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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 17:34

 

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Dominique Strauss-Kahn, le nouveau Dreyfus !

 

 

Gare à ceux qui s’en prennent à Dominique Strauss-Kahn! L’homme, fort de son carnet d’adresses, de sa richesse et de sa judéité affichée, renaît facilement de ses cendres. Mis en examen le 2novembre 1999 dans l’affaire de la MNEF, un dossier où sa responsabilité semble pourtant écrasante, il est blanchi par Thémis. Ayant eu de source sûre en sa possession la fameuse cassette Méry, véritable bombe expliquant le financement occulte du RPR par la mairie de Paris du temps de Jacques Chirac, DSK ne remet pas à la justice cette pièce à conviction essentielle car, affirme-t-il la main sur le cœur, tel Harpagon il a égaré la cassette. Enfin, incriminé pour avoir violé une femme de ménage dans un hôtel new-yorkais, il est sur le point d’être mis hors d’état de cause car la victime aurait menti sur sa biographie en 2004 en effectuant une demande d’asile. Pis, au lendemain des faits, elle aurait passé un appel téléphonique à un dealer emprisonné, lui confiant: «Ne t’inquiète pas, cet homme a beaucoup d’argent». Le tabloïd New York Post, ainsi que d’autres journaux américains, n’hésitent pas désormais à présenter la jeune femme Nafissatou Diallo comme une prostituée, ce que dément la Guinéenne qui porte plainte pour diffamation. Il semble loin en tout cas le temps où la direction de l’hôtel Sofitel de Manhattan présentait la jeune réfugiée africaine comme une employée modèle. Aussi DSK a-t-il été remis en liberté (il était jusque-là assigné à résidence dans une luxueuse villa de 600mètres carrés) le 1er juillet, sa caution lui ayant été rendue. Seul son passeport lui est toujours confisqué mais des sources proches de l’enquête disent que les poursuites contre le second mari d’Anne Sinclair (qui est présentée laudativement comme une femme forte, une épouse modèle) pourraient être abandonnées dans les prochains jours.

 

Il n’en faut pas plus pour que les socialistes crient au complot contre DSK et que les media canonisent à nouveau le grand argentier de Jospin considéré presque comme un nouveau Dreyfus. Lequel capitaine disait « je sais que je suis innocent » bien qu’il ait été condamné à deux reprises par des tribunaux militaires. De même Strauss-Kahn via ses avocats répète-t-il invariablement qu’il n’est pas coupable. Or, s’il ne fait aucun doute que la crédibilité de l’accusation est fragilisée par les mensonges de la jeune femme dans d’autres dossiers, le ci-devant patron du FMI est cependant loin d’être au-dessus de tout soupçon dans cette affaire sordide. Non seulement nul ne conteste qu’il y a eu rapport sexuel dans la fameuse suite 2806 mais de plus la victime présumée n’a jamais varié dans ses déclarations sur le caractère violent et non consenti de l’acte. Les avocats de la jeune femme évoquent «les traces biologiques retrouvées par les enquêteurs» et “recrachées” par la victime, les ecchymoses relevées sur ses parties intimes, le collant déchiré et «cette blessure à l’épaule confirmée par une IRM montrant un ligament endommagé». De plus, l’analyse des cartes magnétiques de l’hôtel accrédite le récit initial de la Guinéenne.

 

Enfin et surtout, il est de notoriété publique que DSK a une attitude vis-à-vis de la gent féminine qui confine au harcèlement et ne rechigne pas, le cas échéant, à la violence. Selon un article du Daily telegraph paru en mai 2011 sur son site internet, DSK aurait eu recours aux services d’un réseau d’escort girls, Manhattan madam en janvier 2006. Or, la fille envoyée chez Dominique Strauss-Kahn serait revenue en disant à sa patronne de ne plus lui envoyer de professionnelles car il était énervé, brutal. Sa collaboratrice au FMI avec laquelle il avait eu une liaison, Piroska Nagy, disait de lui pareillement: «Je n’étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI.[…] Je crains que cet homme n’ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes.» Oui, DSK a un problème. «Il doit se faire soigner» dit carrément de lui la mère de la journaliste Tristane Banon qui, après avoir beaucoup hésité, s’est enfin décidée à porter plainte le 5juillet pour tentative de viol contre DSK, les faits remontant à 2003 n’étant pas prescrits (voir RIV. du 20mai). Dire que c’est cet homme brutal et vicieux que l’on a failli avoir comme chef de l’Etat ! A en croire un sondage du Parisien 49% (contre 45%) des Français seraient même favorables à sa participation aux primaires socialistes, ce qui semble cependant peu probable, Martine Aubry ayant manifesté sa volonté d’être candidate jusqu’au terme du processus et DSKn’étant pas encore totalement tiré d’affaire, surtout avec la plainte déposée par T. Banon. Mais enfin, qu’un de nos compatriotes sur deux souhaite le retour en politique de cet individu en dit long sur l’immoralité du corps social. Nous vivons vraiment l’époque de toutes les inversions.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 15:25

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Logiquement, du fait de son impopularité persistante, Nicolas Sarkozy devrait être battu l’année prochaine et le candidat du Parti socialiste élu à l’Elysée. Cependant rien n’est encore fait, non seulement parce que le chef de l’Etat n’est jamais aussi performant que dans les campagnes électorales, mais aussi et surtout parce qu’on peut se demander si les socialistes n’ont pas remis en marche la machine à perdre. Après le coup de tonnerre que la rue de Solferino a reçu sur la tête avec  l’arrestation puis l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle, la gauche, au lieu de se rassembler derrière un candidat commun, s’éparpille et se divise comme jamais. Pas moins de cinq candidats participent aux primaires : Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, François Hollande, Manuel Valls et Martine Aubry, qui a annoncé le 28 juin depuis son fief lillois son intention de briguer la magistrature suprême. «J’ai toujours pensé qu’en politique, elle était meilleure que moi», disait Jacques Delors de sa fille en 2008. En se lançant dans la bataille des primaires trois ans plus tard, Martine Aubry prend en tout cas le chemin opposé de son géniteur, qui avait déçu les espoirs socialistes fin 1994 en refusant de concourir à la reine des élections de la Ve République.

 

Reste que la première secrétaire du PS, qui s’est mise en congé de ses responsabilités à la tête du parti, a tardé à se déclarer. Beaucoup disaient en effet qu’elle n’avait aucune envie de s’engager dans cette bataille. Elle avait d’ailleurs passé, dit-on, un contrat avec le directeur général du Fonds monétaire international: à toi l’Elysée, à moi le parti. Las, ce qui s’est passé le 15 mai dans une chambre du Sofitel à Manhattan a bouleversé la donne. Pour faire taire ceux qui doutent aujourd’hui encore de sa motivation, elle a prononcé à neuf reprises l’expression «je veux» dans son discours de candidature, une allocution d’ailleurs sans relief et très langue de bois.

 

Contrairement à ce que certains pourraient penser, la fille de Delors est une femme très à gauche qui n’a jamais celé sa haine des nationaux. Elle avait ainsi coécrit en 1997 avec Olivier Duhamel un Manuel pour lutter contre l’extrême droite où étaient repris sans aucune originalité tous les poncifs contre le camp national. Ministre de l’Emploi et de la Solidarité dans le gouvernement Jospin de 1997 à 2002, elle est à l’origine de toutes les réformes les plus à gauche et les plus calamiteuses de ce quinquennat, qu’il s’agisse des 35 heures (même si c’est DSK qui a introduit cette disposition dans le programme législatif des socialistes), de la couverture maladie universelle (CMU), des emplois-jeunes ou de l’allongement de la durée légale pour avorter car Fifille Delors, divorcée de Xavier Aubry et remariée à l’avocat lillois Jean-Louis Brochen, est également une féministe de choc, très engagée dans les luttes pour le droit à l’avortement et à la contraception. Par ailleurs, Aubry a proposé que le numéro deux du parti, Harlem Désir, le premier président de SOS-Racisme, lui succède le 30 juin à la tête d’une direction collégiale. Tout un symbole!

 

Martine Aubry réunira tous ceux qui au PS refusent de rejoindre François Hollande, ancien premier secrétaire et actuel favori des enquêtes d’opinion. A l’exception d’Arnaud Montebourg qui cette fois fait cavalier seul, le maire de Lille devrait rassembler autour d’elle ceux qui avaient voulu contrer l’ascension de Ségolène Royal lors du désastreux congrès de Reims en novembre 2008: les amis de Laurent Fabius, une bonne part des strauss-Kahniens. Quant à Bertand Delanoë, il a apporté à Aubry son soutien le soir même de sa déclaration de candidature, preuve que le maire de Paris qui avait cru naguère à un destin présidentiel a renoncé pour l’heure à des ambitions nationales.

 

La bagarre promet d’être rude entre les différents compétiteurs d’autant qu’aucun n’a pris une avance suffisamment confortable pour s’imposer à tous. Toujours en berne dans les sondages, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes est cependant très combative. Le 26 juin, depuis Arçay dans son bastion des Deux-Sèvres, elle s’est prononcée pour l’instauration d’un «ordre social juste», ce qui n’engage pas à grand-chose et a affirmé avoir «compris ses erreurs» de la campagne de 2007. Les politiciens répétent toujours le même refrain: ils ont commis des erreurs mais, maintenant, ils ont compris. Sarkozy tenait un discours semblable pour que l’on vote pour lui il y a quatre ans. En réalité ces marionnettes ne changent pas car elles sont prisonnières (volontairement) du Système mondialiste et amoral qu’elles servent et dont en retour elles profitent.

