 sur le plan de sauvetage de la Grèce adopté quatre jours plus tôt est évidemment une mauvaise nouvelle pour Sarkozy et pour Angela Merkel qui, catastrophés, se sont longuement entretenus au téléphone, le jour de la Toussaint, les places boursières reculant, elles, fortement:— 5% à Francfort,— 5,38% à Paris et— 6,80 à Milan. Les turbulences ont même atteint Wall Street où le Dow Jones perdait plus de 2% à l’ouverture des cotations. Effondré, le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker avertissait que «la Grèce risquait la faillite en cas de rejet du plan de sauvetage». L’objectif des dirigeants européens est de convaincre le chef du gouvernement grec de renoncer à ce référendum— qui pourrait voir le rejet du plan de sauvetage vu l’ampleur du rejet qu’il suscite à Athènes— ou à tout le moins d’en modifier le sujet. Dans les semaines et les mois qui viennent, et déjà lors du G20 de Cannes les 3 et 4novembre où Sarkozy pensait rehausser sa stature internationale, l’Elyséen joue gros: soit il parvient à gagner du temps et il peut rêver à une possible réélection, même si elle est loin d’être acquise d’avance, soit il ne peut avec d’autres éviter la faillite de la Grèce et donc de la zone euro et alors son avenir politique risque de s’assombrir fortement.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:40

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L'assassinat de Kadhafi: un nouveau crime des démocraties

 

 

L’histoire se répète. Il ne suffit pas aux Américains et à leurs alliés d’envahir et de ruiner un pays moderne, de trouver n’importe quel prétexte pour l’agresser, le bombarder et renverser l’autorité légitime, il faut encore humilier aux yeux de tous l’ancien chef de l’Etat, non seulement l’assassiner dans des conditions sordides mais encore exhiber son cadavre, le faire piétiner par des adversaires politiques fanatisés et dépourvus de la moindre décence. On se souvient encore de la capture très médiatisée de Saddam Hussein, retrouvé en Irak en décembre 2003, dans sa région natale, au fond d’un trou où, malgré le poids des ans, il avait choisi de poursuivre sa résistance, fût-elle symbolique et désespérée, à l’occupant. De manière volontairement humiliante ses geôliers, munis d’une lampe torche, avaient longuement examiné sa dentition devant la caméra, comme s’il s’agissait d’une bête traquée. Avant de le condamner à la pendaison trois ans plus tard à la suite d’un simulacre de procès qui rappelait celui de Nuremberg. Non décidément leur justice n’est pas la nôtre. Les méthodes de cet axe américano-sioniste qui se proclame l’Axe du Bien sont tout à fait détestables et constituent une régression morale considérable. En effet, grâce à des siècles de civilisation chrétienne, on avait appris à respecter le vaincu, et même à lui rendre les honneurs militaires lorsqu’il s’était vaillamment battu. C’est ce que firent les Allemands lors de la bataille de France en mai et juin 1940 pour certains soldats et officiers français qui avaient résisté à l’envahisseur de manière particulièrement héroïque. Une attitude autrement plus digne que celle des “libératueurs” qui, en Italie, accrochèrent Benito Mussolini à un croc de boucher et pendirent les condamnés de Nuremberg dans ce qui n’était qu’une parodie de justice, une vengeance talmudique des vainqueurs à l’égard des vaincus.

 

On peut penser ce que l’on veut de Saddam Hussein et du colonel Kadhafi mais on ne peut nier qu’ils sont morts debout, sans rien céder à l’adversaire, sans chercher à fuir leur pays et à se réfugier à l’étranger dans un palace doré. Lequel de nos politiciens occidentaux, si volontiers donneurs de leçons, agirait pareillement que ces deux ex-chefs d’Etat s’il se trouvait dans une situation analogue? Aucun, ils sont bien trop lâches. Ils n’aiment ni leur terre, ni leur peuple, ni leur patrie. Ils n’ont aucun honneur, aucune bravoure, aucune colonne vertébrale.

