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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 11:02

http://www.lecri.net/calendrier/19mars/19mars1962.jpg

Lu sur Rue 89 :

Samatan (Gers), la soirée couscous est annulée. Le maire a jugé le risque de trouble à l'ordre public trop élevé. L'organisateur de l'événement, prévu le 25 février, crie, lui, à la censure. Il s'appelle Alain Lopez. Dans le coin, on le présente comme « quelqu'un qui a ses idées » – en clair : un peu grande gueule et très à gauche.

Cet enfant des Hauts Plateaux algériens est devenu exploitant agricole dans le Gers – « comme beaucoup de Pieds noirs », précise-t-il. « Le gouvernement nous avait orientés vers ce département qui se dépeuplait ». Il est désormais retraité et a passé ces dernières semaines à organiser une « Fête du cinquantenaire de la fin de la guerre d'Algérie » avec :

  • la projection d'un film, « El Gusto », au cinéma de Samatan ;
  • un « débat », animé par des membres de l'association 4ACG (Anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre) ;
  • un couscous à la salle des fêtes.

Sitôt l'événement annoncé sur une paire de feuilles A4, le village gersois a perdu sa tranquillité. « Des dizaines et des dizaines d'e-mails de protestation, pour ne pas dire des centaines, sont arrivés sur les ordis de la mairie », raconte Pierre Chaze, le maire (PS) de la commune.

Ils provenaient de « membres d'associations de rapatriés, de Pieds Noirs, de harkis ». Tous choqués par un mot : « fête ».

« Pugilat »

« Pour nous, les 50 ans, c'est les 50 ans de l'exode. Un million de Français sont rentrés sans rien. 150 000 harkis ont été massacrés. On ne peut pas faire une fête », s'indigne Lionel Vivès-Diaz, qui a pris la tête de la fronde contre le « couscous festif » et ce « pseudo-débat avec des orateurs tous issus d'une même association qui fait l'apologie de militaires qui ont déserté ou aidé le FLN, qui ont combattu contre leur propre camp et applaudi le Manifeste des 121 ! »

Ce professeur d'espagnol est une figure du milieu associatif pied-noir. Cette histoire, pourtant, n'est pas la sienne. C'est celle de ses parents. Lui est né « ici », en 1964. Il se présente comme un homme « assez perméable à la souffrance », très conscient de la « blessure béante » des rapatriés d'Algérie. Il emploie avec insistance le mot « douleur ».

Bientôt, le maire a eu vent d'un projet de contre-manifestation « d'ampleur nationale ». Face à cette perspective, des villageois étaient prêts à venir défendre le monument aux morts. « Ça prenait des proportions folles. » Il a pris contact avec la préfecture.

« On m'a rappelé que le responsable de la sécurité publique, c'était moi. Je n'avais pas envie d'un pugilat. »

Il a renoncé à prêter la salle des fêtes.

« Félon », « traître », « communiste »

Mêmes pressions et même réaction à Lombez, commune voisine où Alain Lopez a voulu abriter son couscous. « Il y aurait eu des débordements, des vociférations. Des deux côtés on a des gens très passionnés, très sûrs de leur vérité », justifie le maire (PRG), Jean Loubon.

Il constate que « les gens ont des visions très différentes de cette guerre. On est à la fois trop près et trop loin. » Son homologue de Samatan se dit que « même 50 ans après, tout ça n'est pas vraiment rentré dans l'histoire ».

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Published by Rivarol blog - dans Actualités
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Paul 09/02/2012 05:28


http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2011/11/05/22566507.html


 


Dans son livre choc, “Un silence d’État” (Soteca-Belin), l’historien Jean-Jacques Jordi dévoile des
centaines d’archives interdites d’accès. Cinquante ans après, celles-ci remettent en question la vision à sens unique propagée jusque-là sur la guerre d’Algérie.

Paul 09/02/2012 05:18


S’il n’existait qu’une seule raison pour refuser la date du 19 mars, elle ferait appel à la mémoire de tous ceux qui sont tombés là-bas avant le 19 mars et dont la mort n’a servi à rien. Elle
ferait surtout appel à la mémoire de tous ceux qui sont morts après le 19 mars, parce que la France avait baissé les armes et les avait abandonnés à leurs tueurs.



Vouloir célébrer le 19 mars est un déni d’honneur à l’égard des premiers et un déni de mémoire à l’égard des seconds.


 


« Le 19 mars, un
déni de mémoire » par Henry-Jean FOURNIER, Officier général en 2ème section


 

Paul 07/02/2012 12:56


Lettre ouverte d’Anne Cazal à Monsieur le député-maire de Toulouse, Pierre Cohen


 


Monsieur le Député Maire,
J’apprends que vous avez pris la décision de débaptiser le pont Bayard à Toulouse pour lui donner désormais comme nom « Pont du 19 mars 1962 »… Peut-on dire que la ville rose va
s’anoblir par une telle décision ? Peut-on affirmer que le Chevalier sans peur et sans reproche, ayant largement fait ses preuves de Marignan à Mézières, cède la place à une page d’Histoire
de France plus glorieuse que celles qu’il a écrites ? Cela reste à voir ! … …


 


Lire la suite : Lettre ouverte d’Anne Cazal à Monsieur le député-maire de Toulouse, Pierre Cohen

Paul 07/02/2012 12:51


En ce début d’année 2012, beaucoup de bruit autour des cinquante années passées après l’Appel à la Capitulation et à la Quille du
contingent français proféré par l’infâme criminel compulsif DeGaulle…

Les Quillards de l’époque, sans vergogne, osent vouloir célébrer cette bassesse… Le maire d’une grande ville, celui de Toulouse, un dénommé Pierre Cohen gamin de Bizerte né en 1950, a
l’outrecuidance d’effacer le Chevalier Bayard… pour rebaptiser un pont historique de Toulouse « Pont du 19-Mars 1962 »… Quand un pays continue à célébrer une
désertion et sa justification emberlificotée à une radio de Londres, quoi de moins étonnant qu’une capitulation criminelle  y soit érigée en mythe de la mémoire collective…  Que la
honte rejaillisse sur tous ceux qui adhèrent à ces manifestations et que la lucidité des autres s’exprime par toutes les voies qui leur seront offertes…
 


Nombreux et déterminés  restent ceux attachés à la vérité historique…



pour lire la suite : Quand Cohen assassine le Chevalier Bayard… avec l'outrecuidance des Quillards du
19-Mars1962