 

Les socialistes ont cru trouver la panacée avec un système des primaires non plus limité aux seuls adhérents du parti à la rose comme ce fut le cas en 1994 entre Lionel Jospin et Henri Emmanuelli et en 2006 entre Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn mais désormais ouvert à tous les sympathisants de gauche inscrits sur les listes électorales. Ce système très complexe et fort coûteux n’est pas sans graves inconvénients : les employés municipaux des mairies socialistes ne se sentiront-ils pas obligés de participer à cette consultation de crainte d’être mal vus voire de perdre leur travail, ainsi que l’a remarqué pour une fois avec raison Jean-François Copé? De toute façon trop de démocratie tue la démocratie. Or nous sommes sur ce point en état d’overdose permanente.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 18:30

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Coluche, l'icône de leur monde décadent

 

Une société a les héros qu’elle mérite. Le 19 juin les radios et les télévisions ont rendu des hommages vibrants à Michel Colucci mort accidentellement d’un accident de moto vingt-cinq ans plus tôt. Le dimanche soir France 2 a même diffusé un film à la gloire de l’humoriste, Coluche, l’histoire d’un mec, réalisé par le très conformiste et fort médiocre Antoine de Caunes. Une salopette, le costume de scène fétiche du comique, en bronze grandeur nature, a été installée à Montrouge, la ville de son enfance, dans les Hauts-de-Seine. Il faut dire que Coluche est devenu une institution et qu’il a été canonisé par la bien-pensance médiatique avant même sa disparition. L’actuel maire de Paris, l’inénarrable Bertrand Delanoë, a cru bon d’inaugurer une place Coluche dans la capitale à une intersection à la limite des 13e et 14e arrondissements, entre la rue d’Alésia et la rue de Tolbiac il y a déjà près de dix ans. L’on dénombre une quinzaine de places, de rues ou d’avenues portant son nom dans toute la France dont les villes de Montpellier, Besançon, Châtellerault, Chenôve, tandis qu’un parc a le patronyme de l’humoriste à Vitrolles, l’ancienne mairie de Catherine Mégret. On a supprimé l’année dernière les dernières rues portant le nom du maréchal Pétain et l’on multiplie les plaques au nom de Michel Colucci. Que l’on préfère un saltimbanque sans éducation au vainqueur de Verdun en dit long sur notre société actuelle. Le parc du Thabor à Rennes possède même un rosier appelé Coluche (peut-on aller plus loin dans le ridicule ?) tandis que plusieurs salles de cinéma et de théâtre ainsi que des studios d’enregistrement ont été baptisés au nom du comédien. Lequel a carrément sa statue au Vigan dans le Gard, qui dit mieux ?

 

La presse tant nationale que régionale a également consacré autour du 19 juin des articles très louangeurs envers le fondateur des Restos du cœur paré de toutes les vertus et vanté pour sa liberté d’esprit, son insolence, son refus des tabous et du prêt-à-penser. Or, s’il est  un homme qui ne s’est jamais éloigné des rives du Politiquement Correct, c’est bien Coluche. Non seulement l’histrion s’est toujours défini comme un homme de gauche mais il a animé avec son ami Guy Bedos le grand concert de SOS-Racisme place de La Concorde le 15 juin 1985 avalisant ainsi une immense escroquerie politique. Celle qui consistait à diaboliser les Français refusant à bon droit l’invasion de leur pays en les traitant de racistes.

 

De plus, même s’il n’en fut pas le seul responsable, Coluche a puissamment contribué à la généralisation de la vulgarité et de la grossièreté à la radio et à la télévision. Que l’on songe à son insupportable duo avec Maryse sur Europe1, émission radiophonique où il multipliait les jurons, les insultes et les plaisanteries grasses et déshonnêtes. On ne peut nier que l’homme ait eu au départ quelque talent, gâché cependant à force de se complaire dans le scatologique, le malsain, le faisandé, le registre facile. Pierre Desproges qui, lui, était beaucoup plus irrévérencieux envers les puissants (que l’on pense à son sketch hilarant sur les juifs!) le lui en avait d’ailleurs fait le reproche un jour alors qu’il était interrogé par Canal plus.

 

Coluche a incarné de manière superlative toutes les dérives de notre société sans Dieu ni maître. Consommateur invétéré de drogues au point d’avoir rendu cauchemardesque le tournage de Tchao Pantin de l’aveu même du réalisateur, le comique s’était prononcé en faveur de la légalisation du cannabis. Proposition que défendent depuis longtemps les Verts — qui montrent ainsi le peu de cas qu’ils font de la véritable écologie — et qui est aujourd’hui renouvelée par les députés socialistes désireux d’acheter le vote des jeunes générations. Or, même si la loi actuelle n’est nullement appliquée, il est évident qu’une dépénalisation de la drogue accroîtra encore son usage comme la légalisation de l’IVG a fortement augmenté le nombre des avortements. Car si une chose est permise légalement, comment s’y opposer avec efficacité? De plus, il est paradoxal de toujours vouloir renforcer les sanctions envers les automobilistes et dans le même temps de favoriser l’usage de stupéfiants dont on connaît les effets désastreux sur les conducteurs.

 

A l’heure où les députés socialistes, encore eux, ont déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour légaliser le mariage homosexuel, il n’est pas inutile de rappeler que Coluche s’était affublé d’une robe nuptiale et livré à une parodie de mariage en “épousant”, le 25 septembre 1985, devant moult caméras, l’imitateur Thierry Le Luron. Cette opération d’un goût plus que douteux n’a en tout cas pas porté chance à ses auteurs puisque l’un et l’autre sont morts l’année suivante, Coluche en se fracassant le crâne contre un camion et Le Luron en succombant à une maladie foudroyante — le sida. Par ailleurs, Coluche est probablement responsable du suicide de son meilleur ami Patrick Dewaere dont il avait dévoyé l’épouse. Par une cruelle ironie du destin, Dewaere, inconsolable après le départ de sa moitié partie rejoindre en Guadeloupe un Michel Colucci très pressant et qui venait lui-même de divorcer, se tira une balle dans la tête avec la carabine 22 Long Rifle que l’humoriste lui avait offerte quelques mois plus tôt.

 

Voilà l’homme que l’on continue à  nous présenter un quart de siècle après sa disparition comme un saint des temps modernes. Pour notre part, nous ne communierons pas à son culte. Mais que les politiciens de droite comme de gauche se réclament de lui et lui rendent des hommages dithyrambiques n’a rien d’étonnant. La pourriture ne se plaît qu’au contact de la pourriture.

 

Editorial

jeromebourbon@yahoo.fr

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 14:47

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Chirac-Hollande : une complicité qui en dit long!

 

 

Jacques Chirac ne glissera pas un bulletin au nom de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2012. Dans le second tome de ses mémoires, il avait déjà sévèrement épinglé l’actuel chef de l’Etat le qualifiant d’«homme nerveux, impétueux, ne doutant de rien et surtout pas de lui-même». Visitant le 11 juin avec François Hollande le musée de Sarran, l’ancien président de la République est allé jusqu’à dire à plusieurs reprises, de manière très audible, qu’il voterait en 2012 pour l’actuel président socialiste du conseil général de Corrèze sauf si Juppé se présentait, ce qui semble exclu. Hollande était quelque peu embarrassé par ce soutien qui peut lui créer des ennemis dans son camp mais la complicité entre les deux hommes ne fait aucun doute. Dans ses mémoires Chirac a vanté les qualités d’«homme d’Etat» et le comportement “irréprochable” de celui qui était alors le premier secrétaire du Parti socialiste. Même si l’ancien maire de Paris a essayé de désarmorcer la bombe en publiant un communiqué où il évoque un trait d’«humour corrézien entre républicains qui se connaissent de longue date», tout le monde comprend qu’il a ainsi révélé le fond de sa pensée. Nicolas Sarkozy ne s’y est d’ailleurs pas trompé qui, lors du petit déjeuner de la majorité qui s’est tenu comme chaque mardi à l’Elysée, a déclaré le 14 juin dans une allusion transparente aux propos de son prédécesseur: «Les agitations, les folies, les étrangetés, il faut les laisser de côté. Il faut travailler avec sérieux et sur le fond, c’est la seule stratégie payante.»

 

Que Chirac déteste Sarkozy qui le lui rend bien, c’est évident. D’autant que l’insolent quinquagénaire ne s’est jamais privé de se moquer méchamment du Corrézien, de sa passion pour le Japon et pour le sumo, de l’indigence de ses interventions, notamment lors du 14 juillet, etc. Cependant l’aveu de Chirac que d’aucuns disent de surcroît atteint de maladie d’Alzheimer va beaucoup plus loin. Le ci-devant député de Corrèze se reconnaît en Hollande parce que les deux hommes incarnent une même tradition radical-socialiste. Le grand-père paternel de l’ex-chef de l’Etat, Louis Chirac était instituteur, «hussard noir» à la Jules Ferry, franc-maçon et “rad’soc”. Devenu parisien, énarque et définitivement embourgeoisé par son mariage avec Bernadette Chodron deCourcelles, le fondateur du RPR n’a jamais oublié cet héritage. Carriériste, il n’est passé par la droite parlementaire que par pur opportunisme. Chirac n’a jamais été dans son fond un homme de droite ce qui rendait d’autant plus ridicule dans les années1970 le sobriquet lancé par la gauche de “Fachochirac”. Du jeune homme vendant L’Humanité et signant l’appel de Stockholm au président du RPR vantant dans le discours d’Egletons un «travaillisme à la française» en passant par son combat inlassable contre le Front national et sa haine viscérale de Jean-Marie Le Pen et de tout ce qui de près ou de loin se rapproche de la droite dure (Chirac détestait également Philippe deVilliers), il y a une constante chez ce politicien très médiocre. Certes pour être élu et réélu à des fonctions aussi prestigieuses que rémunératrices Chirac a dit tout et son contraire sur la plupart des sujets mais son antifascisme, son droitdel’hommisme, son tropisme de gauche n’ont jamais fondamentalement varié. Il est donc logique qu’au crépuscule de sa vie il laisse libre cours à ses préférences.