 

Certes les chefs d’Etat irakien et libyen étaient des dictateurs. Mais une dictature ne vaut-elle pas mieux que les démocraties incapables et bavardes lorsqu’elle assure l’ordre, l’équilibre et la prospérité, surtout dans des régions du monde où s’affrontent diverses ethnies et tribus et où les forces centrifuges sont très menaçantes? Ce que l’on n’a pas pardonné à Kadhafi, non plus qu’à Saddam Hussein hier, c’est d’avoir réussi en quelques décennies à transformer leur pays en un Etat moderne, riche, indépendant, fier. L’on n’a pas supporté que le colonel soit parvenu à mettre en place un financement indépendant et original de l’Afrique. Grâce aux revenus pétroliers, il avait créé une Banque centrale africaine, une Banque pour le développement, autant de réussites qui déplaisaient souverainement aux banquiers new-yorkais.

De plus, en éliminant les dirigeants qui, malgré leurs défauts, assuraient l’unité de leur pays et empêchaient le chaos (lequel n’est hélas que trop réel en Irak depuis l’invasion de mars 2003 et va évidemment s’étendre aujourd’hui à la Libye), on fait évidemment le jeu de l’entité sioniste qui est ainsi débarrassée de chefs d’Etat tout à fait favorables, en paroles et en actes, à la cause palestinienne. Israël peut se réjouir de la destruction systématique des puissances qui l’entourent. Les expéditions américaines en Afghanistan, en Irak et en Libye couplées aux dites «révolutions arabes» en Egypte, en Tunisie voire en Syrie sont en effet une aubaine pour l’Etat hébreu car elles plongent durablement dans le chaos des pays qu’il voyait comme une menace. Car, pour les voisins d’Israël, le simple fait d’exister, de souhaiter disposer d’une armée, d’une diplomatie, de frontières garanties, d’un gouvernement fort et homogène n’est pas possible: l’entité sioniste ne le souffre pas. Il n’est que de voir la façon dont les Palestiniens sont traités depuis plus de soixante ans pour savoir à qui l’on a affaire.

 

Enfin, l’élimination du numéro un libyen, comme hier celle du raïs irakien, fait objectivement le jeu des islamistes les plus radicaux. Preuve que l’Amérique, comme elle l’avait déjà fait au Kossovo en installant au cœur de l’Europe un Etat islamiste et mafieux, n’agit que pour diviser et pour détruire et qu’elle est paradoxalement, dans une stratégie diabolique, le premier vecteur de l’islamisation. Tout en étant inféodée à Israël. Jusqu’à l’abîme.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 16:28

 

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Hollande : le candidat du parti de l’étranger

 

 

Ce sera François Hollande. Ainsi l’ont décidé les media. Ainsi l’ont docilement ratifié les électeurs des primaires socialistes lui accordant plus de 56% des suffrages exprimés. Sauf énorme surprise toujours possible sur le plan politique (qui aurait parié il y a encore six mois sur l’effacement obligé de Dominique Strauss-Kahn de la course présidentielle?), l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste sera le successeur de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Faut-il s’en réjouir? D’aucuns, y compris parmi nos lecteurs, excédés par le bilan et la personnalité de l’actuel chef de l’Etat qui a abaissé comme jamais la fonction présidentielle, s’est comporté avec une insupportable vulgarité et a trahi de manière éhontée la plupart de ses promesses électorales de 2007, seraient prêts à se satisfaire, faute de mieux, du ci-devant concubin de Ségolène Royal.

C’est ne pas voir que l’arrivée de la gauche au pouvoir sera bien pire encore en 2012 qu’en 1981. Lors du débat soporifique sur France 2 entre les deux tours des primaires, Aubry et Hollande ont clairement manifesté leur détermination à modifier la Constitution pour introduire le droit de vote des étrangers extra-européens aux élections locales (municipales, cantonales, régionales voire européennes), arguant du fait que le Sénat ayant désormais basculé à gauche rien ne pourrait cette fois empêcher la mise en œuvre de cette réforme qui s’appliquera, soyons-en sûrs, dès les élections municipales et territoriales de mars 2014. Sachant que les étrangers votent massivement à gauche (la plupart des enquêtes réalisées sur le sujet indiquent qu’environ 80% des allogènes se prononcent pour les socialistes, les communistes ou les Verts), c’est une façon machiavélique de se maintenir durablement au pouvoir, empêchant toute possibilité de reconquête pour l’opposition. De toute façon, plus une cité ou un pays compte d’étrangers ou de citoyens d’origine étrangère, plus la gauche a de chance de l’emporter et de se maintenir. Par exemple à Saint-Denis les communistes sont assurés de diriger durablement la municipalité vu le nombre de binationaux et de Français de papier dans la ville et la situation leur sera encore bien plus favorable lorsque tous les étrangers pourront voter. Avec le scrutin majoritaire à deux tours qui est désormais appliqué en France à toutes les élections, sauf aux européennes, et où il faut réunir 50% plus une voix pour gagner, le poids des minorités étrangères s’avère décisif.