On ne peut oublier que Chirac, alors candidat à sa réélection en 2002 et Hollande, alors premier secrétaire du PS, se sont retrouvés main dans la main pour crier haro sur Le Pen pendant la quinzaine de la haine. L’entente, sinon la complicité, entre la gauche et la droite parlementaires n’a jamis été aussi éclatante, aussi manifeste qu’à cette époque. Et Chirac est reconnaissant à l’ancien dirigeant des socialistes d’avoir activement participé à le plébisciter dans les urnes puisque celui que les Guignols de l’info surnommaient Supermenteur a été réélu le 5 mai 2002 avec 82,21 % des suffrages exprimés et 62 % des inscrits, ce qui soit dit en passant relativise la distinction maurrassienne entre le pays légal et le pays réel.

 

D’évidence Chirac incarne jusqu’à la caricature cette classe politique corrompue (son procès pour les emplois fictifs à l’époque où il dirigeait l’hôtel de ville de Paris reprendra en septembre après que la cour de cassation eut récemment rejeté la question prioritaire de constitutionnalité déposée par ses avocats), sans colonne vertébrale, soumise aux lobbyes, qui n’a d’autre but que de faire carrière en faisant siennes les idées à la mode et qui est prête à sacrifier deux mille ans d’histoire de France si son intérêt immédiat le réclame. Car bien plus grave encore que ses détournements d’argent fut son approbation publique en 1992 du traité de Maastricht mettant fin à ce qui restait d’indépendance et de souveraineté françaises. En cette occasion Chirac, chef de la prétendue opposition de droite et Mitterrand, président socialiste, marchèrent d’un même pas. Sans le chef du RPR en effet jamais ce traité scélérat n’eût pu être approuvé par les Français. C’est dire l’étendue de sa responsabilité. Qu’il exprime aujourd’hui son soutien au futur probable candidat des socialistes près de vingt ans après cette forfaiture prouve que l’homme qui fut longtemps la coqueluche d’électeurs et de militants de droite décidément bien peu perspicaces est foncièrement un ennemi de la patrie et de toutes les valeurs et institutions traditionnelles.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 16:44

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/3003.jpgPrésidentielle de 2012:

le trop-plein!

 

Les haines des politiciens entre eux ne meurent jamais. En témoignent les piques lancées par Jacques Chirac contre Nicolas Sarkozy dans le tome II de ses mémoires intitulé Le Temps présidentiel. Dans cet ouvrage qui couvre la période de ses deux mandats successifs à l’Elysée, de 1995 à 2007, l’ancien maire de Paris laisse libre cours à sa vindicte contre son ex-ministre de l’Intérieur. Voyant en Sarkozy un «homme nerveux, impétueux, ne doutant de rien et surtout pas de lui-même», le ci-devant chef de l’Etat revient sur les affronts que lui a infligés son bouillonnant ministre. Chirac n’a rien oublié, rien pardonné, et notamment pas la mise en cause de sa belle-famille, quelques mois avant la présidentielle de 1995, «dans l’affaire des terrains de Vigneux». «Il m’a toujours manqué la preuve qu’elle avait été initiée par le ministre du Budget» enrage Jacques Chirac. Rappelons que Sarkozy soutenait à l’époque la candidature présidentielle d’Edouard Balladur contre celle du maire de Paris. L’ex-député de Corrèze confie que s’il n’a pas nommé le maire de Neuilly à Matignon, ni en 2002, ni en 2004, ni en 2005, c’est parce qu’«il subsiste trop de zones d’ombres et de malentendus» entre eux. Or, «si Matignon et l’Elysée ne s’entendent pas, c’est l’implosion. C’est ce qui se passerait inévitablement avec Sarkozy». Jacques Chirac est bien placé pour savoir qu’un conflit entre les deux chefs de l’exécutif est désastreux puisqu’il a connu cette situation lorsqu’il fut le Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing.

 

Dans ses mémoires Chirac manifeste toute sa rancœur envers l’homme à qui il a confié de si importantes responsabilités, d’abord au sein du RPR, puis dans le gouvernement. Il conserve ainsi un souvenir douloureux de déclarations de Nicolas Sarkozy s’en prenant de manière sarcastique aux amateurs de sumo et dénigrant le Japon, deux de ses passions, des «petites phrases provocantes décochées contre moi par un ministre en fonction qui s’exprime à sa guise, sans se soucier de ménager le chef de l’Etat». Enfin, en 2007, alors qu’il a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy un mois avant la présidentielle, Jacques Chirac confie que le soir de l’élection avec ses proches «chacun de nous écoute avec la plus grande attention chaque phrase, chaque mot qu’il prononce guettant secrètement le moment où il citera sans doute le nom de celui auquel il s’apprête à succéder. Mais, ce moment ne viendra jamais. Pour ma part, je m’abstiens de manifester la moindre réaction. Mais au fond de moi, je suis touché et je sais désormais à quoi m’en tenir.»

 

Que Nicolas Sarkozy soit un goujat et un ingrat et que seule compte sa petite personne, c’est l’évidence. Cependant, Jacques Chirac est mal placé pour lui en faire grief, lui qui a si souvent donné le mauvais exemple. Non seulement quand il a poignardé dans le dos le candidat gaulliste Jacques Chaban-Delmas en 1974 conduisant la fronde des fameux 43 députés mais aussi et surtout en faisant le jeu de Mitterrand par haine de Giscard qui l’avait pourtant nommé à Matignon. Les piques que distillait régulièrement aux journalistes le jeune Premier ministre de l’époque envers le chef de l’Etat, certes de manière plus feutrée, n’avaient pas grand-chose à envier au comportement de Sarkozy.

En tout cas, ce livre le démontre, la droite parlementaire est toujours aussi divisée. Au reste Jacques Chirac ne serait sûrement pas fâché de voir son successeur à la tête de l’Etat mordre la poussière le printemps prochain. Tout comme Borloo, Bayrou et Villepin qui brûlent de se lancer dans la bataille au grand dam du président sortant qui souhaiterait que l’union se fasse autour de lui dès le premier tour pour préserver toutes ses chances de réélection.

 

Malgré le discrédit de Sarkozy, la gauche n’est cependant pas certaine de l’emporter. L’affaire DSK— lequel a décidé de plaider non-coupable le 6 juin, ce qui ouvre la voie à un procès à grand spectacle, sans doute dès cet automne, en pleine campagne présidentielle, ça promet!— l’a fortement ébranlée et a exacerbé ses divisions. Au sein du Parti socialiste les candidatures pour les primaires se multiplient (la dernière en date est celle du député-maire strauss-kahnien d’Evry Manuel Valls) et il est bien difficile de dire à l’heure qu’il est qui l’emportera au final de François Hollande ou de Martine Aubry. L’image lisse et la personnalité apparemment rassurante et consensuelle du président du conseil général de Corrèze peut le servir mais le maire de Lille bénéficie de sa position de chef de parti, de réseaux solides et puissants, de sorte que les jeux ne sont pas faits. A gauche du PS la situation n’est guère plus claire: Daniel Cohn-Bendit qui a refusé de se rendre au congrès d’Europe Ecologie-Les Verts à La Rochelle les 4 et 5 juin ne décolère pas contre la nouvelle direction accusée de sectarisme et contre le pacte Duflot-Hulot : à la première le parti, au second la candidature à la présidentielle car les écolo-gauchistes, comme à leur habitude, lâchent leur premier candidat pressenti Eva Joly pour le médiatique Hulot même si des primaires seront organisées entre ces deux candidats à la candidature. Dans une lettre virulente contre la direction du parti et adressée à Eva Joly, Gabriel Cohn-Bendit, président des Amis d’Europe Ecologie, écrit que le «candidat qui sortira des primaires vertes sera le candidat de la petite secte et non celui des écologistes qui ont voté aux européennes pour la liste Europe Ecologie…» Il faut dire que le clan Cohn-Bendit souhaite que les Verts soutiennent le candidat socialiste dès le premier tour de la présidentielle pour qu’en échange les écologistes puissent négocier avec la rue de Solferino la constitution d’un groupe Vert autonome au Parlement, ce qui suppose que les socialistes investissent de nombreux candidats Verts aux législatives.

 

La gauche radicale n’est guère plus unie. Dans une lettre pleine de dépit Olivier Besancenot — qui est un bien pâle révolutionnaire — a fait savoir aux militants du NPA qu’il ne serait pas candidat en 2012. Ce qui devrait avantager Jean-Luc Mélenchon que les délégués communistes ont décidé de soutenir à la présidentielle, même si certains historiques renâclent. Toutefois, Mélenchon aura contre lui un candidat de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud, et un autre du NPA, même si ce dernier n’est pas encore désigné. L’union est un combat !

De toute façon, quel que soit l’heureux élu en 2012, le Système se recomposera sur ses bases. Ce n’est certes pas d’une élection où les dés sont pipés que viendra le salut de la France.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 00:03

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L’automobiliste souffre-douleur du Système

 

L’automobiliste est le souffre-douleur et la vache à lait des gouvernements successifs. Alors que depuis plusieurs décennies le nombre de morts et de blessés sur les routes de France et de Navarre n’a cessé de diminuer du fait de l’amélioration de l’état tant des véhicules que de la chaussée et des mesures de sécurité comme la ceinture, on ne cesse de traiter le conducteur en suspect voire en ennemi. On le considère comme un délinquant sinon comme un criminel en puissance et on multiplie les mesures de répression qui finissent par devenir non seulement trop rigoristes mais contre-productives. Malgré la forte mobilisation des camionneurs pendant presque tout l’été 1992, peu avant le référendum sur Maastricht, nous n’avons hélas pas échappé au permis à points que ne connaissent pas plusieurs de nos voisins européens dont les habitants d’outre-Quiévrain. Fort heureusement pendant une dizaine d’années les pertes de points étaient relativement rares, les forces de l’ordre faisant preuve de compréhension et distinguant entre les graves infractions au code de la route pouvant mettre en danger la vie d’autrui et de légers dépassements de vitesse. Tel n’est plus le cas depuis l’arrivée de Sarkozy au ministère de l’Intérieur en 2002 puis à l’Elysée en 2007.

De fait, les mesures sécuritaires qu’il avait annoncées pendant sa campagne présidentielle ont été prises essentiellement non contre les voyous et les assassins mais contre les automobilistes. C’est certes plus facile, l’on a les victoires qu’on mérite mais depuis plusieurs années nous assistons à une vraie traque des chauffeurs, à un racket généralisé et il n’est aucune indulgence à attendre de la police ou de la maréchaussée. Même en veillant à respecter scrupuleusement le code de la route, lorsque l’on conduit souvent, il est quasiment impossible de n’être pas flashé par un radar à un moment ou à un autre, surtout dans les zones limitées à 50km/h. Il est vite fait de perdre son permis. Et en effet ces dernières années ce sont plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes qui se sont retrouvés à zéro point et donc privés de tout véhicule à moteur sauf à rouler à leurs risques et périls, et la peur au ventre, sans la précieuse carte rose délivrée par la préfecture de police. C’est d’ailleurs l’un des paradoxes les plus frappants de cette politique ultra-répressive appliquée sans discernement: de plus en plus de Français roulent privés de permis car pour leur vie sociale, familiale et professionnelle il leur est impossible de se passer de voiture. Voilà les absurdités auxquelles mènent des dispositions totalement ubuesques.

 

Et comme si cela ne suffisait pas le gouvernement Fillon en remet une louche. Les excès de vitesse de plus de 50km/h seront désormais des délits en première instance alors qu’ils étaient jusqu’à présent ainsi qualifiés juridiquement uniquement en cas de récidive, de sorte que le conducteur en infraction sera donc passible du tribunal correctionnel. Or, rouler à 140km/h sur une belle route droite, par temps ensoleillé, au lieu de 90km/h n’est pas une folie. On marche donc sur la tête! Par ailleurs, l’exécutif a décidé qu’un taux d’alcool supérieur à 0,8g/l serait sanctionné par un retrait de huit points sur le permis de conduire, contre six actuellement. L’utilisation du téléphone portable au volant vaudra une perte de trois points au lieu de deux. La circulation sur une bande d’arrêt d’urgence sera désormais sanctionnée d’un retrait de trois points et d’une amende de 135euros. Le 30mai, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a annoncé lors d’une conférence de presse dans la Somme que les panneaux signalant la présence de radars fixes seront bel et bien supprimés d’ici un an à un an et demi, sans doute au lendemain des élections présidentielle et législatives. A leur place, 200 radars dit “pédagogiques” seront installés en juin, puis 2000 d’ici à la fin de l’année, et le même nombre en 2012.

La pose de ces appareils coûte entre 3000 et 5000 euros l’unité, a précisé la déléguée interministérielle à la sécurité routière, Michèle Merli, ce qui n’est pas rien. Cette décision annoncée à la mi-mai d’enlever les panneaux indiquant les radars fixes avait suscité le courroux des députés UMP qui ont pu mesurer dans leur circonscription la colère des Français et qui craignent pour leur réélection. Devant la fronde des parlementaires de la majorité, Claude Guéant avait dans un premier temps annoncé que la décision était suspendue le temps de la concertation, contredisant le message de fermeté prononcé un peu plus tôt par le Premier ministre. Finalement les panneaux seront bien supprimés mais de manière graduelle et, à la différence de ce qu’avait voulu au départ le gouvernement, les avertisseurs de radars pour les automobilistes ne seront pas interdits en France mais transformés en appareils «pour signaler les zones dangereuses» a déclaré le titulaire de la place Beauvau qui n’a pas voulu se mettre à dos les fabricants de GPS et autres Coyotes, lesquels avaient manifesté bruyamment leur mécontentement.

 

Reste que, malgré cette légère inflexion du dispositif, l’automobiliste reste dans le collimateur du pouvoir. Les accidents de la route tuent environ 4000 personnes chaque année en France et les chiffres d’avril ont été assez mauvais avec 355 morts, soit près de 20% d’augmentation par rapport au même mois l’an dernier, d’où ces mesures répressives car l’objectif du gouvernement est d’atteindre les 3000 tués annuels. Mais là encore on légifère dans l’urgence, sous le coup de l’émotion. Aucune étude n’a été faite prouvant que le démontage des panneaux signalant les radars aura une quelconque influence positive sur la mortalité des conducteurs. Selon un sondage du 30mai d’Obea-InfraForces pour le quotidien gratuit 20minutes et pour France Info, 31% des personnes interrogées pensent d’ailleurs que cette décision n’aura aucun effet sur le nombre d’accidents, 60% estimant que ces nouvelles mesures sont prises pour «remplir les caisses de l’Etat».

Mais si nos compatriotes manifestent un certain courroux, il ne va pas très loin. En effet, Jean-Marie LePen fut le seul candidat à la présidentielle de 2007 à s’engager à supprimer le permis à points et il n’obtint au final que 10,44% des suffrages. La multiplication des radars exaspère les conducteurs mais, sauf un cas isolé il y a quelques années, il n’y eut jamais un seul commando pour neutraliser ces radars. On se plaint mais on ne fait rien. C’est toute la force des dirigeants qui nous oppriment. Ils peuvent tout se permettre, augmenter sans cesse les impôts et les taxes, dérembourser la plupart des médicaments, retarder l’âge du départ à la retraite, diminuer les prestations, faire venir par millions de la planète entière des immigrés logés, nourris, blanchis, pourchasser les Français avec des milliers de radars automatiques présents sur tout le territoire national, rien ne se passe. Cette apathie du grand nombre, ce grégarisme montre à quel point notre peuple, ou ce qu’il en reste, n’a plus de caractère, plus de force d’âme, plus d’envie de se battre et de résister à l’injustice et à l’oppression. Et qu’il semble mentalement prêt à tout accepter.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 16:23

 

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/3001.jpgDSK: LA HONTEUSE PARTIALITE

DES MEDIA FRANCAIS

 

Imagine-t-on que le crime dont est accusé Dominique Strauss-Kahn (avoir abusé d’une femme de ménage en utilisant sans vergogne sa force physique) ait été commis par un “fasciste” ou prétendu tel? On ne se retrancherait pas derrière la sacro-sainte présomption d’innocence pour protéger la réputation et l’honneur de l’inculpé. Au contraire on crierait haro sur le coupable. Rien de tel dans l’affaire DSK. L’émission que France 2 a consacrée à l’affaire le 19 mai, en première partie de soirée, a été ainsi d’une partialité inouïe et pour tout dire insupportable. Entendre Robert Badinter défendre contre l’évidence son ami DSK, s’apitoyer sur Anne Sinclair sans exprimer un seul mot de compassion envers la seule et vraie victime, la chambrière, pire donner à penser que c’est l’employée de l’hôtel Sofitel qui a tout inventé et qui a donc sciemment calomnié DSK était ahurissant. Cela donne une idée du niveau moral des grandes consciences autoproclamées de leur République! Quand on pense que cet homme— qui a traité le professeur Faurisson de «faussaire de l’Histoire»— a été garde des Sceaux et président neuf ans durant du Conseil constitutionnel, il n’y a vraiment pas de quoi être fier! On aurait pourtant pu s’attendre à ce que Badinter dont la femme Elisabeth est connue pour être une féministe acharnée volât au secours de la femme de chambre, noire, musulmane, immigrée et désargentée. Eh bien non l’esprit de caste, la défense des fils de Sem passent avant les grands principes. L’affaire DSK montre à quel point l’antiracisme, l’immigrationnisme et le féminisme de la gauche bien-pensantes sont des escroqueries, des postures. Cette idéologie est utile quand elle permet la destruction de l’ordre naturel, de la famille, de la nation, du monde blanc et chrétien mais devient nocive dès lors qu’elle conduit à incriminer un fleuron de la communauté.


Il est d’ailleurs frappant de voir que les défenseurs les plus enthousiastes et les plus impudents de l’ex-directeur général du Fonds monétaire international sont tous des membres de la race de Sion. C’est Bernard-Henry Lévy qui continue à dire avec une rare indécence que la principale victime dans ce dossier, c’est DSK! C’est le journaliste et ex-patron de Marianne, par ailleurs député européen du MoDem Jean-François Kahn qui réduit avec condescendance ce viol odieux à un simple «troussage de domestique» (sic!) Pis, c’est l’ensemble des media audiovisuels qui manifeste une déférence tout à fait scandaleuse envers ce pervers et ce détraqué. Il fallait voir la façon dont les journalistes, lors de cette même émission de France 2, traitaient avec légèreté de cette affaire, comment Dominique Verdeilhan, le spécialiste des questions judiciaires à France Télévision, mettait en avant les éléments qui pourraient permettre d’innocenter l’ex-grand argentier de Lionel Jospin sans bien sûr dire à aucun moment de quoi précisément était accusé DSK et comment la scène horrible s’était passée selon les enquêteurs new-yorkais. 