 

D’aucuns pour se rassurer pensent que la gauche, une fois aux responsabilités, n’osera pas accorder le droit de vote aux étrangers. C’est se tromper lourdement. Non seulement parce que c’est son intérêt électoral  mais aussi parce que cela correspond à son fanatisme révolutionnaire, à ses obsessions idéologiques. De plus, contrairement à ce qui se passait dans les années 1980 lorsque François Mitterrand agitait ce spectre dans les campagnes électorales, dans ses 110 propositions en 1981 et encore dans sa Lettre aux Français en 1988, il n’est pas dit du tout que la majorité de nos compatriotes s’oppose fermement aujourd’hui à cette mesure. Trente ans d’antiracisme forcené dans les media, à l’école, dans les variétés, au cinéma, dans les publicités, dans le sport sont passés par là et beaucoup, surtout parmi les jeunes générations, se sont accoutumés à ce phénomène massif, et sans précédent dans notre histoire, d’immigration-invasion.

Le retour de la gauche serait d’autant plus catastrophique que les socialistes s’appuient de plus en plus sur les Verts que Jospin lui-même traitait de zozos et qui sont en pointe dans les pires folies: régularisation de tous les clandestins, ouverture totale des frontières, mariage homosexuel, droit à la gestation pour autrui, à l’insémination pour les lesbiennes, à l’adoption pour les invertis, dépénalisation des drogues, légalisation de l’euthanasie, augmentation massive des impôts et des taxes. Martine Aubry a évoqué dans le débat le droit pour les Français de choisir leur fin de vie, on sait ce que cela veut dire ! Par l’avortement et l’euthanasie de masse on tue aux deux bouts de la chaîne les autochtones que l’on remplace par les allogènes.

 

Preuve de plus que la gauche mettra cette fois en œuvre le droit de vote des étrangers, les primaires socialistes étaient scandaleusement ouvertes aux étrangers (et d’ailleurs aux mineurs de 16 ans et plus), adhérents du Parti socialiste et du MJS(Mouvement des jeunes socialistes). Gageons que Hollande, pour montrer qu’il n’est pas de «gauche molle» contrairement à ce que disent ses contempteurs, ira loin dans l’immigrationnisme. Le 17octobre, il a ainsi tenu à apporter des fleurs pour rendre hommage aux Algériens du FLN morts lors de la répression d’une manifestation parisienne interdite il y a un demi-siècle. Or, dans le défilé du cinquantenaire on pouvait voir de nombreux défilés de “sans-papiers” avec des pancartes sans équivoque: «Hier colonisés, aujourd’hui exploités, demain régularisés»… par Hollande et ses amis!

Mais dira-t-on, malgré tous ces inconvénients, la gauche sera peut-être moins alignée sur les intérêts américano-sionistes que Sarkozy. Là encore il ne faut pas se leurrer. Au reste, dès l’annonce des résultats, le Conseil représentatif des Institutions juives de France a adressé «ses félicitations à François Hollande pour sa brillante victoire». «Le CRIF, qui connaît de longue date le profond attachement d’Hollande au respect des individus dans leur diversité, espère qu’il fera valoir au cours de sa campagne présidentielle les sentiments d’amitié pour la communauté juive de France et de compréhension empathique (sic!) vis-à-vis de l’État d’Israël qu’il a toujours manifestés jusqu’à maintenant» Sans commentaire.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 19:41

 

 

 

Hollande ou Aubry, c’est bonnet rose et rose bonnet !

 

 

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/3017.jpgLors de la présidentielle de 1969, Jacques Duclos, le candidat communiste, éliminé de justesse au premier tour, avait refusé de choisir entre les deux postulants résiduels, le centriste Alain Poher et le gaulliste Georges Pompidou, facilitant ainsi la victoire du second. Chacun se souvient de sa formule à propos des deux finalistes: «c’est bonnet blanc et blanc bonnet». Eh bien, l’on pourrait dire pareillement des deux candidats à la primaire socialiste qui se sont qualifiés pour le second tour que c’est bonnet rose et rose bonnet. Car enfin, hormis leur tempérament et leur sexe, qu’est-ce qui différencie sur le fond la fille de Jacques Delors et l’ex-concubin de Ségolène Royal?