 

On ne nous dit guère que la femme de ménage a été retrouvée prostrée près d’un placard dans un couloir de l’hôtel où elle s’était réfugiée, ne cessant pas de pleurer, n’arrivant pas à parler et essayant de cracher après deux fellations forcées. On ne nous dit guère que pendant la scène elle a également craché sur le tapis de la suite 2806 ce que DSK l’avait obligé à ingurgiter! Et ce n’est pas pour épargner le grand public que l’on ne nous donne pas ces détails scabreux car la télévision n’a jamais répugné aux scènes de violence et de sexe. De même lorsque l’on nous parle des camps de concentration on ne se pose pas la question de savoir si cela peut choquer ou indisposer une partie des téléspectateurs. La vérité, c’est que l’on cherche à protéger contre l’évidence (des traces de sperme de DSK auraient été retrouvés sur le col de chemise de la chambrière grâce aux tests ADN) l’un des membres influents de la communauté juive. Et à en croire les sondages nombre de Français manipulés croient davantage DSK que la chambrière! C’est là que l’on voit le degré de corruption non seulement des élites autoproclamées mais aussi du peuple dans son ensemble. Les aveux du «juif allemand» Daniel Cohn-Bendit selon lesquels dans les jardins d’enfants dont il s’occupait il se laissait ouvrir la braguette et tripoter par des garçonnets n’a pas empêché le chef d’Europe Ecologie de faire une belle carrière politique des deux côtés du Rhin et même de réaliser le meilleur score jamais obtenu par les Verts à une élection nationale lors des européennes de juin 2009. A cette occasion Dany le Rouge avait même battu la liste socialiste dans la circonscription d’Ile-de-France! 


Et que dire de Frédéric Mitterrand qui a avoué dans son autobiographie avoir eu en Thaïlande des relations tarifées avec des “garçons” et qui malgré tout non seulement conserve son portefeuille mais de plus reste l’un des ministres les plus populaires du gouvernement Fillon? Si cela ne montre pas le pourrissement, la putréfaction du corps social, que faut-il de plus? Jouant les professeurs de morale et l’arbitre des élégances, Mitterrand s’est même payé le luxe de condamner fermement dans un communiqué les propos du réalisateur danois Lars Von Trier qui, lors du festival de Cannes, a dit sa “sympathie” pour Hitler et ajouté qu’«Israël fait chier». Car si l’on peut s’adonner au tourisme sexuel en toute impunité, on ne saurait en revanche critiquer l’entité sioniste ni manifester quelque déférence envers le chef du Troisième Reich!

C’est bien toutes les classes dirigeantes qui sont corrompues à un degré inimaginable (une plainte pour harcèlement sexuel vient d’être déposée contre le secrétaire d’Etat à la Fonction publique et maire UMP de Draveil Georges Tron). Pour succéder à Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, Nicolas Sarkozy n’a rien trouvé de mieux que le ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde. Ce choix ne semble guère plus judicieux que celui de son prédécesseur, une enquête ayant été ouverte pour s’interroger sur les conditions en effet très suspectes dans lesquelles Lagarde a permis à l’affairiste Tapie de toucher le pactole. Au détriment des contribuables. L’argent sale et la sexualité débridée, ce sont décidément les deux mamelles où s’abreuvent les voyous qui occupent aujourd’hui tous les postes de direction et d’influence.

jeromebourbon@yahoo.fr

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 18:44

 

 

jb rivarol

 

 

L'ESPERANCE EST NÔTRE

 

 

RIVAROL sexagénaire ! Pour mesurer ce que six décennies représentent, il suffit de se remémorer l’état du monde en janvier 1951 : Staline était le maître incontesté de l’Union soviétique, Pie XII régnait sur l’Eglise, le Maréchal Pétain finissait ses jours à l’île d’Yeu, les prêtres portaient la soutane et les militaires l’uniforme, l’avortement restait un crime, la France possédait un immense empire colonial et n’était pas encore en proie à un urbanisme délirant, à une immigration massive, à une insécurité galopante. Le monde a plus changé en soixante ans qu’en deux mille. Toutes les valeurs ont été subverties, le sens des mots inversé, les institutions anéanties, les intelligences perverties, les consciences détruites. L’invasion de la techno-science, la déchristianisation généralisée, le matérialisme triomphant ont profondément bouleversé la façon de penser et de vivre de nos contemporains. Pendant tout ce temps RIVAROL est resté fidèle à lui-même et il est toujours là, debout : fluctuat nec mergitur. La devise de la ville de Paris s’applique bien à l’Hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne. Voilà quelles sont, me semble-t-il, ses caractéristiques fondamentales :

 

RIVAROL est d’abord le journal de l’engagement. Ces dernières décennies ont vu la disparition progressive des journaux d’opinion sacrifiés par la société capitaliste. Les groupes bancaires et industriels qui contrôlent la quasi-totalité de la presse écrite ne détestent rien tant en effet que les lignes éditoriales trop marquées, pas assez policées. De sorte qu’aujourd’hui du Figaro à Libération, du Monde à L’Humanité, de L’Express à Rouge, c’est le même conformisme idéologique, la même soumission aux puissances du jour, la même pusillanimité. Car comme le remarquait déjà à son époque le prophète Edouard Drumont dans La France juive : « Notre siècle est effroyablement lâche. » Il est tellement plus facile de s’en prendre à des vieillards inoffensifs comme Papon, Touvier ou Pinochet qu’à la tyrannie de certains lobbies et à la malfaisance de nos gouvernants !

 

RIVAROL est le journal du risque. Anticommuniste à une époque où toutes les élites intellectuelles avaient les yeux de Chimène pour le petit père des peuples, antigaulliste à un moment où toute la presse bien-pensante manifestait la plus extrême déférence envers le fondateur de la Ve et le fossoyeur de l’Algérie française, il n’a jamais reculé devant les procès, les amendes, les saisies dont il détient le record, ce qui dans les temps actuels est la plus belle des décorations. Dans notre société qui tolère et promeut toutes les violences, toutes les incivilités, toutes les goujateries, qui fait de la vulgarité une fin en soi, jamais la liberté d’expression, de pensée, de critique, de polémique n’a été aussi menacée. Or, plus que jamais le journaliste a un devoir d’impertinence et d’insoumission.

 

RIVAROL est l’organe du refus radical et constant du système hérité de la Seconde Guerre mondiale et fondé sur le mensonge, qu’il soit historique, statistique, politique ou religieux. Il s’adresse à cette minorité de Français qui ont gardé encore intacte en eux la capacité de se révolter contre l’imposture. Il exprime le rejet d’un ordre établi qui n’est jamais qu’un désordre organisé, qu’une subversion légalisée. Il tente de repérer, de traquer, de dénoncer la duplicité, le cynisme d’une classe politique corrompue et arrogante qui vole, triche, ment pour s’étonner ensuite que beaucoup de Français et de néo-Français agissent comme elle. Notre journal a d’autre part le souci constant de démythification et de démystification de toutes les idéologies (antiracisme, droit de l’hommisme…) qui s’érigent en absolu et sont autant de machines de guerre lancées contre l’Occident.

 

RIVAROL est le journal de l’intransigeance et de la radicalité. Rien ne lui est en effet plus étranger que l’esprit de compromis, de concession, de modération, autant de mots qui masquent souvent des compromissions voire des capitulations. Beaucoup de défaites de la droite depuis deux siècles s’expliquent précisément par cette tentation de composer avec le régime en place, voire dans certains cas de le rallier. Or, on ne réforme pas un monstre ; on ne discute pas avec ; on le combat de manière frontale. C’est pourquoi il n’y a rien à attendre des modérés, de ces conservateurs à la Millon, à la Boutin ou à la Villiers. Le Christ dans l’Ecriture ne dit-il pas qu’il vomit les tièdes ? Et tous les grands bouleversements historiques n’ont-ils pas été menés à bien par des gens ne renonçant à rien parce que croyant à leur idéal ?

 

RIVAROL est le journal de la fidélité. Et d’abord de la fidélité à nos morts. A tous ceux qui ont combattu contre le communisme et pour la sauvegarde de l’Europe blanche et chrétienne. Fidélité à une ligne politique, fidélité à un idéal, celui d’une France enfin libérée de l’« immigration-invasion » (dixit Giscard), de la colonisation marxiste, de la domination de certaines forces occultes et prête alors à renouer avec sa vocation millénaire à la grandeur et au prestige.

 

RIVAROL est enfin le journal de l’espérance française. Sans doute ce mot vous surprendra-t-il tant souvent vous nous faites le reproche d’être trop pessimistes. Mais notre devoir est de regarder la vérité en face, et la réalité est sombre : notre pays est aujourd’hui envahi, avili par la pornographie, menacé de démembrement par les menées séparatistes, vidé de sa substance par l’européisme d’inspiration mondialiste. Le français lui-même est mis en cause par la réapparition artificielle de dialectes régionaux et par l’émergence de l’horrible « parler-Jeune ». Le franc, notre compagnon de route depuis Jean II le Bon, a disparu en 2002 de sorte que les enfants des écoles n’apprennent plus à compter avec notre monnaie nationale. On efface ainsi de leurs structures mentales jusqu’au mot même de France. De plus, toutes les capacités de résistance ont été méthodiquement mises à bas : l’armée réduite à néant, la famille éclatée et parodiée, l’école ruinée par les pédagogies rousseauistes et assiégée par les nouveaux barbares, la patrie anéantie, l’Eglise éclipsée, occupée, occultée par des intrus qui détruisent la foi catholique et s’acharnent à obstruer les canaux de la grâce. Les Français eux-mêmes de courageux, travailleurs, polis, élégants, vifs, honnêtes qu’ils étaient sont trop souvent devenus pleutres, paresseux, grossiers, débraillés, amorphes, corrompus.

Il n’est plus de chrétienté, plus de civilisation, mais une société déstructurée, déracinée, atomisée, un agrégat d’individus réduits au statut de consommateurs. Nous vivons l’époque de l’absurde et du néant, mais à la différence du XXe siècle, il est fort peu d’artistes, de dramaturges, de philosophes, de poètes ou de théologiens pour dire cet absurde. Nous connaissons un de ces moments historiques où il est impossible de réussir de grandes choses tant l’ennemi semble avoir tout submergé. Il ne reste alors qu’à sauvegarder ce qui peut l’être. Au moment des grandes invasions barbares, n’est-ce pas ce qu’ont fait les chrétiens en se repliant dans les monastères et en rendant ainsi possible le moment venu une éblouissante renaissance médiévale ?

 

Plus modestement, notre rôle à RIVAROL, c’est de maintenir et de transmettre notre héritage national et européen. Dans l’espérance de jours meilleurs. Car comme l’écrivait dès 1954 dans nos colonnes Pierre-Antoine Cousteau : « L’espérance est nôtre » (RIV., 25 mars 1954). Cette disposition d’esprit, qui ne se confond ni avec le simple espoir (laissons-le à Malraux !) ni avec cet optimisme artificiel qu’on nous vend quotidiennement, est ce qui nous aide à vivre et à combattre dans ce monde irrespirable où l’air manque à nos poumons. Mais grâce à vous, amis lecteurs, grâce à votre soutien, vos conseils, votre confiance, vos réprimandes le cas échéant (et c’est nécessaire dans une famille qui s’aime), nous nous sentirons encore longtemps la force de crier avec Bernanos : « ILS NE NOUS AURONT PAS ! ILS NE NOUS AURONT PAS VIVANTS ! »

 

Jérôme BOURBON.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 18:20

http://www.rivarol.com/Rivarol_files/3000.jpgStrauss-Kahn, symbole de l’Hyperclasse perverse et dégénérée

 

S’il fallait une preuve supplémentaire, l’affaire Strauss-Kahn montre de manière effrayante le degré de corruption morale des classes dirigeantes. Car enfin, comment un homme dont le Tout-Paris sait pertinemment qu’il est un pervers, un habitué du harcèlement sexuel envers la gent féminine et des clubs échangistes dont celui des Chandelles a-t-il pu faire une telle carrière politique, présider le Fonds monétaire international et songer sérieusement à briguer la magistrature suprême? Le Parti socialiste dont il est l’un des fleurons et qui avait jusque-là les yeux de Chimène pour lui le couvre depuis des années. Quant à Nicolas Sarkozy, il connaissait les travers de DSK lorsqu’il a proposé et défendu en 2007 sa candidature pour la direction générale du FMI. Il en était tellement conscient qu’il répétait en privé qu’il était lui-même «un pasteur méthodiste» comparé aux frasques du second époux d’Anne Sinclair. La presse française elle-même connaissait ce secret de Polichinelle et n’a rien dit. Sa responsabilité est également immense car il n’y a pas une dichotomie entre la vie privée et la vie publique. Un homme qui a de tels comportements doit être dénoncé publiquement et mis hors d’état de nuire. Le couvrir en se taisant est tout à fait coupable. C’est donc bien la faillite morale de tout un Système, de toute la classe politique et médiatique qu’illustre l’affaire DSK.

 

Car les faits sont accablants et, sauf  montage que la défense devra prouver et auquel semblent croire 57 % des Français interrogés, ne souffrent aucune contestation possible: le samedi 14mai vers midi Dominique Strauss-Kahn a abusé à New York d’une femme de ménage d’origine guinéenne, allant jusqu’à la séquestrer dans la salle de bain. L’image de l’homme de gauche ami des pauvres, des miséreux, des immigrés, des gens de couleur et des musulmans en prend un coup ! Dans ce qui constitue un crime sexuel particulièrement abject et inexcusable apparaît toute l’impudence du milliardaire juif envers une pauvre employée, trimant pour gagner modestement sa vie et élever seule sa fille de neuf  ans. Ah, elles sont belles les professions d’antiracisme et de philantrophie de la gauche bien-pensante! Dans cette affaire on ne voit qu’un ignoble prédateur occupant une vaste suite présidentielle à 3000 dollars la nuit (mais qu’il avait obtenue pour 525 seulement car c’était un client habituel!) de l’hôtel Sofitel près de Times Square et désireux de jouir instantanément, transformant en objet sexuel la chambrière venue simplement faire son travail. Le plus répugnant peut-être dans cette faire, c’est que devant l’évidence des faits, la gauche continue à le soutenir, à clamer son innocence, à mettre en doute le témoignage de l’employée de l’hôtel. Hormis Gisèle Halimi qui s’est dite “déçue” de la mansuétude du PS pour DSK, on n’entend guère jusqu’à présent les chiennes de garde et autres militantes féministes qui pourtant eussent été promptes à clamer leur indignation si ce crime particulièrement atroce et machiste avait été commis par un “fasciste” ! Alors que les éléments de preuve recueillis par la police (griffures de la victime sur le torse de DSK, traces de sang et de sperme sur le lit, etc.) sont accablants. Tellement que la justice américaine a même refusé de le libérer contre une caution d’un million de dollars, craignant qu’il ne fuie vers la France d’autant qu’il n’existe pas de procédure d’extradition entre notre pays et les Etats-Unis.

 

Selon la police new-yorkaise, voici comment les choses se seraient passées : une femme de chambre serait entrée dans la suite en criant “Housekeeping” («C’est pour le ménage»): n’entendant pas de bruit, elle serait allée vers la chambre, croyant que la suite était inoccupée, en laissant la porte ouverte, «comme le veut la politique de l’hôtel».  Une fois dans la chambre, elle aurait vu Dominique Strauss-Kahn sortir nu de la salle de bains. Elle se serait excusée et aurait voulu quitter la pièce, mais ce dernier l’aurait pourchassée, aurait verrouillé la porte puis l’aurait poussée dans la chambre avant de tenter d’abuser d’elle. Il l’aurait ensuite entraînée dans la salle de bains et l’aurait agressée sexuellement une seconde fois. L’ordonnance du tribunal relève sept chefs d’accusation particulièrement sordides, dont «rapport oral et anal contraint» et tentative de pénétration vaginale (cette dernière imputation constituant la définition pénale du viol aux Etats-Unis), ce qui pourrait valoir à l’accusé jusqu’à 74 ans de détention! Selon la déclaration officielle du tribunal de New York «l’accusé 1) a fermé la porte de la pièce et a empêché la plaignante de quitter cette pièce; 2) a attrapé la poitrine de la plaignante sans son consentement; 3) a tenté de retirer de force le collant de cette personne et de toucher la zone de son vagin de force; 4) a forcé la bouche de la plaignante à toucher son pénis à deux reprises; 5) a pu commettre ces actes en utilisant sa force physique.»

 

Après avoir nié les faits en plaidant non-coupable, DSK dans un second temps évoquerait une relation sexuelle consentie, argumentation classique qu’utilisent tous les violeurs et autres pervers. Qui peut croire à une telle fable? D’autant que les langues commencent à se délier: DSK a depuis longtemps une addiction au sexe comme d’autres l’ont à la drogue, au jeu, à l’alcool ou au tabac. Cette frénésie le conduit jusqu’au harcèlement voire jusqu’à l’agression sexuels. Même dans le cas de sa liaison consentante entretenue avec Piroska Nagy au FMI en 2008— un rapport avait blanchi DSK— le doute a plané après la révélation de cette lettre écrite aux enquêteurs: «Je n’étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI.[…] J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais.[…] Je crains que cet homme [DSK] n’ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes.»

 

En février 2007, une jeune femme, Tristane Banon, journaliste et romancière, avait pourtant raconté qu’un homme politique avait tenté de la violer— elle a précisé un an plus tard qu’il s’agissait de DSK. Sur le plateau de 93, Faubourg Saint-Honoré, l’émission qu’animait alors Thierry Ardisson sur Paris Première, elle le décrit carrément comme un «chimpanzé en rut».

Selon elle, Strauss-Kahn lui a donné rendez-vous afin de préciser une des réponses données lors de l’entretien. Elle raconte: «Je suis arrivée devant l’adresse, je me suis garée, je suis montée, c’était un appartement vide, complètement vide, avec un magnétoscope, une télévision.[…] J’ai posé le magnétophone tout de suite pour enregistrer, il a voulu que je lui tienne la main pour répondre, parce qu’il m’a dit “je n’y arriverai pas si vous ne me tenez pas la main”, et puis après la main c’est passé au bras, et c’est passé un peu plus loin, donc j’ai tout de suite arrêté… Je suis arrivée là-bas, j’avais un col roulé noir, ça fait peut-être triper les mecs un col roulé noir mais faut arrêter, et après surtout c’est que ça s’est très très mal fini, parce qu’on a fini par se battre. Donc ça s’est fini très très violemment, puisque je lui ai dit clairement “non, non”, on s’est battus au sol, pas qu’une paire de baffes, moi j’ai donné des coups de pieds, il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d’ouvrir mon jean…»

La jeune femme qui avait été dissuadée à l’époque de porter plainte pourrait saisir la justice à la suite de ce qui s’est passé à New York. Le député socialiste Aurélie Filipetti évoquait également en 2008 le souvenir d’une tentative de drague «très lourde, très appuyée» de DSK: «Je me suis arrangée pour ne pas me retrouver seule avec lui dans un endroit fermé.» C’est dire que l’ex-grand argentier de Lionel Jospin est un récidiviste sans scrupule et c’était donc une folie de lui accorder des fonctions aussi prestigieuses et rémunératrices que celles qu’il occupait jusque-là au FMI, surtout dans un pays où l’on ne badine pas avec ce genre de forfaits. Dire que si la police ne l’avait pas arrêté dans l’avion à l’aéroport JFK de New-York, DSK s’apprêtait à rencontrer le chancelier allemand Angela Merkel pour évoquer avec elle la crise financière grecque ! Heureusement encore que ce scandale arrive avant que DSK ait été élu président de la République française ! Quelle humiliation pour notre pays si cette affaire était survenue un an plus tard ! Reste que notre image s’en trouve quand même ternie.