 

Tous les deux sont mondialistes, européistes (ils ont voté oui au référendum sur Maastricht le 20septembre 1992 et sur la Constitution européenne giscardienne le 29mai 2005). Tous les deux ont été, plusieurs années durant, premier secrétaire du Parti socialiste, ce qui en dit long sur leur soumission à la pensée unique, leur total conformisme idéologique. Tous les deux sont acquis à l’immigration de masse, moyen pour le grand capital de faire baisser les salaires des autochtones, à l’Europe bruxelloise, à l’Etat hébreu, aux expéditions otanesques, au dogme du libre-échangisme, au fiscalisme frappant de plein fouet les Français auxquels le Système n’a pas encore confisqué tous les biens, au mariage homosexuel et au droit à l’adoption pour les invertis, à la folle théorie des gender, à la légalisation des drogues, à la dépénalisation de l’euthanasie. C’est une constante, plus un politicien est libéral et euromondialiste, plus il est en pointe dans la subversion de la morale et de la famille traditionnelles car ce qu’il ne peut (ou ne veut) accorder sur le plan social, il l’octroie aux minorités gauchistes sur le plan sociétal. Ce n’est ainsi pas un hasard si le très cosmopolite Dominique Strauss-Kahn fut le premier dirigeant du Parti socialiste à se prononcer publiquement en faveur du mariage homosexuel, aussitôt suivi par un certain François Hollande, alors premier secrétaire du parti à la rose.

 

On le sait, quel que soit le prochain président de la République, qu’il s’appelle Hollande ou Aubry, il poursuivra et aggravera la politique de Nicolas Sarkozy. Pourtant, même les électeurs se reconnaissant dans les valeurs de la gauche, selon le texte qu’il fallait signer pour participer aux primaires, commencent à exprimer des craintes voire un vif mécontentement devant une mondialisation financière qui détruit les emplois, diminue le niveau de vie et démantèle les uns après les autres ce qu’il est convenu d’appeler les «acquis sociaux» (retraite à soixante ans, quarante ans d’annuités pour pouvoir disposer d’une pleine pension, remboursement des médicaments, droit du travail et conventions collectives...) C’est ce qu’exprime le vote non négligeable en faveur du bouillant Arnaud Montebourg (quelque 17% des suffrages exprimés), arrivé troisième derrière Hollande (39%) et Aubry (31%) mais devant Ségolène Royal (7%), grande perdante du scrutin — qu’il est loin décidément le temps où 17millions d’électeurs s’exprimaient en sa faveur un certain 6 mai 2007!—, le strauss-kahnien Manuel Valls (6%) et le président du parti radical de gauche Jean-Michel Baylet (moins de 1%). La “démondialisation”, le «protectionnisme industriel» que le député de Saône-et-Loire a prônés pendant sa campagne, tout comme la lutte contre la corruption, la nationalisation des banques et l’avènement d’une VIe République sont des thèmes aujourd’hui très populaires et qui sont susceptibles d’attirer des électeurs tentés par Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement voire Marine Le Pen.

 

Mais ce discours de Montebourg, aussi séduisant et coruscant soit-il, n’est pas crédible car l’on ne peut sérieusement et efficacement lutter contre la mondialisation actuelle sans combattre ouvertement l’idéologie dominante dans tous les domaines, c’est-à-dire sans fermer les frontières à l’immigration, sans inverser les flux migratoires, sans modifier radicalement le code de la nationalité, sans supprimer les pompes aspirantes, sans favoriser par tous les moyens la famille traditionnelle car les prédateurs qui nous dirigent et nous oppriment préfèrent avoir affaire à des individus sans défense, sans racines, sans attaches, sans famille et sans nation, à des nomades, à de simples consommateurs plus faciles à manipuler. Le mondialisme postule la destruction de la famille, de la patrie, de l’armée, des corps intermédiaires. C’est donc en honorant, en rétablissant, en valorisant ces institutions, en défendant la morale traditionnelle que l’on peut lutter contre l’Etablissement. Ce n’est manifestement pas la voie choisie par les différents candidats présélectionnés et promus par le Media obèse et qui participent tous, par leur mode de vie et de pensée, de ce Système décadent, corrompu et corrupteur glorifiant toutes les déviances et toutes les inversions.

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Published by Rivarol blog - dans Articles de J. B.
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