 

On ne s’étonnera pas de voir l’ineffable Bernard Henri Lévy voler au secours de DSK comme il l’avait fait hier pour son ami, le pédomane Roman Polanski. Invité de France Inter le 17 mai, BHL a jugé «absolument dégueulasse» et «absolument répugnant» non pas ce que son ami DSK avait fait subir à une pauvre chambrière mais les commentaires désobligeants sur le second époux d’Anne Sinclair et le fait qu’il ait été montré en photo menotté sous la garde de deux policiers. Et le philosophe mondain de dénoncer la justice américaine. On croyait pourtant que BHL était un admirateur des Etats-Unis et un soutien inconditionnel de leurs expéditions guerrières. Madoff, Polanski, DSK, trois fleurons de la communauté qui sont décidément bien peu recommandables. Ironie de l’histoire : DSK est actuellement à Rikers Island, prison où avait séjourné Madoff. Les deux criminels, l’un financier, l’autre sexuel, après avoir fait une belle carrière au détriment d’autrui, passent enfin par la case prison. Voilà au moins une consolation ! Nous n’oublions pas non plus que le libéral-libertaire DSK fut le premier au PS à se prononcer en faveur du mariage homosexuel et qu’il avait demandé dans le Journal du dimanche en janvier 2005 l’inéligibilité à vie pour les politiques condamnés pour révisionnisme à la suite des déclarations que nous avait faites Jean-Marie Le Pen sur l’Occupation allemande en France.

 

Cette affaire sordide redistribue évidemment les cartes pour la présidentielle de 2012. Sarkozy qui commence à remonter dans les sondages peut enfin souffler. Voilà hors course son principal concurrent. De plus, l’empêchement de DSK risque de rendre plus âpre au sein du PS la bataille des primaires. Aucun éléphant ne sort du lot de manière incontestable. Pour l’heure François Hollande semble le mieux placé mais en tant que premier secrétaire du PS Martine Aubry dispose d’atouts incontestables. Ségolène Royal renoncera moins que jamais à sa candidature et les petits candidats (Valls, Montebourg…) seront sans doute eux aussi enclins désormais à tenter leur chance jusqu’au bout. La pagaille promet donc d’être grande rue de Solferino, ce dont pourrait bénéficier Sarkozy qui dispose des moyens de l’Etat et qui a d’incontestables talents de bateleur lorsqu’il est en campagne. Toutefois, cela n’a qu’une importance relative car quel que soit l’heureux élu en 2012, ce sera un individu appartenant au Système mondialiste et respectant ses mots d’ordre, ses tabous et ses principes mortifères.

 

Bien plus intéressant est ce que révèle l’affaire DSK. Ce dont souffrent nos sociétés, plus encore que d’une crise de la politique, de l’économie ou du social, c’est d’un désordre moral ahurissant et sans précédent peut-être par son ampleur, son intensité, son universalité. Presque tous les principaux acteurs du monde politique, économique, médiatique, syndical et culturel, somme de décadents multidivorcés et souvent invertis, ont des mœurs qui ne sont guère plus reluisantes que celles de DSK. Or comment prétendre remettre de l’ordre dans le pays si l’on mène soi-même une vie complètement désordonnée? Comment vouloir diriger un peuple si l’on est un contre-exemple vivant? Comment voter et promulguer des lois répressives si l’on se roule soi-même dans la fange, que l’on se vautre dans le stupre? Comment avoir des limites lorsque l’on a une vision purement matérialiste et hédoniste de la vie sur terre? Répétons-le, il n’y a pas de cloison étanche entre vie privée et vie publique. Un homme politique, un homme d’Etat se doit d’être irréprochable. Soit tout le contraire des bandits et des vicieux qui nous dirigent et nous oppriment.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 10:19

 

 

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Edito du RIVAROL à paraître demain:

 

 

Il y a tout juste trente ans, le dimanche 10mai 1981, François Mitterrand était élu à l’Elysée après deux échecs en 1965 et en 1974. La gauche pour la première fois sous la Ve République revenait au pouvoir. Lyrique, Jack Lang indiquait alors que la France était passée par ce vote des ténèbres à la lumière. François Mitterrand, malgré son bilan calamiteux dans quasiment tous les domaines, qui fut le seul de tous les présidents de la République à accomplir deux septennats complets, jouit encore d’une popularité importante. Ainsi que l’écrit le quotidien Metro, «la Tonton mania fait recette». On ne compte plus les livres, les colloques, les émissions de télévision, les numéros hors-série de revues consacrés à la célébration des trente ans de l’accession à la magistrature suprême de l’homme de Jarnac. Le Parti socialiste en fait lui-même des tonnes : il met en vente une planche de timbres homologuée par  La Poste et des tee-shirts à son effigie. Technique oblige, une application Iphone gratuite a même été créée rue de Solferino. Elle permet de réécouter des phrases célèbres de François Mitterrand ou carrément de se prendre en photo avec lui. Le 10 mai le PS a organisé une journée portes ouvertes de 11 heures à 20 heures 30 à son siège national. On pouvait y entendre des témoignages sur un écran de télévision, voir une exposition de photos, la journée étant conclue par un discours de la première secrétaire Martine Aubry qui s’est naturellement revendiquée de ce parrainage à l’instar de tous les postulants socialistes déclarés ou putatifs.

 

A la traîne dans les enquêtes d’opinion, Ségolène Royal a été la première, le 8 mai, devant les militants de son club Désirs d’avenir, à célébrer la mémoire du seul président socialiste de la Ve République. Quant à son ex-concubin François Hollande, il s’est rendu le 10 à Château-Chinon, fief du défunt président. Les lieutenants de Dominique Strauss-Kahn se réclament également de l’héritage de Mitterrand. Même le très gauchiste Jean-Luc Mélenchon se place ouvertement dans la lignée du fondateur du parti d’Epinay. « Ce que je retiens de François Mitterrand, c’est avant tout l’esprit de conquête, le long parcours de la gauche avec lui pour accéder au pouvoir. Sa ténacité, son obstinatiopn dans le combat, après tant d’échecs, sa capacité à réussir le rassemblement de la gauche. » Des propos qui devraient faire réfléchir les communistes qui s’apprêtent à soutenir officiellement sa candidature à la présidentielle de 2012. Car Mitterrand a œuvré très efficacement à l’effondrement du PC, en ayant notamment l’habileté de nommer quatre ministres communistes au gouvernement en 1981 ce qui rendait “Fabien”coresponsable de la politique menée.

 

Cet engouement des socialistes pour leur ancien homme fort s’explique par leur incapacité à placer l’un des leurs à l’Elysée (ils ont échoué trois fois de suite à la présidentielle, en 1995, en 2002 et en 2007) et par leur souci de plaire aux Français qui, à en croire les sondages, conservent majoritairement un bon souvenir de l’ex-chef de l’État. Si Mitterrand est aujourd’hui populaire, ce qui fut loin d’être toujours le cas lorsqu’il était aux responsabilités, c’est que ses successeurs sont bien plus médiocres encore que lui, nettement plus indignes de la fonction comme le prouve notamment le côté bling-bling de Sarkozy et la façon détestable dont il met en scène sa vie privée pour le moins tumultueuse. Sans même parler de DSKroulant en Rolls à Paris et affichant sans vergogne son train de vie de milliardaire (voir dessin de Chard). La dégénérescence intellectuelle et mentale de nos dirigeants ne cessant de s’accélérer, il est somme toute logique que beaucoup de nos compatriotes aient une certaine nostalgie pour un passé qui n’est finalement pas si lointain. Inutile pourtant de compter sur nous pour participer à cette floraison de dithyrambes sur la personne et l’action de Mitterrand. Car il n’est pas de domaines où, tout au long de son interminable présidence, la situation ne se soit considérablement dégradée.

 

Le président socialiste avait promis que, lui à l’Elysée, il n’y aurait jamais deux millions de chômeurs en France. Ils étaient 1,8million à la veille de son accession à la magistrature suprême, ils seront officiellement près de trois millions (bien plus en réalité) quatorze ans plus tard. Le développement du quart monde, l’apparition des Restos du cœur, puis du RMI, les nouveaux pauvres, c’est la génération Mitterrand.

 

Et à côté de cette misère que l’on ne peut plus cacher triomphe impunément sous son règne l’argent-roi. Ses deux septennats sont ceux des scandales en tous genres, plus nauséabonds les uns que les autres: affaires du Carrefour du développement, des Irlandais de Vincennes, du Rainbow Warrior, affaires Luchaire, Péchiney, Urba-Gracco.

 

A l’instar de Chirac, Mitterrand ne doit son accession à la présidence de la République qu’à de l’argent sale, à des fonds occultes. Il avait d’ailleurs un jour établi à la télévision un subtil distinguo entre voler pour son parti, ce qui selon lui était absolutoire, et voler à des fins d’enrichissement personnel— comme si le fait d’être élu à des postes prestigieux et rémunérateurs ne contribuait pas à une forte hausse du train de vie! Il est certain que dans la généralisation de la corruption morale, dans l’affaissement de l’esprit civique, dans l’érosion du sens du devoir et de l’esprit de responsabilité, dans le triomphe du cynisme, les années Mitterrand sont pour beaucoup. Que l’on songe à l’ahurissant aveu de Georgina Dufoix, pourtant directement mêlée à l’abominable scandale du sang contaminé: «Je me sens responsable mais pas coupable».

 

L’homme est également entouré de morts suspectes, celles de son conseiller François de Grossouvre retrouvé suicidé à l’Elysée, de son Premier ministre Pierre Bérégovoy. De même ne saura-t-on jamais pour qui son ami Roger-Patrice Pelat, providentiellement disparu, s’était livré à un délit d’initiés. La mobilisation de services entiers de l’Etat, l’activation permanente de la cellule élyséenne avec le fameux système des écoutes pour loger, nourrir et surtout protéger des regards indiscrets sa maîtresse Anne Pingeot et sa fille adultérine Mazarine sont dignes des mœurs d’une République bananière.

 

Alors que Mitterrand prétendait aimer charnellement la France à la différence de De Gaulle qui s’en faisait une idée confondue avec sa personne, c’est sous sa magistrature suprême que la décadence morale, dont il n’est certes pas le seul responsable, a atteint des profondeurs inouïes. Il livre pieds et poings liés les honnêtes gens à la pègre avec l’abolition de la peine de mort (octobre 1981). La vulgarité à la radio et à la télévision, encore renforcée par la création des radios libres, la privatisation de TF1, l’apparition de chaînes privées comme Canal+, est consécutive à l’arrivée des socialistes au pouvoir. Tout comme la massification de la pornographie, la prolétarisation du vice, le remboursement de l’avortement par la Sécurité sociale dès 1982. Et que dire de la promotion d’un Jack Lang, inamovible ministre de la Culture, inventeur en 1982 de la Gay Pride, symbole du strass, du fric, du sexe et des paillettes, choix d’une démagogie outrancière de la part de l’amateur de vieux livres  que fut toute sa vie Mitterrand? De sa sympathie jamais démentie pour un histrion affairiste comme Bernard Tapie dont il fera même un éphémère ministre de la République?

 

L’un des aspects certainement les plus détestables de son héritage, c’est l’invasion migratoire qui s’accéléra sous sa présidence et qu’il favorisa de mille et une manières. En supprimant la préférence nationale dès 1981. En régularisant tous les immigrés clandestins l’année suivante. En instaurant en 1984 la carte de séjour de dix ans automatiquement renouvelable. En favorisant les naturalisations massives. En évoquant à répétition dans ses discours et dans ses propositions l’octroi du droit de vote pour les étrangers. En parrainant et en soutenant SOS-Racisme pour de basses raisons politiciennes (diviser la droite), culpabilisant ainsi les Français, minant leurs défenses immunitaires, les divisant (son slogan de campagne en 1988 n’était-il pourtant pas «la France unie»?) à une époque où il était encore possible de juguler l’immigration extra-européenne sans drames excessifs. Alors que son affiche électorale en mai 1981, «La force tranquille», le montrait avec en arrière-plan la campagne bourguignonne et une église villageoise, c’est précisément cette France des terroirs et des clochers, cette France rurale, chrétienne et enracinée qu’il s’acharna à faire disparaître au profit des minarets et du turbo-capitalisme. Le visage biologique de la France changea en effet fortement en quatorze ans de Mitterrandie. Par ailleurs, sous son long règne, le nombre des paysans fonds. Une ferme disparaît toutes les quinze minutes. Des régions entières se dévitalisent et se désertifient tandis qu’une immigration du Tiers-Monde sans tri qualitatif ni seuil quantitatif se déverse aux six coins de notre pays.

 

A peine élu, il est confronté au problème des banlieues allogènes avec le soulèvement des Minguettes en 1981, puis ce sera Vaulx-en-Velin en octobre 1990. C’est à lui que l’on doit la création de la politique dite de la Ville qui engloutit des sommes considérables dans un puits sans fond. C’est sous ses deux mandats que la dette et les déficits publics explosent, que les prélèvements obligatoires atteignent des records tandis que, munificent, le Sphinx annule la dette des pays africains où, en voulant par idéologie imposer de force la démocratie à l’occidentale, il a des responsabilités évidentes dans les massacres tribaux à grande échelle, au Rwanda notamment.

 

Mitterrand aimait à répéter que, sous sa présidence, jamais la liberté de la presse n’avait été aussi grande. S’il est vrai qu’il n’a jamais poursuivi une publication qui disait du mal de lui, on sait comment il persécuta le journaliste Jean-Edern Hallier, et surtout c’est à lui— qui voulait peut-être se faire pardonner ses liens privilégiés avec l’ancien collaborateur Bousquet— qu’on doit l’adoption de la scélérate loi Fabius-Rocard-Gayssot. De même, c’est sous son règne— qu’il avait inauguré en se rendant sur la tombe de son intime Georges Dayan, clin d’œil remarqué à la Communauté qui l’avait fait élire— que fut adoptée la loi d’exception Neiertz créant un délit d’entrave à l’IVG et qui conduisit le docteur Dor en prison! C’est encore sous sa présidence que la liberté de circulation, d’affichage, de réunion, de manifestation, d’expression, encore très étendue sous Giscard, se réduisit comme peau de chagrin. Que l’on pense notamment au fameux harcèlement démocratique institué à partir de 1990 par Jean-Christophe Cambadélis et à la promotion de mouvements subversifs et liberticides comme Ras l’Front.

 

S’il est vrai que l’homme de la Francisque avait une dilection particulière pour les écrivains les plus réactionnaires, qu’il garantit l’amnistie aux membres de l’OAS en 1982, qu’il secourut discrètement certains vieux amis de la Cagoule et qu’il fit fleurir la tombe du maréchal Pétain six ans durant, de 1987 à 1992, sous la pression grandissante de Klarsfeld il finit par y renoncer, instituant même chaque 16juillet une journée en souvenir des persécutions antisémites sous Vichy. D’autre part, si le 8mai 1995 à Berlin, lors du cinquantième anniversaire de l’armistice, il rendit un hommage remarqué aux soldats allemands «patriotes et courageux», et ce quelle que soit «l’idée qui habitait leur uniforme»(!), il joua néanmoins un rôle détestable dans l’affaire Barbie dont il favorisa la tenue du procès à Lyon et il n’accorda pas de grâce, même médicale, à Paul Touvier, condamné à perpétuité en avril 1994 et alors atteint d’un cancer en phase terminale.

 

si, à la fin de sa vie, il sembla s’agacer du rôle «puissant et nocif» du lobby juif au point de s’exclamer face à un Elkabbach interloqué: «Vous voulez que je me convertisse?» refusa de condamner la France pour la déportation des juifs (ce qui reste à son crédit), il ne fut cependant pas le dernier à favoriser le courageux petit peuple. En faisant d’un personnage aussi haïssable qu’Elie Wiesel un confident. En engageant la France dans la folle guerre du Golfe en 1991. En s’entourant d’une foule de personnalités juives, ce qui explique en grande partie le nombre impressionnant aujourd’hui de fils de Sem au PS! Et au contraire de ce qu’affirme la vulgate, il participa activement à la diabolisation du Front national, de ses dirigeants, de ses propositions, de ses soutiens, en défilant, à la suite de la profanation du cimetière de Carpentras, à la tête d’une manifestation où était brandie une baudruche au nom de LePen proclamant «Carpentras, c’est moi!», en jetant de manière théâtrale des fleurs à la Seine après la mort de Brahim Bouarram en marge d’un défilé du 1ermai du FN et en favorisant par d’indécentes subventions toutes les officines dites antiracistes et en fait antinationales.

 

Mentant sur ses engagements de jeunesse situés très à droite, homme sans convictions, persuadé d’avoir un destin et désireux dès l’enfance de se hisser à la tête de l’Etat, abaissant la fonction présidentielle par les cohabitations à répétition, Mitterrand aura trompé et trahi tout le monde. Obligeant même son médecin personnel à se déshonorer en falsifiant onze ans durant les communiqués semestriels sur sa santé.

 

Le pire n’est pas tant qu’étant atteint depuis 1981 d’un cancer de la prostate avec métastase osseuse, il l’ait caché au grand public et même à ses amis les plus proches. Le pire est d’avoir au dernier moment jeté cette maladie dans la balance afin d’obtenir du peuple français apitoyé, et alors que les sondages donnaient encore le non gagnant trois semaines avant le référendum sur Maastricht le 20septembre 1992, la renonciation définitive à notre monnaie nationale, la mise en place d’une Union européenne, cheval de Troie du mondialisme et la fin de l’indépendance et de la souveraineté françaises.

 

François Mitterrand, au-delà de la fascination que peuvent exercer certains aspects de sa personnalité ambivalente, aura été objectivement le diviseur des Français et le fossoyeur de la France. En cela, il est somme toute naturel que, trente ans après son accession à la tête de l’État, le Système lui tresse des couronnes et que ses successeurs l’aient encensé, à commencer par un certain Jacques Chirac, qui, le soir de sa disparition, le 8janvier 1996, avait appelé dans une allocution télévisée solennelle et larmoyante «à méditer son message». Car s’il y a une communion des saints, il y a tout aussi sûrement une communion des imposteurs.

 

jeromebourbon@yahoo.fr

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